Miséricorde en prison

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« ‘C’est une mise à nu terrible’, explique Jean-Marie Claeys, diacre et aumônier régional de prison en Auvergne Rhône-Alpes. ‘Toutes les zones d’ombre de l’âme humaine sont révélées, il y a une perte de dignité extrême’, ajoute-t-il. Rien ne peut être caché, y compris sa propre intimité. ‘Sans compter le poids de la faute, le poids de la culpabilité, les remords, le jugement des autres. La perte, aussi, de son travail, de sa femme, de ses enfants…’ Ce choc carcéral est à l’origine, souvent, de suicides, et fait naître des sentiments de haine et de vengeance ».

À lire dans La Croix…

Réformé, puis évêque

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« L’année de mon Bac, en 1980, Jean-Paul II est venu en France. J’ai notamment participé à la rencontre avec les jeunes. Cela a été l’occasion d’un double déclic. J’ai vu vraiment le mystère de l’Église autour de lui, comme successeur de Pierre. Sa personne était le garant d’une Église qui vient des origines et d’une Église universelle. Des pasteurs m’avaient déjà donné envie d’être pasteur, mais le deuxième déclic a été la personnalité rayonnante de Jean-Paul II, prêtre, évêque. Il m’a donné envie d’entrer dans l’Église catholique et de devenir prêtre ».

Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié

« Surtout pas UN profil de prêtre ! »

Mgr Bataille, évêque de St-Etienne, qui participe à sa première assemblée plénière Lourdes, présente sa vision du sacerdoce :

Comment voyez-vous le ministère des prêtres aujourd’hui et demain ?

Je ne crois pas qu’il y ait un modèle unique. Nous avons plutôt à accueillir la diversité que nous donne le Seigneur. Le danger de nos très grandes paroisses, avec notre difficulté à trouver un curé pour chacune, serait de réduire la mission du prêtre à un unique profil : celui qui est capable d’organiser et de gérer de très grands ensembles de chrétiens, compétent et formé pour ce type de responsabilité, un modèle « cadre supérieur ». On passerait alors à côté du Curé d’Ars et de beaucoup de saints qui ont fait la beauté et la richesse de l’histoire de l’Eglise ! Certains prêtres sont faits pour l’écoute, d’autres pour la prédication ou l’éducation des jeunes, d’autres ont une merveilleuse proximité auprès des plus fragiles. Alors surtout pas UN profil de prêtre ! Nous avons surtout besoin de prêtres disponibles à l’Esprit Saint. […]

C’est par la confiance et la communion que nous pourrons relever ensemble les défis qui se présentent à l’Eglise aujourd’hui.

L’avortement comme marqueur identitaire

L'avortement aux Etats-Unis« Aux Etats-Unis, l’avortement constitue depuis sa légalisation en 1973, avec le cas « Roe v. Wade », un élément identitaire des bases électorales républicaine et démocrate », indique France Culture, en proposant une carte des différentes législations sur l’avortement aux Etats-Unis. Cette carte met bien en évidence comment la question de l’avortement sert de ligne de fracture entre Républicains et Démocrates.

En France, il n’en est plus de même dans la mesure où, si l’on excepte quelques politiciens isolés, plus aucun parti politique, en lice pour l’élection aujourd’hui, ne s’oppose au droit à l’avortement. Il reste que s’opposer à l’avortement en France aujourd’hui a pour conséquence directe de se voir classer à l’extrême-droite, voire plus encore à droite de l’extrême-droite. Par opposition, à l’extrême-gauche on programme par exemple d’inscrire le droit à l’avortement dans une nouvelle constitution républicaine, et d’en faire un droit fondamental.

Le fait que l’avortement soit un tel marqueur d’identité politique devrait interroger les catholiques qui considèrent que « la vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. » (C.E.C. 2270). Comment faire pour que la défense de la vie soit une « bonne nouvelle » ?

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C’est jour d’élection

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Bien sûr la vie politique ne se résume pas à l’élection, mais elle est incontestatblement un temps fort de la vie politique – quitte à ce que cette vie politique apparaisse alors dans toute sa vacuité. Clinton ou Trump ? Certains se refusent même à choisir entre deux candidats accusés d’incarner deux formes d’impasses.

En ce jour d’élections aux Etats-Unis, prions pour les Américains et prenons de la hauteur en méditant les paroles prononcées par le Pape François au Congrès américain lors de sa visite aux Etats-Unis en septembre 2015. Des mots qui entrent en résonnance avec les slogans de campagne des deux protagonistes : le « make America great again » (« rendons à l’Amérique sa grandeur ») de Donald Trump et le « stronger together » (« plus forts ensemble »), d’Hillary Clinton.

