Chacun son pape ?

j40ngdjd« Nous avons nous des racines chrétiennes, incontestables. Moi qui suis un enfant baptisé, je sais la place de ces racines dans ma propre vie, dans ma culture. Ça ne me remplit pas pour autant, ça ne dit pas tout de moi. Au titre de ces racines-là, je veux saluer le message incroyablement positif du pape François, qui s’est tourné vers les catholiques, les non-catholiques, les citoyens européens (…) Il a fait un très beau texte pour inviter à la solidarité, à la compassion à l’accueil, et à l’hospitalité. Et en disant aux catholiques, ne faites pas la différence, vous avez en face de vous des êtres humains, qui supposent de ne pas faire de différences ni selon les origines, ni selon leurs couleurs, ni selon leurs religions. » (à environ 1h17)

Il y eut François Fillon, il y eut Alain Juppé, voilà Benoît Hamon. Les catholiques, qui peuvent être possessifs ou jaloux de leur indépendance, sont rarement contents. Nombre d’entre eux s’exhortent à ne pas se « laisser endormir ». Ne nous croyons donc pas nous-mêmes si aisément manipulables et actons plutôt lucidement que ce n’est pas parce qu’un politique cite le pape qu’il s’agenouille à la consécration. Voyons aussi les choses positivement :

  • des politiques de gauche évoquent le pape François, mentionnent leurs convictions ou leurs racines catholiques, et cela faisait bien longtemps que cela n’était pas arrivé;
  • cela signifie que le pape François parvient à parler à tous. Et il serait bien regrettable que la parole de l’Eglise soit réservée à un seul bord de l’échiquier.

A chacun en revanche de s’attacher à la cohérence globale des positions du pape, et à la revendiquer quand, à droite, on pourrait oublier les pauvres et, à gauche, on pourrait oublier « la vie ».