Les propositions des jeunes du Frat au Pape

En réponse à l’appel du Pape François demandant aux jeunes du monde entier de faire entendre leur voix en vue du prochain synode des évêques qui se déroulera à Rome en octobre 2018 et ayant pour thème « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel », les 10 000 jeunes présents au FRAT ont pu vivre une expérience synodale durant leur temps de Carrefours.
À l’issue de la célébration d’envoi, les jeunes ont souhaité adresser un message aux évêques afin qu’ils l’emportent avec eux à Rome.
Nous jeunes du FRAT, après cette expérience de Synode et après avoir voté sur les propositions que nous avions nous-mêmes formulées au cours des Carrefours, nous adressons au Pape François, à nos évêques d’Ile-de-France et à toute l’Église les idées suivantes.

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Un témoignage de vie et de foi

« C’est au hasard d’une rencontre lors d’une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m’ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d’intention d’Arnaud m’est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

Ce jeune couple venait régulièrement à l’abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, Notre-Dame de Cana. Ils faisaient partie de l’équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.
Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. » … Continuez à lire le très témoignage du prêtre qui a accompagné Arnaud Beltrame dans ses derniers moments par ici. Il nous livre ansi un très beau témoignage de foi sur cet homme qui a offert le témoignage de sa vie.

Allez : mettons l’école au bistrot !

MG_8729-1440x600Un fantasme peut-être pour certains – rétrospectivement – et a fortiori en ce vendredi de Carême mais pourtant, non, il s’agit de bien autre chose : pour aider une école du Ventoux dans sa vie quotidienne, le bistrot fait cantine :

Dans cette cantine, pas de restes dans les assiettes pour ces enfants qui ne sont pas peu fiers de manger au restaurant tous les midis. Ils ont entre 6 et 11 ans et sont déjà de fins gourmets… Au menu du jour : crème de courgettes, filet de limande meunière et purée de potimarron.

Ils sont treize à table, aucun apéritif ne peut être servi en présence des enfants : une belle histoire de Carême en somme et une belle histoire tout court à découvrir ICI.

Prendre un enfant par la main …

imagesYves Duteil résonne dans nos oreilles et pourtant il s’agit de donner la main ou être en proximité corporelle de quelque manière que ce soit qui procurerait de l’apaisement, même en fin de vie, comme Sciences et Avenir nous le dit :

Le toucher joue un rôle important dans la communication interpersonnelle, affectant notre bien-être. Ainsi, il a été montré antérieurement que le toucher peut réduire le stress et la douleur chez l’humain.

Alors voilà indirectement un éloge – scientifique ! – à la tendresse à retrouver ICI

L’Eglise pourrait être moderne ?!…

sans-titreOui, quand en particulier elle accueille un rassemblement de start-ups cathos et aussi quand c’est raconté par une « journaliste laïque » qui semble arriver là un peu par hasard :

Il est loin, l’imaginaire traditionnel austère et pieux, empli de silence et de pénitence. C’est au contraire l’image d’une Eglise dépoussiérée, ancrée dans son temps et bien dans ses baskets, qui se dégage à notre arrivée. Si les murs du collège des Bernardins rappellent une ambiance monacale, ils abritent ce jour-là un petit village de l’innovation où les acteurs de la Church Tech partagent un temps convivial de networking avant la conférence.

Certains auront reconnu l’image et tous les autres peuvent lire cet article utile et tonifiant ICI.

La prison et les jonquilles

« Robert, l’aumônier nous avait donné rendez-vous devant la porte, pour entrer tous ensemble. Et une porte, et deux portes, et trois portes, bien verrouillées à chaque fois. Dans la petite entrée où nous nous serrons tous les sept nous nous délestons de nos sacs, clés, portables, blousons… puis passage dans le détecteur de métaux, et encore une porte, un sas et une porte, et enfin la dernière porte nous donne accès à la salle. L’équipe est rodée et a tôt fait de transformer la pièce en oratoire : le rideau tiré laisse apparaître une grande croix et une icône de chaque côté, l’autel relégué dans un coin est mis au centre, il symbolise le Christ qui nous rassemble. Même des fleurs ont été apportées : un beau vase de jonquilles, fleurs de saison, du jardin de l’aumônier. »

Ou quand la Cybersister nous raconte sa première messe en prison : un beau témoignage… rayonnant comme ces fleurs ! Allez vite le lire !