« Une nation peut être considérée comme grande quand elle défend la liberté comme Lincoln l’a fait, quand elle promeut une culture qui permet aux personnes de ‘‘rêver’’ de droits pléniers pour tous leurs frères et sœurs, comme Martin Luther King a cherché à le faire ; quand elle consent des efforts pour la justice et la cause des opprimés, comme Dorothée Day l’a fait par son travail inlassable, fruit d’une foi devenue dialogue et semence de paix dans le style contemplatif de Thomas Merton. »

Source photo : la Croix

Saint Paul vs Les Identitaires

J’aurais pourtant, moi aussi, des raisons de placer ma confiance dans la chair. (…) Mais tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte. Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.

saintpaul-608x394Philippe de Saint-Germain s’est laissé surprendre par l’épître de Saint Paul du 3 novembre dernier et il livre pour les Cahiers Libres une réflexion intéressante sur la chair, l’identité, pour penser notamment que  » l’identité, la perfection morale et le service du bien commun ne prennent leur sens que dans leur abandon dans le Christ, « à cause du Christ » »

Un placebo dans l’ascenseur !

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« Allons-y franco, car la supercherie n’a que trop duré: les boutons qui permettent de forcer la fermeture des portes dans les ascenseurs sont un immense mensonge. Ils ne fonctionnent pas, du moins pour une grande majorité des ascenseurs. Et, si appuyer sur ce bouton peut vous donner l’impression d’avoir une influence sur le délai qui s’écoule avant que l’ascenseur ne redémarre, il n’en est, en réalité, rien du tout ».

Voir plus dans Slate…

« Il nous faut sortir du trop long silence coupable de l’Eglise et de la société »

Aujourd’hui, les évêques de France réunis à Lourdes ont vécu une journée de prière pour les victimes d’actes pédophiles dans l’Eglise. La messe a été célébrée pour ces victimes, et pour demander pardon pour les fautes commises par les membres de l’Eglise. Voici l’homélie de Mgr Crépy :

 

Les paroles du Christ nous touchent tout particulièrement ce matin par leur actualité et par leur vérité : « il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute mais malheureux celui par qui cela arrive ! » (Lc 17, 1) Oui, il nous faut oser regarder en face les scandales du péché qui atteignent l’Eglise toute entière. Oui, il nous faut sortir du trop long silence coupable de l’Eglise et de la société et entendre les souffrances des victimes : les actes pédophiles, ces crimes si graves, brisent l’innocence et l’intégrité d’enfants et de jeunes. Oui, il nous faut oser prendre tous les moyens pour que la Maison Eglise devienne un lieu sûr. Oui, il nous faut comme le demande le Pape François, « demander pardon pour les péchés commis par les autorités ecclésiastiques qui ont couvert les auteurs d’abus et ignoré la souffrance des victimes ».
Quand il s’agit des plus fragiles, des plus faibles, des « petits », Jésus parle haut et fort. Ainsi les enfants sont la figure même des vrais disciples : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. » (Mc 10,14) D’où, dans l’évangile que nous venons d’entendre, cette condamnation si claire et si vigoureuse de ceux qui scandalisent et méprisent les petits : « Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite dans la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. » (Lc 17, 2). Il n’y pas d’excuses ou de demi-mesures pour les actes commis sur un seul de ces petits ! Il y a cette condamnation sans appel du Christ face au scandale vis-à-vis d’un seul de ces petits. L’Evangile ne transige pas avec ce qui porte atteinte et méprise la dignité de tout homme, et plus encore quand il s’agit des plus faibles.

 

Seigneur, fais de ton Église
un lieu de vérité et de liberté,
de justice et de paix,
pour que l´humanité tout entière
renaisse à l´espérance

L’INRA et la permaculture

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« La permaculture c’est produire du bio, dans le respect des écosystèmes et en s’appuyant sur la nature plutôt que sur la chimie et la mécanique. Sur le papier, c’est bien joli, mais en vrai, est-ce que ça marche et, surtout, est-ce que ça paye ? Oui, répond désormais l’Inra, en s’appuyant sur quatre longue années d’observation de la ferme du Bec-Hellouin, en Normandie ».

