Pensée du jour

Si j’aime les êtres avec autant d’ardeur, c’est qu’en chacun d’eux j’aime une parcelle de toi, mon Dieu.

Etty Hillesum

Mgr Barbarin : « il n’est pas possible de laisser une seule personne mourir à nos portes »

saintfrancoisdassise  Le cardinal Barbarin a publié ce mardi un communiqué dans lequel il estime impossible « de laisser mourir une seule personne à nos portes », dans un communiqué sonnant comme une réponse à certaines déclarations politiques sur les migrants. « Il ne s’agit pas d’un débat politique, mais d’une urgence humanitaire vitale: nécessité fait loi. Aux responsables politiques, il revient de faire un juste usage des frontières et de veiller au respect de la dignité humaine », a-t-il ajouté.

 

Saint-François d’Assise, 4 octobre 2016

Voyant autour de lui les dérives de l’argent, François d’Assise a décidé d’épouser « Dame pauvreté ». II a trouvé dans cette radicalité une joie nouvelle, une lumière qui rayonne encore huit siècles plus tard, comme l’a montré le récent rassemblement d’Assise, le 20 septembre, autour du pape François et de la communauté Sant’Egidio.

Beaucoup de nos contemporains n’ont pas choisi cette pauvreté, je pense aux millions de chômeurs qui vivent une des grandes souffrances de notre pays, à tous ceux qui connaissent une très grande précarité, un logement indigne… Ils sont véritablement devenus prisonniers de la misère. Comment ne pas penser, en particulier, aux migrants du Moyen-Orient, du Sud et de l’Est, qui arrivent dans nos pays occidentaux ?

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Fête de saint François d’Assise et prière pour la Création

La fête de saint François d’Assise, le 4 octobre, marque la fin du mois de la Création, qui commence le 1er septembre. De nombreux chrétiens se sont retrouvés aujourd’hui pour des prières œcuméniques. Voici une prière lue aujourd’hui pendant l’une d’elles à Lyon.

 

Seigneur, nous te louons pour la diversité et la profusion que tu as mises dans ta Création. Donne-nous la grâce de la contemplation et de l’émerveillement devant tes œuvres. Montre-nous, à l’image de saint Bonaventure, les vestiges de la Trinité dans chacune de tes créatures. Ainsi nous apprendrons à mieux les connaître et les protéger, et nous serons à la hauteur de notre tâche d’intendants fidèles de ta Création.

« Je crois aux petites renaissances »

Votre livre s’ouvre avec Clovis et se referme avec de Gaulle. Une certaine idée de la France a-t-elle disparu avec ce dernier ?

Oui et avec Mitterrand qui est le dernier président à avoir eu conscience de s’inscrire dans une histoire qui a commencé avec l’aventure capétienne. Qu’elle se termine avec François Hollande est le cauchemar absolu de toute personne qui aime la France. Mais je pense profondément que la France n’est pas morte. Elle agonise, certes. Mais je crois aux petites renaissances, modestes et qui font boule de neige: recréer des solidarités, transformer nos modes de consommation, revitaliser l’amour simple de la patrie, en préférant ce qui nous unit à ce qui nous divise… les champs du possible sont infinis. Il faut avoir conscience du fait que la plupart de nos actes et de nos décisions ont un sens politique. La France se guérira avec la multiplication de ses initiatives d’en-bas. Les catholiques doivent occuper le terrain, non pour l’accaparer, mais pour y apporter leur contribution, si possible dans la joie.

François Huguenin : « le catholicisme est inséparable de notre histoire » (Figaro Vox)

Contre la « doctrine du genre », pour l’accompagnement

Le pape est intervenu dans l’avion qui le raccompagnait à Rome depuis le Caucase et s’est exprimé notamment sur le genre et l’accompagnement des personnes homosexuelles. La déclaration fait grand bruit, on trouvera l’extrait ci-dessous, isolé par Kto – et retranscrit en français par La Croix – et la conférence de presse dans son intégralité en italien sur le site du Vatican.

Ce que j’ai critiqué, c’est le mal qu’il y a dans le fait de constituer la théorie du genre en doctrine. (…) C’est une chose que cette personne ait cette tendance, cette « option » et même de changer de sexe, c’est une autre chose de faire l’enseignement dans les écoles sur cette ligne pour changer les mentalités. C’est cela que j’appelle la colonisation idéologique.

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Évangile du jour : la parabole du bon Samaritain ;)

Extrait :

Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »     Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. » (Lc 10, 33-37)

Les lectures du jour en entier, c’est par là.

Pensée du jour

L’engagement politique en faveur d’un aspect isolé de la doctrine sociale de l’Église ne suffit pas à répondre totalement à la responsabilité pour le bien commun.

Cardinal Joseph Ratzinger
Note doctrinale du 24 novembre 2002 sur l’engagement des catholiques en politique

Que faisons-nous de nos talents ?

Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération.

(Deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée, lecture du jour)

Communiqué Pax Christi

Nous sommes indignés. Après un temps trop court de trêve qui laissait espérer un répit à la population, la barbarie se déchaîne de nouveau sur Alep. Certains disent qu’il ne suffit pas de s’indigner, qu’il faut agir. Mais lorsqu’on a en soi l’indignation, l’action gagne en densité, en force et en dignité.

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A Hayange : le Secours Populaire expulsé par le maire

Réaction de Julien Lauprêtre, Président du Secours populaire français :

Honte au maire d’Hayange qui a décidé d’expulser le Secours populaire français. Jamais un élu de la République n’avait pris une telle décision. […] C’est un crime contre la solidarité : que vont devenir les 770 personnes aidées et accueillies par le Secours populaire dans cette commune ? Des dizaines de familles monoparentales, des enfants, des personnes âgées, victimes de la pauvreté et de l’exclusion et parmi elles, plusieurs familles de réfugiés-migrants chassés de leur pays par la guerre et la misère.

N’acceptons pas cette mesure scélérate. Le Secours populaire francais doit pouvoir continuer, à Hayange comme partout ailleurs, d’aider en toute indépendance toute personne qui a besoin d’aide, d’accueil, d’écoute, d’une solidarité au quotidien. La haine ne passera pas.

Pensée du jour

Il ne faut point compromettre la sainteté de la cause par la violence des moyens.

Bienheureux Frédéric Ozanam
Les devoirs littéraires des chrétiens

Se préparer au martyre, mais pas seulement

Mgr Lebrun affirme aussi, pour Famille Chrétienne, que « chacun d’entre nous qui laisse prise à Satan devient persécuteur, par exemple par la colère ou le mensonge. » Il ajoute encore :

De tout cœur, je souhaite que le dialogue avec les musulmans devienne plus intense et plus intérieur. Beaucoup souhaitent et vivent le climat d’amitié qui en est la base. Je demande au Père Hamel de nous aider à résister à tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à des généralisations ou des soupçons a priori. La tentation des boucs émissaires demeure. Jésus, par son sacrifice unique, a aboli tout autre sacrifice qui, en définitive, ne soulageait pas vraiment l’humanité de son péché.

Audience générale : le Salut de Dieu est pour tous

«Le Salut de Dieu est pour tous, personne n’est exclu». Le Pape François, lors de l’audience générale, ce mercredi 28 septembre 2016, a poursuivi son cycle de catéchèses sur la miséricorde rappelant que « face au mystère de la mort (…) seul Dieu peut être la réponse libératrice ». Le Saint-Père, a invité les fidèles, à l’image du bon larron « qui est un merveilleux exemple de repentir », à invoquer le Christ miséricordieux.

[…]

Comme l’a fait le bon larron qui a appelé Jésus par son nom, qui s’est repenti, non pas par peur mais par crainte de Dieu, nous sommes tous appelés à confesser nos fautes. Et le Pape cite en exemple «le condamné à mort» qui en appelant Jésus à l’aide devient un modèle. « L’Église n’est pas seulement pour les bons ou pour ceux qui semblent bons ou se croient bons : elles est pour tous et de préférence pour les mauvais, parce que l’Église est miséricordieuse ».

Source : Radio Vatican.