Un réseau professionnel pour ceux qui n’en ont pas

sans-titrePour en être peut-être membre, vous connaissez probablement LinkedIn, application devenue majoritaire dans la mise en relation professionnelle. Utile quand on a un réseau, oui, mais voilà, que fait-on quand on n’en a pas, sur les réseaux et/ou dans la vraie vie ?! C’est la question que s’est posée l’association Entourage et qui l’a amenée à lancer l’application LinkedOut.

Le principe est simple : partager son réseau pour aider la réinsertion professionnelle de ceux qui n’en ont pas (de réseau ni de réinsertion d’ailleurs !). On peut aider les personnes à construire leur CV et bien entendu le partager via ses propres réseaux. Les personnes sortant de la précarité sont par ailleurs accompagnées par l’association Entourage.

Merci à elle de lancer cette nouvelle initiative, après le lancement de son application pour mettre en relation voisins à la rue et sous un toît ! Il faut assurément y contribuer et la partager ! Plus d’infos ICI, l’appli est par ailleurs disponible dans le store de votre smartphone !

Un moine ne se ménage pas… mais se manage comment ?

Comment fonctionne l’économie monastique dans un lieu où la règle proclame « Prie et travaille » ? C’est sur les particularités de ce « management monastique » que revient un article du Figaro : « Il y a d’abord le temps de travail, environ cinq heures par jour, mais sans week-end ni vacances, ni limite d’âge, contrairement aux salariés classiques. Dans certaines abbayes il se même fait dans le silence et le receuillement. Les sœurs n’ont pas non plus d’Happiness Manager pour doper leur productivité. «Nous n’avons pas besoin de les motiver. Chacune sait ce qu’elle a à faire». Mais c’est surtout le poids des valeurs qui diffère des structures classiques. »  Lire l’ensemble de l’article pour en savoir plus >>

L’avenir du travail

Intervention de Pierre-Yves Gomez :

Je vais développer mes propos en trois temps. Le premier : comment l’emploi est devenu le cœur de l’activité humaine dans les sociétés occidentales ; le second  sera consacré à la description de la crise ; le dernier dressera quelques questions autour de l’évolution de la société et de l’entreprise.

Je vais vous montrer comment on a réduit le travail à l’emploi et pourquoi dans les années 50, ce qu’on a appelé le compromis fordien, mis en place après la guerre, va organiser l’ensemble des sociétés occidentales jusqu’à la crise du travail qu’on est en train de vivre aujourd’hui.

Le repos, pour quoi faire ?

Troisième cahier Travail de Pro Persona « Pour une finance au service de l’économie, et une économie au service de l’homme ».

Le sens plénier du repos, l’otium, est de permettre à l’homme de vivre autre chose que le travail. Un homme ne se réduit pas à son métier, aussi prenant soit-il, ni à son travail, aussi utile soit-il. Le repos n’est donc pas seulement une parenthèse entre deux épisodes de travail, une simple pause, mais un temps et un espace où l’homme peut faire l’expérience, tout simplement, de la gratuité.

Pour s’abonner aux cahiers

 

Le travail de St Joseph

En ce 1° mai, fête du travail et fête de St Joseph artisan, ce jour férié et chômé (= non travaillé) est l’occasion de faire une pause pour réfléchir au sens du travail : faut-il vivre pour travailler ou travailler pour vivre?

Nous pouvons méditer à partir de la prière de la messe de ce jour :

Dieu créateur de l’univers, tu veux que l’homme, par son travail te rende gloire en continuant ton oeuvre. Permets, en ta bonté, qu’à l’exemple de St Joseph et sous sa protection, nous accomplissions les tâches que tu nous donnes, et recevions la joie promise au bon serviteur.

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Dé-Cendres-toi sur Dieu, ton prochain et de toi

En ce Mercredi des Cendres, premier jour du Carême, Jésus parle de trois réalités qui sont liées : l‘aumône, la prière et le jeûne (Matthieu 6, 1-6.16-18).

Jésus nous lance une belle invitation : trouver la bonne distance avec les autres, c’est le partage; avec Dieu, c’est la prière; avec soi-même, c’est le jeûne.

