Quelles raisons d’espérer souhaitez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ?

Dans les circonstances actuelles, les évêques lancent un appel aux catholiques de France. Ils constatent que la France manque de lieux d’échange et de réflexion pour débattre ensemble, largement, tous milieux et territoires confondus, de notre société et du bien commun. Or, l’Eglise dispose d’un maillage conséquent de paroisses sur tout le territoire national. Lire la suite

Le nouveau secrétaire national du PCF, fan du Pape François

Un peu de politique chez le Samaritain, grâce à Aleteia, pour vous annoncer le nom du futur secrétaire national du Parti Communiste.

Mardi soir, le député Fabien Roussel a été désigné par la commission des candidatures du PCF pour succéder à Pierre Laurent à la tête du parti. Ce choix doit encore être validé ce week-end lors du 38e congrès du parti. S’il incarne une ligne « identitaire » au sein du PCF, c’est à dire soucieuse de sortir de l’ombre de LFI (La France insoumise), Fabien Roussel revendique placer « l’Humain d’abord ». Il n’hésite pas à aller puiser de l’inspiration là où on ne l’attend pas forcément, notamment chez le pape François. « Même le Pape s’engage contre le Dieu argent ! », écrit-il sur son blog personnel.

En juillet 2017, Fabien Roussel posait une question au gouvernement :

Tensions ravivées chez les catholiques du Congo

La trêve annoncée par le CLC (collectif laïc de coordination), soutenu par l’Eglise catholique, a pris fin au Congo. Il annonce la reprise des manifestations contre le pouvoir en place et pour la tenue d’élections démocratique. Le Président Joseph Kabila a en effet terminé son deuxième mandat depuis décembre 2016. Le CLC se dit préoccupé par l’organisation des élections de décembre, qu’il juge trop incertaine, rapporte le Figaro.

Une situation qui pourrait ouvrir une nouvelle période de tensions pour les catholiques du Congo.

Source photo : John Wessels (AFP), dans la Croix

Les droits fondamentaux, ce n’est pas dans l’abstrait !

Ce mercredi 11 avril, en commission des lois, sur la présentation du projet loi « Asile et immigration », le défenseur des droits Jacques Toubon a dû remettre en place les députés de la majorité qui critiquaient sa « vision caricaturale ». « Le fait de ne pas sélectionner les gens qui seront dans les centres d’hébergement, ce n’est pas abstrait, c’est la vie la plus concrète. C’est de savoir si je passe la nuit dans la rue ou au chaud. »

Un catholicisme intégral, plutôt que radical

Le glissement vers la droite radicale, l’identitarisme, et le repli sur un passé supposé glorieux semblait l’emporter, comme le documente Jérôme Fourquet dans son ouvrage, « à la droite de Dieu » (Cerf). Mais cette rentrée offre une vigoureuse et salutaire réponse. Et comme le souligne Isabelle de Gaulmyn dans son billet, Et s’il y avait un miracle du pape François sur le catholicisme français ?, il émane d’auteurs classés à droite (au minimum par leur parcours). Lire la suite

Matignon et la CEF sont dans un bureau

L’instance de dialogue entre le gouvernement et l’Église catholique s’est réunie ce mardi 12 décembre à Matignon, comme le rapporte La Croix. Au programme, différents points techniques relatifs à des réformes engagées en 2017, et qui ont un impact sur la vie de l’Église : diplômes requis pour les aumôniers de prison, effet des futures réformes fiscales sur les dons et legs, … Surtout, la CEF a souhaité engagé un dialogue sur des questions plus politique, en droite ligne de la récente assemblée plénière à Lourdes.

