A cheval aux soins palliatifs

C’est une histoire un peu particulière qui témoigne de l’imagination dont font constamment preuve les meilleurs services de soins palliatifs. Peyo est un cheval singulier au don exceptionnel : il détecte et il apaise les personnes en fin de vie. Parce qu’il est présent au salon du cheval, Paris Match lui consacre un bel article. Au mois de mars, Ouest France avait réalisé un reportage sur ce cheval à part, dans les couloirs d’un établissement hospitalier dijonnais.

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L’appel de 175 associations de bénévoles, pour les soins palliatifs, contre l’euthanasie

Ce sont des personnes ordinairement discrètes, présentes en silence auprès de malades, en ces lieux auxquels on n’aime guère penser, où l’on préfèrerait ne pas aller, que ce soit pour soi-même ou pour un proche. Elles, elles y sont quotidiennement. Elles sont des milliers, elles offrent des centaines de milliers d’heures par an. Elles rechignent pourtant à en parler parce qu’elles refusent de globaliser ce qui reste un accompagnement personnel et singulier. On les entend peu, probablement parce qu’à la différence d’une autre association, elles consacrent leur temps non à militer mais à accompagner. Pourtant, elles, elles ont l’expérience concrète de la fin de vie. Alors cette fois-ci, elles ont voulu se faire entendre, en développant douze raisons de dire non à l’euthanasie, sur laviepaslamort.fr.

Un bon verre de vin rouge aussi, en soins palliatifs

Les soins palliatifs vont encore plus loin. En accompagnant la personne jusqu’au bout, ils prennent le temps de la respecter dans toutes ses dimensions. Il s’agit de « prendre soin » du malade au plan physique, psychologique, social et même spirituel (…)Lire la suite

Tribune des médecins en soins palliatifs du Nord sur l’euthanasie

Comment osez-vous ?!

Koztoujours sort de ses gonds, et met son clavier au service de Jalmalv, cette belle association d’accompagnement des personnes en fin de vie :

Par des mots ignorants et tranchants dans un domaine d’infinie sensibilité, vous avez souillé l’engagement discret et patient de centaines de bénévoles, présents en silence, mais absents des plateaux télé. Vous nuisez à leur rôle essentiel, vous instillez le soupçon et la défiance dans cette relation toujours délicate, ce lien si fragile, entre un patient en fin  de vie et le bénévole qui vient l’accompagner, qui vient l’aimer. Comment osez-vous ?!

 

Femmes, il vous aime

Belle décla de Koz dans La Vie !

Aussi loin que mon esprit m’entraîne, je vois des femmes, leurs mains et leurs visages. Mains du service et visages de la grâce. Mains qui nous ont un jour accueillis à la lumière. Mains qui nous lavent et qui nous sèchent, mains qui nous tendent à notre mère. Les mêmes mains qui nous soignent, nous toilettent, mêmes mains qui nous changent et qui nous pansent, mains qui caressent et nous apaisent quand vient le temps de partir, vers la nuit, une autre lumière peut-être. Dans la matière, les odeurs, les plaies et le sang. Elles sont là pour nous recueillir du sein de nos mères, elles sont encore là pour sauvegarder nos derniers jours.

« Merci pour tout ce que vous faites »

Une journée en Soins Palliatifs, c’est ce que nous relate Koz avec éloquence sur son blog.

Comment peut-on s’attacher à connaître une personne, savoir qu’elle va mourir, la voir mourir, et recommencer le lendemain ? Ils doivent être blindés. C’est bien ce que l’on croit d’abord, et peut-être est-ce vrai dans d’autres services hospitaliers, parfois par la force (supposée) des choses ? Pas ici. « On ne se blinde pas, ici. Les émotions, ça nous maintient en vie », me dit Sylvia Boulate, cadre hospitalier.

Un article à lire absolument, car on est souvent bien loin de se représenter de façon juste et claire la réalité d’un service de soins palliatifs.

Sida, soins palliatifs, écologie : la vie avant tout

Antonio-Ugidos-bataille-fermeque-permettant-lacces-souhaitent-soins-palliatifs-respectee_0_729_647Association surprenante me direz-vous ! C’est pourtant ce qui a rythmé le parcours d’Antonio Ugidos, Délégué général sortant de l’Association pour les Soins Palliatifs (ASP Fondatrice), interviewé dans les colonnes de La Croix.

Quand je pense aux années d’Aides, où l’on mourait beaucoup, ce que l’on souhaitait alors, ce n’était pas d’accommoder les conditions de la mort, mais c’était de vivre. Vivre et combattre surtout la maladie, plutôt que mourir.

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Un médecin mort à l’intérieur ?

