Un homme pressé peut en cacher un autre …

sans-titre« Un homme pressé », film avec Fabrice Lucchini récemment sorti en salle, s’inspire très directement de l’histoire de Chrisian Streiff, ancien dirigeant de diverses grandes entreprises. S’il ne se reconnaît pas tout à fait dans son personnage, qu’il juge entre autres trop cynique avant la survenue de son AVC, il revient sur les ondes d’Europe 1 sur l’histoire qui est la sienne et celle du film.

« J’avais oublié l’essentiel des mots ». Commence alors un long processus qui durera trois ans, au cours duquel Christian Streiff va devoir « tout réapprendre ». Lire, écrire, compter. Comme un enfant. […] « Je me suis toujours dit que j’allais m’en sortir. J’allais travailler comme je l’avais toujours fait, avec la même énergie. Finalement, j’ai réussi », confie-t-il avec fierté. Aujourd’hui, Christian Streiff a retrouvé l’essentiel de son vocabulaire et de sa diction. « Le message que j’essaie de passer à tous les gens qui ont eu un AVC, c’est ‘battez-vous’.

Une histoire de résurrection en quelque sorte qui donne de l’espoir et que l’on peut retrouver ICI ou en salle.

 

« J’ai une nouvelle pour toi : tu n’es pas Jésus ! »

20150424cnsbr9060.jpgEt oui, cela peut s’apparenter à une bonne nouvelle ! C’est ce que le père jésuite James Martin nous livre dans les colonnes de la revue jésuite America, dans le cadre d’un témoignage intitulé « Sept leçons pour le Ministère que j’ai apprises comme Jésuite ». Parmi celle-là, cette expérience au Kenya où il sert des réfugiés de multiples manières et frise le « burn-out ». Il rencontre son accompagnateur spirituel :

– Je ne sais pas comment je peux faire tout cela !
– Qui t’a dit que tu devais faire tout cela ?
– C’est ce que Jésus aurait fait ! Il aurait aidé tous ces gens !
– Et bien, peut-être … Mais j’ai une nouvelle pour toi : tu n’es pas Jésus !

Une belle leçon d’humilité parmi sept repères pour la vie des prêtres mais sans doute utile pour tous (Tu ne peux pas tout savoir / Tu ne peux pas tout faire / Mais tu peux faire quelque chose / Tu peux toujours apprendre quelque chose de nouveau / Tu ne peux pas être aimé de tout le monde / Tu peux être comme Jésus / Tu as été appelé par Dieu dans ce Ministère).

C’est à retrouver ICI (en anglais !).

Le christianisme social est une question plus qu’une réponse !

 

_0_487_348Le week-end prochain se tient à Nogent-sur-Marne la nouvelle rencontre des Semaines Sociales de France (SSF). Cette année, une perspective toute particulière, « Chrétiens et engagés – Rencontres du christianisme social », et au cœur de celle-là une réflexion sur les prochaines années / décennies d’utilité sociale et pastorale des SSF et au-delà la question de l’engagement des chrétiens dans la société. Elena Lasida, une des actrices de la rénovation des SSF, partage quelques repères dans La Croix :

Le christianisme social peut être défini comme un processus toujours ouvert, comme un chemin toujours en train de se faire, en direction d’une « terre promise » dont on ne connaît ni la forme ni l’emplacement. […] Le chemin du christianisme social vient de très loin. Des hommes et des femmes, des groupes et des mouvements sont depuis longtemps dans ce chemin. Avec les balises données par la pensée sociale de l’Église, ils ont ouvert des chemins et des espaces qui ont permis, au cours de l’histoire, de mettre en cohérence l’être-au-monde et l’être-chrétien. Ces espaces ont répondu aux besoins d’une époque. Mais le monde est aujourd’hui en pleine mutation, et de nouveaux espaces sont à inventer pour vivre cette cohérence. C’est le moment d’entendre et de mettre en application l’invitation du Pape à « initier des processus plutôt que posséder des espaces ».

Un espace ouvert à la réflexion et à l’engagement de chacun … Le programme de cette belle rencontre à venir (dépêchez-vous, les places deviennent très chères !), c’est par ICI. A découvrir (vite !…) et partager largement (vite aussi!)