Bol de riz et prière à partir de la méditation de la Parole de Dieu
Jeûne, prière et partage

Le Carême, avant tout, est un temps de joie (cf 3 paraboles de Luc 15) pour s’ouvrir, pour revenir …
vers les autres : partage, discussion de fond avec ses amis, dialogue en famille avec ses frères et soeurs, dialogue avec ses parents qui, maladroitement parfois, veulent nous parler et nous nous enfermons dans un mutisme ou dans de fausses excuses (‘ils ne veulent pas comprendre’);
vers le Seigneur : prière personnelle et communautaire;
vers soi-même : qu’est-ce qui a pris une place démesurée dans ma vie ces derniers mois et qui fausse mes relations avec les autres et qui met peut-être en danger mon équilibre de vie?

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Le sens du travail à l’ère numérique

« Privés de la possibilité de donner du sens à leur travail professionnel, les salariés sont allés en chercher ailleurs. En réaction à l’hyper-rationalisation des organisations, notamment avec la période de financiarisation, mais aussi à l’insécurité croissante de stratégies globalisées et souvent incompréhensibles, ils ont réinvesti les formes du travail privé pour reprendre la main sur leurs activités et y trouver une nouvelle opportunité de donner du sens à leurs efforts. Il s’en est suivi un désengagement des entreprises sous forme de bore out (prise de conscience que le travail professionnel est ennuyeux), de brown out (prise de conscience que ce travail est inutile), voire de burn out (travail insoutenable) ».

Analyse de Pierre-Yves Gomez dans Projet

Après Simone à Lyon, Dorothy à Paris !

Dorothy-Day-fondatrice-journal-The-Catholic-Worker_0_729_554Vous connaissez peut-être Le Simone, « café culturel au cœur de Lyon », inauguré par Les Altercathos (« Les alternatives catholiques » en texte plein), « association de laïcs lyonnais qui n’a pas une vocation cultuelle mais culturelle ». L’initiative vaut le détour, d’autant qu’une de nos fidèles amies du Samaritain en est de mémoire l’une des co-fondatrices et un pilier …

Mais voilà que Simone à Lyon semble envoyer sa cousine Dorothy à Paris ! Projet de « café-atelier catholique » à venir dans la capitale, Foucauld Giuliani, son coordinateur, explique dans les colonnes de La Croix l’attachement à Dorothy Day, journaliste et militante catholique, dont le procès en béatification a été ouvert en 2000, aussi bien que l’essence du projet :

L’idée, c’est de proposer un lieu qui prenne en compte toutes les dimensions de la personne humaine : la sociabilité, le travail, la vie politique et spirituelle.
Bien que créé par des chrétiens, ce lieu ne leur sera pas réservé. Nous sommes plutôt convaincus qu’assumer nos convictions sera la base d’un dialogue sincère avec les autres clients du café.

[…] Nous avons choisi Dorothy Day car cette Américaine catholique engagée incarne des choses essentielles : le souci du bien commun, la défense des plus faibles et la vie spirituelle.

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L’entreprise à visage humain

« Le 16 novembre prochain aura lieu à Lyon le congrès Nouvelle Ère, qui entend repenser les relations humaines dans l’entreprise à partir du handicap. Jean-Baptiste Hibon, IMC, chroniqueur à ombresetlumiere.fr, conférencier, est l’initiateur de cet événement dont il nous explique l’ambition ».

Lire sur ombresetlumiere.fr

Le sens, c’est par où ?

Deux articles, ces fameux télescopages du net.

L’un, dans Le Monde, à propos d’un livre sur l’angoisse des jeunes diplômés, qui trouvent difficilement du sens dans leur activité professionnel. L’auteur n’hésite pas à parler d’une « crise spirituelle ». Lire la suite

Le travail, fondement de notre société

« Prendre conscience qu’il ne faut pas réduire le travail au travail salarié, il faut ouvrir notre regard, et faire ouvrir le regard de chacun sur l’ensemble des formes du travail qui forme la société. Dans ce sens il y a humanisation par le travail, il y a humanisation de notre environnement par le travail, il y a une création d’une société particulière : la société française qui n’est pas la société birmane ou la société japonaise parce que la façon de travailler y est différente, parce que l’environnement que nous produisons est différent, parce que les formes de travail y sont différentes.