Accueillir l’homosexualité d’un(e) proche

image_previewC’est le thème que le centre jésuite Manrese en banlieue parisienne propose pour un week-end en mai.

Les nouvelles législations sur le mariage et les débats qu’elles ont provoqués ont divisé notre société et parfois les familles, révélant des incompréhensions, des souffrances liées à la place et à la reconnaissance dans la société et dans l’église des personnes homosexuelles. L’objectif de ce week-end est d’aider des personnes (familles, parents, amis) touchées par la révélation de l’homosexualité d’un proche, à se situer dans la foi, face à cette réalité. Dans un climat d’écoute, d’échanges, de prière, on fournira des repères pour aider chacun à mieux comprendre et accueillir cette réalité qui remet en cause des manières de penser et de vivre.

A découvrir et partager ICI

Sida, soins palliatifs, écologie : la vie avant tout

Antonio-Ugidos-bataille-fermeque-permettant-lacces-souhaitent-soins-palliatifs-respectee_0_729_647Association surprenante me direz-vous ! C’est pourtant ce qui a rythmé le parcours d’Antonio Ugidos, Délégué général sortant de l’Association pour les Soins Palliatifs (ASP Fondatrice), interviewé dans les colonnes de La Croix.

Quand je pense aux années d’Aides, où l’on mourait beaucoup, ce que l’on souhaitait alors, ce n’était pas d’accommoder les conditions de la mort, mais c’était de vivre. Vivre et combattre surtout la maladie, plutôt que mourir.

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Un jour, ça ira

imagesY3VA1XAGC’est le titre d’un documentaire, sorti récemment en salles, qui raconte l’histoire – entre autres – de Djibi, jeune ado pétillant et courageux, en transit dans un centre d’accueil. Celui qui se définit comme un « serial déménageur » et transporte dans son sac les « robes de princesse » de sa maman, sa « collègue déménageur », nous donne une belle leçon de vie comme sur le plateau de l’émission C à vous ci-dessous. L’histoire finit bien : sa famille a trouvé un toit définitif, son père a pu les rejoindre, il a sa chambre à lui (mais pas encore de PS4 !).

Dans la vidéo ci-dessous, on pourra se dispenser de la fin politico-pipole à partir de 4:07 et aller le voir le film en salles en cliquant ICI.

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Des ordures faire naître de la culture

BELGAIMAGE-131590675-696x464La scène se déroule en Turquie, où des éboueurs ont récupéré pendant plusieurs mois les livres abandonnés pour ouvrir une bibliothèque. Complétée par les dons volontaires des habitants des quartiers avoisinants, elle a finalement ouvert au grand public avec l’aide des autorités locales. C’est écologique, certes, mais c’est aussi une belle histoire à découvrir ICI.

Deviens scout et deviens … Jean Dujardin !

Jean-Dujardin-Le-scoutisme-m-a-permis-de-realiser-que-j-existais_articlePas certain que cette assertion soit totalement prédictive mais néanmoins le témoignage de Jean Dujardin sur le plateau du JT de TF1 est intéressant. Il y revient sur les deux périodes de sa vie qui lui ont permis de se construire et de prendre confiance en lui : ses années de scoutisme et son passage à l’armée.

C’est Pélerin qui nous en parle et c’est à retrouver ICI.

La vie consacrée : un témoignage d’amitié

sans-titreTous les 2 févriers, l’Eglise catholique célèbre la vie consacrée. Dans un très bel édito sur RCF, Véronique Margron nous explique comment les religieux et religieuses forment le visage d’un Dieu de consolation au milieu du monde, à l’instar des 19 témoins d’Eglise en Algérie qui seront prochainement béatifiés.

 À travers les plus de 30. 000 religieux et religieuses de notre pays, et tous les autres consacrés, se dit la vérité de l’engagement pour une « humanité plurielle » et plus juste. Ils ne sont pas là pour se faire remarquer, pas plus que ne le voulaient les 19 témoins de l’Église en Algérie. Ils sont des femmes et des hommes ordinaires, cabossés. À travers un art de vivre, initiés par des pionniers – fondateurs et fondatrices des Instituts religieux- Ils désirent seulement dire par leur chair qu’il est heureux – gravement heureux – de faire de l’Évangile du Christ, doux et humble de cœur, son destin et sa force.