Quand Charles Aznavour chantait Dieu

R-1901285-1504809342-1124.jpegA la fin des années 1970, Charles Aznavour, qui se disait « chrétien en chemin », publiait un album intitulé « Un enfant est né ». Si l’on fait l’économie d’orchestrations d’époque, on y retrouve les paroles d’un homme à la foi généreuse et à l’écoute, qui entend les doutes d’un Joseph heureux mais qui doute (« Je ne comprends pas ») ou qui vibre à la tendresse du Père ou de Marie. On peut écouter ce qui suit en pensant / priant avec lui :

 

Les jeunes veulent être utiles !

adobestock-104995553_0_729_487Et c’est une bonne nouvelle que nous rapporte le journal La Croix :

Un sondage OpinionWay pour La Croix et la Fondation Jean-Rodhain met une fois de plus à mal l’idée reçue selon laquelle les jeunes d’aujourd’hui seraient peu enclins à l’engagement associatif et au bénévolat. […]
41 % des 18-30 ans se sont déjà renseignés sur les organisations humanitaires et sociales, et 50 % sur le service civique. Des chiffres à mettre en regard, par exemple, du baromètre 2017 de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), selon lequel 32 % des jeunes déclaraient participer aux activités d’une association.

C’est à retrouver ICI.

 

Rentrée, bienveillance et Twitter : #LesProfsDeMaVie

FRANCE-EDUCATION-SCHOOLVous avez peut-être vu passer le hashtag #LesProfsDeMaVie sur les réseaux sociaux, en particulier Twitter. Il a catalysé nombre de témoignages reconnaissants et bienvenus en cette rentrée scolaire, preuve que les réseaux peuvent aussi organiser la bienveillance ! Le journal Le Monde en a tenté une recension dans ses colonnes :

A ceux qui leur ont appris à lire, à ceux qui ont été des « guides lumineux », « merveilleux », ceux grâce à qui ils ont « rencontré » Pagnol, Yourcenar, Stravinsky. Ceux qui ont « éclairé », « aidé », « sauvé », « emmené au musée » et « pris le temps d’instruire » le fils d’ouvrier ou de caissière. Les madame C. et monsieur W., sans qui ils n’auraient « jamais approché la musique à la maison », et grâce à qui ils se sont soudainement et passionnément « épris de guitare classique ».

Une heureuse cascade de témoignages reconnaissants, à laquelle nombre d’enseignants ont témoigné avec gratitude, recevant cela comme une vraie source de motivation ! C’est à retrouver ICI. Grand merci aux enseignants qui remplissent une mission si utile !

Un LGBT catholique est … un catholique !

Nutopiabig-1C’est en substance et parmi bien d’autres choses ce que le Père jésuite James Martin rappelle dans les colonnes de Têtu.

[Que diriez-vous à un jeune LGBT+ français qui ne veut plus avoir la foi, qui s’est détourné de l’Eglise ?] Je lui dirais : tu as été baptisé, tu fais donc autant partie de l’Église que le pape, un évêque ou le curé local. Que personne ne vienne te dire le contraire. Non seulement l’Église est ta maison, mais elle a aussi besoin de toi. Si un prêtre ou un autre membre de la paroisse ne t’a pas fait sentir comme étant le bienvenu, défie-le. Comme a dit Jésus : « Secouez la poussière de vos pieds ». Trouve une paroisse où tu te sentiras bien et accueilli. Pourquoi laisserais-tu quelqu’un te chasser de chez toi ? Mais surtout, n’en doute jamais : c’est aussi ton Église.

Très intéressant échange où il revient longuement sur l’interprétation qu’on a faite de récents propos du Pape François sur l’homosexualité … Heureux de voir que malgré les polémiques et les blessures de part et d’autre ce type de publication puisse avoir lieu ! Elle est à retrouver ICI.

« Sister Aretha » : la foi et l’espérance [carte postale]

thumbnail_image1Tous les amateurs de Soul ont été accablés par la disparition d’Aretha Franklin. Mais ne considérer que l’artiste sans considérer la croyante est pour Bertrand Dicale dans le Huffington Post une erreur d’appréciation :

Elle est sister « selon l’esprit » et non « selon la chair » pour des millions d’Américains, c’est-à-dire sœur en foi, revenant encore et toujours à la même parole fondatrice. Il ne s’agit pas seulement de l’emprunt d’une technique vocale aux usages des églises protestantes, mais bien d’une affirmation haute et claire d’appartenance à ce peuple chrétien pour qui Dieu est une présence concrète et quotidienne dans l’existence, et non pas seulement l’ami des dimanches.