« Tuer celui qui m’a parlé : préparer la seringue, entrer dans la chambre, dire un mot (lequel d’ailleurs ?), injecter les produits, recueillir le dernier soupir, consoler la famille et signer le certificat ; alors je crois que, moi aussi, je mourrais.Le médecin en moi mourrait : comment ensuite prendre à nouveau le risque d’écouter vraiment ? comment ne pas devenir alors un gigantesque cimetière, une nécropole de champs de bataille ? Je ne veux pas devenir un monument aux morts.

J’accompagne des vivants qui n’ont que faire d’un médecin qui serait mort à l’intérieur ».

Claire Fourcade, médecin en soins palliatifs à Narbonne 

« On ne soigne pas des mourants, mais des vivants »

Il peut nous arriver d’être chafouin lors de la publication d’un article. Ne niez pas, ça arrive.

Raison de plus pour signaler ce reportage exemplaire de France Info sur une unité de soins palliatifs.

Afin de les recevoir dans un cadre moins austère qu’une salle d’attente d’hôpital, deux salons ont été aménagés. Les enfants peuvent y dessiner, on peut prendre un café ou bouquiner sur des canapés moelleux. « Le temps passé à l’écoute des malades et des familles fait partie des soins, affirme Margot, infirmière. Le moindre détail compte dans cette prise en charge. » Cela va du reconditionnement des traditionnels plateaux-repas, dans de la vaisselle colorée pour égayer le quotidien, à la baignoire de balnéothérapie, qui permet d’améliorer sensiblement la toilette.

Toute fin est une histoire

Pourquoi lire un livre sur la fin des autres ? Un livre sur les soins palliatifs, ou plutôt sur le quotidien d’une bénévole dans une unité de soins palliatifs ? Non pas par fascination morbide mais peut-être pour se souvenir, remercier, rendre hommage, savoir et se préparer.

Se souvenir des personnes – anonymes évidemment – qui sont évoquées, qui pourraient être des proches, qui pourraient être nous. Les faire vivre encore par notre seule lecture. Pour remercier ces bénévoles qui font le choix d’accompagner des personnes jusque-là inconnues dans les derniers moments de leur vie, face à des questions auxquelles elles ne tentent souvent même pas de répondre parce qu’elles n’ont guère de réponses (même si d’autres, plus précises, plus concrètes, peuvent être apportées), alors que nous ne sommes pas forcément capables d’accompagner correctement un proche, ou un ami, dans sa maladie.Lire la suite

Un détour pour voir une dernière fois la mer

Parfois, ce ne sont ni les médicaments, ni la formation ni les compétences qui comptent. Parfois, tout ce dont vous avez besoin pour faire la différence, c’est de l’empathie.

Une équipe d’ambulanciers a fait tout son possible pour accompagner une femme malade voir une dernière fois la mer avant de l’emmener dans un service de soins palliatifs.

Grâce leur en soit rendue.

Refuser l’accélération de la fin de vie

xvm79d51b5c-a434-11e6-9e31-ac0d491c80bbLe constat de l’accélération de notre vie quotidienne est largement partagé. Ce qui l’est moins, c’est son impact sur la fin de vie, sur notre acceptation du temps de mourir et du fait que ce temps-là, redouté, peut encore offrir des moments essentiels, qu’il serait dommage d’abréger. Cet article du Figaro évoque une étude qui paraît prometteuse en ce sens.

Penser à sa fin de vie est pour beaucoup très difficile, voire quasi impossible. Mais ce défi spécifiquement humain souffre de plus, aujourd’hui, d’être associé à des images extrêmes. D’un côté, les conflits militants autour du droit à l’euthanasie, au suicide assisté. De l’autre, les images embellies des productions hollywoodiennes, tous ces films dans lesquels le mourant dit «je t’aime» à ceux qui restent, où les secrets familiaux sont enfin dévoilés. (…) « Je voulais décrire pourquoi, et notamment chez ceux qui souhaitent maintenir jusqu’au bout les entretiens avec les psychologues, la fin de vie peut devenir, du point de vue identitaire, une opportunité »

Les soins palliatifs, une école de vie

Roseline de Romanet, infirmière en soins palliatifs
© Cyril Abad/Hans Lucas pour La Vie

Témoignage de Roseline de Romanet, infirmière en soins palliatifs. A lire sur La Vie.

Je ne vous connais pas bien, et je vais peut-être être maladroite, mais, au-delà de votre apparence, c’est la beauté intérieure de votre être que je soigne et que je vois. Aujourd’hui, vous êtes aussi digne qu’il y a trois mois quand vous n’aviez pas un seul nodule.