Qu’est-ce qu’un pallium ?

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, recevra le pallium vendredi 29 juin prochain au Vatican (celui-ci lui sera toutefois imposé solennellement par le nonce apostolique en France en septembre seulement). Mais qu’est-ce qu’un pallium ?

« Brodées sur la laine blanche du pallium, six croix de soie noire. « Elles symbolisent les plaies du Christ en croix », explique le P. Norbert Hennique, liturgiste et vicaire à N.-D. de l’Assomption de Passy (16e). Comme nombre d’ornements liturgiques, le pallium est issu d’une tradition vestimentaire antérieure à la tradition chrétienne. « Ce “manteau”, d’origine grecque, adopté par les Romains, était une pièce de laine dont on se drapait de diverses façons, ajoute le prêtre. Au fil du temps, le pallium, porté par les archevêques métropolitains dès les premiers siècles de l’Église, a évolué en une bande de tissu placée sur les épaules, par-dessus la chasuble. »

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« Si nous sommes sûrs de notre foi, de notre culture, qu’est-ce que nous avons à craindre ? »

 Extraits d’une interview de Mgr Aupetit dans Valeurs Actuelles

Il y a en France une inquiétude assez forte vis-à-vis de l’Islam et souvent une incompréhension devant un discours ecclésial qui semble angélique…

Si nous ressentons une insécurité culturelle, c’est parce que notre culture ne vaut plus un clou, c’est tout. Encore une fois, si nous sommes sûrs de notre foi, de notre culture, qu’est-ce que nous avons à craindre ? Que les musulmans découvrent le Christ ? Dix pour cent de nos catéchumènes viennent de l’islam…

Ça reste une goutte d’eau par rapport aux conversions à l’islam qui ont lieu dans les banlieues…

Ces conversions à l’islam ne sont bien souvent pas le fruit d’un chemin spirituel… Si nous avions le courage d’être ce que nous sommes, c’est-à-dire de vivre l’Évangile, il n’y aurait pas cette insécurité culturelle.

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Fraternité ou autonomie ?

Mgr Aupetit dans Le Point :

Il me semble très heureux que tout le monde ait pu s’exprimer, car les décisions qui seront prises vont avoir des conséquences durables sur nos façons de vivre et les valeurs qui les sous-tendent. Nous sommes, en effet, à la croisée des chemins entre deux visions sociétales. D’un côté, une société basée sur la fraternité où la personne est qualifiée par les relations qu’elle entretient avec autrui. Dans cette situation, la loi protège les plus vulnérables. D’un autre côté, une société individualiste où chacun revendique une autonomie. Dans ce cas, la loi s’ajuste au désir individuel avec le risque de revenir au droit du plus fort, du plus riche ou du plus puissant.

Une homélie ? C’est pour la vie !

Jeudi 16 mai avait lieu la 10ème veillée pour la vie à l’initiative des évêques d’Ile-de-France qu’on peut revoir grâce à KTO. C’est Mgr Aupetit qui prononça l’homélie suivante : « Quand Jésus prie pour nous quelques heures avant sa passion que demande-t-il à son Père ? : « Sanctifie-les dans la vérité ; ta parole est vérité ». Voilà ouverte une question délicate : « qu’est-ce que la vérité ? » disait Pilate. Éternelle question. Dans notre monde relativiste on dit : « à chacun sa vérité ». En réalité cela veut dire : « à chacun son opinion ». Le relativisme confond la vérité et l’opinion. L’opinion est subjective et dépend de nos expériences particulières. La vérité est objective et part du réel par l’évidence expérimentale ou par le raisonnement rigoureux. C’est la science qui constate, c’est la réflexion logique qui explique.

Voilà pourquoi nous sommes soumis à des contradictions qui tiennent à des différences d’opinion. Mais il nous faut rechercher la vérité indépendamment des idéologies et des positions mondaines qui s’imposent à tous. Voilà comment il faut comprendre la phrase de Jésus : « le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde ». Nous voyons bien que nous sommes en décalage par rapport à l’opinion courante. Nous défendons la vie dans une culture de mort. Nous sommes au service de l’amour gratuit dans une culture de l’égoïsme et du chacun pour soi. » … Retrouvez la totalité de l’homélie sur le site du diocèse de Paris.

Quelle société voulons-nous ?

« Il semble qu’une partie de nos concitoyens, y compris des catholiques, ne prennent pas la mesure des changements de société qui peuvent nous impacter. C’est pourquoi l’Église souhaite apporter sa contribution à ce travail pour édifier un monde meilleur qui ne soit pas le meilleur des mondes (*) ».

Mgr Aupetit, éditorial aux Fiches de bioéthique

(*) Le Meilleur des mondes (Brave New World), roman d’anticipation d’Aldous Huxley, paru en 1932.

