Onfray, le Donald Trump de la philosophie :)

« Par la banalité de ses thèses déclamées sur les plateaux télévisés, Onfray constitue donc un symptôme de décadence, pour reprendre le vocabulaire de Nietzsche. Il fait partie intégrante d’une industrie de la culture. Onfray est un bandeau marketing. Onfray proclame des absurdités dans une émission pourtant phare face à des contradicteurs qui ne sont pas en mesure de lui répondre. Même si n’importe quel professeur d’histoire ou même de philosophie pourrait renvoyer notre révolutionnaire de province dans ses buts très aisément, il peut à l’envi dégoiser ses approximations, ses contradictions, ses mensonges tant que cela provoque du bruit. Par bien des aspects, Onfray devient le Donald Trump de la philosophie ».

Julien Leclercq sur lenouveaucenacle.fr

Peut-être ne connais-tu pas l’homme d’acier ?

« L’argumentation d’Origène et les problèmes qu’il affronte dans un tel texte sont d’une brûlante actualité : comment ne pas reconnaître dans les accusations de Celse et ses arguments quelque chose de la manière dont notre monde sécularisé interpelle les chrétiens dans leur foi, et dans leur rapport à la Révélation en particulier ! Et elle nous pose la question : sur quelle méthode, sur quels critères, fondons-nous aujourd’hui la défense de la foi ? En attendant de pouvoir mieux répondre à cette question, avec l’aide précieuse de guides tels que le document de 1993 publié par la commission biblique pontificale, nous faisons nôtre la prière de Benoit XVI pour demander au Seigneur ‘de nous donner aujourd’hui des penseurs, des théologiens, des exégètes, qui découvrent ces multiples dimensions, cette actualité permanente de la Sainte Écriture, sa nouveauté pour aujourd’hui’, et retournons de ce pas à l’étude de la Bible.

Lire Pneumatis, déjà retourné à ses chères études

Nous n’en avons pourtant pas fini avec les clichés bistrotiers

« Pour appuyer le poncif d’une haine chrétienne du corps, Onfray ne manque pas d’imagination. Saint Paul serait frappé d’ ‘une impuissance sexuelle avec turgescence impossible’, Origène se serait émasculé, la mère de Constantin, premier empereur chrétien, serait une prostituée et sainte Marie d’Égypte, également, qui se ‘prostituait au premier venu’ dans le désert. Les hommes sont eunuques ou impuissants, les femmes sont des putes, rien que cela, et rien de plus fin. Pourtant rien ne vient étayer ces quatre affirmations, de sorte que l’on se demande qui, de l’Église ou de Michel Onfray, est névrosé et laisse la bistouquette emmener sa raison.

Inexistence de Jésus, haine du corps, nous n’en avons pourtant pas fini avec les clichés bistrotiers… »

Lire Koz sur son blogue éponyme toujours

Michel Onfray s’attaque à des moulins qu’il a lui-même bâtis…

Entretien avec Jean-Marie Salamito :

« Vous écrivez dans votre livre, à propos des considérations de Michel Onfray sur le christianisme antique, qu’il ‘s’attaque à des moulins qu’il a lui-même bâtis’. Que voulez-vous dire ?

Cette formule m’est venue très vite à l’esprit, quand je lisais les pages où Michel Onfray conteste l’existence historique de Jésus, une thèse qui a fait parler d’elle au XIXe siècle et au début du XXe, mais qui n’est plus soutenue par aucun historien. Le Jésus de Michel Onfray est tellement fantasmé – vu à travers des écrits apocryphes, des œuvres d’art très postérieures à l’époque de sa prédication… – qu’on a l’impression que tout a été retenu sauf, précisément, ce qui permet d’avoir des informations exploitables du point de vue de l’historien. C’est très curieux : cela consiste à prendre les sources les moins fiables ou ce qui n’a même pas le statut de source pour dire : ‘Voilà, il y a toute cette élaboration fictive autour de Jésus, donc Jésus n’existe pas’. Or des sources fiables existent bien, même si elles doivent être interprétées selon des méthodes scientifiques éprouvées ».

Lire l’entretien sur La Vie (édition abonnés)

Parfois, Onfray mieux de se taire

Si le calembour est lourd, plaignez-vous au rédacteur en chef. Il est au minimum guère plus lourd que le propos de Michel Onfray, dont on découvre au fil des critiques la collection de considérations péremptoires et absurdes qui constelle son livre. Étonnamment, Michel Onfray connaît une soudaine et surréaliste popularité dans des milieux catholiques fort marqués.

Patrice de Plunkett dresse une liste des incohérencesrelevées par des spécialistes universitaires dans la revue Codex – des questions abordées par Michel Onfray (dont certains qu’il cite sans les comprendre) au rang desquelles l’existence même de Jésus, le contexte historique des sociétés antiques et médiévales, Vatican II, etc. Codex n’hésite pas à dénoncer les « affirmations péremptoires », les « traits d’esprit [qui] fusent souvent au détriment de la réalité », « les erreurs, clichés omissions, raccourcis ou anachronismes », une « bibliographie étonnamment pauvre ». Cinq historiens réagissent donc dans la revue.Lire la suite

Onfray, entre monstre conceptuel et contrefaçon spéculative

onfray-380x600Parce qu’il prophétise sombrement le déclin inéluctable de notre civilisation, Michel Onfray recueille soudain l’intérêt coupable de ceux que les suicides hypnotisent, du suicide français à celui de la civilisation européenne. Rien de plus paradoxal lorsque cela concerne des chrétiens, dont Michel Onfray n’a de cesse de calomnier les convictions.

Le professeur Philippe Capelle-Dumont, Doyen honoraire de la Faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris, publie une recension passionnée de son ouvrage : « Michel Onfray et le « judéo-christianisme » : la confusion des esprits« .

Est-il vraiment nécessaire de s’infliger la lecture de cet ouvrage ? Est-il encore honorable de le citer lorsqu’on lit les ridicules fadaises pointées par M. Capelle-Dumont ?Lire la suite