« Pourquoi je suis prêtre… »

Un drame de la vie, un drame pour l’Église. Jean Baptiste, jeune prêtre de 38 ans, s’est donné la mort.

Qu’un homme se supprime, c’est toujours un drame effroyable.

Mais quand cet homme est prêtre, tout le monde chancelle. Un peu comme si l’on touchait à un mur porteur.

La mort dramatique de ce frère vient nous rappeler, au cas où nous l’aurions oublié, qu’un prêtre n’est épargné d’aucun des combats qui traversent la vie de tout homme.

Sidéré par ce mail sur mon écran d’ordinateur, je prie pour sa famille, ses proches, ses paroissiens… C’est en pensant à leur douleur que ce soir, je ressens le besoin de dire et d’écrire pourquoi je suis prêtre.

Lire la suite sur le blog du P. Pierre-Alain Lejeune

Le prêtre : écoute-le, rends-lui visite, souris-lui

Le prêtre de ta paroisse se montre toujours disponible. Pour dire la messe, rendre visite à un malade, parler avec qui n’a personne pour l’écouter, et tant d’autres choses. Mais ce n’est pas superman. C’est une personne qui, comme tout le monde, se sent aussi parfois seul. Tu peux faire beaucoup pour lui dans ces moments-là. Écoute-le, rends-lui visite, souris-lui. Il en a besoin.

La gifle, le prêtre et la France

« Les attentes des Français

L’ampleur de l’émotion et de l’indignation nous apprend au moins deux choses. D’abord, que le prêtre reste considéré, dans une France par ailleurs déchristianisée, comme une référence. Et si un prêtre n’est pas à la hauteur, alors c’est toute la société qui semble touchée. Car dans les millions d’internautes indignés, combien ont encore recours à un prêtre, ou à une église ? Sans doute très peu. Mais qu’un prêtre refuse un baptême, un enterrement, et toute la France s’enflamme. Comme quoi, nos compatriotes continuent à beaucoup attendre de l’Église. À rebours, c’est une bonne nouvelle. » Un article d’une belle justesse sur ce sujet délicat à lire chez Isabelle de Gaulmyn !

Envoi à la fin du FRAT 2018 des lycéens

Le Père Yves-Arnaud Kirchhof, prêtre responsable du Frat des lycéens d’Ile-de-France à Lourdes (du 17 au 22 avril 2018), sur le thème « Sois sans crainte ! Il t’appelle », en lien avec la démarche synodale de consultation large et de propositions pour l’Eglise, a envoyé les jeunes vivre l’appel que le Seigneur leur adresse :

Après ce Frat, c’est maintenant le temps de faire mémoire, mémoire de ce que vous avez reçu. Tout ce que vous avez reçu au Frat, vous êtes appelés à le vivre, à l’approfondir et notamment lors de votre carrefour-retour.

Chaque humain, quel que soit ses convictions est à l’image et à la ressemblance de Dieu. Chacun est appelé à Lui ressembler. C’est-à-dire à mettre en œuvre des actions qui correspondent à la Beauté, à la Bonté, à la Justice, à la Paix… bref : à l’Amour de Dieu.

Nous l’avons entendu, le Christ vient nous sauver de nos faiblesses, il vient nous relever et chacun de vous porte comme mission de l’annoncer à ses amis, c’est l’une des propositions que vous avez faite. Si l’amour du Christ brille en vous, les autres le verront.

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Un témoignage de vie et de foi

« C’est au hasard d’une rencontre lors d’une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m’ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d’intention d’Arnaud m’est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

Ce jeune couple venait régulièrement à l’abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, Notre-Dame de Cana. Ils faisaient partie de l’équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.
Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. » … Continuez à lire le très témoignage du prêtre qui a accompagné Arnaud Beltrame dans ses derniers moments par ici. Il nous livre ansi un très beau témoignage de foi sur cet homme qui a offert le témoignage de sa vie.

Portofessionnal ?

« Le zèle de ta maison me dévore » (ps. 69) !!! 

Vu sur Facebook

(Source : http://www.joeyskaggs.com/html/port.html)

Quel avenir pour les prêtres et les paroisses ?