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Laurent Wauquiez : ne nous santons pas concernés

AFP PHOTO / JEFF PACHOUD

A l’approche de l’élection pour la présidence des Républicains, la passion de Laurent Wauquiez pour l’artisanat santonnier ne faiblit pas. L’installation, en 2016, d’une crèche au siège de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ayant été jugée illégale par le tribunal administratif de Lyon en octobre dernier, le candidat à la présidence des Républicains a choisi, cette année, de rendre hommage au savoir-faire des santonniers de la Région en exposant pas moins de 8 crèches dans le hall du centre administratif.Lire la suite

Les politiques : martyrs pour le bien commun de leurs nations

Le Pape François a adressé un message vidéo aux participants à la «Rencontre des laïcs catholiques qui assument des responsabilités politiques au service des peuples de l’Amérique latine», un évènement organisé conjointement par la Commission pontificale pour l’Amérique latine et le Conseil épiscopal latino-américain (Celam).

Ce message a été retranscrit par Radio Vatican, et l’on y découvre la hauteur de l’exigence du pape François (et avec lui de l’Eglise) en matière d’engagement politique. Extrait :Lire la suite

Quel avenir pour les Poissons Roses ?

Extraits de la dernière newsletter des Poissons Roses

Un nouveau parti se créé. Il se nomme Refondation. Il se définit en faveur d’une société du lien et du partage. Il prend acte de l’effondrement des appareils politiques, d’une soif nouvelle qui parcourt la société et des impasses des réponses actuelles…
A l’opposé, Refondation, veut ouvrir des perspectives en s’appuyant sur trois axes : un socle qui est l’écologie humaine, un moteur qui tient en l’économie de la réciprocité et une nouvelle méthode qui consiste à proposer des communautés de projets. 

Que deviennent par conséquent les Poissons Roses ?

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Fillon un an après

AFP / SEBASTIEN BOZON

Le 27 novembre 2016, François Fillon remportait haut la main la Primaire de la droite, caracolant en tête des sondages de la présidentielle. Un an après, de l’eau a coulé sous les ponts et François Fillon démissionne de son mouvement Force Républicaine pour se retirer de la politique, sur fond de polémiques ouvertes par la publication du livre-réquisitoire de son ancien responsable de campagne, Patrick Stefanini. France Info revient en quelques dates sur la folle année de François Fillon.Lire la suite

Eglise et politique au Zimbabwe

On retiendra ces paroles de l’ancien archevêque de Bulawayo, Mgr Pius Ncube, prononcées dans les années 2000 : « L’Eglise a un rôle prophétique pour dire la vérité quand plus personne n’ose le faire. J’accepte cela, même si je dois le payer de ma vie. »Lire la suite

Ecriture inclusive : paresse et prétention ?

C’est en tous cas la conclusion de Laurent Stalla-Bourdillon, aumônier des parlementaires, dans les colonnes de La Vie.

L’irruption de l’écriture inclusive a mis l’Académie Française en émoi. L’occasion nous est offerte de réfléchir à nouveau à la signification de la langue, de la parole et de l’écriture. Savons-nous distinguer le rôle de chacune ? Réalisons-nous que la manière dont nous parlons et dont nous écrivons révèle bien des choses de notre vie intérieure ?

C’est intéressant et c’est à lire ICI.

Même les Poissons muent

Tirant peut-être les leçons d’un déficit d’écoute au Parti Socialiste (pour manier l’euphémisme), et désireux de développer leur propre corpus, les fondateurs des Poissons Roses ont lancé aujourd’hui un nouveau parti, Refondation. Non confessionnel, il puise néanmoins aux sources du christianisme social et du personnalisme. Il revendique entre autres Emmanuel Mounier, Pierre-Yves Gomez, Jean-Claude Michéa, Jacques Ellul ou Abdennour Bidar parmi ses références.

La Croix vous en dit davantage.

Après Simone à Lyon, Dorothy à Paris !

