Parole du jour

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.
Car tu veux, par notre jeûne et nos privations, réprimer nos penchants mauvais, élever nos esprits, nous donner la force et enfin la récompense, par le Christ, Notre Seigneur.

Préface du Mercredi des Cendres

Lourdes : Vois, je suis moi aussi vulnérable et fragile !

Capture« Ce qui se passe là-bas ne concerne pas uniquement les croyants. En d’autres termes, une lecture agnostique de Lourdes est possible. On peut mettre de côté ce qui concerne la foi proprement dite (affaire de chacun) et repérer en ces lieux un ‘quelque chose’ de bouleversant.

Je pense à cette acceptation du corps souffrant ; à ce commerce paisible avec la disgrâce physique, l’infirmité, la maladie, la mort annoncée. Toutes choses que l’époque a littéralement en horreur (elle qui n’exalte que la jeunesse, la beauté, la santé, etc.) se trouvent là rassemblées, acceptées, surmontées et même – parfois – transcendées. La phrase (j’allais dire : le message) qui court ainsi dans les parages du sanctuaire pourrait être formulée de cette façon : ‘Vois, je suis moi aussi vulnérable et fragile ! Comme toi ! Comme nous !’ Cette phrase prend à rebours les cruautés ordinaires que propage l’air du temps. L’impression d’apaisement qui règne dans cette enceinte trouve là son origine ».

Lire Jean-Claude Guillebaud dans La Vie

Le carême est un chemin d’espérance

Pour bien comprendre ce que signifie le Carême, le Pape est revenu sur le sens de ces 40 jours précédant Pâques qui font référence à l’Exode des Hébreux « dans l’espérance de rejoindre la Terre promise ». Comme le résume bien Xavier Sartre pour Radio Vatican, François explique que malgré la tentation permanente de retourner en arrière, vers l’Egypte, les hébreux ont accompli un « exode », au sens propre du terme, une « sortie de l’esclavage vers la liberté ». Et pour nous aussi, a précisé le Saint-Père, il s’agit d’une « sortie de l’esclavage, du péché, vers la liberté, vers la rencontre avec le Christ Ressuscité ». « Chaque pas, chaque effort, chaque épreuve, chaque chute et chaque reprise, tout a un sens à l’intérieur du dessein de salut de Dieu qui veut pour son peuple la vie et non la mort, la joie et non la douleur ».

Un prêtre salésien martyr du communisme bientôt déclaré bienheureux

Capture« En avril 1950, lorsque le régime communiste tchécoslovaque interdit les communautés religieuses, et commence à déporter prêtres et consacrés, le père Tito Zeman organise l’exfiltration clandestine de jeunes religieux salésiens vers Turin (Italie), pour qu’ils y poursuivent leur formation.

Cela vaut au père Tito Zeman d’être arrêté, puis jugé comme ‘espion du Vatican’. Il est tout d’abord condamné à 25 ans de prison. Mais il est libéré au bout de 12 années de détention. Il meurt 5 ans après, des suites des privations et mauvais traitements subis en prison ».

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Le mercredi des Cendres et le mystère du phénix

Capture« Le mystère du phénix est plus proche que nous ne le pensons.

Seule, notre vie est fragile, pauvre, risque de se disperser au vent comme la cendre ; dans les mains de Dieu cette fragilité est sauvée, dans sa mort nous sommes ensevelis, dans sa résurrection nous-aussi sommes ressuscités (Col 2, 12).

Le thème du corps est central, fondamental dans le christianisme, nous proclamons chaque dimanche dans le Credo : ‘Je crois à la résurrection de la chair’.

Et c’est précisément le thème du corps qui lie et détermine les trois attitudes qui caractérisent le chemin du Carême chrétien : le jeûne, l’aumône, la prière ».

Lire le chemin proposé par le père Pietro Biaggi

Nos corps sont une promesse

Les Dominicains renouvellent leur proposition de Carême avec Retraite dans la Ville, déjà rejointe par près de 130.000 personnes. Elle est centrée cette année sur le thème du corps.

La vidéo de présentation est expliquée ici : un boxeur, qui se bat pour vivre, et qui est « appelé à se relever, par la grâce ».

La méditation de ce jour est en ligne :

Autrefois, on rompait le pain en trois parcelles. L’une était mise dans la coupe, l’autre servait pour la communion du prêtre et des fidèles et la dernière était conservée pour la communion des malades et des agonisants. Un pain unique, rompu et partagé en trois pour signifier trois réalités.

L’islam est réformable

6125_muhammad-abduh-w_440x260C’est ce que soutient Mohamed Haddad, professeur d’islamologie et de religions comparées à l’université de Carthage (Tunisie) dans Le Réformisme musulman, une histoire critique. Il en développe quelques aspects intéressants pour Le Monde des Religions, en s’appuyant sur l’exemple de sur Muhammad Abduh, l’une des figures de proue du réformisme musulman, grand mufti d’Egypte entre 1889 et 1905. Si la réforme qu’il a tenté d’impulser a avorté, sous l’influence du Wahhabisme et des Frères Musulmans, son existence même laisse supposer que l’islam n’est pas intrinsèquement irréformable.

Mohamed Haddad souligne l’influence de ces derniers courants, du poids donné aux pays hébergeant le Wahhabisme et une vision politique de l’islam du fait de la puissance financière acquise avec la manne pétrolière, ainsi que le rôle de la colonisation (« L’Occident, que l’on prenait comme référence, est devenu l’ennemi. »)

Il propose dans cet entretien deux pistes : « re-spiritualiser l’islam pour le dé-wahhabiser », et inverser l’ordre de priorité actuellement admis entre les versets de Médine et ceux de La Mecque.

C’est à lire dans Le Monde des Religions.

Bon et saint carême !

Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.

Antienne de l’Evangile du mercredi des Cendres