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Rentrée 2018 : faire du neuf !

 

cropped-page_missionsPas nécessairement facile la rentrée mais peut-être un moment pour l’espérance et une invitation à faire autrement, notamment en termes de solidarité … C’est ce à quoi le Père Bernard Devert, fondateur d’Habitat et Humanisme, nous invite sur son blog :

Pour que cette rentrée ait vraiment du sens, il convient qu’elle traduise une attention plus grande à la solidarité. Il ne suffit pas de l’appeler mais de la construire, finalement se rendre présent là où des hommes et des femmes perdent pied. Pour Jacques Ellul l’homme libre est celui qui décide d’espérer. L’espérance n’est jamais un futur mais un présent revisité pour transformer l’avenir.

Une perspective ouverte dans la vie de chacun, à retrouver ICI

La JOC à l’aide des travailleurs saisonniers [Carte postale]

Image-1Cette année encore, la JOC a installé des permanences dans plusieurs stations balnéaires de la côte française pour informer les travailleurs saisonniers de leurs droits et les accompagner.

Entre 500 et 700 000 saisonniers, le plus souvent des jeunes, occupent un emploi pendant l’été en France. Une période courte, dense, et un droit du travail et des contrats pas toujours respectés. Aucune donnée nationale n’existe sur les cas d’abus, ni l’Etat ni les syndicats ne les recensent.

La justice sociale en actes, RFI est allé à leur recontre aux Sables d’Olonne et c’est à retrouver ICI.

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Face à l’horreur et au déni, prier en Eglise

croix-de-rupnik-15x10-cm_64d95663b30299bb6a02dd71fad9e759.image.300x300L’horreur qui a été trop longtemps tolérée par l’Eglise en son sein ne cesse de remonter et, une fois la plus ferme des condamnations prononcée, il est parfois dur de savoir quoi dire ou quoi faire. L’amie et non moins contributrice au Samaritain, en ligne Zabou the terrible, nous propose de prier en suivant le déroulé de la messe de ce dimanche.

Il est évident que le spirituel ne suffira pas, qu’il faut mettre les faits en lumière et poser des sanctions et des critères nets, aussi bien de discernement que de fonctionnement pour que « JAMAIS PLUS ! ». Mais il est aussi évident que c’est à genoux, en adorateurs vrais du Père, en nous approchant de Sa Lumière qu’Il nous donne, Lui qui est la Vérité, que nous saurons à notre tour lutter contre les ténèbres, arrêter toute conspiration du silence, en résumé être ce qu’Il nous appelle à être pour nos frères : non des conspirateurs préférant l’ombre pour agir mais bien lumières du monde, appelés à servir et à aimer en plein jour.

C’est à porter dans son cœur en ce début de journée et à retrouver en intégralité ICI. Merci Isabelle !

Madeleine Delbrêl : l’assistante sociale mystique

madeleine-delbrel-site-0Ce dimanche, Le Jour du Seigneur rediffusait un documentaire sur Madeleine Delbrêl. Il rassemble les témoignages de ceux qui l’ont connue : chrétiens et communistes, illustrés de nombreux documents d’archives. On y voit comment elle décide de vivre de l’Evangile dans la cité « rouge », Ivry, aux trois cents usines en plein fief du Parti communiste. Elle est missionnaire là où le seul «credo» est celui du marxisme. Sans confondre l’émancipation du prolétariat avec l’idéal évangélique, Madeleine est de tous les combats, aux côtés des communistes, pour la justice et pour les pauvres.

“Seigneur, fais nous vivre notre vie, non comme un jeu d’échecs où tout est calculé, non comme un match où tout est difficile, non comme un théorème qui nous casse la tête, mais comme une fête sans fin où ta rencontre se renouvelle, comme un bal, comme une danse, entre les bras de ta grâce, dans la musique universelle de l’amour. Seigneur, viens nous inviter !”