Dorothy-Day-fondatrice-journal-The-Catholic-Worker_0_729_554Vous connaissez peut-être Le Simone, « café culturel au cœur de Lyon », inauguré par Les Altercathos (« Les alternatives catholiques » en texte plein), « association de laïcs lyonnais qui n’a pas une vocation cultuelle mais culturelle ». L’initiative vaut le détour, d’autant qu’une de nos fidèles amies du Samaritain en est de mémoire l’une des co-fondatrices et un pilier …

Mais voilà que Simone à Lyon semble envoyer sa cousine Dorothy à Paris ! Projet de « café-atelier catholique » à venir dans la capitale, Foucauld Giuliani, son coordinateur, explique dans les colonnes de La Croix l’attachement à Dorothy Day, journaliste et militante catholique, dont le procès en béatification a été ouvert en 2000, aussi bien que l’essence du projet :

L’idée, c’est de proposer un lieu qui prenne en compte toutes les dimensions de la personne humaine : la sociabilité, le travail, la vie politique et spirituelle.
Bien que créé par des chrétiens, ce lieu ne leur sera pas réservé. Nous sommes plutôt convaincus qu’assumer nos convictions sera la base d’un dialogue sincère avec les autres clients du café.

[…] Nous avons choisi Dorothy Day car cette Américaine catholique engagée incarne des choses essentielles : le souci du bien commun, la défense des plus faibles et la vie spirituelle.

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L’Europe : un enjeu pour les chrétiens

Logo-des-Semaines-sociales-de-FranceDepuis plus d’un siècle, les Semaines Sociales de France rassemblent plusieurs milliers de chrétiens autour d’un enjeu de société, à la lumière de la Pensée sociale de l’Eglise. Cette année, « Quelle Europe voulons-nous ? » est proposé au discernement des participants qui seront en novembre à Paris.

Le projet européen a réussi la prouesse de pacifier un continent qui n’avait jamais connu plus d’un demi siècle de paix. Aujourd’hui, en France et chez nos voisins, l’anathème et le slogan tiennent trop souvent lieu de débat. Le projet européen peine à rassembler : la montée du scepticisme et du rejet, nette en Grande-Bretagne, plus variable dans d’autres pays, ne permet plus d’entendre les raisons de l’adhésion.
Les Semaines Sociales de France se rappellent que le projet européen a été bâti grâce à des chrétiens engagés, qu’elles ont travaillé périodiquement le sujet, ce qui leur donne une légitimité pour établir un diagnostic et ouvrir le débat sur le projet européen. Elles s’appuient sur une année d’échanges organisés par les antennes régionales, les travaux et témoignages d’analystes et d’acteurs français et européens, celles des réseaux partenaires dont IXE (Initiatives de Chrétiens pour l’Europe). Après les élections en France, puis en Allemagne, le moment est propice pour intervenir dans un débat refondateur.

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L’évangile selon Jean-Luc

Une confusion des plus comiques de la part de Google attribue à Jean-Luc Mélenchon des ouvrages de Jean-Luc Moens sur l’évangélisation. Une manière de transformer le tribun en apôtre ? De révéler son penchant pour la dimension sacrée de la politique ? Pour l’évangile révolutionnaire ? Les voies de Google sont impénétrables.

 

« La religion est là par amour des citoyens français » (Mgr d’Ornellas)

Interrogé par Le Télégramme, Mgr Pierre d’Ornellas apporte sa réponse à la question désormais classique de la place de #lareligion dans la présidentielle :

Quand elle cherche le bien de la société, c’est-à-dire le bien commun, elle a toute sa place. La religion est là par amour des citoyens français.

Il évoque également Sens Commun, La Manif et Les Poissons Roses et rappelle que l’Eglise doit s’impliquer en politique : Lire la suite

Comment restaurer la confiance ?

« Alors que faire ? Monsieur le Président de la République, si je peux me permettre, abandonnez cette idée des trois grandes lois (dont une révision de la Constitution) dont la rédaction et l’adoption ne vont vous attirer que des contrariétés. Faites réaliser une compilation des textes existants relatifs à la responsabilité personnelle des décideurs publics, ils sont bien suffisants.

Et si vous voulez inaugurer une ère nouvelle marquée par l’exigence pour l’avenir de l’irréprochabilité, soldez le passé en utilisant une méthode que votre maître Paul Ricoeur lui-même conseillait : l’amnistie : ‘Le philosophe se gardera de condamner les successives amnisties dont la République française en particulier fait grande consommation, mais il en soulignera le caractère simplement utilitaire, thérapeutique. Et il écoutera la voix de l’inoublieuse mémoire, exclue du champ du pouvoir par l’oublieuse mémoire liée à la Refondation prosaïque du politique. À ce prix, la mince cloison qui sépare l’amnistie de l’amnésie peut être préservée' ».

