Deux femmes de président viennent voir la Patronne de la France

Mélania Trump et Brigitte Macron vont visiter cet après-midi Notre-Dame de Paris. Leur guide sera le P. Chauvet, recteur de la cathédrale, interrogé par La Vie.

Cette visite de Melania Trump montre naturellement que, pour les États-Unis, notre cathédrale est importante. Elle incarne l’Histoire de France, le lieu où l’on prie, où l’on rend grâce pour les joies, où l’on s’est rassemblé après les attentats qui ont ensanglanté notre pays. Les Américains sont plus religieux que nous. Pour eux, Notre-Dame est la patronne de la France. Le fait que Marie veille sur Paris et la France, cela leur parle vraiment.

Independence Day, Trump et les médias

Parce qu’il est des façons bien plus dangereuses de stigmatiser les médias que de leur refuser une interview, Koz publie un nouveau billet sur les élucubrations populistes d’un Donald Trump, suscitant ni plus ni moins que des élans de violence physique à l’égard d’une classe journalistique qu’il exècre. Koz rappelle d’abord très justement, au sujet des journalistes que, « entre ceux qui, à Mossoul, viennent de perdre la vie pour nous informer, et ceux qui avilissent leur profession, il y a toute la cohorte de ceux qui veulent informer loyalement. »

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US : un juge bloque l’expulsion des chrétiens d’Irak

Nous l’évoquions il y a dix jours, l’administration Trump est en voie d’expulser près de 200 Chaldéens vers l’Irak, arguant de leur passé délinquant (souvent fort ancien ou bien léger). Une situation de détresse pour ces personnes et leur famille.

Un juge vient de bloquer l’expulsion de 114 d’entre eux, le temps d’examiner sa compétence. Les avocats des Irakiens se félicitent de disposer ainsi du temps de constituer les dossiers nécessaires, avant toute expulsion.

A lire sur Crux.

Merci, merci, je n’oublierai pas ce que vous avez dit !

« À l’issue d’un entretien d’une demi-heure, Donald Trump et le pape François sont apparus relativement détendus et souriants devant la presse. Mais rien n’a filtré dans l’immédiat sur leur discussion à huis clos dans la bibliothèque des appartements pontificaux.

‘Merci, merci, je n’oublierai pas ce que vous avez dit’, a cependant glissé le président américain en prenant congé de son hôte ».

« Devant la presse, le président américain a offert au pape les cinq livres écrits par Martin Luther King, dont l’un signé de la main du prix Nobel de la paix.

François a pour sa part remis à Donald Trump un médaillon symbole de paix et son texte écrit pour la journée mondiale de la paix : ‘Je vous le donne pour que vous soyez un instrument de paix’, a-t-il expliqué. ‘On a bien besoin de paix’, a glissé le président américain ».

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Trump ne rend pas service aux Chrétiens d’Orient

Trump ne rend pas service aux chrétiens d'orientDans un article du 30 janvier sur Terrasanta.net : « Toute politique d’accueil qui discrimine les persécutés et les souffrants sur base religieuse finit par nuire aux chrétiens d’Orient ». Ces mots prononcés avec force sont ceux du Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël Ier Sako. Ils sont une réaction directe aux propos tenus par le président Trump lui même en plein affaire du #banmuslim, bannissement des musulmans en provenance de sept pays.

En effet, Donald Trump a clairement fait mention de ceux qu’il entendait bannir, quant aux chrétiens c’est dans une interview donnée au Christian Broadcasting Network le même jour que le nouveau locataire de la Maison blanche les nommait, expliquant qu’il allait « les aider » en leur donnant la priorité pour entrer sur le sol américain.

C’est « un piège pour les chrétiens du Proche-Orient » estime Mgr Sako. Un piège en tous les cas pour les Chrétiens d’Orient qui entendent, malgré les persécutions et les guerres, rester dans cette région où le christianisme est né. Cette politique poursuit Mgr Sako « fournit des arguments à toutes les propagandes et à tous les préjudices qui attaquent les communautés autochtones du Proche-Orient en tant que corps étrangers et groupes soutenus et défendus par les puissances occidentales. »Lire la suite

L’Eglise Mexicaine fera tomber les murs de l’exclusion et de l’exploitation

L'Eglise Mexicaine dénonce le mur de l'exclusion et de l'exploitationLu sur Radio Vatican : Les évêques du Mexique ont accueilli avec douleur la décision du président américain Donald Trump de construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Dans un communiqué, la Conférence épiscopale mexicaine souligne les efforts accomplis depuis vingt ans par les évêques du Nord du Mexique et ceux du sud des États-Unis en direction des fidèles qui peuplent les deux pays frères.