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Bestiaire

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Le magnifique bestiaire d’Aberdeen (autour de 1200) appartenait à Henry VIII. Il semble cependant que c’était à l’origine un livre d’enseignement : Adam nomme tous les animaux, et ces animaux deviennent le point de départ de contes religieux et moraux.

La nouvelle numérisation permet d’en apprécier tous les détails…

Qu’est-ce que l’unité du corps du Christ qui est l’Église ?

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« Dans son article pour La Vie, Henrik Lindell précise qu’il a posé la question aux Suédois : ‘Ils répondent invariablement qu’il est la personne qui incarne l’Église’. Qu’est-ce que l’unité du corps du Christ qui est l’Église ? C’était la question qui a amené le pasteur Ulf Ekman à la conversion. L’archevêque luthérienne Antje Jackelen s’en est émue également, le soir du 31 octobre : ‘Et vous savez quoi, j’envie parfois les catholiques pour le sens de l’Église qu’ils cultivent’.

En Suède, les gens reconnaissent irrésistiblement en lui un pasteur, leur pasteur. C’est sans doute le succès de ce voyage : faire avancer le dialogue en témoignant de la grâce de gardien de l’unité de l’Église – et donc du dépôt de la foi – du successeur de Pierre. Et le faire à l’occasion de l’anniversaire de la Réforme, c’est un vrai tour de force ».

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Le féminisme à l’épreuve de l’économique

Aujourd’hui, pour militer contre les inégalités salariales entre hommes et femmes, un appel est lancé aux femmes : « Travailleuses, arrêtez tout ce lundi à 16 h 34 et 27 secondes précisément. Posez les crayons. Eteignez les ordinateurs. Claquez la porte jusqu’à la fin de l’année. Car à partir de cette heure, les Françaises – qui ont un salaire de 19 % inférieur à celui des hommes environ – travaillent bénévolement. Les 38,2 jours ouvrés restants en 2016 représentent l’écart moyen de rémunération entre femmes et hommes. »

L’économie, voilà où il faut frapper, et on ne peut que les y encourager, après tout. Espérons que cette initiative, si elle est suffisamment suivie, aura un impact positif. Car s’il est bien un domaine étrangement au-delà des limites que pose normalement la morale c’est bien ce qui rapporte des sous ! Le Pape François a bien raison de parler, à un niveau plus global encore, de « terrorisme économique » et de « dictature de l’argent ». Parce que même dans notre société, de laquelle la traite humaine est normalement bannie (sic ! coucou les bons clients de la prostitution), on n’a pas fini de se voir vendre du fantasme masculin à la brouette. Et là, bien souvent, les scrupules sont partis à la plage (mâter du bikini, parce que ça libère vraiment les femmes, c’est bien connu).

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Economie : François persiste et signe

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Le discours prononcé par le Pape François ce samedi à l’occasion de la troisième rencontre mondiale des mouvements populaires est une étape de plus dans l’exposé de sa pensée économique et politique. Ce discours a notamment été l’occasion pour le Pape de compléter et préciser ses prises de paroles précédentes sur les dérives de l’économie néolibérale et les liens entre terrorisme et religion. Le fil conducteur du discours était la violence induite par les systèmes politico-économiques, conduisant le Pape à parler, à propos de la « dictature de l’argent » de « terrorisme économique ». Il s’est notamment interrogé sur le décalage entre les moyens engagés pour voler au secours de l’économie et les moyens déployés face à la détresse humaine, là où l’on ne peut que constater une « banqueroute de l’humanité ».

Le Pape a appelé les mouvements populaires réunis à agir dans la société et en politique comme forces de transformations et non comme de simples béquilles permettant au système de continuer sa course :

« Cette idée de politiques sociales conçues comme des politiques vers les pauvres mais jamais avec les pauvres et des pauvres (…), me semble une espèce de poubelle maquillée pour cacher les déchets du système ».

Source : La Croix

Les catholiques contre Trump

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A l’approche du scrutin, le positionnement anti-Trump des catholiques tend à se confirmer d’après les récents sondages. C’est ce qu’indique Henri Tincq dans un intéressant article publié sur Slate et analysant les intentions de vote des différentes communautés religieuses des Etats-Unis :

« Hillary Clinton va […] bénéficier du réflexe anti-Trump puissant dans un électorat catholique qui n’a pas oublié les critiques que le candidat républicain avait adressées au pape François lors de sa visite aux Etats-Unis, en septembre 2015, et de sa défense, à la frontière mexicaine, du droit à l’immigration. Des dizaines d’intellectuels et responsables catholiques ont signé au printemps dernier une lettre ouverte dénonçant Donald Trump comme «manifestement inapte à devenir président des États-Unis». Les derniers sondages dans l’électorat catholique sont catastrophiques pour le candidat républicain. Dans cette tranche, selon une étude du Public Religion Research Institute, la candidate démocrate devancerait de 23 points son adversaire (55% contre 32%). »

Deux catholiques américains ont d’ailleurs réalisé une vidéo amusante, « The Trump and Jesus show », en imaginant une série de rencontre entre Donald Trump et Jésus. Ils espèrent ainsi nourrir le débat dans la communauté catholique américaine.