Régis de Castelnau sur vududroit.com

Revue de Presse : des évêques engagés

Les évêques qui secouent les partis à l’approche des élections ! Oui, vous avez bien lu : il s’agit d’un cri d’alarme et d’une « critique sans concessions envers la classe politique du pays » qui sont lancés par les évêques du Kenya à quelques mois des élections. « Les situations chaotiques que nous voyons démontrent combien le système politique que nous avons en ce moment au Kenya est fragile » rapporte Radio Vatican. Ces évêques critiquent également la « manipulation et les abus » commis par des « personnages sans intégrité et qui ne sont pas assez mûrs pour bien discerner entre le bien et le mal. De telles personnes ne devraient pas être autorisées à se présenter à des fonctions électives en premier lieu ». C’est dit !

D’autres évêques appellent pour leur part à un « patriotisme chrétien “solidaire”, pas “égoïste” ». C’est en Pologne que ça se passe. Selon La Croix, « la Conférence épiscopale polonaise a encouragé, dans un document publié vendredi 28 avril, l’essor d’un patriotisme chrétien “respectueux des autres cultures et des autres convictions religieuses” ». Le journal nous apprend également Lire la suite

« Le plus facile : dire de voter pour tel ou tel ou inviter à la réflexion et au discernement ? »

Interview de Mgr Pontier entre les deux tours de la présidentielle :

On vous reproche de ne pas orienter clairement le vote des catholiques pour tel ou tel candidat. Que répondez-vous ?

Je constate que ces reproches viennent de tous côtés, des soutiens des deux candidats en lice pour le deuxième tour qui aimeraient que l’on choisisse leur candidat. Il y a aussi les partisans de l’abstention ou du vote blanc qui voudraient que l’on soutienne ce choix. Je comprends que l’on puisse être désorienté face à la tournure qu’ont pu prendre les débats. Il faut reconnaître qu’il est difficile de se forger une opinion dans ce climat hystérisé. Mais qu’est-il plus facile : dire de voter pour tel ou tel ou inviter à la réflexion et au discernement ? Dans cette ambiance, il me semble que le rôle de l’Église est, plus que jamais, de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre candidat mais de rappeler à chaque électeur ce que notre foi nous invite à prendre en compte. […]

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« La Politique n’est pas le dernier mot de la vie des hommes »

Intéressants éléments de Mgr Aillet en vue du second tour : il appelle au discernement, à la prudence et il nous invite à demander à l’Esprit Saint le don de Conseil.

 

Quel que soit le résultat des élections du 7 mai, nous n’oublierons pas pour autant que la Politique n’est pas le dernier mot de la vie des hommes. Après le 7 mai, il sera toujours urgent pour les catholiques d’annoncer l’Evangile avec la conviction « qu’il répond aux nécessités les plus profondes des personnes parce que nous avons tous été créés pour ce que l’Evangile nous propose : l’amitié avec Jésus et l’amour fraternel » (Pape François, Evangelii Gaudium n. 265).

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La messe est dite ?

Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal La Croix, était l’invitée de l’émission politique « C’est dans l’air » ce lundi 17 avril. Lundi de Pâques oblige, l’émission était consacrée à la place des religions dans la campagne présidentielle. Si elle permet quelques clarification sur la nature de Sens Commun à destination d’un public extérieur au monde catholique et si elle dresse un vaste panorama des interactions passées, présentes et futures entre religions et programmes, elle pêche par manque de précision dans l’analyse et la définition des notions. Lire la suite

Vote blanc, discernement et intransigeance

Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, appelle les chrétiens non seulement à voter, mais aussi à éviter l’abstention ou le vote blanc.