C’est à retrouver ICI.

Et nous, que ferons-nous de nos vacances ? …

sans-titreDans son blog hébergé par le journal La Vie, l’amie du Samaritain, sous pseudo Mahaut Herrmann, évoque ses vacances et questionne le statut de ces dernières dans sa vie le reste du temps :

« Mais qu’en reste-t-il quand nous rentrons ? Ces journées au vert ne sont-elles qu’une parenthèse dans un tourbillon quotidien, palliatif dont le souvenir et l’attente font tenir en attendant la prochaine session de vacances ? C’est être là un souhait en reprenant le travail : qu’il y ait moins d’écart entre ce qui se vit au quotidien et ce qui se vit en vacances, pour diminuer ce sentiment d’asphyxie qui se saisit du vacancier sur la route du retour. Se servir de l’expérience des vacances pour en tirer des leçons sur ce qui est essentiel à nos vies, ce dont nous aurons un besoin vital. Faire que nos vacances ne soient pas seulement une parenthèse ou une respiration passagère, mais une inspiration pour transformer une vie faite de sollicitations, d’urgence, de pression, d’exigences immédiates en une vie où nous pouvons respirer.

Le teste est à retrouver ICI.

En août, la faim ne prend pas de vacances

Depuis 1994, Août Secours alimentaire prend le relai, durant un mois, des associations fermées l’été afin de distribuer des repas à ceux qui en ont besoin. Rien de neuf – malheureusement – mais ce sont tout de même 9 centres de distribution qui travaillent ainsi bénévolement en région parisienne dans un esprit de véritable rencontre, fort précieux pour des personnes parfois très isolées. Et, si Le Parisien leur consacre un article, il est aussi bon de penser à les aider : qui par la prière, qui par les bras et le coup de main vaillant, qui par le financement et l’approvisionnement. Vous pouvez aussi lire l’article du Parisien dont est issu le témoignage suivant : 

« A 44 ans, influencée par son père qui s’est beaucoup investi auprès de la Banque alimentaire, Marie décidé, pour la deuxième année consécutive, d’utiliser son temps libre pour aider les plus démunis. Ce jeudi, premier jour d’ouverture du centre du XXe arrondissement, elle a l’impression qu’il y a « moins de monde que l’an dernier. C’est plus soft. » Pourtant, elle s’active pour distribuer une quantité impressionnante de sacs plastiques, remplis de denrées.

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Ni… Ni… mais pleinement à Dieu !

Il ne faudrait pas juste les définir par ce qu’elles ne sont pas ! Alors que le Vatican vient de publier l’instruction Ecclesia Sponsae Imago sur les vierges consacrées, le quotidien La Croix un article aujourd’hui leur consacre (… c’est le cas de le dire 😉 ) afin de mieux découvrir et faire connaître leur vocation. Un court extrait mais vous pourriez aller lire l’ensemble, ne serait-ce que pour faire plaisir aux deux contributrices du Samaritain qui appartiennent à l’ordo virginum 😉 !

« Notre particularité ? Être consacrées, tout en vivant dans le monde »

Pour autant, devenir vierge consacrée ne fut pas une évidence pour toutes. Parce que ses membres sont peu nombreuses, ne portent aucun signe distinctif et ne vivent pas en communauté, l’Ordo virginum est un ordre méconnu. « Une fois l’appel reçu, j’ai cherché où je pourrais trouver ma place, se rappelle Dorothée. Au Carmel ? Chez les bénédictines ? Ça ne me convenait pas. » Elle mettra plusieurs années à trouver sa voie. Un sentiment que Brigitte Tailliez reconnaît bien. « La vie en communauté ne correspondait pas à mon désir d’indépendance. Je voulais pouvoir organiser mon temps. »

« Notre particularité ? Être consacrées, tout en vivant dans le monde », indique Émilie Démule, qui s’est posée la question d’entrer dans un ordre apostolique. Elle exerce comme psychologue dans une unité de soins palliatifs. Dorothée Piccinini est réceptionniste dans un hôtel. Retraitée, Brigitte Tailliez travaillait comme documentaliste, au Louvre, quand Isabelle-Marie Mérienne et Olive Djengué sont respectivement animatrice en pastorale et salariée du Secours catholique. D’autres sont musiciennes, enseignantes, policières… Une mission commune les anime : servir. Un fil conducteur guide leur journée : la prière. Avec la promesse de suivre la liturgie des heures, mais dans les faits, chacune prie selon son propre rythme et ses disponibilités. « On nous invite aussi à nous impliquer dans le diocèse. Nous dépendons de l’évêque, mais sans lien d’obéissance », précise Brigitte Tailliez. » La suite par ici >>

