L’anorexie, maladie du mensonge

Mathilde Berg, ex-anorexique, auteur de deux ouvrages : Sur un fil et Face à Face, se confie sur ombresetlumière.fr :

Maintenant je décris l’anorexie comme une maladie du mensonge. On ment aux autres. À force de leur mentir, on se ment à soi-même, et on ne s’en rend plus compte. Parfois, on a l’impression d’y mettre du sien, mais ce sont juste des concessions qui participent à un énorme mensonge, du type : « je me pose devant la télé mais je vais me promener une heure ensuite ». À un moment, je me suis découvert un engouement pour les exercices de musculation. Je croyais que ça me faisait plaisir alors que c’était juste un moyen de me rassurer. Je pouvais manger plus, je gardais à côté une soupape…

La journée a été un peu compliquée

« D’abord mon téléphone sous l’eau du robinet, puis le pot de café en poudre renversé dans toute la cuisine. Dans la voiture, il a attrapé un paquet de petits beurres avec lequel il a manqué de s’étouffer. Il a fallu s’arrêter en urgence sur le bord de la route pour le faire recracher. L’après-midi, impossible de travailler, avec ses cris et ses allers-retours incessants. En sautant sur son lit, il a de nouveau cassé une latte. C’est sûr, un gaillard d’1m 85 ! »

Marie-Amélie Saunier, sur ombresetlumiere.fr