Le Sénevé, un centre pour personnes handicapées dans les ruines de Homs

A découvrir dans La Vie, ce reportage sur Le Sénevé, centre pour personnes handicapées de tous âges, qui a rouvert il y a deux ans dans le quartier chrétien de Homs en Syrie. Soutenu par l’OEuvre d’Orient, il est devenu le symbole d’une vie possible après la guerre.

« Ce n’est pas facile de vivre dans un quartier en ruine et encore presque vide, confie sœur Samia, mais nous avons voulu être un signe d’espérance pour les habitants. » Le centre, qui accueille de jeunes handicapés de toutes confessions, a effectivement de quoi redonner espoir tant il respire la bonté et la confiance.

Hiver rude, attentats, insécurité, pauvreté, le centre demeure envers et contre tout, comme une graine d’espérance et de vie : « Une quarantaine de personnes travaillent pour nous aujourd’hui. Ils dépendent de nous. Si nous partons, tous vont partir, s’exclame sœur Samia. Notre mission, aujourd’hui, c’est de faire continuer la vie ici. »

Quelques éléments sur la guerre en Syrie

  • Mercredi dernier, le Pape avait déclaré :

« Nous assistons horrifiés aux derniers événements en Syrie. Je prie pour les victimes et leurs familles. […] J’en appelle à la conscience de ceux qui ont des responsabilités politiques, au niveau local et international, afin que cesse cette tragédie et que l’on soulage cette chère population depuis trop longtemps épuisée par la guerre. J’encourage également les efforts de ceux qui, malgré l’insécurité et les désagréments, s’efforcent de faire parvenir de l’aide aux habitants de cette région ». (Zénit)

 

  • Cinquante-neuf missiles américains de type Tomahawk ont été tirés jeudi 6 avril contre une base aérienne syrienne, en réponse à l’attaque chimique meurtrière sur Khan Cheikhoun imputée à Bachar Al Assad. Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé une « agression contre un État souverain […] ». Angela Merkel et François Hollande ont de leur côté estimé que le président syrien porte « l’entière responsabilité » des frappes américaines. (La Croix)

 

  • « Ce qui est déconcertant dans l’attaque militaire américaine en territoire syrien est la rapidité avec laquelle elle a été décidée et mise en œuvre, sans que soient au préalable conduites d’enquêtes adéquates sur la tragique affaire du massacre à l’arme chimique intervenu en province d’Idlib. Cette opération militaire ouvre de nouveaux scénarios inquiétants pour tous. » explique Mgr Georges Abou Khazen OFM, Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin (Agence Fides


Prions pour toutes les victimes et pour ceux qui leur viennent en aide, pour les responsables politiques, et pour la Syrie.

Que le Christ illumine ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort et conduise leurs pas au chemin de la paix !

Des chrétiens syriens survivants de Daech témoignent

C’est un témoignage bouleversant que nous donne à lire Laurence Desjoyaux dans La Vie : « pendant plusieurs mois, voire plusieurs années pour certains, une poignée de chrétiens a vécu sous la coupe du groupe État islamique dans son bastion syrien de Raqqa. » A l’été 2014, Ruba, son époux Yousef et leurs enfants réussissent à fuir Raqqa, sous la domination des djihadistes depuis un an. Vanis y restera quant à lui jusqu’en 2016.

Ils ont détruit les croix de plusieurs églises et les ont remplacées par leur drapeau , se souvient Ruba. Ils ont brûlé des objets religieux et nous ont interdit d’y pratiquer notre foi. Nous devions prier uniquement dans nos maisons. Mais nous avons eu tellement peur que j’ai retiré tous les signes religieux visibles chez nous.

A partir de janvier 2014, les chrétiens de Raqqa doivent se soumettre aux règles de Daech : « On nous a demandé de nous convertir, de payer la djizia ou bien de partir. » Vanis, un chrétien arménien décidera de rester, jusqu’à être complètement ruiné. Il raconte :Lire la suite

Un « couloir humanitaire » entre le Liban et la France

Quelque 250 Syriens et Irakiens vont arriver en France d’ici à neuf mois, rapatriés depuis le Liban par des communautés religieuses. C’est une première. En passe d’être signée par le ministère de l’intérieur, la Communauté de Sant’Egidio, la Fédération protestante de France, la Fédération de l’entraide protestante et la Conférence des évêques de France, cette opération européenne a été baptisée « Couloirs humanitaires ».

Les communautés religieuses vont signer un protocole avec la Place Beauvau. Elles choisiront leurs candidats à la réinstallation sur des critères de « vulnérabilité », ou sur les « liens familiaux ou culturels forts avec la France ». Ensuite, elles paieront le transport des réfugiés et assureront leur logement et leur prise en charge en France durant un an.