Disciple Académie (Questions pour le dimanche de la Trinité B)

En ce dimanche de la Trinité B, le premier après la Pentecôte, Jésus ressuscité envoie ses disciples en mission (Matthieu 28, 16-20).


Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
– Quels sont mes doutes ?
– Quelle mission particulière Jésus me confie-t-il? Vers qui m’envoie-t-il?
– Quel(s) sens est-ce que je découvre en dessinant sur moi le signe de la croix ?
– Comment mon baptême s’est-il déployé?
– Comment les sacrements sont-ils réalisation de la promesse de Jésus qui est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde?
Pour les couples et les (grands-) parents :

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Les propositions des jeunes du Frat au Pape

En réponse à l’appel du Pape François demandant aux jeunes du monde entier de faire entendre leur voix en vue du prochain synode des évêques qui se déroulera à Rome en octobre 2018 et ayant pour thème « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel », les 10 000 jeunes présents au FRAT ont pu vivre une expérience synodale durant leur temps de Carrefours.
À l’issue de la célébration d’envoi, les jeunes ont souhaité adresser un message aux évêques afin qu’ils l’emportent avec eux à Rome.
Nous jeunes du FRAT, après cette expérience de Synode et après avoir voté sur les propositions que nous avions nous-mêmes formulées au cours des Carrefours, nous adressons au Pape François, à nos évêques d’Ile-de-France et à toute l’Église les idées suivantes.

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Un témoignage de vie et de foi

« C’est au hasard d’une rencontre lors d’une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m’ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d’intention d’Arnaud m’est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

Ce jeune couple venait régulièrement à l’abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, Notre-Dame de Cana. Ils faisaient partie de l’équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.
Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. » … Continuez à lire le très témoignage du prêtre qui a accompagné Arnaud Beltrame dans ses derniers moments par ici. Il nous livre ansi un très beau témoignage de foi sur cet homme qui a offert le témoignage de sa vie.

Allez : mettons l’école au bistrot !

MG_8729-1440x600Un fantasme peut-être pour certains – rétrospectivement – et a fortiori en ce vendredi de Carême mais pourtant, non, il s’agit de bien autre chose : pour aider une école du Ventoux dans sa vie quotidienne, le bistrot fait cantine :

Dans cette cantine, pas de restes dans les assiettes pour ces enfants qui ne sont pas peu fiers de manger au restaurant tous les midis. Ils ont entre 6 et 11 ans et sont déjà de fins gourmets… Au menu du jour : crème de courgettes, filet de limande meunière et purée de potimarron.

Ils sont treize à table, aucun apéritif ne peut être servi en présence des enfants : une belle histoire de Carême en somme et une belle histoire tout court à découvrir ICI.

Prendre un enfant par la main …

imagesYves Duteil résonne dans nos oreilles et pourtant il s’agit de donner la main ou être en proximité corporelle de quelque manière que ce soit qui procurerait de l’apaisement, même en fin de vie, comme Sciences et Avenir nous le dit :

Le toucher joue un rôle important dans la communication interpersonnelle, affectant notre bien-être. Ainsi, il a été montré antérieurement que le toucher peut réduire le stress et la douleur chez l’humain.

Alors voilà indirectement un éloge – scientifique ! – à la tendresse à retrouver ICI

L’Eglise pourrait être moderne ?!…

sans-titreOui, quand en particulier elle accueille un rassemblement de start-ups cathos et aussi quand c’est raconté par une « journaliste laïque » qui semble arriver là un peu par hasard :

Il est loin, l’imaginaire traditionnel austère et pieux, empli de silence et de pénitence. C’est au contraire l’image d’une Eglise dépoussiérée, ancrée dans son temps et bien dans ses baskets, qui se dégage à notre arrivée. Si les murs du collège des Bernardins rappellent une ambiance monacale, ils abritent ce jour-là un petit village de l’innovation où les acteurs de la Church Tech partagent un temps convivial de networking avant la conférence.

Certains auront reconnu l’image et tous les autres peuvent lire cet article utile et tonifiant ICI.

La prison et les jonquilles

« Robert, l’aumônier nous avait donné rendez-vous devant la porte, pour entrer tous ensemble. Et une porte, et deux portes, et trois portes, bien verrouillées à chaque fois. Dans la petite entrée où nous nous serrons tous les sept nous nous délestons de nos sacs, clés, portables, blousons… puis passage dans le détecteur de métaux, et encore une porte, un sas et une porte, et enfin la dernière porte nous donne accès à la salle. L’équipe est rodée et a tôt fait de transformer la pièce en oratoire : le rideau tiré laisse apparaître une grande croix et une icône de chaque côté, l’autel relégué dans un coin est mis au centre, il symbolise le Christ qui nous rassemble. Même des fleurs ont été apportées : un beau vase de jonquilles, fleurs de saison, du jardin de l’aumônier. »

Ou quand la Cybersister nous raconte sa première messe en prison : un beau témoignage… rayonnant comme ces fleurs ! Allez vite le lire !

Accueillir l’homosexualité d’un(e) proche

image_previewC’est le thème que le centre jésuite Manrese en banlieue parisienne propose pour un week-end en mai.

Les nouvelles législations sur le mariage et les débats qu’elles ont provoqués ont divisé notre société et parfois les familles, révélant des incompréhensions, des souffrances liées à la place et à la reconnaissance dans la société et dans l’église des personnes homosexuelles. L’objectif de ce week-end est d’aider des personnes (familles, parents, amis) touchées par la révélation de l’homosexualité d’un proche, à se situer dans la foi, face à cette réalité. Dans un climat d’écoute, d’échanges, de prière, on fournira des repères pour aider chacun à mieux comprendre et accueillir cette réalité qui remet en cause des manières de penser et de vivre.

A découvrir et partager ICI

Sida, soins palliatifs, écologie : la vie avant tout

Antonio-Ugidos-bataille-fermeque-permettant-lacces-souhaitent-soins-palliatifs-respectee_0_729_647Association surprenante me direz-vous ! C’est pourtant ce qui a rythmé le parcours d’Antonio Ugidos, Délégué général sortant de l’Association pour les Soins Palliatifs (ASP Fondatrice), interviewé dans les colonnes de La Croix.

Quand je pense aux années d’Aides, où l’on mourait beaucoup, ce que l’on souhaitait alors, ce n’était pas d’accommoder les conditions de la mort, mais c’était de vivre. Vivre et combattre surtout la maladie, plutôt que mourir.

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Un jour, ça ira

imagesY3VA1XAGC’est le titre d’un documentaire, sorti récemment en salles, qui raconte l’histoire – entre autres – de Djibi, jeune ado pétillant et courageux, en transit dans un centre d’accueil. Celui qui se définit comme un « serial déménageur » et transporte dans son sac les « robes de princesse » de sa maman, sa « collègue déménageur », nous donne une belle leçon de vie comme sur le plateau de l’émission C à vous ci-dessous. L’histoire finit bien : sa famille a trouvé un toit définitif, son père a pu les rejoindre, il a sa chambre à lui (mais pas encore de PS4 !).

Dans la vidéo ci-dessous, on pourra se dispenser de la fin politico-pipole à partir de 4:07 et aller le voir le film en salles en cliquant ICI.

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Des ordures faire naître de la culture

BELGAIMAGE-131590675-696x464La scène se déroule en Turquie, où des éboueurs ont récupéré pendant plusieurs mois les livres abandonnés pour ouvrir une bibliothèque. Complétée par les dons volontaires des habitants des quartiers avoisinants, elle a finalement ouvert au grand public avec l’aide des autorités locales. C’est écologique, certes, mais c’est aussi une belle histoire à découvrir ICI.

Deviens scout et deviens … Jean Dujardin !

Jean-Dujardin-Le-scoutisme-m-a-permis-de-realiser-que-j-existais_articlePas certain que cette assertion soit totalement prédictive mais néanmoins le témoignage de Jean Dujardin sur le plateau du JT de TF1 est intéressant. Il y revient sur les deux périodes de sa vie qui lui ont permis de se construire et de prendre confiance en lui : ses années de scoutisme et son passage à l’armée.

C’est Pélerin qui nous en parle et c’est à retrouver ICI.

La vie consacrée : un témoignage d’amitié

sans-titreTous les 2 févriers, l’Eglise catholique célèbre la vie consacrée. Dans un très bel édito sur RCF, Véronique Margron nous explique comment les religieux et religieuses forment le visage d’un Dieu de consolation au milieu du monde, à l’instar des 19 témoins d’Eglise en Algérie qui seront prochainement béatifiés.

 À travers les plus de 30. 000 religieux et religieuses de notre pays, et tous les autres consacrés, se dit la vérité de l’engagement pour une « humanité plurielle » et plus juste. Ils ne sont pas là pour se faire remarquer, pas plus que ne le voulaient les 19 témoins de l’Église en Algérie. Ils sont des femmes et des hommes ordinaires, cabossés. À travers un art de vivre, initiés par des pionniers – fondateurs et fondatrices des Instituts religieux- Ils désirent seulement dire par leur chair qu’il est heureux – gravement heureux – de faire de l’Évangile du Christ, doux et humble de cœur, son destin et sa force.

Merci à elles et à eux, belle fête en ce jour ! Soyons « gravement » heureux ! Le texte de Véronique Margron à retrouver ICI

Des cartons pleins pour la solidarité

84412_agir-solidarite-carton-plein-650x380À Paris, Carton plein 75 collecte les vieilles boîtes réutilisables et organise des déménagements. Un projet de réinsertion sociale mais aussi écologique : recyclage de cartons et de matériau destinés au déménagement, auquel a été décerné le Prix Initiatives Laudato Si par le Ceras

Dans l’atelier-boutique du XVIIIe arrondissement, plusieurs personnes s’affairent autour de cartons usagés. Ces « valoristes », comme on les appelle dans l’association Carton plein 75, collectent des emballages en bon état, les revendent et organisent aussi des déménagements. Un emploi qui permet à ces salariés en insertion de restructurer leur vie. « Travailler permet de lever certains freins sociaux et personnels. Nous guidons les valoristes dans leurs projets et préparons leur avenir », explique Julie, l’une des accompagnatrices socioprofessionnelles de l’association. L’important est que chacun puisse se réinsérer à son rythme. « On adapte la tâche à la personne. Chacun prend son temps selon ses besoins », précise-elle.

C’est le journal La Vie qui nous en parle et c’est à retrouver ICI et le site de l’association c’est par LA.

A Davos : du Bien mais pas que …

sans-titreOn se demande bien ce qui se passe voire à quoi sert le Forum annuel à Davos. D’aucuns n’y voient que le rassemblement des riches et des puissants au service d’une mondialisation néo-libérale et inégalitaire. Et pourtant on y rencontre aussi des responsables d’ONG ou encore le boudhiste Matthieu Ricard, comme l’indique La Croix.

Avec le temps, j’ai découvert qu’il y a en réalité plusieurs Davos. Celui des chefs d’entreprise qui font des affaires dans les hôtels. Mais aussi celui de scientifiques, d’entrepreneurs sociaux, de spécialistes de l’environnement. Des gens que j’admire et que je peux rencontrer en personne, devenir ami avec eux et créer ensemble une sorte de réseau pour promouvoir un monde plus bienveillant qui prend soin des générations futures.

L’endroit aussi pour trouver des financements pour des projets de développement. Mais aussi pour retrouver certains dirigeants avec lesquels on peut être en total désaccord. Le Président Trump semble à cet égard faire l’unanimité contre lui. Une interview à retrouver ICI

La patience au service de la Paix

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Fort intéressante interview dans La Croix de Mauro Garofalo, responsable des relations internationale de la communauté Sant’Egidio. Si sa première vocation a été de prendre en charge les pauvres de quartiers déshérités à Rome, elle a aussi été un acteur majeur dans la résolution de conflits armés en Afrique. L’occasion de découvrir une foi utile au service de la Paix et aussi qu’on peut soigner les esprits, même si c’est long.