Source photo : The Trump and Jesus show.

« J’attends la résurrection des morts »

Homélie de Mgr Carré à LourdesPour ceux qui l’auraient manquée, au hasard parce qu’ils étaient à la messe dans leur propre paroisse au même moment, on peut lire l’homélie de Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier et Vice-président de la CEF, lors de la messe de ce dimanche à Lourdes, dans le cadre de l’Assemblée plénière d’automne des évêques de France.

Notre foi en la vie du monde à venir s’appuie sur la fidélité de notre Dieu. Serait-il possible d’avoir été créés et voulus par Lui et d’être abandonnés par lui au moment de la mort ? Entendons à nouveau cette affirmation  de saint Paul « ni la mort, ni la vie… rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur » (Rm 8, 39). C’est cette assurance qui mène à des témoignages extraordinaires de foi. Nous avons entendu le récit de l’Ancien Testament racontant qu’une mère et ses sept fils ont préféré donner leur vie plutôt que de trahir leur foi. Ce n’est pas que du passé ! Combien de nos frères et sœurs chrétiens sont aujourd’hui témoins de la foi jusqu’à donner leur vie ? Ce sont les martyrs de ce temps. Nous ne pouvons pas les oublier !

 

7 novembre : journée de jeûne et de prière…

… en soutien aux personnes victimes de pédophilie. Communiqué de Mgr Pascal Delannoy, Évêque de Saint-Denis-en-France :

Nous sommes tous marqués par les affaires de pédophilie qui atteignent notre Église. Nous pensons aux victimes qui ont été trompées par ceux qui étaient chargés de les guider. Nous pensons à leur souffrance qui est souvent restée enfouie durant des années avant de pouvoir s’exprimer.

Nous savons, qu’au regard des actes commis et d’une confiance trahie, leur chemin de reconstruction sera long et difficile. Nous pensons aussi, avec les mots de Benoît XVI, à ceux qui ont commis de tels actes : « La justice de Dieu exige que nous rendions compte de nos actions sans rien cacher. Reconnaissez ouvertement vos fautes, soumettez-vous aux exigences de la justice, mais ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu » (lettre aux catholiques d’Irlande du 19 mars 2010). Nous sommes également choqués et blessés lorsque les comportements odieux de quelques-uns sont utilisés pour susciter méfiance et rejet vis-à-vis de tous les prêtres (Cf. Journal La Croix du 24 octobre : « Pédophilie : les prêtres face à l’ère du soupçon »).

À la demande du pape François adressée à toute l’Église d’instituer une journée de prière et de pénitence pour les victimes d’abus sexuels commis sur des mineurs par des membres de l’Église, j’invite les catholiques de notre diocèse à s’associer, par la prière, lundi 7 novembre.

C’est toute l’Église qui demande pardon et qui exprime sa compassion.

En fin de matinée, lundi 7 novembre, les évêques de France réunis en session plénière assisteront à une messe, qui sera célébrée pour le pardon des péchés. Elle sera suivie d’un temps de jeûne et d’adoration. Cette journée s’achèvera par un temps de prière où ils confieront à Dieu la souffrance des victimes tout en lui demandant la grâce qu’elles puissent trouver le soutien nécessaire sur leur chemin de reconstruction.

Rendez-vous interreligieux à la mosquée d’Angoulême

Conférence à la mosquée "De la Miséricorde vers l'Amour"Dans le cadre du dialogue interreligieux entre chrétiens et musulmans, la communauté musulmane d’Angoulême invite tous les croyants pour un temps d’échange et de partage. à l’occasion d’une conférence sur le thème : « De la miséricorde vers l’amour » par Mr Zaim Khenchelaoui, anthropologue des religions et spécialiste du soufisme. Cette conférence aura lieu le samedi 12 novembre, à 19h30, à la mosquée d’Angoulême. Inscriptions avant le 9 novembre. Plus d’informations sur le site du diocèse d’Angoulême ou sur le site de la paroisse Saint Jean Baptiste.