Voter, c’est choisir. Voter blanc peut être un aveu d’absence de discernement ou d’une attitude puriste et intransigeante. Comme la politique est toujours un « art du compromis », un chrétien ne peut s’abstenir de voter.

Il s’explique dans un entretien à La Croix :

Ces derniers temps, au cours de mes échanges avec des chrétiens, j’entends souvent : « Quand on voit ce spectacle désolant, on n’ira pas voter ou on votera blanc. » Devant cette attitude de dépit, je leur dis : « Est-ce un acte responsable ? » Leur discours revient plus ou moins à dire : je refuse de discerner ce qui me semble être le mieux pour l’avenir de mon pays, ou alors, il y a tel ou tel élément « non négociable » sur lesquels je ne veux pas transiger, donc je ne me mouille pas. De la part d’un chrétien, ce n’est pas une attitude juste.

Notre ultramodernité est à bout de souffle

Marie-Lucile Kubacki a rencontré une trentaine de chrétiens, pour La Vie et en a retiré cet article passionnant « Voter en chrétien, est-ce possible ? », comme en écho aux interrogations et éclairages délivrés par Pierre Manent. Il ne se résume donc pas à sa chute mais elle vaut en elle-même sa lecture. Comme en écho aux (l’Eglise et les catholiques ont-ils encore quelque chose à dire au pays ?), Antoine Arjakovsky, historien, de confession chrétienne orthodoxe, codirecteur du pôle « société, liberté, paix » du Collège des Bernardins souligne ceci :

« Notre ultramodernité est une pensée qui en vient à douter de tout et c’est la raison pour laquelle les fondamentalistes réagissent parce qu’ils ont besoin de se construire sur des vérités. C’est cela le malaise profond. On vit dans une période d’incertitude, de remise en cause. Mais c’est aussi pour les chrétiens une opportunité pour ressortir une vision équilibrée, d’espérance et de joie. »

Le fondamentalisme est une surréaction aux dérives de l’ultramodernité. Mais pour qui entend se construire une sagesse, une Vérité, le christianisme a son mot à dire, dans « un esprit de force, d’amour et de pondération » (deuxième lettre de Saint Paul à Timothée), pas de fondamentalisme.

Voter en chrétien, est-ce possible ?, La Vie

L’aumônier des parlementaires voit « violence et désarroi » chez les politiques

C’est ce que le Père Laurent Stalla-Bourdillon, aka l’ « aumônier des parlementaires » même si ce n’est pas une aumônerie, rapporte dans une interview au Figaro.

Cette campagne vous semble-t-elle marquée par une forme de violence ? Oui, une violence sans nom. J’observe le préjudice considérable fait à la pensée politique par l’étroitesse du jeu médiatico-politique. D’une certaine façon, les responsables politiques usent et abusent des médias pour exister. En retour, les médias manipulent les politiques comme des marionnettes.

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Mgr Pontier ne prend *vraiment* pas parti

Mgr Georges Pontier ne prend vraiment pas parti et développe d’autres sujets de profonde préoccupation de l’Eglise, parallèlement au rapport à l’argent et à la place de l’étranger. Outre la place des musulmans dans nos sociétés, dans son allocution très politique (au sens noble), il évoque également la dignité de la personne humaine de sa conception à sa mort naturelle – et ceux qui veulent constitutionnaliser l’inverse peuvent se sentir concernés à juste titre.Lire la suite

Mgr Pontier ne prend (presque) pas parti dans la présidentielle

Dans son discours d’ouverture de l’assemblée plénière des évêques de France à Lourdes, ce mardi 28 mars, Mgr Pontier s’est penché sur l’élection présidentielle qui approche. Les évêques ne donnent évidemment pas de consignes de vote. On notera toutefois l’accent mis par le président de la CEF sur deux points particuliers concernant cette campagne :Lire la suite

Du gouvernement à la gouvernance ou au management…

« Notre pays vit un certain délitement de la politique, devenue désormais moins l’art noble du gouvernement que celui de la gouvernance ou du management. La parole publique, surabondante et hyper-médiatisée, se prend au jeu de la dialectique, devient l’otage de polémiques. Elle lasse le citoyen. Elle obscurcit les véritables enjeux sociétaux, anthropologiques et éthiques. Chacun a le sentiment que la politique est de plus en plus le fait d’incantations, de promesses et de règlements de comptes.