Les prélats du Mexique se joignent à l’appel lancé par Mgr Joe Vasquez, président du comité des migrations de la Conférence des évêques des États-Unis : «Je me sens découragé, a déclaré Mgr Vasquez dans son appel, par le fait que le président a placé comme priorité la construction d’un mur sur la frontière avec le Mexique ; un mur qui mettra inutilement la vie des migrants en péril. La construction d’un tel mur déstabilisera de nombreuses communautés, pleines de vie et merveilleusement interconnectées, et qui cohabitent pacifiquement de part et d’autre de la frontière. Au lieu de construire des murs, en ce moment, mes frères évêques et moi-même continuerons à agir selon l’exemple donné par le Pape François. Nous désirons construire des ponts entre les peuples, des ponts qui permettent de faire tomber les murs de l’exclusion et de l’exploitation».

Les évêques mexicains affirment par ailleurs qu’ils continueront d’apporter leur soutien à leurs frères d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale qui traverseront le Mexique pour rejoindre les États-Unis. «Nous exprimons notre douleur et notre rejet du mur », déclarent-ils en invitant le président Donald Trump à « réfléchir plus profondément sur les façons d’assurer la sécurité, le développement, et l’emploi sans provoquer plus de dommages que ceux que subissent déjà les plus pauvres et les plus vulnérables».

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Des cathos contre Donald Trump ?

cardinal-daniel-dinardo-nouveau-president-conference-episcopale-etats-unis-centre-mgr-jose-gomez-droite-president_0_730_499Contre, pas par hypothèse, mais vigilants à ce qu’il ne fasse pas n’importe quoi. C’est ainsi comme le rapporte La Croix que les évêques américains ont élu à leur tête, mardi 15 novembre, le cardinal Daniel DiNardo, ainsi que Mgr José Horacio Gomez, l’archevêque de Los Angeles, fervent défenseur des migrants aux États-Unis, à la faveur de leur Assemblée plénière. C’est un signal fort par rapport aux provocations migratoires qui ont pu flaire florès pendant la campagne du 45e Président des Etats-Unis d’Amérique. L’occasion aussi de constater la grande attention épiscopale outre-atlantique sur les questions du respect de la vie, et peut-être moins sur les questions de développement durable … En tous cas leur souhait dit en creux d’être une force de réaction aux initiatives que l’administration Trump pourra prendre.

Cette décision fait écho au point de vue de Patrice de Plunkett sur son blog, où notamment il dénonce tour à tour, certes certaines positions d’H Clinton, mais aussi « la machine à expulser les Latinos-Américains », le torpillage programmé de l’ « Obamacare » ou encore le climato-scepticisme de Donald Trump en campagne. A son invite, affaire à suivre …

Crédits photos :  Patrick Semansky/AP

Trump : une victoire du peuple contre les élites ?

Vraiment ? Bonne nouvelle alors : l’affirmer permet sans doute de mieux comprendre cette définition des notions de « peuple » et « élites » qui semblent faire office de nouveau clivage dans le paysage politique occidental.

Résumons : le candidat victorieux à l’élection américaine est un milliardaire excentrique, magna de la finance et de l’industrie. Son programme prévoit de baisser les taxes, en particulier à la faveur des plus riches (quand sa concurrente prévoyait d’ajouter une nouvelle tranche d’imposition pour les plus fortunés). Et en nombre d’électeurs, Trump est celui qui rassemble le moins d’électeurs au global (200.000 de moins que sa concurrente), et qui comptabilise le plus de voix seulement dans les tranches de salaires les plus élevés.

Bref, le « peuple », ici victorieux, semble donc se définir comme plus aisé que la moyenne, de préférence blanc, et privilégiant les personnalités fortunées et excentriques. Il ne reste donc plus qu’à essayer de savoir ce qui se cache sous la notion d’élite, et on sera bon.

Victoire du peuple contre les élites ?

Au Vatican, on continue de témoigner d’une espérance à toute épreuve

Élection de Trump : pas de jugement hâtif selon le cardinal ParolinLe Vatican a réagit à l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le félicitant de sa victoire, comme il convient.

