Nauru, ou le mirage consumériste

Saisissante histoire de ce qui fut un petit coin de paradis, sans parapluie.

Lorsque nous nous penchons sur cette trajectoire historique qui fut celle de l’île de Nauru, il est tentant d’y voir une analogie avec nos propres sociétés. Nauru semble en effet avoir parcouru à marche forcée l’histoire séculaire de la modernité occidentale, passant en très peu de temps d’une société traditionnelle à une société de consommation.

La juste mesure de la sagesse évangélique

« Aux forces irrationnelles comme à la raison techniciste, Hesse oppose plutôt la juste mesure de la sagesse évangélique. Dire ‘Aime ton prochain comme toi-même’, comme il le fait remarquer, c’est s’opposer aux excès de ce que nous appelons la gauche comme à ceux de ce que nous appelons la droite. Car aimer son prochain moins que soi-même, c’est céder à l’égoïsme du capitaliste, tandis que l’aimer plus que soi-même, c’est tomber dans l’enfer du ressentiment et du mépris de soi.

Olivier Maillart sur philitt.fr

Les Français sont dans la détestation de tout ce qui les a précédés…

Capture« Je me sens beaucoup plus proche d’un pêcheur du lac Baïkal – avec le rapport qu’il entretient à la nature, au temps, à une forme de rudesse – que d’un Français imbu de lui-même et citoyen du présent, indifférent à tout ce qui concerne son passé et préoccupé par tout ce qui à trait à son avenir. La différence est là : c’est une différence de positionnement par rapport au temps. Les Russes ne bazardent pas le passé. Les Français sont dans la détestation de tout ce qui les a précédés. L’Histoire n’est pas un petit séquençage dans lequel on ferait un droit d’inventaire ».

Sylvain Tesson, dans Philitt