Mr Dominique Lebrun / Rouen

Interview de Mgr Lebrun dans Pèlerin

Pour répondre au manque de prêtres ou à leur isolement, vous souhaitez ­innover…

Pour les prêtres, j’imagine deux choses. D’une part, les stimuler dans la vie fraternelle, en permettant à ceux qui le désirent de vivre sous le même toit, et d’avoir des temps de prière en commun. C’est ce que je vis aujourd’hui à l’archevêché avec trois prêtres et le gardien. C’est un vrai bonheur de prier les laudes et les vêpres à plusieurs frères. Ces « fraternités » de prêtres voient le jour à Elbeuf, à Yvetot et d’autres sont en projet.

D’autre part, j’ai pris la décision qu’une partie du territoire ne serait plus organisée en paroisse. Quand une paroisse est étendue, elle demande à son curé et à d’autres personnes un temps important d’organisation plus très adapté à l’évangélisation. Pensons au prêtre qui a la charge de 25 ou 40 clochers. Il y a une urgence à permettre à des prêtres d’être principalement missionnaires. Je souhaite donc permettre à certains d’entre eux qui ont ce charisme d’être des prédicateurs itinérants et de visiter des ««territoires de mission ». L’idée, c’est qu’ils viennent passer une semaine ou quinze jours dans ces territoires. Ils seront entièrement disponibles pour les fraternités et leurs missions.

Je n’ai pas d’or ni d’argent, mais ce que j’ai je te le donne

« Frères et sœurs, à la suite de Pierre, c’est ce que chaque prêtre rencontré durant votre vie, peut vous redire. Le prêtre diocésain est pauvre. Je ne parle pas ici de la pauvreté financière – laissons cela à nos chers amis religieux qui en font un vœu -, il est surtout pauvre en son humanité, porteur d’un trésor inestimable dans un vase d’argile. Pauvre de ses faiblesses, pauvre de son péché, pauvre de cette croix intérieure : l’inadéquation réelle entre son état d’homme pécheur et sa vocation de pontifex, de pont entre Dieu et les hommes ».

Lire l’homélie de l’abbé Christian Venard

Viri probati

De l’interview du Pape François donnée à Die Zeit, la plupart des médias n’a bien voulu retenir que la phrase : « Nous devons réfléchir pour savoir si les viri probati [l’ordination d’hommes mariés d’âge mûr ayant fait leurs preuves, ndlr] sont une possibilité. ». Saluons l’effort de ces journalistes qui, pour une fois, ne parlent pas du « mariage des prêtres » !

Cette question de viri probati n’est pas du tout nouvelle, elle se pose depuis le Concile Vatican II. Dans son interview à Die Zeit, le pape François dit que le célibat optionnel n’est pas la solution. Je le comprends. Ce n’est pas la solution car ce n’est pas le problème. On se focalise sur les vocations et sur le célibat des prêtres, alors que le problème est une Église qui se soucie de la survie de ses structures au lieu de chercher à être missionnaire. Si notre inquiétude est de maintenir des structures qui existent depuis des siècles, c’est dramatique.

Mon problème, en tant qu’évêque d’un diocèse rural, ce n’est pas d’avoir moins de prêtres, mais de ne pas avoir de jeunes prêtres. […] Et même si j’ordonnais des viri probati, cela ne résoudrait pas le problème, qui est que nos communautés sont devenues des assemblées de personnes âgées. Ce n’est pas surprenant qu’il n’y ait pas de jeunes dans les séminaires, quand on voit la composition des assemblées !

Le tournoi des 6… Stations

Tournoi des 6 stationsDu 13 au 19 février se jour le Tournoi des 6 stations. Au programme, des matchs de rugby sur la neige, avec d’anciens internationaux : Dimitri Yachvili, Imanol Harinordoquy, Serge Betsen, Yann Delaigue, Jérôme Thion, Damien Traille, Marc de Rougemont, Olivier Magne, Mike Tindall, Simon Shaw, Christophe Dominici, Lionel Faure…

Et au milieu de ces joueurs, Marc de Saint-Sernin. Prêtre.