Un travail violent dégrade l’Homme et aussi l’environnement. Voici le message qu’il faut porter dans les entreprises, les administrations, dans les nouvelles formes de travail précaires : c’est l’enjeu d’une écologie humaine authentique ».

Lire ou écouter Pierre-Yves Gomez sur ecologiehumaine.eu

Tout faire pour que chacun puisse travailler

Marxiste, le pape ? Ou empreint du sens de la dignité humaine, qui se traduit aussi dans les relations économiques ? Improvisant, lors de l’audience générale de ce jour, il a expliqué que : « celui qui pour des manœuvres économiques, pour réaliser des affaires pas complètement claires, ferme des usines, ferme des entreprises et supprime le travail d’hommes, cette personne fait un péché gravissime ». Si nul ne contestera que l’on ne saurait supprimer des emplois pour des affaires troubles, l’introduction de son propos était de portée plus générale : Lire la suite

La présidentielle, l’occasion de dégager une vision commune sur le travail ?

Capture« Ce n’est pas le travail qui va se raréfier, c’est le travail salarié qui va se contracter. C’est très différent Par exemple, une partie de l’activité qui relevait du travail salarié est déjà effectuée par le consommateur : lorsqu’il commande un billet de train sur internet ou lorsqu’il scanne ses achats dans une caisse sans caissière. C’est lui qui travaille à la place d’un salarié, mais vous voyez bien que ce travail ne se fait pas tout seul ! Il faut donc bien distinguer les différentes formes de travail : une partie est familial, associatif, collaboratif ou consiste en un « travail du client ». Ce travail là est bénévole, il ne procure pas de revenu à la différence du travail salarié ou du travail indépendant. Je reviens donc à votre question :  le travail salarié va-t-il se raréfier ? »

Pierre-Yves Gomez, dans actuel CE

Cité du travailleur et cité du consommateur

capture« Dès lors qu’on a pris conscience que le travail humanise, que le travail libère, mais que les conditions du travail peuvent être aliénantes, on se rend compte que l’histoire des organisations humaines depuis deux siècles développe un travail de plus en plus organisé, de plus en plus éloigné des personnes, de plus en plus mécanisé, puis globalisé, puis financiarisé, et donc de plus en plus abstrait. Si bien que les personnes qui travaillent ont de moins en moins la capacité à pouvoir répondre à ces deux questions : à quoi sert ce que je fais, à quoi je sers moi-même. Nous avons été lentement privés de notre liberté de travailleurs. Mais cela a été compensé par la consommation ! C’est cette idée de la liberté par la consommation, c’est l’abbaye de Thélème : fais ce que tu veux, consomme ».

Pierre-Yves Gomez sur la Radio Suisse Romande (33′, quand même)…

Le respect, ça paye !

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(c) Getty Images

Etonnante approche outre-Atlantique que de vouloir tout mesurer, même ce qui est à l’oeuvre dans nos relations au travail et ailleurs !… Un papier de la très sérieuse Harvard Business Review rend compte d’une étude sur le lien entre respect au travail et motivation des salariés.

Si la leçon de vos parents sur la politesse – parce que « c’est bien » – ne vous avait pas suffi, voici une occasion de redécouvrir notamment la vacuité de l’excuse « désolé, je n’ai pas le temps d’être aimable » (sic !) et le fait que ce n’est pas parce que l’on a pu être mal traité (maltraité ?) par la génération d’avant qu’il faut poursuivre la chronique du mépris – une occasion de résurrection en quelque sorte, exigeante par hypothèse mais qui peut porter du fruit.

Au-delà – tout le monde n’est pas « manager », « dirigeant », … – l’occasion de se dire que l’exemplarité de nos comportements a une empreinte positive sur le monde !

Tiens, je ne sais pas vous, mais cela me rappelle une récente publication des Evêques de France sur le monde politique et un rappel à une forme d’exemplarité … Comment ça, personne ne vous en a parlé sur ce site ? Quel scandale ! Le lien juste après pour que vous puissiez vous rattraper : ici.