Réforme de l’académie pontificale pour la vie

Académie pour la vie: de nouveaux statuts pour élargir le champ d’actionRapporté par l’agence Zenit : La réforme de la curie romaine touche aussi l’académie pontificale pour la vie et la dote de nouveaux statuts. Reconnaissons qu’en matière de défense de la vie et de la dignité humaine, il était devenu quasiment banal de s’engager presque exclusivement sur les questions de début et de fin de vie. Aussi, il y a vraiment de quoi se réjouir de l’annonce qui est faite ici : tout en renouvelant les termes actuels de la mission de l’académie, les nouveaux statuts en élargissent le champ d’action en vue d’une écologie humaine intégrale, reconnectée à notre société humaine :

Parmi les nouveautés à souligner : la collaboration avec les non-catholiques, une section pour les jeunes chercheurs et l’abolition des nominations à vie pour les membres, désormais titulaires d’un mandat quinquennal.

Interrogé par Radio Vatican, Mgr Paglia explique que le pape demande à l’Académie de « ne pas rester enfermée dans son périmètre, mais d’entrer dans le cœur de la société humaine ». Les statuts élargissent ainsi l’horizon des recherches : « il est demandé à l’Académie de s’occuper de (…) tout ce qui concerne la protection de la dignité de la personne humaine dans les divers âges de l’existence, le respect réciproque entre genres et générations, la défense de la dignité de chaque être humain, la promotion de la qualité de vie, qui intègre ‘la valeur matérielle et spirituelle’ ».

Avec ces nouvelles directives, précise l’archevêque, « l’Académie ne devra pas seulement s’arrêter sur les question traditionnelles de la bioéthique, mais un dessein humaniste s’ouvre ». Une perspective qui englobe « des implications sociales, économiques et écologiques ».

L’idée d’un Dieu vengeur est une vision païenne qui remonte à l’ère pré-chrétienne

Italie. Un prêtre qualifie les séismes de «punition divine», le Vatican répondC’est dans ces termes qu’un prêtre italien s’est fait recadrer par sa hiérarchie. Il faut dire que l’ecclésiastique à la théologie douteuse a eu le bon goût, le jour du violent séisme qui a frappé l’Italie, de le présenter comme une punition divine. La raison de cette punition, selon lui ? « L’offense à la famille et à la dignité du mariage, en particulier à travers les unions civiles ». Voilà voilà. Bon.

Quoiqu’il en soit, l’archevêque italien Angelo Becciu, numéro deux de la Secrétairie d’État du Vatican, a très justement réagit, jugeant les propos du prêtre « offensants pour les croyants et scandaleux pour les non-croyants ».  Et de bien confirmer qu’une telle idée n’est rien moins qu’un une vision païenne. Paf, ça c’est dit !

Vie après la mort et Résurrection

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-38)Les lectures de ce dimanche nous donnent à entrer dans le mystère de la Résurrection, comme horizon de la vie (ou plutôt de la mort) humaine. Le site Zenit propose à cette occasion une intéressante méditation de l’Observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO, Mgr Francesco Follo sur le thème de la « La vie après la mort ».

Les Sadducéens, malheureusement, ne sont pas les seuls à ne pas croire en la résurrection. Hier comme aujourd’hui, beaucoup de monde, chrétiens et non chrétiens, se demandent quel est le sens de la résurrection. Comme les non-croyants, nous, les chrétiens, disons souvent : « L’important, c’est la santé ». L’important est de prolonger la vie dans la façon la plus décente  possible. Et au lieu de nous poser la question d’une bonne vie, nous discutons sur la bonne mort (en effet, « euthanasie » signifie bonne mort).

Et dans un registre plus exégétique, si tu veux en savoir plus sur l’arrière-fond traditionnel du débat de Jésus avec les sadducéens, et sur son lien avec la première lecture de ce dimanche, je te renvoie sans scrupule à un petit travail universitaire de mon cru (plus exactement sur son parallèle dans l’évangile de Marc) : La valeur apocalyptique de la résurrection (Mc 12,18-27).

« M6 convoque son synode sur la famille »

Dans La VieMarie-Lucile Kubacki reparle de la nouvelle émission de M6, « Mariés au premier regard »:

Face à l’explosion du nombre de divorces, à la difficulté de l’engagement et à la souffrance du célibat « non choisi », M6 convoque donc son synode sur la famille. Le constat est sans appel : le mariage de pur sentiment ne suffit pas, il faut aussi que la raison et la volonté s’en mêlent. Ce que François, dans Amoris Lætitia, exhortation écrite après le synode sur la famille de l’Église catholique, exprime de la manière suivante : « L’amour que nous nous promettons dépasse toute émotion, tout sentiment et tout état d’âme, bien qu’il puisse les inclure. C’est une affection plus profonde, avec la décision du cœur qui engage toute l’existence. » Mais le remède proposé par M6 est pire que le mal : c’est un hôpital de campagne où l’on joue au docteur au lieu d’opérer les patients.

 

Jamais plus Auschwitz

Israël: « Jamais plus Auschwitz », message commun des chefs religieuxLa visite au camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau des membres du Conseil des chefs des communautés religieuses d’Israël, composé de juifs, musulmans et chrétiens, a été le point culminant de leur voyage en Pologne, du 30 octobre au 2 novembre 2016, rapporte l’agence Zenit.

Via un communiqué de l’ambassade d’Israël près le Saint-Siège, ils déclarent que « cette visite avait pour but d’honorer la mémoire des millions de Juifs et d’autres victimes de l’Holocauste et d’exprimer la détermination des dirigeants des communautés religieuses d’Israël à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher que de telles atrocités  se reproduisent. » À Auschwitz, « le lieu des crimes les plus horribles contre l’humanité dans l’histoire et le symbole ultime du mal », ces chefs religieux se sont engagés à travailler ensemble pour le caractère sacré de la vie humaine.

Pour qu’il y ait une paix durable et un respect mutuel entre les adeptes des différentes religions dans le monde, dit la déclaration, nous devons éduquer correctement nos communautés et nos enfants afin de prévenir les pratiques qui affrontent les sentiments et les croyances des autres.

Prier avec les détenus

jubile_detenus-212x300À la demande du Pape, le Jubilé des détenus a lieu ce 6 novembre, à Rome. Durant toute cette Année de la Miséricorde, les aumôneries de prison leur ont permis d’entrer comme tous les chrétiens dans des démarches et des réflexions autour de la réconciliation. L’occasion de prier avec les détenus en ce week-end, avec l’aide de la Fraternité du Bon Larron (à découvrir par ici) :

J’étais errant et je suivais mes voies,
Me repaissant parfois des brebis les plus grasses.
Et Toi, ô mon Seigneur, Tu fis entendre Ta voix
Et Ton cœur de Père me couvrît de Ta grâce.

Moi qui étais si vil, sans éclat ni beauté,
Je ne méritais rien, sauf Ton châtiment.
Mais Ta miséricorde, Ton amour, Ta bonté
M’ont ôté toutes mes chaînes, sorti de mes tourments.

Moi qui étais paria et vivais dans le vice
Rejeté par les hommes que j’avais fait souffrir,
Tu as donné Ton Fils pour subir les sévices
Qui m’étaient réservés et Tu le fis mourir.

Tu rejetas sur Lui toutes mes fautes passées,
Et Lui a accepté sur la croix le mépris,
Me lavant de son Sang, effaçant mon passé
Afin que je renaisse purifié et guéri.

Je suis reconnaissant de cette preuve d’amour.
Aujourd’hui dans ma geôle, c’est à Lui que je pense,
C’est vers Lui que je tourne mon regard chaque jour,
Lui qui m’a pardonné, par Sa mort, mes offenses.

Au milieu des ténèbres, je vis dans Sa lumière.
Les murs et les barreaux n’ont plus de consistance,
Ils ont été fondus en louanges, en prières,
Que j’adresse à Jésus, je vis dans sa présence.

Bon week-end à toutes et tous ! Profitons de notre liberté pour en faire quelque chose, ce n’est pas le bonheur de certains …

 

C’est Vendredi

Après les échanges tendus d’hier soir, tentons la « révolution de la tendresse » avec The Ultimate Combo : petits chatons et petits lapins.

Perdre un enfant in utero

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Le mot français est affreux. Fausse-couche suggère quelque chose de pas vrai, une erreur. Et la réalité est souvent très douloureuse. Le sujet reste inexploré, y compris dans l’Église, qui ne prévoit pas de cérémonie spécifique. Aux parents d’improviser, ne serait-ce que la récupération du corps de l’enfant…

Il y a donc urgence à procurer une aide psychologique aux femmes qui en auraient besoin : un tiers des femmes ayant subi une fausse-couche affirment que les symptômes affectent leur vie professionnelle et 40% leurs relations personnelles. Pour soigner le syndrome du stress post-traumatique, la thérapie cognivo-comportementale apparaît efficace. Mais, selon des experts, il faut maintenant étudier si « ce traitement peut être adapté aux femmes qui ont perdu leur enfant ».