Mgr Michel Aupetit : « c’est l’Evangile qui dérange ! »

Mgr Michel Aupetit a livré un entretien très complet à La Croix (« il n’y a pas d’un côté la bioéthique, et de l’autre les migrants« ) appelant les chrétiens à se laisser déranger par l’autre, par la fragilité. Il y explique notamment ceci à propos des prochains rendez-vous législatifs, qui vaut à tous égards : « Il lui faut redire ce qui est en jeu : la construction de notre société. Or celle-ci s’est fondée sur l’acceptation de la fragilité. Ce qui nous fait humains, c’est la capacité d’accompagner les plus faibles et de leur laisser une place aussi digne que les plus forts. « Lire la suite

Pour Mgr Aupetit, le tabou aujourd’hui, c’est Dieu

Mgr Michel Aupetit livre l’un de ses premiers entretiens de nouvel archevêque de Paris au Monde. Il évoque son parcours de foi, son activité de médecin et ce que cela lui a appris (notamment d’accueillir et de s’occuper de chacun sans distinction), l’insécurité culturelle ressentie aujourd’hui en France et la communautarisation, la laïcité.

Il conclut sur l' »enseignement du fait religieux », interrogé sur le rôle que « vous »- Mgr Michel Aupetit ou l’Eglise ? – « pouvez avoir ».Lire la suite

Un médecin archevêque ?

 

Mgr Aupetit, c’est l’évêque qui, avant de te consacrer au Seigneur, vient simplement prier à tes côtés, en silence… parce que c’est le plus important en tout et qu’il le sait très bien. Et quand il te raconte qu’il se lève tous les matins aux aurores pour prier, tu sais que ce n’est pas du chiqué : tous les matins, il prie pour ceux qui lui sont confiés et il veille à soigner sa relation d’intimité au Seigneur. C’est le secret de sa mission.

D’ailleurs, avant de t’adresser une homélie, il prie toujours l’Esprit Saint en silence quelques instants… Pour que ce soit vraiment Lui et non lui qui passe en ses mots.

Accessible, simple, humain : c’est quelqu’un à la poignée de main chaleureuse, à la parole directe et intelligente, à l’humour fin qui affleure souvent dans ses propos : un vrai humain et un vrai spirituel.

Mais la charge d’un archevêque de Paris est bien lourde : en lui souhaitant une belle mission, au Samaritain, nous invitons aussi tous nos lecteurs à prier pour lui !

Vous pourrez encore mieux le connaître en lisant cet article de « La Vie » : « le pape appelle un médecin pour Paris »

 

L’enfant, objet de désir puis produit manufacturé ?

« La véritable question, c’est effectivement la disparition du père. Mais aussi le fait que l’enfant devient un simple produit manufacturé : sous prétexte qu’il est objet de désir, il est mis à la disposition des adultes, comme l’on ferait pour une voiture ou un smartphone à la mode ! Le problème est que l’enfant n’est pas un objet qu’il suffirait de désirer. L’enfant est une personne qui doit être respectée dans sa conception, dans son origine et dans son développement. L’enfant n’est pas un dû, mais un don ! »

Mgr Aupetit dans Famille Chrétienne

Célébration du 50e anniversaire de la création du diocèse de Nanterre

La célébration sera marquée ce dimanche 11 juin par des festivités à Colombes. Entretien avec le Père Hugues de Woillemont, vicaire général du diocèse de Nanterre.

« Le diocèse de Nanterre est né en 1966 après la création des départements de la ceinture parisienne (1964). Il correspond au département des Hauts-de-Seine, de la taille de l’île d’Oléron (176 km2) où vivent 1,6 millions d’habitants. Sainte-Geneviève (née en 420 à Nanterre) est la sainte patronne de notre diocèse, marqué également par d’autres figures : Saint Clodoald, Saint Vincent de Paul, l’abbé Frantz Stock ou l’abbé Guérin…  Le département compte 36 communes et il y a actuellement 50 curés. 175 prêtres sont en mission dans les paroisses, dont 125 de moins de 75 ans. Une cinquantaine de diacres permanents, 235 laïcs en mission ecclésiale dont 71 chefs d’établissements catholiques, et des milliers de baptisés ! Monseigneur Michel Aupetit, l’évêque actuel est le quatrième évêque de Nanterre. Notre diocèse a vécu un synode marquant en 1990-1992, À cause de l’Évangile qui a beaucoup œuvré pour une bonne collaboration entre ministres ordonnés et laïcs ».

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Une veillée pour les vocations ?

Vendredi 12 mai 2017, une veillée pour les vocations est organisée par le diocèse des Hauts-de-Seine, avec la présence de Monseigneur Michel Aupetit, Évêque de Nanterre.

Vous êtes invités à y participer à partir de 20h30, à l’église Notre-Dame de Boulogne, 2 rue de l’Eglise 92100 Boulogne-Billancourt.

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