Merci à elles et à eux, belle fête en ce jour ! Soyons « gravement » heureux ! Le texte de Véronique Margron à retrouver ICI

Des cartons pleins pour la solidarité

84412_agir-solidarite-carton-plein-650x380À Paris, Carton plein 75 collecte les vieilles boîtes réutilisables et organise des déménagements. Un projet de réinsertion sociale mais aussi écologique : recyclage de cartons et de matériau destinés au déménagement, auquel a été décerné le Prix Initiatives Laudato Si par le Ceras

Dans l’atelier-boutique du XVIIIe arrondissement, plusieurs personnes s’affairent autour de cartons usagés. Ces « valoristes », comme on les appelle dans l’association Carton plein 75, collectent des emballages en bon état, les revendent et organisent aussi des déménagements. Un emploi qui permet à ces salariés en insertion de restructurer leur vie. « Travailler permet de lever certains freins sociaux et personnels. Nous guidons les valoristes dans leurs projets et préparons leur avenir », explique Julie, l’une des accompagnatrices socioprofessionnelles de l’association. L’important est que chacun puisse se réinsérer à son rythme. « On adapte la tâche à la personne. Chacun prend son temps selon ses besoins », précise-elle.

C’est le journal La Vie qui nous en parle et c’est à retrouver ICI et le site de l’association c’est par LA.

A Davos : du Bien mais pas que …

sans-titreOn se demande bien ce qui se passe voire à quoi sert le Forum annuel à Davos. D’aucuns n’y voient que le rassemblement des riches et des puissants au service d’une mondialisation néo-libérale et inégalitaire. Et pourtant on y rencontre aussi des responsables d’ONG ou encore le boudhiste Matthieu Ricard, comme l’indique La Croix.

Avec le temps, j’ai découvert qu’il y a en réalité plusieurs Davos. Celui des chefs d’entreprise qui font des affaires dans les hôtels. Mais aussi celui de scientifiques, d’entrepreneurs sociaux, de spécialistes de l’environnement. Des gens que j’admire et que je peux rencontrer en personne, devenir ami avec eux et créer ensemble une sorte de réseau pour promouvoir un monde plus bienveillant qui prend soin des générations futures.

L’endroit aussi pour trouver des financements pour des projets de développement. Mais aussi pour retrouver certains dirigeants avec lesquels on peut être en total désaccord. Le Président Trump semble à cet égard faire l’unanimité contre lui. Une interview à retrouver ICI

La patience au service de la Paix

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Fort intéressante interview dans La Croix de Mauro Garofalo, responsable des relations internationale de la communauté Sant’Egidio. Si sa première vocation a été de prendre en charge les pauvres de quartiers déshérités à Rome, elle a aussi été un acteur majeur dans la résolution de conflits armés en Afrique. L’occasion de découvrir une foi utile au service de la Paix et aussi qu’on peut soigner les esprits, même si c’est long.

Il est important, aussi, d’insister sur notre place de croyants. Nous sommes des croyants, avant d’être des Occidentaux chrétiens. Or les conflits pour lesquels nous intervenons en tant que médiateur se déroulent, en majorité, dans des pays musulmans, comme le ­Niger ou la Guinée Conakry. Mais nous sommes perçus comme des gens de foi. Ce respect entre les religions nous protège, nous soutient. Pour discuter, nous ouvrons les portes de notre monastère, pas d’un centre des congrès.

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En Ehpad, du cœur et de la tendresse

Le-temoignage-fort-d-une-infirmiere-dans-un-Ehpad_articleEn marge des protestations des personnels et « familles usagères » des Ehpad, on découvre par ce très beau témoignage dans Pèlerin le quotidien de celles et ceux qui accompagnent nos aînés :

Une bonne journée, c’est quand vous passez à côté d’un résident et qu’il vous caresse la main, sans qu’il soit besoin de mots. Ça, c’est une belle journée. Mais cela tient aussi aux relations professionnelles, à la qualité de la vie d’équipe.

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Un missionnaire ne parlerait pas du Christ ?!

sans-titreEn tous cas, pas tout de suite ! C’est ce que le théologien jésuite Christoph Theobald affirme dans une interview à Radio Notre Dame reprise par Croire.com, en marge de la sortie de son livre « Urgences pastorales : comprendre, partager, réformer » (éditions Bayard).