Le cas de ces 250 personnes réactivera l’usage du « visa humanitaire », puisque c’est ce document qui leur sera délivré. En 2016, la France en a délivré 2 745 à des Syriens et 1 369 à des Irakiens, mais la baisse d’octroi de ce laissez-passer aux Irakiens (– 45 % en 2016) inquiète les autorités religieuses. En conclusion de leur assemblée de printemps à Lourdes, les évêques français avaient en effet demandé aux autorités « de ne pas relâcher leurs efforts pour aider les minorités vulnérables, comme les yézidis et les chrétiens ».

A lire dans Le Monde

A Damas les franciscains tiennent leur porte ouverte à tous

A Damas les franciscains tiennent leur porte ouverte à tousLu sur TerraSanta.net« La Syrie a toujours été une mosaïque de cultures et nous ne permettrons pas que la guerre la détruise », affirment les Franciscains de la Custodie à Damas qui aident, comme ils peuvent, les plus pauvres.

Sur une ancienne voie romaine, où la tradition veut que saint Paul soit tombé de son cheval (l’inscription se lit: locus Traditionalis conversionis S. Pauli Apostoli), se trouve l’un des endroits gardés par les frères franciscains. Avant la guerre, c’était un destination pour les milliers de pèlerins qui visitaient chaque année le pays. Aujourd’hui, du million de touristes en moyenne qui affluait en Syrie, il n’y a aucune trace. Les frères eux sont là, depuis des siècles, au nom et pour le compte de l’Eglise catholique, pour garder des lieux saints dans toute la Syrie (comme aussi par exemple, à quelques kilomètres de là au sanctuaire de la maison de saint Ananias). A côté de cette activité de base, frère Bhajat explique comment les frères passent une grande parte de leur temps à aider ceux qui ont été irrémédiablement frappés par la guerre.

Lire la suite…

Les chrétiens d’Alep célèbrent Noël dans l’espérance

Les chrétiens d’Alep célèbrent Noël dans l'espéranceCe 25 décembre, la cathédrale maronite Saint-Elie dans la Vielle ville, a accueilli pour la première fois une célébration depuis cinq ans et le début de la guerre. La messe de Noël a été célébrée dans l’édifice en ruine, détruit dans les bombardements. C’est au milieu des gravats, que les fidèles ont installé la crèche.

Le frère Georges Sabé est allé à cette messe. Un jour historique, confie le frère mariste depuis Alep, interrogé par Sarah Bakaloglou pour Radio Vatican.

Le Christ, la guerre et le cardinal Tagle

Message de Noël du cardinal Tagle consacré à la SyrieDe Radio Vatican : Le cardinal Luis Antonio Tagle, président de Caritas Internationalis, a publié son message de Noël, qui est tourné cette année vers la Syrie. L’organisation catholique a lancé la campagne « Syrie, la paix est possible ». Dans ce message, le cardinal philippin revient sur les souffrances du peuple syrien et sur l’espoir que la Syrie vivent enfin dans la paix.

 

Dans son message, le cardinal Tagle déplore : « Parfois, on dirait que c’est toujours l’hiver en Syrie, et jamais Noël ». A-t-il volontairement repris les mots du faune Tumnus, dans le célèbre tome 2 des Chroniques de Narnia ? Rappelez-vous, dans « Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique« , C.S. Lewis mettait en scène un Narnia condamné à l’hiver éternel par la sorcière Jadis, sans jamais pouvoir fêter Noël. Jusqu’à ce que les deux filles d’Eve, les deux fils d’Adam et le très christique lion Aslan délivrent Narnia de son emprise maléfique et y rapportent la paix.

En ces jours qui précèdent Noël, c’est tout ce que nous pouvons espérer pour la Syrie, que la venue d’un petit enfant, la venue du Christ, apporte la paix au monde et au peuple syrien en particulier.

Après Alep, la guerre se poursuit en Syrie

capture« Émiettés dans plusieurs bastions, les opposants à Damas – eux-mêmes divisés et estimés à environ 100 000 combattants sur l’ensemble du territoire – sont affaiblis, mais pas vaincus. Ils tiennent encore plusieurs poches, dont la plus importante est celle d’Idlib, dans le nord-ouest du pays et au sud-ouest d’Alep, à la frontière Turque ».

Article suivi d’un extrait d’une lettre envoyée le 13 décembre par la communauté mariste d’Alep : ‘Quel regard sur celui qu’on soupçonne d’avoir été notre ennemi ?’

Par Laurent Larcher dans La Croix

Alep meurt et nous trouve désemparés

mourne-gif-1024x768_q95_detail_upscaleLa propagande fait rage autour d’Alep. Certains célèbrent une libération de la ville, tandis que d’autres dénoncent des massacres systématiques, maison par maison, à l’arme blanche. Comment savoir ? Que dire ? Que faire, sinon se morfondre, s’horrifier et prier ? Même ce message de Sant’Egidio… Je veux bien dire « je ne laisserai pas faire ça » mais, comment ? Parce que je l’aurais twitté ? Reste ces mots et leur équilibre, la volonté de rechercher une solution pour les civils.

L’attaque des soldats du gouvernement, appuyés par les Iraniens et le Hezbollah avec la couverture de l’aviation russe, réussira probablement à vaincre la résistance en peu de temps. Le passage de la présidence Obama à celle de Trump crée un vide politique qui a facilité le déclenchement de l’offensive, les pressions internationales étant faibles. Quoi qu’il en soit, les habitants sont à bout de force. La partie contrôlée par les forces gouvernementales a également connu beaucoup de souffrances et de destructions. Pendant plusieurs mois, un ami d’Alep me téléphonait depuis la zone contrôlée par le gouvernement (où la vie a aussi été très dure) ; il me disait : « nous sommes sans défense, pourquoi les rebelles n’entrent-ils pas ? ». Les habitants d’Alep, otages de deux camps opposés dans un jeu confus et cruel, ont trop souffert. Pour le camp du gouvernement, le problème est de conquérir toute la ville d’Alep, rapidement. Sauver les habitants est-il une perte de temps ? Il faut faire peser tout de suite la pression internationale sur les combattants pour arrêter les massacres.

Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent. (Romains, 12, 15)

Angélus : le message du pape François pour les victimes de la guerre et des attentats

Dans son message adressé à la foule réunie sur la Place Saint-Pierre de Rome pour la prière de l’Angélus, le pape François a lancé un vibrant appel en faveur de la population syrienne, victime de la guerre. Il a aussi exhorté à prier pour les victimes des récents attentats, en particulier l’attentat de ce dimanche matin au Caire, qui a fait 25 morts et une cinquantaine de blessés.

***

La France, représentée en la circonstance par Jean-Marc Ayrault, a aussi signifié sa solidarité avec les victimes de l’attentat du Caire, dans un communiqué officiel :

C’est avec consternation que j’ai pris connaissance de l’attentat odieux qui a frappé, ce matin, au moment de la messe dominicale, l’église Boutrossia du Caire et qui a fait de nombreuses victimes.

Je présente mes condoléances à leurs familles et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

La France est pleinement solidaire de l’Egypte dans cette terrible épreuve, comme dans la lutte contre le terrorisme.

Cri du cœur : « Pour tous nos frères d’Alep »

Pour tous nos frères d’AlepC’est le cri du cœur de Koz, qui s’élève en prière, pour les victimes du conflit syrien. Parce que « Nous ne devrions pas nous blinder, nous ne devrions pas savoir qu’ainsi va le monde et qu’il y a toujours eu des guerres, nous devrions nous foutre qu’Assad ou que Poutine et simplement voir des frères qui vivent un enfer. Je me fous que ce soit ingénu, je me fous d’être naïf, et j’emmerde ceux qui le diront et ceux qui le penseront. Je ne veux pas être silencieux seulement parce que je ne peux rien faire ».

Syrie : fr. Ibrahim Alsabagh témoigne

Syrie : le témoignage d'un franciscain d'Alep de passage à RomeAu cœur d’Alep en Syrie, à quelques mètres de la ligne de front, se trouvent le convent franciscain et la paroisse Saint François d’Assise. L’un de ses prêtres, le frère franciscain Ibrahim Alsabagh, de passage à Rome, livre son témoignage d’espoir et de foi.

Quand nous regardons avec les yeux de la foi nous savons qu’aucune guerre n’a duré jusqu’à la fin du monde. […] La parole dernière ne peut pas être pour la mort et la violence, mais par la résurrection de Jésus Christ, pour la vie, pour la paix.

L’interview recueillie par Samuel Bleynie pour Radio Vatican à écouter ici.

Pour la Syrie, bien-aimée et martyrisée

Communiqué du conseil des Églises catholiques en Syrie
A lire sur terrasanta.net :

L’Église veut aider ses enfants, en particulier les jeunes, à résister à l’immigration devenue désormais un tsunami, emportant nos enfants à travers les mers et les océans et les dispersant aux quatre coins du monde. Quelles que soient les circonstances, nous devons chercher à aider nos enfants à demeurer dans la résilience malgré la crise et la souffrance. Nous restons et demeurons fermes, et nous encourageons nos enfants à rester où Dieu leur a donné vocation d’être: en Syrie, le berceau du christianisme, comme gardiens de la foi de leurs ancêtres. Nous demandons également à ceux qui ont été forcés à émigrer de garder la flamme de la sainte foi.

