« Aime et publie ce que tu veux ! »

sans-titre.pngC’est en substance ce que nous invite à faire Mgr Robert Barron, évêque auxiliaire de Los Angeles et expert des réseaux sociaux, dans une interview au National Catholic Register.

Avant de publier quelque chose sur les réseaux sociaux, posez-vous cette simple question: mes paroles constituent-elles un acte d’amour ? Rappelez-vous qu’aimer, c’est vouloir le bien de l’autre. Par conséquent, même des mots acérés et critiques peuvent être une expression d’amour, s’ils sont vraiment destinés à aider quelqu’un. Mais si vous ne faites que décharger votre bile, ou régler un compte, ou essayer de montrer à quel point vous êtes intelligent, ou rejoindre un groupe de discussion en ligne, n’appuyez pas sur le bouton «Envoyer»!

En ce temps de Carême qui s’ouvre, pendre du recul par rapport à nos usages des réseaux sociaux peut être une utile résolution ! Pour y réfléchir, retrouvez la recension de l’interview de Mgr Barron sur le site de l’Eglise catholique suisse ICI

Internet, la distraction : les moines, la solution !

sans-titreC’est en substance ce que nous rapporte le journal Usbek & Rica, évoquant les travaux d’une historienne sur les stratégies développées par les moines (« médiévaux » -sic- mais en fait toujours à l’œuvre !) pour lutter contre la distraction de leur temps.

Lorsqu’ils apprenaient des textes, les nonnes et les moines étaient encouragés à les visualiser mentalement. « Le but n’était pas de les dessiner mais d’inciter l’esprit à trier logiquement les idées. De cette manière, la concentration et l’esprit critique sont plus facilement perçus comme un jeu », souligne l’historienne, qui donne aussi des cours de techniques cognitives médiévales à des étudiants. Un enjeu d’actualité puisque selon une étude de Microsoft publiée en 2016, le temps de concentration moyen d’un être humain serait de 8 secondes seulement, contre 12 au début des années 2000.

Où l’on redécouvre utilement que la spiritualité – notamment catholique – a des choses à proposer face à une distraction moderne (la connexion permanente, les réseaux sociaux, …) qui parfois nous dépassent ! L’article est à retrouver ICI.

Twitter fait du bien (si).

Un tweet, plus exactement 2 un 1, qui fait du bien.

Merci à ces personnes anonymes, et merci à ceux qui relèvent ces actes minuscules et pourtant si grands. Cela redonne de l’espérance en l’humanité !

Avez-vous déjà vu une cybersister ?

A défaut de l’avoir déjà vue, vous l’avez peut-être déjà lue sur son blog : la webattitude ! Mais vous ne saviez peut-être pas que celle qui signe la « cybersister », Sr Emmanuelle, fête ses 50 ans de vie religieuse ce qui lui a valu un bel article sur le site de l’Eglise catholique en France. On lui souhaite de bien jubiler, comme il se doit ! 🙂

(Florence de Maistre.- CEF) 

« Brune, petite et tonique, sœur Emmanuelle reçoit dans le pavillon, juste à côté d’un centre commercial, où elle vit en communauté avec deux autres sœurs âgées de 86 et 87 ans. Elle, préfère éviter de parler de son âge, mais lance : « Je suis arrivée ici le 29 février 1968, encore un anniversaire ! » Originaire de Bures-sur-Yvette en région parisienne, elle découvre la vie religieuse grâce à la communauté locale des Sœurs de l’Union Chrétienne. Elle apprécie le charisme de fraternité des religieuses et sympathise en particulier avec sœur Odette. Son conseil ? « Va voir la maison mère à Fontenay ! » La dimension d’ouverture est un des critères qui guide Emmanuelle dans son choix, la congrégation ayant une mission à La Réunion. Finalement, sa vocation s’épanouit pleinement en Vendée… et sur le web.

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[Gaudete et exultate] Être saints sur internet

« Les chrétiens aussi peuvent faire partie des réseaux de violence verbale sur Internet et à travers les différents forums ou espaces d’échange digital. Même dans des milieux catholiques, on peut dépasser les limites, on a coutume de banaliser la diffamation et la calomnie, et toute éthique ainsi que tout respect de la renommée d’autrui semblent évacués. Ainsi se produit un dangereux dualisme, car sur ces réseaux on dit des choses qui ne seraient pas tolérables dans la vie publique, et on cherche à compenser ses propres insatisfactions en faisant déferler avec furie les désirs de vengeance. Il est significatif que parfois, en prétendant défendre d’autres commandements, on ignore complètement le huitième : ‘‘Ne pas porter de faux témoignage ni mentir’’, et on détruit l’image de l’autre sans pitié. (§ 115). »

De l’immortalité des réseaux sociaux

Une longue étude sur cette nouvelle et lucrative addiction. Si vous lisez ceci, vous êtes concerné !

« J’ai, moi aussi, rêvé d’un autre monde, où ces outils nous rendraient meilleurs, plus à l’écoute, constructifs et bienveillants. Nous aideraient à l’améliorer, en favorisant la solidarité. Nous  rendraient plus libres, en abolissant les distances, plus égaux, puisqu’on joue tous dans la même cour avec les mêmes outils, et plus fraternels, en nous faisant chérir nos différences dans un monde où l’amitié n’a plus de frontière ».

Billet de Franck Confino

Le Pape et Twitter, les chrétiens et les réseaux sociaux

CNS-BISHOP-TIGHE-ORDINATION_jpgComment le Pape Benoît XVI a-t-il accepté d’ouvrir un compte Twitter ? Au-delà, quelle place utile de celles et ceux qui croient en Jésus-Christ sur Internet, … : une excellente interview dans la revue jésuite américaine de Mgr Paul Tighe, Secrétaire du Conseil pontifical pour la Culture, baptisé « l’homme le plus agréable du Vatican ». [Les traductions qui suivent sont de l’auteur !]

Comment le compte Twitter du Vatian a-t-il été ouvert ? Le Pape Benoît me dit : « Etes-vous en train de me dire que c’est quelque chose qui me permettra d’atteindre des gens que je ne pourrais pas atteindre autrement, avec des messages courts et porteurs d’espoir, et que cela ne va pas me demander beaucoup de travail ? » « Oui » « Alors allez-y ! Je n’ai pas besoin d’autres explications. »

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Des prêtres et de la politique sur les réseaux

réseauxLa Croix consacre un article à un phénomène nouveau et notable : l’expression politique explicite de prêtres sur les réseaux, qui peut parfois laisser perplexe. Mais fidèle à l’invitation de se mêler de la poutre qui est dans notre œil plutôt que des fesses du voisin, nous nous appliquerons à passer nos tweets au crible de ce que propose le Père Henri Madelin…

ce flou montre un déficit de réflexion, dans l’Église, sur « ce qui fait le propre des réseaux sociaux » : l’immédiateté, la difficulté à tenir une position équilibrée et argumentée… En attendant, et pour ne pas apparaître comme « des diviseurs », prêtres et religieux devraient selon lui se fixer des règles strictes : « confronter leur point de vue avant de l’exprimer publiquement », « se souvenir qu’ils s’adressent toujours à des consciences, être soucieux de former celle des plus jeunes ». Être capables enfin « de se relire dix ans plus tard et d’assumer ce que l’on a écrit ».

… avant d’aller « pleurer amèrement ».