Compte tenu des propos du Pape François durant la campagne de Trump, on peine à croire que cette victoire d’un programme prévoyant notamment la construction d’un mur à la frontière entre le Mexique et les États Unis,  soit pour ce que l’on qualifierait spontanément de bonne nouvelle. Toutefois, son secrétaire d’Etat, interrogé par Radio Vatican, a su faire montre d’une espérance modèle, appelant à ne pas porter de jugement hâtif, et faisant remarquer qu’il existe une différence entre un candidat et un président. « Nous verrons quels seront ses choix ».

Espérons-donc, et prions nous aussi, pour lui.

Trump et le vote catholique

image1Donald Trump a-t-il été élu avec le vote des catholiques ? Contrairement à certains sondages pré-scrutin, il semble que cela soit confirmé, en tous cas « la droite religieuse américaine » comme l’indique Stéphanie Le Bars dans les colonnes du Monde, voire « le plus grand vote évangélique de l’histoire et aussi une majorité du vote catholique » comme l’affirme dans un très intéressant papier Maurice Page sur le site d’information catholique suisse.

Sans doute ne saura-t-on pas précisément mais il est assuré que des Américains croyant en Jésus-Christ ont permis l’élection du nouveau Président des Etats-Unis, alors que certaines de ses positions battent violemment en brêche des points clairs de la Doctrine sociale de l’Eglise entre autres (pour mémoire les paroles du Pape à son endroit). Mais du coup,  ces catholiques peuvent formuler à l’intention de Donald Trump des exigences ! Entre autres « Les défenseurs de la paix vous mettent au défi de prévenir et de désamorcer les conflits et de soutenir les institutions locales qui peuvent créer une paix durable et juste. Les défenseurs de la justice exigent que vous vous détourniez de toute forme d’intégrisme. Cela inclut une association simpliste de l’islam au terrorisme. » De nombreuses demandes qui redonnent de l’espérance, même si on peut rester perplexes sur le fait qu’elles soient entendues.

En France, Dominique Quinio le dit utilement dans les colonnes de la Tribune des Semaines Sociales, cette élection renforce elle-aussi certaines exigences : « En France, candidats potentiels et électeurs ont quelques mois pour balayer devant leur porte. Non pour faire du « copier-coller », du pseudo-Trump,  mais pour trouver des réponses claires à l’inquiétude de la population, des réponses qui ne flirtent pas avec l’extrémisme, le rejet de l’autre, l’enfermement sur soi. »

 

Les catholiques contre Trump

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A l’approche du scrutin, le positionnement anti-Trump des catholiques tend à se confirmer d’après les récents sondages. C’est ce qu’indique Henri Tincq dans un intéressant article publié sur Slate et analysant les intentions de vote des différentes communautés religieuses des Etats-Unis :

« Hillary Clinton va […] bénéficier du réflexe anti-Trump puissant dans un électorat catholique qui n’a pas oublié les critiques que le candidat républicain avait adressées au pape François lors de sa visite aux Etats-Unis, en septembre 2015, et de sa défense, à la frontière mexicaine, du droit à l’immigration. Des dizaines d’intellectuels et responsables catholiques ont signé au printemps dernier une lettre ouverte dénonçant Donald Trump comme «manifestement inapte à devenir président des États-Unis». Les derniers sondages dans l’électorat catholique sont catastrophiques pour le candidat républicain. Dans cette tranche, selon une étude du Public Religion Research Institute, la candidate démocrate devancerait de 23 points son adversaire (55% contre 32%). »

Deux catholiques américains ont d’ailleurs réalisé une vidéo amusante, « The Trump and Jesus show », en imaginant une série de rencontre entre Donald Trump et Jésus. Ils espèrent ainsi nourrir le débat dans la communauté catholique américaine.

Source photo : The Trump and Jesus show.

Du mouvement chez les chrétiens US

donald-trump-priere-centre-renouveau-spirituel-cleveland-ohio-21-septembre_0_730_486Pas de mauvais esprit : a priori, l’illustration ne représente pas une prière de délivrance publique. En revanche, de façon plus certaine, les chrétiens aux USA formeraient un électorat moins homogène qu’on ne le dit souvent. Céline Hoyeau, pour La Croix, rapporte notamment que :

Pour la première fois depuis vingt ans, [les catholiques blancs] basculent à gauche. Dans un sondage publié le 11 octobre par le Public Religion Research Institute, ces catholiques blancs traditionnellement alliés aux évangéliques au sein de l’aile droite, seraient ainsi 46 % à voter pour Clinton (contre 42 % pour Trump).