Il ne faut donc pas parler de Jésus ?
C. T. : Surtout pas ! Il faut d’abord que l’autre sente que je suis là devant lui, pour lui, de manière gratuite. Quand aura lieu une conversation d’une véritable profondeur, je pourrai peut-être à tel ou tel moment me présenter comme chrétien, mais c’est parce que nous serons sur un terrain sur lequel l’autre pourra m’entendre.

La priorité est à donner à la proximité – notre quotidien est terre de mission – et à la qualité de la relation avec l’autre. C’est très intéressant et à retrouver ICI.

 

RIP Paul Bocuse

imagesAlors que l’une des figures majeures de la gastronomie française nous quitte, Twitter nous rapporte une de ses citations :

Il n’y a pas de bonne cuisine si au départ elle n’est pas faite par amitié pour celui ou celle à qui elle est destinée.

Nous n’avons pas tous son talent mais, forts de cette invitation, nous pourrons œuvrer à faire vivre sa mémoire ! Nos prières l’accompagnent ainsi que les siens.

Jacques Hamel, Thomas, Benoît, … : confiance et espérance !

Samuel-Lieven_0_729_486Le Journal La Croix nous en informe, le premier prix Jacques Hamel a été décerné à Samuel Lieven, journaliste en sa rédaction. Ce prix a été créé en 2017, après l’assassinat du père Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray pour «distinguer un travail journalistique, quel que soit le support (presse écrite, radio-télévision, multimédia), qui met en avant les initiatives de paix et les démarches de dialogue interreligieux». L’article primé porte sur Thomas et Benoît, deux frères élevés dans une famille catholique. L’un va penser devenir prêtre, l’autre se convertit à l’islam. C’est le récit d’une déchirure familiale mais aussi de retrouvailles, fortes d’un apprivoisement progressif, d’une acceptation et d’une compréhension qui vont prendre du temps.

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Toute fin est une histoire

Pourquoi lire un livre sur la fin des autres ? Un livre sur les soins palliatifs, ou plutôt sur le quotidien d’une bénévole dans une unité de soins palliatifs ? Non pas par fascination morbide mais peut-être pour se souvenir, remercier, rendre hommage, savoir et se préparer.

Se souvenir des personnes – anonymes évidemment – qui sont évoquées, qui pourraient être des proches, qui pourraient être nous. Les faire vivre encore par notre seule lecture. Pour remercier ces bénévoles qui font le choix d’accompagner des personnes jusque-là inconnues dans les derniers moments de leur vie, face à des questions auxquelles elles ne tentent souvent même pas de répondre parce qu’elles n’ont guère de réponses (même si d’autres, plus précises, plus concrètes, peuvent être apportées), alors que nous ne sommes pas forcément capables d’accompagner correctement un proche, ou un ami, dans sa maladie.Lire la suite

Hyper Cacher, trois ans après : des raisons d’espérer

trois-ans-apres-la-vie-normale-de-l-employe-de-l-hyper-cacherIl y a trois ans, dans quelques heures, un fou va s’attaquer à un magasin Cacher Porte de Vincennes, faisant des morts et ponctuant la morbide litanie des attentats en France … Dans le « feu de l’action », un homme ordinaire émerge, Lassana Bathily, employé du magasin, étranger en demande de papiers de régularisation, qui va tenter d’aider les otages et livrer des renseignements précieux aux forces de l’ordre. Ouest France revient sur son histoire et son vécu, fait d’humilité, de courage et de foi aussi :

Sensible au sort des migrants qu’il croise régulièrement porte de la Chapelle, et dont il déplore les conditions de vie, il raconte son parcours d’immigré, arrivé en France à 16 ans. À tous, il dit de « s’accrocher ». Avec ses deux CAP de peintre et carreleur, lui a enquillé : plonge, nettoyage, commerce… On lui demande aussi « pourquoi il a mis sa vie en danger pour sauver des gens ? ». Et « pourquoi certains tuent au nom de l’Islam ? ». Le jeune musulman leur répond que « la religion n’a rien à voir là-dedans ».

C’est à retrouver par ICI.

Migrants : les Eglises aux avants-postes

hollenbach-rtx1wjf5_jpgAlors que le Figaro annonçait pour Noël les résultats inquiétants d’un sondage en ligne sur l’immigration, divers médias mettent en valeur le rôle actif des Eglises dans l’accueil des migrants en Europe, voire le caractère promordial de leur contribution.