Prions en communion avec les évêques de Syrie, pour leurs martyrs, les victimes de la violence et du terrorisme, et tous ceux qui ont été enlevés ou ont disparu. Que la flamme de la foi demeure allumée plus que jamais dans leur cœur, et que le Seigneur leur donne force, courage et consolation.

Syrie : « Notre monde a besoin d’une révolution contre la violence »

Le père Jacques Mourad est resté prisonnier de Daech durant cinq mois avant de parvenir à s’échapper. Celui qui était prieur du monastère syrien de Mar Elias, aujourd’hui détruit par les islamistes, a répondu aux questions de l’Aide à l’Eglise en Détresse. Loin de toute rancœur, il appelle à une action éclairée pour vaincre le fanatisme.

Si le monde souhaite vraiment mettre fin aux ravages des fanatiques, il faudra arrêter de commercer avec l’Arabie Saoudite. […] Les bombardements ne servent à rien.

Lire la suite

Franciscans in Syria

capture

 

Our only safetyness is that God is with us.

– Are you afraid?
– No. Not at all. Afraid of what? I can be killed anywhere, in any place.

There is going to be a Tomorrow, because God is supporting you.

Voir la vidéo…

 

L’or vert d’Alep menacé

captureDe même que la fabrication de la Chartreuse a dû s’exiler en Espagne, la fabrication de ce merveilleux savon d’Alep s’est exilée en France. En attendant un retour dans sa ville d’origine, nous l’espérons !

L’air embaume l’olive et le laurier. Les chromes de deux immenses cuves étincellent dans le petit matin de septembre. Juché sur son échafaudage, un homme en blouse blanche scrute la pression qui s’y accumule. Il parle un arabe aux accents de la vallée de l’Oronte, en Syrie. Hassan Harastani est l’un des plus grands maîtres savonniers de son temps. Dans son pays, il fabriquait des savons d’Alep destinés aux hammams du monde entier. Mais il a dû fuir. C’était l’exil ou la mort. Il n’a pas tourné le dos à son pays pour autant.

Voir plus…

Ils ont tous mis leur foi en Lui !

captureDurant 6 nuits, cette femme a fait le même rêve, sans en comprendre la signification. Le septième jour, trois hommes de l’équipe de Christian Aid Mission se sont approchés de sa porte. Quand elle les a vus arriver, elle s’est empressé de leur ouvrir la porte : « Quand ils ont ouvert la bible, elle est tombée immédiatement à genoux ».

Ne contenant son émotion et sa joie, la femme a ensuite partagé cette surprise avec sa famille : « Ce sont les gens que l’homme dans mon rêve m’a dit de rencontrer ! »

Les missionnaires ont pu partager le message de l’Évangile à l’ensemble de la famille : « Ils ont tous mis leur foi en Lui ! »

Voir plus…

Le Pape François pour un cessez-le-feu immédiat en Syrie

Au terme de l’audience générale, le pape François a lancé un nouvel appel de paix pour la Syrie. Réaffirmant sa solidarité envers toutes les victimes, le pontife a exhorté les “responsables“ à trouver des accords pour “un cessez-le-feu immédiat“. Ce dernier permettrait “l’évacuation des civils, en particulier, des enfants, qui sont encore piégés sous les bombardements“, a insisté le pape.

Famille Chrétienne

 

Espérons que le Pape sera entendu…

Lire la suite

James Foley, reporter de guerre et figure christique

captureDans la profession, on reconnaissait en ce photojournaliste de 40 ans un grand professionnel, courageux et talentueux. Mais seuls ses proches amis ou confrères savaient qu’il était « aussi » un ardent catholique. Cela ne fut presque jamais mentionné quand on rapporta, dans tous les médias du monde, les étapes de sa capture, puis son assassinat au couteau.

Par Jean-Claude Guillebaud

Voir plus…

Enfants de Syrie

Alors ? On devrait être dans tous nos états, on devrait hurler notre révolte, notre honte. Comme après Guernica. Comme après Treblinka. Comme après Hiroshima (trois exemples de « seuils » dans l’horreur). Pourquoi ne le faisons-nous pas ? Peut-être parce que le déluge indifférencié d’images et d’histoires nous laisse plus groggy qu’autrefois

Nous pouvons prier. Nous devrions hurler. « Âmes habituées » ou âmes résignées, désabusées, sûres de l’inutilité de leur surgissement ?

Jean-Claude Guillebaud s’interroge, en un triste édito, sur notre inaction face à l’horreur.