« Oui, les religions font (aussi) la paix ! »

imagesLundi 21 septembre : journée internationale de la Paix. Le politologue Eric Vinson illustre dans les colonnes du Monde des religions en quoi les religions oeuvrent à la Paix, malgré les intutions contraires que d’aucuns pourraient partager.

Les institutions religieuses aiment à se présenter comme des fontaines de paix, de justice, de morale. Pourtant, l’histoire et l’actualité montrent combien cette image est partielle, voire partiale. Si bien que, dans notre France laïque, elles passent souvent pour des foyers autoritaires d’ignorance, d’hypocrisie et finalement de sévices variés, dont souffriraient leurs fidèles comme les autres, croyants ou non. Mais, au-delà des prises de position « pour » ou « contre », un regard objectif implique de prendre aussi en compte les efforts millénaires de ces traditions pour réguler, limiter, sublimer, si ce n’est éradiquer la violence, en leur sein comme à l’extérieur.

Une contribution qui rappelle utilement l’engagement des religions pour contrer la violence notamment en contribuant activement au dialogue inter-religieux ! L’occasion de redécouvrir que les religions sont une Bonne nouvelle, en substance, en cette journée de partage sur la Paix. A chacun d’entre-nous d’y oeuvrer ! L’article ICI

Retour sur les voeux de Macron aux autorités religieuses

Nous avions parlé des voeux en demi-teinte d’Emmanuel Macron aux représentants des cultes. Voici tout de même un passage intéressant :

2018 sera, à cet égard, inscrite sous le signe de la réconciliation et du dialogue. Ainsi nous fêterons cette année le 70ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’homme, de l’Organisation des Nations Unies et vous célébrerez aussi le même anniversaire de la création du Conseil œcuménique des Eglises, prélude du rapprochement des confessions chrétiennes et la naissance de l’Amitié judéo-chrétienne de France, après le cataclysme de la Shoah.

Et cette année 1948, ce fut aussi celle de la mort du père Franz STOCK qui fit tant pour le rapprochement entre Français et Allemands, comme celle de l’élection du patriarche de Constantinople, Athénagoras, initiateur d’un processus de réconciliation entre catholiques et orthodoxes.

Tous les échos de 2018 seront ceux de la réconciliation et ils nous conduiront à éclairer le travail qui sera le nôtre, indispensable durant l’année qui vient.

Puisse cette année servir réellement à la réconciliation !

Des religions en paix

trois_symboles_manoal_penicaud_0C’est une expo-antidote, qui apaise et redonne de l’espoir : “Coexistences”, au Musée national de l’histoire de l’immigration, s’intéresse à ces lieux saints partagés entre croyants au Moyen-Orient et dans le monde méditerranéen. Des lieux historiques mais vivaces, où les traditions se maintiennent tout en se renouvellant joyeusement, comme l’indique Telerama.

Au fond, tout dépend de ce sur quoi l’on veut bien braquer les projecteurs : plutôt que de se focaliser sur les attentats commis par des extrémistes, l’exposition Coexistences du Musée national de l’histoire de l’Immigration veut mettre en lumière les nombreux lieux saints partagés qui, tout autour de la Méditerranée, rassemblent juifs, chrétiens et musulmans, plutôt qu’ils ne les séparent : caveau des patriarches à Hébron, grotte d’Elie à Haïfa, îles de Djerba ou Lampedusa, Monastère de Saint-Georges au large d’Istanbul…

C’est à découvrir via Telerama ICI et en vrai au Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris jusuqu’au 21 janvier 2018 (les infos en cliquant LA).

Les jeunes ne sont pas hostiles aux religions.

A person writing in a blackboard during Religion class in a school. Next, some books.C’est que révèle l’enquête menée par CoExister, association de jeunes militant pour une « coexistence active », « savoir-être essentiel qui demande à chaque individu de ne faire l’économie ni de son identité, ni de son ouverture aux autres », et pour un dialogue apaisé entre religions. La journal La Vie y revient :

Prenez un groupe de 20 à 90 collégiens ou lycéens (BTS inclus) et demandez-leur les trois premiers mots qui leur viennent immédiatement à l’esprit pour chacune des quatre principales croyances (ou convictions) : christianisme, islam, judaïsme et athéisme (ou agnosticisme). Ils auront au préalable entouré la conviction dont ils se sentent le plus proche. Tel est l’exercice organisé par l’association Coexister, qui milite depuis 2009 pour la « coexistence active » des religions, au début de chaque atelier de sensibilisation qu’elle a mené depuis 2 ans auprès d’établissements scolaires (dont 60% privés) ou d’associations dans le but de « déconstruire les préjugés ». […] Premier enseignement : « des mots spontanés relativement exacts et bienveillants ».

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Macron : la rencontre avec les cultes reportée

Ludovic Marin/AFP

« En raison de la cérémonie d’hommage national à Jean d’Ormesson, vendredi 8 décembre, Emmanuel Macron a repoussé de quelques jours sa rencontre avec les cultes. », explique la Croix.

Une affaire à suivre, néanmoins, car la rencontre était porteuse de grands enjeux, à en croire la feuille de route adressée par le Président en septembre à Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur en charge de cultes. Lire la suite

Qui fête le jour de l’an ?

Bonne Année 2017La Croix ressort un article sur les religions qui fêtent le Nouvel An, observant que « contrairement aux catholiques et aux protestants, musulmans, juifs, bouddhistes et hindous célèbrent, à différentes dates, ce jour pour eux symbolique. » Et le journaliste de détailler le nouvel an juif, musulman, bouddhiste et hindoue. Un article à lire !

A noter tout de même une ambiguïté de l’article au sujet du nouvel an juif « créé pour se démarquer du calendrier chrétien lui-même fondé sur le calcul inexact de la naissance de Jésus » : ce n’est pas le jour de l’an en lui-même qui est d’institution si tardive, mais uniquement le fait de compter les années à partir de la création (biblique) du monde. Quant au nouvel an juif, dès l’époque de la Mishna déjà (IIIème siècle), et indépendamment d’un calendrier liturgique chrétien non encore formalisé, les rabbins comptaient 4 jours de l’an différents :

Il y a quatre « nouvel an ». Le premier Nissan, le nouvel an des Rois et des Fêtes. Le premier Eloul, le nouvel an pour la dîme du bétail. […] Le premier Tishri, c’est le nouvel an pour le décompte des années, le décompte des années sabbatiques et du jubilé, pour les plantations et la récolte. Le premier Shvat, c’est le nouvel an de l’arbre, conformément à l’avis de l’Ecole de Shammaï. L’Ecole de Hillel enseigne que c’est le quinze de ce mois. (TB Rosh Hashana 1a)

L’article ne propose pas non plus d’interprétation de la singularité chrétienne. Car si le calendrier liturgique a bien un commencement, au premier dimanche de l’Avent, il n’a pas de fête du jour de l’an en tant que telle. Cela traduit une caractéristique du rapport de la foi chrétienne au temps : avec la mort et la résurrection de Jésus, nous sommes entrés dans les temps eschatologiques, et si nous continuons de vivre concrètement le cycle des années, l’accomplissement de la révélation dans la foi chrétienne est précisément ce qui fait sortir l’homme de cette cyclicité, pour entrer dans la vie éternelle.

Ceci dit, nous vous souhaitons tout de même une bonne et heureuse année 2017, à vivre dans la joie et la lumière de l’évangile !