Avant d’aborder tout sujet, le prêtre tient à se justifier. «Il faut d’abord dire une chose: je joue au rugby parce que j’aime ça, ça me fait du bien et j’ai le temps de le faire, ce qui n’est pas le cas de beaucoup de confrères. C’est la première dimension. Ensuite, jouer au rugby n’a rien contre l’Evangile. Au contraire!». Le clerc ne manque pas de rappeler que le Pape lui-même a fait l’éloge de ce sport en 2013 lorsqu’il reçut, au Vatican, les équipes d’Argentine et d’Italie.

L’homme de 41 ans joue en première série sur la côte d’Azur au Rugby Club du Golfe. Vicaire à St Tropez, Marc de Saint Sernin a la tête dans les étoiles depuis qu’il a appris qu’il allait participer au fameux tournoi de rugby dans la neige. «Mon premier sentiment, c’est celui d’une certaine fascination parce que je vais jouer avec des joueurs que j’ai toujours admirés qui sont plus ou moins de ma génération. J’ai 41 ans, ils en ont entre 36 et 45. Mais ils ont beau avoir le même âge, c’est pas que ce sont des dieux pour moi, mais c’est fascinant de jouer avec eux qui ont été au top niveau. Ils ont joué contre les plus grandes équipes du monde».

 

Prêtres en burn-out

Depuis plusieurs jours, on voit passer l’information de la disparition d’un prêtre alsacien en Normandie

Le père Julien Berbett, 34 ans, s’est volatilisé. Sa carte bancaire n’est plus active depuis le 14 décembre, date à laquelle un dernier retrait a été effectué à Avranches (Manche). À la suite d’un burn-out (syndrome d’épuisement professionnel), ce prêtre alsacien avait quitté la paroisse de Bisel, cet été, pour prendre du recul en Normandie. Sa famille a lancé un avis de recherche.

Si vous avez une petite place dans vos prières pour ce prêtre, et pour ses confrères surchargés ou déséspérés…

« Surtout pas UN profil de prêtre ! »

Mgr Bataille, évêque de St-Etienne, qui participe à sa première assemblée plénière Lourdes, présente sa vision du sacerdoce :

Comment voyez-vous le ministère des prêtres aujourd’hui et demain ?

Je ne crois pas qu’il y ait un modèle unique. Nous avons plutôt à accueillir la diversité que nous donne le Seigneur. Le danger de nos très grandes paroisses, avec notre difficulté à trouver un curé pour chacune, serait de réduire la mission du prêtre à un unique profil : celui qui est capable d’organiser et de gérer de très grands ensembles de chrétiens, compétent et formé pour ce type de responsabilité, un modèle « cadre supérieur ». On passerait alors à côté du Curé d’Ars et de beaucoup de saints qui ont fait la beauté et la richesse de l’histoire de l’Eglise ! Certains prêtres sont faits pour l’écoute, d’autres pour la prédication ou l’éducation des jeunes, d’autres ont une merveilleuse proximité auprès des plus fragiles. Alors surtout pas UN profil de prêtre ! Nous avons surtout besoin de prêtres disponibles à l’Esprit Saint. […]

C’est par la confiance et la communion que nous pourrons relever ensemble les défis qui se présentent à l’Eglise aujourd’hui.

Appeler au sacerdoce est « une mission urgente », en vue de l’évangélisation

C’est ce qu’a rappelé le Pape François aux 300 participants de la Convention internationale sur les vocations sacerdotales, organisée à Rome par la Congrégation pour le Clergé.

La vocation est un appel que Dieu adresse à un jeune. Il s’agit d’une rencontre avec le Seigneur : « La vocation commence par un regard de miséricorde qui s’est posé sur moi ». Si Pastorale des Vocations il y a – et le Pape s’est dit un peu craintif quand à l’emploi de ce genre d’expression ecclésiale – elle ne peut pas être le seul résultat d’un programme élaboré dans un bureau. Les évêques et les prêtres sont des instruments privilégiés du Seigneur pour appeler des jeunes à suivre le Christ et à servir l’Eglise et le monde en tant que prêtres. En vivant à plein leur mission d’évangélisation, ils deviennent des ouvriers pour la moisson entraînant d’autres ouvriers : « N’ayez pas peur d’annoncer l’Évangile, de rencontrer, d’orienter la vie des jeunes. Et ne soyez pas timides pour leur proposer la voie de la vie sacerdotale. » De fait, les communautés chrétiennes évangélisatrices sont le berceau des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée.