De l’autorité !

whistle of a referee« L’autorité est le pouvoir de commander, d’être obéi. Elle implique les notions de légitimité, de commandement et d’obéissance, d’un autre pouvoir qui impose l’autorité. La forme de la légitimité peut varier selon les circonstances. L’autorité est considérée comme distincte de l’autoritarisme, qui est un trait de caractère. » Vous l’aurez compris aux liens, il s’agit de la définition Wikipédia !

La vacuité de certains de nos hommes politiques, les agressions odieuses contre les forces de l’ordre parmi d’autres sinistres illustrations font de l’autorité  un objet balloté de toutes parts, utilisé de bonne et souvent de mauvaise manière notamment dans le débat public. C’est le fond de l’inquiétude voire de l’indignation de Jean-Claude Guillebaud tout récemment dans les colonnes de La Vie.

Et pourtant, on sait qu’on en a besoin, individuellement et collectivement, quand elle est mobilisée de la bonne manière. En Eglise, le Pape François nous proposait l’usage du pouvoir et de l’autorité comme un service. En famille ou à l’école, on peut relire la contribution de Jean-Marie Petitclerc sur « L’autorité : de quel droit transmet-on ? ».

« Sales pauvres ! »

rv3902_articolo« Pauvrophobie » ou rejet du pauvre : voilà le mot qui a été officiellement retenu par ATD Quart-Monde , après un sondage aux résultats inquiétants auprès de ses militants (quelques témoignages ici), et lancé le 17 octobre à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, voilà ce que relatent Le Monde, La Vie et d’autres médias encore …

Dans une société où nombre de nos concitoyens souffrent de bien des maux, on peut comprendre que l’amertume et la douleur dépassent la raison et cherchent à trouver des boucs-émissaires. Mais il est sans doute aux chrétiens – parmi d’autres – de rappeler que l’on juge de la solidité d’une communauté humaine à son maillon le plus faible. Parce que pour les chrétiens c’est inscrit dans leur vocation (faut-il documenter ici …) et pour les autres illustré par les sciences humaines.

Ce sujet était précisément au cœur des débats de l’Assemblée plénière des Evêques d’Europe (la Comece) fin octobre, forts du constat que 119 millions d’Européens sont menacés par la pauvreté, soit un quart de la population du continent, comme le relate Radio Vatican.

Les candidats aux prochaines échéances électorales en France feront-ils de ce sujet une priorité ? On peut le souhaiter mais on peut aussi l’encourager …

En attendant, on peut suivre @Zorrocliches sur Twitter, le robot d’ATD Quart-Monde pour en finir avec les idées fausses sur la pauvreté ! (présentation ici)

 

La réponse du Conseil Théologique Musulman de France aux Evêques de France

Le Conseil Théologique Musulman de FranceLe Conseil Théologique Musulman de France a publié une lettre en réponse au texte de la Conférence des Évêques de France : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». Dans cette lettre, les théologiens musulmans saluent l’initiative des évêques, et entendent leur témoigner reconnaissance et soutien. En abordant les crises actuelles, attentats, crise syrienne et atmosphère de guerre mondiale imminente, stigmatisation des migrants, instrumentalisation de la laïcité, manœuvres électoralistes, ils proposent d’apporter leur collaboration à toute initiative visant à promouvoir la paix et l’unité, par l’amour et la miséricorde.

Extrait ci-dessous :Lire la suite

Qui sauvera… le politique ?

primaireCe pourrait être une suite au livre des évêques que propose ici Louis Manaranche – contributeur du Samaritain – dans une tribune au FigaroVox, Qui sauvera la primaire ? :

Pendant trois à quatre mois, dans chaque «camp», des candidats doivent mener une campagne afin de montrer qu’ils lavent plus blanc que blanc, qu’ils coïncident le plus parfaitement possible à l’idée que les Français se font, à un moment donné de l’histoire, de l’essence de la droite ou de la gauche. Il ne s’agit plus, dès lors, de fonder en raison son ancrage dans l’une ou l’autre tradition. Il ne s’agit pas davantage d’en assumer pleinement l’héritage tout en gardant à l’esprit qu’un jour prochain, il faudrait bien rassembler au service du pays, sans exclusive partisane. Non, il s’agit de proposer chaque matin un nouveau buzz autour d’une mesure dont les sondeurs et les relais autorisés ont montré la résonance viscérale chez les électeurs de droite. Que le pays entier assiste à des litanies de propositions toutes plus clivantes et peu applicables les unes que les autres importe peu !

François Hollande : mon Royaume n’est pas de ce monde

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Se représentera ? Se représentera pas ? La possible candidature de François Hollande a occupé bien des commentateurs politiques cette semaine, le tout sur fond de défections supposées dans son propre camp (depuis les distances de Claude Bartolone jusqu’aux velléités de candidature prêtées à Manuel Valls ou Ségolène Royal).

Il est vrai que tout semble conforter, en ces temps qui sont les derniers, l’idée d’une marche finale vers Jérusalem, de la mise en scène d’une possible résurrection politique. Entouré de ses disciples les plus proches, le Président demande un dernier acte de foi en son quinquennat, invoque la figure paternelle de François Mitterand et demeure seul maître du calendrier, seul capable de donner le jour et l’heure.

Pourtant, dans le même temps, François Hollande paraît également annoncer sa propre mort politique, que son camp peine à accepter. Suite à la publication de ses déclarations sans filtre dans le le livre-confession Un président ne devrait pas dire ça…, il semble entré dans une forme de Gethsémani politique au cours duquel transparaît toujours plus la distance prise par ses disciples à son égard à l’approche de 2017. Manuel Valls lui-même paraît déjà renier sa candidature…

En demandant une attitude de foi en même temps qu’il instille l’idée de sa propre mort politique, le Président a décidément des allures christiques. Reste la question de savoir par qui il pourrait être sauvé avec seulement 4% d’opinion favorable dans les sondages.

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Des fraternités politiques

Dans son message à la suite de la lettre des évêques, Mgr Dominique Rey évoque les « fraternités politiques », qu’il encourage.




Alors, quand on demande au Père Louis-Marie Guitton, on arrive notamment à cette initiative du Chemin Neuf, qui propose « Un alliage entre trois éléments : la spiritualité ignatienne et sa solide tradition de formation, de relecture et de discernement, la vie dans l’Esprit Saint, créateur de nouveauté qui nous pousse à agir et la fraternité, lieu de vérité, d’humilité et de joie, terreau d’un engagement vrai et durable à la suite du Christ« .



Up to you !

Prier pour l’Europe (2/2)

imagesAu moment où les Evêques de nos pays européens se réunissent, l’occasion nous est offerte, après avoir prié avec eux, de regarder les défis du moment en face ! Le besoin d’Europe n’a jamais été aussi sensible (migrants, défense, économie, …) et l’envie d’Europe est globalement frustrée !

Début octobre, la conférence des commissions européennes Justice et Paix Europe appelait déjà, après le Brexit, à un sursaut :

La confiance en l’Europe n’émanera pas de déclarations, de feuilles de route ou de discours, et cela certainement pas à court terme. Il faudra des années pour reconstruire ce qui a été perdu ; cela nécessite d’obtenir des résultats probants en termes d’emplois de qualité pour les jeunes, de nouvelles opportunités pour les plus pauvres, de sécurité pour tous et de protection de l’environnement. Il faudra des procédures plus transparentes et démocratiques. Il faudra observer plus de respect pour les traditions nationales, régionales et locales, qui sont menacées par les forces du marché mondial, et plus de justice sociale en matière de fiscalité et d’opportunités pour les plus pauvres en Europe et dans le monde.

Et en écho, la récente interview du nouveau Secrétaire général de la Comece, le Père Olivier Poquillon, dans La Croix, appelle lui aussi à un sursaut : « L’Europe peut mourir si elle perd de vue la question du sens ».

On pourrait souhaiter que les candidats aux prochaines législatures parlent plus et mieux d’Europe, sur le fond … On peut la critiquer, la conspuer parfois, et pourtant elle reste probablement la seule à offrir des perspectives à certains de nos problèmes nationaux et, on peut le souhaiter, l’une des rares à proposer un idéal politique de paix à l’échelle du continent et sans doute au-delà …

A propos, connaissez-vous la Comece ? Au cas où, la révision, c’est par là !

« Evêques et politique : mêlez-vous de nos oignons ! »

rencontres-nationales-association-coexister-lille-dernier_0_730_485Il est salutaire que nos évêques nous interpellent avec vigueur sur cette obsession identitaire qui habite nombre d’entre nous, et pas d’ailleurs forcément toujours à l’extrême droite.

Très intéressante tribune de Marc Le Boucher ce jour dans La Croix ; à lire et partager ! Elle fait bien entendu suite à la contribution de la Conférence des Evêques de France « Dans un monde qui change retrouver le sens du politique » (pour mémoire, le texte intégral en cliquant ici).

En complément, on peut également lire les récentes contributions de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France, et du Père Bertrand Auville, Délégué auprès du monde politique pour le Diocèse de Nanterre, sur « Elections 2017 : un vote pour quelle société ? » en cliquant là.

 

Emmanuel Mounier d’actualité

emmanuel-mounier-300x282Malgré le décès de son père il y a plus de soixante ans, le personalisme a des choses à nous dire, en particulier en vue des prochaines échéances électorales. On peut relire avec intérêt la contribution que les Cahiers libres avaient publiée à ce sujet il y a quelques temps.

Indignation, légitimité, éthos politique : Emmanuel Mounier n’est pas mort et a des choses à offrir à notre discernement. L’occasion de redécouvrir sa vie, son oeuvre et ses amis.

Philippe de Villiers fait campagne

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Philippe de Villiers sait participer à la vie politique sans en avoir l’air, qu’il reçoive Emmanuel Macron en visite au Puy-du-Fou ou qu’il fasse paraître, conformément à un rituel annuel, son essai politique de rentrée. Depuis la parution de son dernier opus mi-octobre, Les cloches sonneront-elles encore demain?, Villiers envahit la scène médiatique, diffuse ses idées, commente la campagne présidentielle. Depuis longtemps déjà, la participation directe au jeu politique n’intéresse plus l’ex-candidat aux présidentielles : c’est sur le terrain des idées qu’il s’emploie à exercer son influence. Avec son dernier ouvrage, portrait d’une France islamisée au bord de la guerre civile, Villiers entend peser dans les débats autour de la crise identitaire, la reconfiguration de la droite et la crise de régime généralisée. Il prépare la France d’après :

Tout cela, plus la révolte de la police, sent la fin de régime. Mais le peuple français se réveillera et sa colère s’exprimera hors des urnes.

Dans la vision binaire développée par Villiers, le catholicisme et la civilisation française ont un rôle premier à jouer face à l’immigration, l’islam et le déclin de la France dans la mondialisation. Mais pour quelle vision du christianisme ? Celle d’une Église sur la défensive, refusant de construire à partir des mutations du monde. Les cloches sonneront-elles demain pour nous inviter à élever le regard, à partir de notre quotidien, ou pour nous rassembler autour des reliques du passé ?

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Lettre de François Fillon aux Evêques de France

François Fillon. / Fadel Senna/AFP
François Fillon. / Fadel Senna/AFP

Le candidat à la primaire de la droite et du centre répond dans La Croix au texte publié par les évêques en prévision des prochaines élections :

J’ai lu avec attention le texte que vous avez adressé aux habitants de notre pays : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». En prenant la parole sur des questions essentielles qui traversent notre pays, l’Eglise de France est dans son rôle. La gravité de votre propos doit nous interpeller, votre espérance aussi.

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Qu’est-ce qu’un bon chef ?

dessin-homme-politique-300x175Très intéressant cycle de conférences proposées par le Centre Sèvres, à Paris, sur le thème « Dix leçons de philosophie pour la politique ».

Prochaine séance le 2 novembre sur « Qu’est-ce qu’un bon chef ? » …

Les rapports de pouvoir, de domination et leur légitimité, la notion problématique d’« homme providentiel », le charisme du chef en démocratie, la compétence démocratique, la corruption.
Avec la participation de Florent Guénard, agrégé et docteur en philosophie, maître de conférences à l’université de Nantes. Spécialiste de philosophie politique et morale, il dirige la rédaction de laviedesidees.fr

Le programme par ici : http://www.centresevres.com/cours/dix-lecons-de-philosophie-sur-la-politique/

Le numérique est-il diabolique ?

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Non qu’il s’agisse d’exorcisme mais de ce que en quoi le numérique dans nos vies et dans la société « sépare » (diabolein en grec), fragmente, divise. Dans Libération, le philosophe Eric Sadin porte un regard très sombre sur l’avènement du numérique, qui n’est pas sans rappeler dans la tonalité les dénonciations de Papes comme Léon XIII sur les nouvelles formes du libéralisme à la fin du XIXe siècle ou encore Jean-Paul II sur le drame du système quand il prend le pas sur les individus et l’homme.

Dans les faits, [la « colonisation » du monde par « l’esprit de la Silicon Valley »] est un modèle civilisationnel fondé sur la marchandisation intégrale de la vie et l’organisation automatisée de la société qui en train de s’instaurer à grande vitesse.

Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Certainement pas et les auteurs du Samaritain seraient mal placés pour le faire ! Mais notre dépendance croissante au numérique – voir l’état de fragilité dans lequel nous sommes quand le réseau est l’objet d’attaques majeures, comme il y a quelques jours – ajouté au faible investissement de nos hommes politiques sur ces sujets ne peuvent que nourrir notre questionnement citoyen.

Et le numérique est aussi ce que nous décidons d’en faire. Deux contributions fort intéressantes pour nourrir la réflexion sur nos propres comportements : « Cathos, numérique et bien(s) commun(s) » de Floriane aux Alternatives catholiques et « Internet : voleur ou passeur d’humanité ? » de Jean Caron et un certain Erwan Le Morhedec.

 

« Les hommes politiques doivent chercher quel est le projet de la société française. »

Mgr LebrunMgr Dominique Lebrun est interviewé dans Paris-Normandie

Fin juillet, après l’assassinat du père Hamel, vous déclariez « Je crois que nous sommes au bout du modèle de la laïcité qui était exaspéré ces dernières années ». Le conseil permanent de la Conférence des évêques de France dresse un constat tout aussi sévère dans le livre « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». Comment l’État doit-il reconsidérer le modèle de la laïcité ?

 

Mgr Dominique Lebrun. « Le modèle actuel, c’est gérer la pluralité, ce qui est bien. Il y a une pluralité de croyants et de non croyants dans notre société. Il faut leur permettre d’exister. Mais ce n’est plus suffisant. Dans une famille, les parents ne se contentent pas de gérer la pluralité de leurs enfants, ils se préoccupent de leur avenir. Les hommes et les femmes politiques doivent chercher quel est le projet de la société française.

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Frère Roger de Taizé : un politique pour aujourd’hui ?

« L’équilibre recherché à Taizé entre les confessions peut être un modèle pour mettre fin aux tensions et créer la coexistence pacifique dans toute l’Europe, non seulement au plan religieux mais aussi politique. » Taizé, un modèle politique ? Telle n’était sûrement pas la vision de frère Roger qui préférait le langage de l’Évangile, où les chrétiens sont invités à vivre comme des ferments pour travailler la pâte.

Ce texte est extrait d’un article de la lettre de Justice et paix du mois d’octobre 2016.  L’auteur, Sabine Laplane, nous présente en une page la vision politique de Frère Roger. Ou plutôt, son engagement politique sans vision autre que celle de l’évangile… Frère Roger, le fondateur de Taizé, est celui qui tout au long de sa vie a encouragé les jeunes à chercher « la paix du cœur » et à imaginer des moyens alternatifs pour « rendre la terre habitable par tous » ! Le prix Charlemagne, qui récompensant des personnalités du monde politique ou diplomatique engagées pour l’unification européenne, lui a été attribué en 1984. Depuis, les papes Jean-Paul II en 2004 et François en 2016 ont été distingué eux-aussi par le jury de ce prix, décerné à Aix-la-Chapelle.

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« Retrouver le sens du politique » par Mgr Hervé Giraud

Mgr Hervé GiraudLe site de la Mission de France a mis en ligne hier un texte de Mgr Hervé GIRAUD, archevêque de Sens-Auxerre et prélat de ladite Mission de France. Nous en reproduisons ici le contenu avec l’aimable autorisation de l’auteur.

***

 

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France vient de publier un texte de fond pour « retrouver le sens du politique ». Il s’agit de revenir à la vraie nature du politique pour mieux considérer combien il est essentiel au fonctionnement de la société. Partant du constat de la crise profonde du politique, les évêques invitent à sortir de la sinistrose pour entrer dans une logique d’avenir valorisant la parole et la réflexion comme seules capables de créer les conditions d’un vrai débat. « Les catholiques, citoyens à part entière, ne peuvent se désintéresser de ce qui touche à la vie en société, la dignité et l’avenir de l’homme » et nous sommes donc invités à élever ce débat… sans le perdre de vue, et sans nous ériger en contre-culture « en dehors du monde, en position de surplomb ».

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Où va-t-on ?

Où va-t-on ?A lire : sur son blog, Koz partage sa lecture du texte de la Conférence des Évêques de France, « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». Extrait :

A nous de prendre la mesure de l’inquiétude qui a suffisamment étreint les évêques face à la crise politique pour qu’ils décident d’adresser un nouveau texte au pays. Une crise qui s’installe au moment précis où nous avons besoin de l’autorité que confère une vision sûre alliée à la sagesse.

A nous alors de nous montrer exigeants et rigoureux. Exigeants sur le sens, rigoureux sur la parole. Responsables, aussi, par notre vote, dans nos échanges publics et jusque dans notre utilisation des réseaux. C’est plus surprenant d’un point de vue physique, mais la solution peut aussi infuser d’en-bas.

Retrouver le sens du politique par l’écologie ?

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En synergie avec la publications par les évêques de France de leur lettre « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique », le cercle de réflexion Esprit Civique organisait à Cluny les 14et 15 octobre son habituelle université d’automne. Portant notamment sur la laïcité, ce rendez-vous annuel a été l’occasion de réaffirmer la nécessité d’une refondation du politique. L’intervention du jésuite Gaël Giraud parait avoir particulièrement marqué les esprits en appelant à « traduire politiquement », de toute urgence, l’encyclique Laudato Si du Pape François. Redonner sens au politique passe ainsi par le constat que « la transition écologique apparaît comme une nécessité absolue ».

Vu dans la Vie.

Marion Maréchal Le Pen « sert » à faire basculer les catholiques.

Dans Le Parisien

Marion Maréchal-Le Pen défilera à nouveau demain aux côtés des anti-mariage gay à Paris. En quatre ans, la députée FN du Vaucluse de 27 ans est devenue la madone de la Manif pour tous. De quoi marquer sa différence avec sa tante, Marine Le Pen, ou encore Florian Philippot, le numéro deux du Front, qui, eux, bouderont l’événement.

Catholique pratiquante revendiquée — tendance traditionaliste —, Marion Maréchal-Le Pen est celle qui au sein du FN a su trouver les mots justes pour murmurer à l’oreille des cathos.

« Elle a libéré un certain nombre de personnes. Et c’est vrai que le vote FN a fortement progressé chez les catholiques pratiquants lors des dernières régionales », martèle un de ses proches. De quoi donner des idées à sa tante, pourtant peu passionnée par le sujet : « Marine Le Pen a pris conscience qu’il y avait un basculement des catholiques. Et c’est à ça que sert Marion », décrypte un soutien de la présidente du FN.

 

Lisez plus souvent l’Evangile que les textes politiques

Mgr Pontier : « Notre société est devenue pluriculturelle »A lire : cette interview de Mgr Pontier, président de la Conférence des Evêques de France, au journal Le Monde.

Sur l’Islam :

Pour l’Eglise, le vivre-ensemble est possible. Il faut le réussir en favorisant les rencontres et tout ce qu’on peut « faire » ensemble. […]

Il vaut mieux encourager ceux-là, ceux qui au sein de l’islam cherchent la manière de vivre leur religion dans la République, que passer son temps à dénoncer les autres.

Sur l’accueil des réfugiés :
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« Les évêques, hors de la mêlée ? »

C’est la réaction de Gérard Leclerc au texte de la Conférence des Evêques de France, Retrouver le sens du politique :

J’avoue, pour ma part, que j’attendais le texte annoncé du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France avec une certaine perplexité, sinon une certaine crainte. Mais lecture faite, ce petit essai sur le sens du politique m’a plutôt intéressé par son habileté supérieure, c’est-à-dire son art d’éviter les chausses-trappes. Ce qui nous est proposé, c’est une réflexion pour nous tirer vers le haut, en évitant les polémiques inutiles et en mettant l’accent sur un essentiel où tous peuvent se retrouver, non pas pour réaliser des consensus improbables mais pour établir un champ de questionnement commun.

« Avant d’être ailleurs, les solutions sont en nous. » (Homélie de Mgr Vingt-Trois)

23A l’occasion de la messe de rentrée des parlementaires, Mgr Vingt-Trois a délivré une homélie empreinte de la responsabilité qu’exige cette année électorale, dans une forme de méditation filée sur la parole du Christ rappelée ce jour : c’est non seulement la recherche intérieure personnelle de la vérité qui doit guider les politiques et non le paraître et l’activité médiatique, mais également une nécessité de chercher au sein même de notre pays les racines de nos difficultés plutôt que d’incriminer l’extérieur.

Extraits subjectifs de l’homélie :

Comment toucher l’intelligence et la raison des électeurs ? Il est de la responsabilité de tous les électeurs de ne pas se contenter de l’effervescence médiatique mais d’encourager et de répondre à l’effort de pédagogie des candidats.

À force de se laisser séduire par le buzz, on pourrait ne plus accepter l’écart entre l’apparence et les convictions et nourrir une réaction de rejet des discours politiques et, surtout, de celles et de ceux qui les proposent.

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