Fausse-couche : la fin d’un tabou ?

La renaissance des Ostensions limousines

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« Dans l’église magnifiquement décorée aux couleurs de la toute jeune confrérie de Guéret, la foule des grands jours se presse et la longue procession des confréries limousines, portant les reliquaires de leurs saints, entre au son de l’orgue et des cantiques, et prend place dans le chœur. Les jeunes confrères de Guéret, portant leurs trois saints (voir encadré) dont le précieux bras-reliquaire de saint Pardoux, du XIIIe siècle, peuvent être fiers  : après six ans d’efforts, grâce à leur foi, leur persévérance et leur implication, Guéret renoue avec les festivités ostensionnaires, après une interruption de 63 ans ».

Voir plus dans France Catholique…

Passer de l’indifférence et de la peur à l’acceptation de l’autre.

Dans sa vidéo du mois, le pape développe cette intention de prière, signe que la conscience de la prudence nécessaire (qui n’est pas précaution, rappelle Dominique Greiner) n’exclut en rien l’exhortation à l’accueil.

« Un pays peut-il affronter tout seul les difficultés provoquées par l’émigration forcée ? Nous devons passer de l’indifférence et de la peur à l’acceptation de l’autre. Car cet autre pourrait être toi. Ou moi… Rejoins-moi dans cet appel : Pour que les pays, qui accueillent des réfugiés et déplacés en très grand nombre, soient soutenus dans leur effort de solidarité. »

Colloque « Penser le suicide »

L’université de Strasbourg organise un colloque interdisciplinaire sur le sujet sensible et douloureux du suicide. Outre les aspects sociologiques, psychologiques et théologiques, seront abordés les questions éthiques actuelles de la fin de vie, de l’euthanasie et du suicide assisté. La faculté de théologie catholique est co-organisateur.

Présentation sur le site du diocèse de Strasbourg :

Le suicide pose à la conscience de l’être humain d’innombrables et redoutables questions, d’ordres tout à fait divers : celles de la liberté et du rapport à soi ; celles du lien social et du rapport aux autres ; celles de l’interdit et de sa transgression ; celles des limites entre le normal et le pathologique ; celles du sens et du prix de la vie et de la confrontation à l’absurde ; celles des conditions de vie et du harcèlement au travail ; celles, enfin, de la fin de vie et de la dignité des malades et des vieillards. L’enchevêtrement de ces multiples registres risque fort d’embrouiller la réflexion et de parasiter le débat, voire de faire de la réalité du suicide une insondable aporie. Peut-on, à proprement parler, penser le suicide ?

L’éducation : un sujet pour tous et pour toi !

logo_bleu_2016Comme – presque – tous les ans depuis 1904, les Semaines Sociales de France vont accueillir à la faveur de leur session annuelle, à Paris les 19 et 20 novembre, plusieurs milliers de participants, croyants et « hommes de bonne volonté », pour réfléchir sur un thème de société majeur et proposer des pistes pour l’action. Cette année : « Ensemble, l’éducation », offert à tous bien au-delà de l’unique sujet de l’école et avec le souhait de formuler des propositions concrètes à destination des candidats aux prochains échéances électorales.

Durant deux jours, cette session permettra de débattre, avec des intervenants de tout premier plan comme des acteurs de terrain, pour faire Eglise sur ce sujet et proposer des pistes d’espérance.

On peut y participer comme bénévole (c’est même bienvenue !…), des tarifs spéciaux sont prévus pour les enseignants et les étudiants, une formule spéciale famille a été imaginée … Bref, on va voir le programme, on s’inscrit (vite, la clôture est bientôt !) et on partage largement. Et pour faire tout cela, on clique sur le lien en surbrillance sur son écran ici !

À la découverte du crapaud sonneur à ventre jaune

799px-bombina_variegata_32C’est l’une des espèces vulnérables les plus protégées de France. Le sonneur à ventre jaune aime les flaques boueuses et il n’attire guère la sympathie au premier regard. Reporterre a suivi un passionné et protecteur de ce crapaud menacé, et donne des conseils pour bien observer les amphibiens (tritons, crapauds, grenouilles, salamandres ….).