Pour réhabiliter la politique, l’Église propose 4 pistes pour nourrir l’engagement des chrétiens dans la cité ».

Mgr Rey sur chetiensdanslacite.com

Les évêques ont du pain sur la planche

Réunis à Lourdes à partir d’aujourd’hui, du 28 au 31 mars, les évêques vont avoir du pain sur la planche. Principaux sujets à l’ordre du jour : la pédophilie, l’approche des éléctions présidentielles et la diversité des catholiques français (avec une intervention du philosophe Pierre Manent). A noter que, d’après La Croix,

À la clôture de leur Assemblée, vendredi 31 mars, ils publieront un texte intitulé Pour de nouveaux modes de vie, l’appel de Laudato’si.

Europe : joyeux anniversaire grand-mère

On se rappelle les mots du Pape François au Parlement Européen à Strasbourg, puis lors de la remise du Prix Charlemagne : l’Europe est une vieille grand-mère qui doit aujourd’hui retrouver une part de sa jeunesse.

L’anniversaire du Traité de Rome du 25 mars 1957 est l’occasion de se repencher sur les liens entre projet européen et christianisme, comme nous y invite une émission de France Inter à laquelle a participé Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef adjointe du quotidien La Croix. L’occasion aussi de relire sur le blog des Cahiers Libres une synthèse sur la pensée de Schuman : « l’Europe selon Robert Schuman ».

Surtout, il faut lire le discours du détenteur du Prix Charlemagne, le Pape François, prononcé lorsqu’il a reçu, ce vendredi 24 mars, des dirigeants européens inquiets de la montée des populismes pour leur donner une nouvelle leçon d’Europe. Lire la suite

Faire payer les riches, ou les étrangers ?

Si nous étions en campagne électorale, nous pourrions aborder des sujets de fond, échanger sur l’avenir de notre pays. Si une campagne électorale était ce dont nous rêvons, ce serait une période où la France s’assiérait, le temps de faire posément un bilan, d’envisager les défis à venir, et de comparer les projets proposés.

Mais soit. A la place, nous avons des percées improbables. Des échappées journalistiques ou des appels d’ONG et de think tanks, ceux qui bossent vraiment au quotidien, et désespèrent de voir que les enjeux auxquels ils se consacrent ne sont pas dignes d’intérêt.

Au titre de ces échappées, la Une du Parisien, consacrée à la dépendance. Nul ne peut nier que ce soit un enjeu incontournable pour tous. L’occasion d’entr’apercevoir les propositions des candidats. . Celui pour lequel le problème c’est les riches. Ou celle qui réussit encore à incriminer l’étranger sur ce sujet.

Faites le test

Un premier test à découvrir et à partager à l’approche de la Présidentielle, pour cerner de quel candidat vous êtes le plus proche :

https://www.jevote.info/quiz/elections2017

Et si vous répondez la plupart du temps « ne se prononce pas » et que vos niveaux d’adhésion sont faibles… c’est peut-être que vous appartenez au premier parti de France : les indécis et autre orphelins de candidats correspondant à leurs idées. Même si les réponses sont parfois simplistes, le test peut-être l’occasion d’un bon exercice de discernement sur un ensemble de questions (fiscalité, éducation, défense, …).

Macron, démocrate-chrétien ?

Emmanuel Macron serait-il un héritier, plus ou moins lointain, de la Démocratie-chrétienne ? C’est ce que laissent entendre plusieurs personnalités clairement issues de cette famille de pensée comme le professeur Jean-Dominique Durand, et c’est ce qui a conduit la rédaction de Famille Chrétienne à définir Emmanuel Macron comme “Démocrate post-chrétien”. Le concept est original, nouveau, pertinent.

Lire la suite de l’article de Charles Vaugirard sur les Cahiers Libres