Le Monde ainsi, avec l’interview de la sociologue Mathilde Pette, insiste sur le rôle centrale de l’Eglise dans l’accueil des migrants en France.

Le soutien aux migrants n’est pas le fait de toute l’Eglise mais il n’en reste pas moins qu’elle est l’un des soutiens les plus systématiques à cette population. Cela passe par exemple par l’engagement de prêtres, par des collectes organisées dans les paroisses, par la Journée mondiale du migrant et du réfugié ou par la mise à disposition des locaux, à l’occasion par exemple de grèves de la faim d’étrangers sans-papiers. Les édifices ecclésiastiques apparaissent alors comme des lieux de refuge et de protection.

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Le Pape et Twitter, les chrétiens et les réseaux sociaux

CNS-BISHOP-TIGHE-ORDINATION_jpgComment le Pape Benoît XVI a-t-il accepté d’ouvrir un compte Twitter ? Au-delà, quelle place utile de celles et ceux qui croient en Jésus-Christ sur Internet, … : une excellente interview dans la revue jésuite américaine de Mgr Paul Tighe, Secrétaire du Conseil pontifical pour la Culture, baptisé « l’homme le plus agréable du Vatican ». [Les traductions qui suivent sont de l’auteur !]

Comment le compte Twitter du Vatian a-t-il été ouvert ? Le Pape Benoît me dit : « Etes-vous en train de me dire que c’est quelque chose qui me permettra d’atteindre des gens que je ne pourrais pas atteindre autrement, avec des messages courts et porteurs d’espoir, et que cela ne va pas me demander beaucoup de travail ? » « Oui » « Alors allez-y ! Je n’ai pas besoin d’autres explications. »

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A-Dieu, Frère Henri

img_0871Le Père Dominicain Henri Burin des Roziers est mort avant-hier. Depuis 1978 comme prêtre mais aussi comme avocat, il s’est battu au service des « sans-terres » au Brésil, notamment aux confins de la forêt amazonienne. En 2002, le journal La Vie, avant et après tant d’autres, lui consacrait un portrait :

Sa tête a été mise à prix mais cela ne semble nullement l’émouvoir. À 71 ans, Henri Burin des Roziers ne redoute qu’une chose : l’injustice. Installé depuis dix ans dans le sud du Para, au nord-est du Brésil, cet avocat, religieux dominicain, est devenu la voix des plus démunis : les petits paysans sans terre chassés par les grands propriétaires fonciers. De sa trajectoire qui l’a conduit à braver les pistoleiros et autres ripoux aux confins de l’Amazonie, Frère Henri, comme on l’appelle ici, ne parle qu’à contrecœur : « Ce qui se passe ici est plus important que mon histoire. »

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Une nuit pour le Bien commun ?

bigger-whiteCe soir est organisée « La Nuit du Bien Commun » au Théâtre Mogador à Paris. X-ième soirée caritative me direz-vous … Sauf qu’ici, les projets soutenus sont connus de beaucoup d’entre nous et méritent le détour : Enfants du Mékong, Entourage, Lazare, Espérance Banlieues, et d’autres encore à découvrir sur le site de l’initiative : https://www.lanuitdubiencommun.com/

Peut-être trop tard pour participer aux petits-fours, pour donner sûrement non !

Accueil des pauvres : la Diaconie, kezako ?

 

wdp_logo_fre_0Au lendemain de la Journée mondiale des Pauvres, voulue par le Pape François sous le thème « N’aimons pas en paroles mais par des actes », nous pouvons (re-)découvrir utilement ce qu’est la Diaconie. Dans une très intéressante contribution préparatoire à l’Université de la Solidarité et de la Diaconie, qui s’est tenue tout récemment à Lourdes, le Père Etienne Grieu nous propose quelques éléments :

Si vous interrogez des chrétiens en leur posant la question, pour vous c’est quoi l’Église, comment la définissez-vous ? Lire la suite

Migrant’scène, une autre approche

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Hier, la Cimade a lancé dans 60 villes en France le festival Migrant’scène. Jusqu’au 10 décembre, au travers de rencontres, d’une exposition, de projections de films, de débats, il a pour objectif de porter un regard différent sur les migrations.

