Agiter ses gros sabots dans la source de l’homme ?

capture« S’agissant de la conception humaine, il n’y a jamais de prudence suffisante. La conception a lieu, ou non. Tant qu’elle n’a pas lieu on ne sait pas. Et quand elle a lieu on ne sait pas non plus, mais il est trop tard pour réfléchir. Un être qui pense a été produit. Sait-on si les pensées de son âge mûr ne doivent rien à l’amour géniteur, indissociable dans la nature de la procréation ? Non, bien entendu. La biologie ne fait aucune différence entre un homme assis sur une chaise et qui va sortir acheter un bouquet de fleurs, et le même homme qui, ayant moins réfléchi, ne croit pas à son bouquet, oublie celui qui l’aima avant qu’il fût, ouvre la fenêtre et se jette dans le vide ».

Aimé Michel, dans France Catholique…