Il est important, aussi, d’insister sur notre place de croyants. Nous sommes des croyants, avant d’être des Occidentaux chrétiens. Or les conflits pour lesquels nous intervenons en tant que médiateur se déroulent, en majorité, dans des pays musulmans, comme le ­Niger ou la Guinée Conakry. Mais nous sommes perçus comme des gens de foi. Ce respect entre les religions nous protège, nous soutient. Pour discuter, nous ouvrons les portes de notre monastère, pas d’un centre des congrès.

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En Ehpad, du cœur et de la tendresse

Le-temoignage-fort-d-une-infirmiere-dans-un-Ehpad_articleEn marge des protestations des personnels et « familles usagères » des Ehpad, on découvre par ce très beau témoignage dans Pèlerin le quotidien de celles et ceux qui accompagnent nos aînés :

Une bonne journée, c’est quand vous passez à côté d’un résident et qu’il vous caresse la main, sans qu’il soit besoin de mots. Ça, c’est une belle journée. Mais cela tient aussi aux relations professionnelles, à la qualité de la vie d’équipe.

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Un missionnaire ne parlerait pas du Christ ?!

sans-titreEn tous cas, pas tout de suite ! C’est ce que le théologien jésuite Christoph Theobald affirme dans une interview à Radio Notre Dame reprise par Croire.com, en marge de la sortie de son livre « Urgences pastorales : comprendre, partager, réformer » (éditions Bayard).

Il ne faut donc pas parler de Jésus ?
C. T. : Surtout pas ! Il faut d’abord que l’autre sente que je suis là devant lui, pour lui, de manière gratuite. Quand aura lieu une conversation d’une véritable profondeur, je pourrai peut-être à tel ou tel moment me présenter comme chrétien, mais c’est parce que nous serons sur un terrain sur lequel l’autre pourra m’entendre.

La priorité est à donner à la proximité – notre quotidien est terre de mission – et à la qualité de la relation avec l’autre. C’est très intéressant et à retrouver ICI.

 

RIP Paul Bocuse

imagesAlors que l’une des figures majeures de la gastronomie française nous quitte, Twitter nous rapporte une de ses citations :

Il n’y a pas de bonne cuisine si au départ elle n’est pas faite par amitié pour celui ou celle à qui elle est destinée.

Nous n’avons pas tous son talent mais, forts de cette invitation, nous pourrons œuvrer à faire vivre sa mémoire ! Nos prières l’accompagnent ainsi que les siens.

Jacques Hamel, Thomas, Benoît, … : confiance et espérance !

Samuel-Lieven_0_729_486Le Journal La Croix nous en informe, le premier prix Jacques Hamel a été décerné à Samuel Lieven, journaliste en sa rédaction. Ce prix a été créé en 2017, après l’assassinat du père Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray pour «distinguer un travail journalistique, quel que soit le support (presse écrite, radio-télévision, multimédia), qui met en avant les initiatives de paix et les démarches de dialogue interreligieux». L’article primé porte sur Thomas et Benoît, deux frères élevés dans une famille catholique. L’un va penser devenir prêtre, l’autre se convertit à l’islam. C’est le récit d’une déchirure familiale mais aussi de retrouvailles, fortes d’un apprivoisement progressif, d’une acceptation et d’une compréhension qui vont prendre du temps.

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Toute fin est une histoire

Pourquoi lire un livre sur la fin des autres ? Un livre sur les soins palliatifs, ou plutôt sur le quotidien d’une bénévole dans une unité de soins palliatifs ? Non pas par fascination morbide mais peut-être pour se souvenir, remercier, rendre hommage, savoir et se préparer.

Se souvenir des personnes – anonymes évidemment – qui sont évoquées, qui pourraient être des proches, qui pourraient être nous. Les faire vivre encore par notre seule lecture. Pour remercier ces bénévoles qui font le choix d’accompagner des personnes jusque-là inconnues dans les derniers moments de leur vie, face à des questions auxquelles elles ne tentent souvent même pas de répondre parce qu’elles n’ont guère de réponses (même si d’autres, plus précises, plus concrètes, peuvent être apportées), alors que nous ne sommes pas forcément capables d’accompagner correctement un proche, ou un ami, dans sa maladie.Lire la suite