Le suicide médicalement assisté prisé des assureurs américains

stephaniepackerLa Californie a récemment voté une loi autorisant le suicide médicalement assisté. Conséquence immédiate, rapporte le Washington Times : une mère de famille atteinte d’un cancer en phase terminale a appris que son assureur refusait de prendre en charge la chimiothérapie recommandée par ses médecins pour adoucir ses derniers mois, mais acceptait de rembourser les 1,20 dollars que coûte la pilule pour se suicider. Stephanie Packer, la jeune mère de famille, témoigne aussi de l’évolution de la mentalité des membres de son groupe de malades en phase terminale depuis le vote de la loi. Avant, ils s’encourageaient mutuellement pendant leurs réunion. Maintenant, la dépression totale domine et ils expriment le souhait d’en finir. Cette histoire n’étonnera que ceux qui voient dans le suicide assisté une bataille uniquement philanthropique et mue par l’amour du prochain. Ceux qui alertent sur la liquidation annoncée des soins palliatifs et de l’accompagnement des malades en fin de vie verront en elle la confirmation de leur crainte. Les malades peuvent mourir dans la dignité, mais dans la dignité définie par les acteurs économiques de la protection sociale.

Des chrétiens contre Notre-Dame-des-Landes

Quarante mille personnes se sont réunies samedi 8 octobre contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Un groupe de chrétiens opposé à la destruction des zones humides du site a publié des éléments de réflexion sur le projet en se basant sur la notion de bien commun, centrale dans la doctrine sociale de l’Église.

Le projet de Schéma de cohérence territoriale (SCoT) pour Nantes Saint-Nazaire est actuellement soumis à enquête publique jusqu’au 21 octobre. L’approuver tel qu’il est présenté semble aller à l’encontre du Bien commun et serait contradictoire avec nos engagements en lien avec Laudato si. Nous souhaitons partager avec vous ce  questionnement.

Emmanuel Macron : « Demanderait-on à des catholiques d’être modérés? Non! »

Emmanuel Macron, dont les idées économiques sont un peu aux antipodes de la doctrine sociale de l’Église, se met à défendre le droit dans Le Journal du Dimanche la visibilité des catholiques pour défendre celle des musulmans. À force de récupération des catholiques par ceux qui veulent que les musulmans soient discrets puis par ceux qui défendent le droit des musulmans d’être visibles, on en vient à se dire que ce qu’est être catholique n’est pas clair pour tout le monde, et ce qu’est être musulman non plus.

Reprenant les mots prononcés par Jean-Pierre Chevènement qui avait demandé aux musulmans d’être « discrets », Emmanuel Macron dit « dénoncer [ces] considérations ». « Demanderait-on à des catholiques d’être modérés? Non! On demande à des gens de faire ce qu’ils veulent avec la religion pour eux-mêmes et d’être dans un rapport de respect absolu avec les règles de la République », conclut-il.