Après le temps des actions de solidarité, dans un rapport aidant-aidé, face à l’urgence, pour pallier les manques de l’Etat, il s’agit de faire connaître la richesse des projets où chaque personne, qu’elle soit d’ici ou d’ailleurs, est actrice à part entière, force d’initiative ou de proposition, force de parole ou de réflexion, sur un pied d’égalité.
Il est temps de montrer que, même si c’est difficile, même si cela ne va pas de soi, penser ensemble, agir ensemble, malgré toutes nos différences, permet d’avancer et de construire un monde plus juste, plus ouvert, plus fort, justement grâce à nos différences.

Tout le programme à retrouver ICI.

L’Europe, Taizé : l’enthousiasme !

Portrait du Frère Aloïs, prieur de la communauté de TaizéAlors que s’ouvre demain la 92e session des Semaines Sociales de France sur le thème « Quelle Europe voulons-nous ? », Frère Aloïs, Prieur de la Communauté de Taizé, qui sera responsable du « fil rouge théologique » du rassemblement, évoque dans les colonnes de La Vie son approche de l’Europe.

Nous avons trop longtemps considéré l’Europe à travers le seul prisme économique, or nous ne pouvons pas avancer dans ce domaine si la dimension spirituelle est absente. Elle nous ouvre à l’humain, nous permet de mieux comprendre l’histoire des différents pays, et donc leurs positions actuelles. Pour donner un nouveau souffle à l’Europe, confrontée à de multiples problèmes économiques et politiques, il s’agit de faire jaillir une étincelle d’enthousiasme.

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L’Europe : un enjeu pour les chrétiens

Logo-des-Semaines-sociales-de-FranceDepuis plus d’un siècle, les Semaines Sociales de France rassemblent plusieurs milliers de chrétiens autour d’un enjeu de société, à la lumière de la Pensée sociale de l’Eglise. Cette année, « Quelle Europe voulons-nous ? » est proposé au discernement des participants qui seront en novembre à Paris.

Le projet européen a réussi la prouesse de pacifier un continent qui n’avait jamais connu plus d’un demi siècle de paix. Aujourd’hui, en France et chez nos voisins, l’anathème et le slogan tiennent trop souvent lieu de débat. Le projet européen peine à rassembler : la montée du scepticisme et du rejet, nette en Grande-Bretagne, plus variable dans d’autres pays, ne permet plus d’entendre les raisons de l’adhésion.
Les Semaines Sociales de France se rappellent que le projet européen a été bâti grâce à des chrétiens engagés, qu’elles ont travaillé périodiquement le sujet, ce qui leur donne une légitimité pour établir un diagnostic et ouvrir le débat sur le projet européen. Elles s’appuient sur une année d’échanges organisés par les antennes régionales, les travaux et témoignages d’analystes et d’acteurs français et européens, celles des réseaux partenaires dont IXE (Initiatives de Chrétiens pour l’Europe). Après les élections en France, puis en Allemagne, le moment est propice pour intervenir dans un débat refondateur.

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De l’énergie pour la reprise …

rvlfvv-HCLa reprise de l’année, qu’on ait eu la chance de partir pour les vacances ou non, est toujours un défi … Alors un peu d’énergie avec cette formidable capitaine, c’est par ICI !

Go, go, go … et, en attendant, très bon week-end !

Bob Marley doit-il tout à une religieuse ?

imagesC’est ce que l’on pourrait penser à la lecture d’un article tout récent du Pélerin retraçant la vie de Soeur Ignatius, dévouée à la jeunesse déshéritée de Jamaïque et trouvant dans l’éducation musicale un moyen d’élévation et un terrain de liberté pour les jeunes dont elle avait la charge, avec des effets qu’elle n’avait pas imaginés à l’origine :

Quelques élèves formés par sœur Ignatius découvrent le nyahbinghi et décident de le rehausser par le savoir-faire musical qu’ils ont acquis à l’Alpha Boys’ School. Ce rapprochement de style accouche du ska : mesure saccadée, fusion entre le rythm and blues d’influence américaine et le nyahbinghi, il est considéré comme la première musique purement jamaïcaine. […] À la fin des années 1960, répondant au goût du public, le ska ralentit son rythme endiablé et devient le reggae, musique engagée portée principalement par des chanteurs rastas.

De la générosité au service de l’autre, au nom du Christ, qui a marqué l’histoire de la musique ! C’est à découvrir ICI.

Les croyants sur le front de la paix

Europeancitizensprize1Le souvenir de la mort brutale du Père Jacques Hamel il y a un an nous renvoie à l’engagement de tous les chrétiens et au-delà de croyants au service de la paix dans le monde. Entre autres et par trois fois les derniers mois, leur engagement a été publiquement reconnu.

Il en est ainsi du Père Tvrtko Barun (photo), jésuite, qui a reçu mi-juillet du Parlement européen le Prix du citoyen européen, pour son engagement en faveur des réfugiés. Responsable du Service jésuite des réfugiés pour la région Europe du Sud-Est et réfléchissant sur le caractère humanitaire de la congrégation jésuite, il dit (source : JRS) :

Notre œuvre est basée sur les valeurs de l’Evangile. Je crois qu’être  ouvert aux autres et aux différents est un défi pour tout le monde, indépendamment de sa foi. Les mots du Christ nous aident certes à rendre plus facile le choix de cette ouverture.

Il est encore ainsi du rôle prépondérant des religions en faveur de la paix, reconnu par l’ONU dans le cadre du Plan d’action de Fès publié au même moment. Comme le rapporte Radio Vatican, il a été salué par Mgr Auza, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU.

Il en fut encore ainsi au printemps, quand le Quai d’Orsay, en établissant un protocole officiel de coopération avec la Communauté de Sant’Egidio, reconnaissait le rôle majeur de ces chrétiens dans la construction de la paix en CentrAfrique et dans la prise en charge des réfugiés du Proche et du Moyen-Orient.

Rendons grâce pour cela et essayons d’y contribuer là où nous sommes et à notre niveau.

Emmanuel Macron au Père Jacques Hamel

16008438-21008439Le Président de la République Emmanuel Macron a participé ce jour aux commémorations de l’assassinat du Père Jacques Hamel, il y a un an. On peut prendre le recul de rigueur face aux paroles d’un homme politique, dont on ne peut douter de l’intelligence de situation. Pour autant, ses paroles sont suffisamment rares pour qu’on les lise :

Car elle est là, elle est là aussi la force de notre nation, dans cette capacité à entendre et faire siennes les paroles de fraternité et de charité que l’Eglise de France prononça voici un an ; dans cette capacité à réunir autour du corps supplicié d’un prêtre l’imam, le pasteur et le rabbin.

A découvrir in extenso ICI

A lire aussi l’homélie de Mgr Lebrun (par LA) :

Le Père Hamel parle encore. Sa vie, sa mort parlent bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Sa vie, sa mort, parlent, inspirent mais aussi crient. Sa vie, sa mort s’adressent à chacun d’entre nous selon sa propre vie, selon ses propres questions ou ses convictions.

 

 

 

« Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu pour avoir un curé noir ? »

12503354_xlNon, ce n’est pas le titre d’un film mais d’un documentaire diffusé tout récemment sur France 3 et aussi la citation d’une lettre de protestation adressée à l’Archevéché de Strasbourg après la nomination d’un prêtre togolais dans la campagne alsacienne … On peut craindre au début un traitement journalistique caricatural (les cathos, les Alsaciens, …) ou un hors-sujet (pourquoi les campagnes alsaciennes votent Front National ? …). Et pourtant, ce portrait croisé de deux cousins togolais, l’un prêtre, l’autre pasteur, nommés dans la ruralité alsacienne, nous disent beaucoup de leur engagement, de ce qu’accueillir l’étranger veut dire et ce que cela veut dire pour lui, et plus concrètement des efforts que nous faisons plus ou moins dans nos propres paroisses, que notre prêtre soit noir, nouveau ou non … Un beau travail de journalisme aussi, au passage, ouvert, à l’écoute et qui donne pour une fois un beau visage de nos églises !

A découvrir et partager … vite car le replay devrait être fermé dans cinq jours !

 

 

« Donne-moi une bonne digestion, Seigneur … »

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T. More

Donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer. Donne-moi la santé du corps avec le sens de la garder au mieux. Donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation. Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir. Ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ». Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres. Amen. 

 

Cette prière de Thomas More était l’un des préférées de Jean Boissonnat, décédé il y a peu, alors on la partage, en vous souhaitant un bon week-end ! (et digérez-bien et faites des blagues pour être heureux !)