Une neuvaine pour les paysans

image_neuvaine_site-2-f50af« Sans doute, la plupart d’entre nous avons entendu l’appel de l’Église et du Pape François et avons franchi la Porte Sainte à Rome, dans nos cathédrales ou dans nos sanctuaires. Mais les membres des Journées paysannes ne peuvent laisser se terminer l’année sainte sans implorer ensemble et d’une manière communautaire la Miséricorde de Dieu sur les familles paysannes. » Cet appel vibrant est signé de Jean-Louis Laureau, fondateur des Journées paysannes, dans l’éditorial du Lien de l’automne 2016.  « Ceux qui étaient jusqu’à présent un peu épargnés se demandent à leur tour s’ils vont pouvoir continuer leur travail et nourrir leur famille. Le drame paysan ne fait que s’amplifier », ajoute Emmanuelle François, la présidente de l’association.

Les Journées paysannes organisent donc en partenariat avec Hozana entre le 11 novembre, 1700ème anniversaire de la naissance de saint Martin, et le 20 novembre, clôture du jubilé de la Miséricorde. Pour Jean-Louis Laureau, « cette neuvaine nous rappellera que la désespérance actuelle de la paysannerie française ne peut être guérie que dans la durée des humbles travaux qui dans la foi, l’espérance et la charité, sont transfigurés pour devenir œuvre de miséricorde ». L’inscription à la neuvaine se fait sur le site Hozana.

La Quinzaine du ciel

MontligeonDu 1er au 20 novembre a lieu au Sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon la « Quinzaine du Ciel » : 3 semaines sur le thème « Dieu riche en miséricorde pour nous et nos défunts », pour prier pour nos défunts et trouver la consolation au cours d’un deuil. Au cours de cette quinzaine auront lieu 5 journées de pélerinage et une session « Soleil Levant » du 7 au 11 novembre, pour ceux qui vivent un deuil difficile.

Renseignements sur le site du Sanctuaire.

Exceptionnelles conclusions d’une étude scientifique sur les états modifiés de conscience

Nouvelles révélations sur la conscienceLe site Cath.ch a mis en ligne hier un important dossier sur les recherches scientifiques menées à Genève en matière d’états modifiés de conscience : « Allons-nous vers une révolution spirituelle? C’est la question qu’approfondit cath.ch après la publication, à Genève, de nouvelles études suggérant que la conscience peut exister indépendamment du cerveau. Avec notamment une interview exclusive et une mise en perspective du jésuite Jean-Blaise Fellay. »

Le dossier propose notamment un article « L’existence de l’âme révélée », au titre un peu racoleur il faut bien le reconnaître, mais qui prend néanmoins acte des conclusions scientifiques sur le cas Nicolas Fraisse :

Nicolas Fraisse, un Français d’une trentaine d’années, affirme que son esprit peut sortir de son corps et explorer son environnement. Hallucination ou réalité? Une étude genevoise, menée pendant 10 ans sur son cas, vient d’être rendue publique dans un livre. Ces résultats pourraient, selon les chercheurs, bouleverser notre conception de la conscience et le dogme matérialiste actuel.

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Message du Pape François aux évêques de France

Evêques FranceLes évêques se réunissent du 4 au 9 novembre à Lourdes pour leur assemblée plénière. Le Pape François leur a adressé un message :

Dans un contexte encore marqué par les attentats qui ont meurtri votre pays et dans la perspective d’échéances électorales importantes, le Saint-Père vous encourage à aider les habitants de la France à affermir leur espérance et à contribuer à la recherche du Bien commun. Puissent aussi vos échanges sur les vocations sacerdotales manifester votre sollicitude pastorale envers les jeunes pour les aider à découvrir leur projet de vie et à le réaliser avec joie.

 

Au programme de cette session :

  • La vocation de prêtre diocésain (vendredi 4 et samedi 5 novembre)
  • la pastorale en monde ouvrier et populaire et en monde rural (samedi 5 novembre)
  • les implications pastorales de l’exhortation post-synodale Amoris laetitia (dimanche 6 novembre).
  • les abus sexuels dans l’église (lundi 7 novembre), avec une journée de pénitence et de prière pour les victimes à laquelle chacun peut s’associer : la messe sera dite « pour le pardon des péchés » commis par les membres de l’Église.
  • la situation politique et religieuse de notre pays (lundi 7 novembre)
  • le dialogue avec les musulmans (mardi 8 novembre)