Le renouvelable n’est pas forcément écologique

Mahaut Herrmann revient sur cette étude de l’UICN :

Le débat autour des huiles végétales ou des centrales à biomasse le prouve suffisamment : la crise écologique est multifacettes. Ce n’est pas qu’une crise des approvisionnements en telle ou telle ressource. Il ne suffira pas, pour y échapper, de trouver des alternatives « durables », inépuisables, aux ressources minérales finies pour continuer à consommer toujours plus. La pression mise sur la planète en tant que système vivant ne fera que s’accroître jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus.

Qui fuit la Croix fuit la Résurrection

Belle méditation de Mahaut Herrmann sur la difficulté du chemin vers la croix :

« Qui fuit la Croix fuit la Résurrection. » Les comptes Twitter du pape l’ont rappelé hier dans toutes les langues : il n’y aurait jamais eu de matin de Pâques sans le supplice infligé au Christ le vendredi, et pour aller au tombeau vide le premier jour de la semaine, il faut passer par Gethsémani. Mais qu’elle est dure à regarder, cette Croix ! Que nos yeux sont pesants au moment de les lever vers le crucifié ! Pourquoi a-t-il fallu que la souffrance du supplice soit au cœur du mystère chrétien ?

L’économie monastique, une alternative au modèle capitaliste

Entretien avec Benoît-Joseph Pons, par Mahaut Herrmann dans La Vie :

« L’élément essentiel est la dissociation du travail et de la rémunération. C’est une forme de mise en pratique du revenu universel dont il a été question depuis quelques temps. Les moines sont rémunérés selon leurs besoins, sans prise en compte du niveau d’études. Ce mode de rémunération élimine la compétition pour les postes : être abbé ou cellérier n’apporte aucun avantage matériel ».

 

Laudato si’ en actes !

Vivre sans produire de déchets est l’objectif de Laure-Hélène Canette. Depuis septembre, cette jeune Lyonnaise a décidé de se fixer un nouvel objectif dans sa conversion écologique : finis les produits emballés ! ‘Je boycotte les supermarchés et je me rends dans les magasins avec mes boîtes et mes bocaux’.
Le déclencheur des transformations les plus radicales a été la fréquentation de l’atelier Laudato si’ en actes, organisé depuis septembre 2016 par l’association lyonnaise Les Alternatives catholiques. Il a lieu au bar associatif Le Simone.

Mahaut Herrmann dans La Vie

Don de la pluie et tradition chrétienne

« Trois jours de prière du 8 au 10 décembre pour obtenir le don de la pluie : l’initiative de Mgr Xavier Malle, évêque de Gap, n’est passée inaperçue ni chez les fidèles ni dans le public non-catholique. Initiative païenne ? Résurgence de pratiques désuètes ? Beaucoup se sont posé la question. La proposition de Mgr Malle lui a valu l’ironie de la presse locale et même sa première caricature. Pourtant, les origines de sa démarche sont on ne peut plus sérieuses ».

Mahaut Herrmann dans La Vie

Vers l’apocalypse écologique ?

« Une étude publiée le 18 octobre dans la revue PLoS One estime que le déclin des insectes volants en Allemagne en moins de trente ans est de 76% (et jusqu’à 82% au milieu de l’été). […]

Que se passerait-il si les insectes venaient à disparaître entièrement ? Tout simplement le pire. ‘Il apparaît que nous rendons de vastes étendues de terre inhospitalières à la plupart des formes de vie et que nous sommes en route vers une apocalypse écologique’, a déclaré au Guardian Dave Goulson, un des auteurs ».

Mahaut Herrmann dans La Vie

Au milieu de la tristesse et de la colère

« Dérobée dans la nuit de vendredi à samedi au cœur du sanctuaire marial, la couronne de la Vierge de Fourvière, forgée à la fin du XIXe siècle grâce aux dons de bijoux des familles lyonnaises, est un morceau du patrimoine lyonnais. Au milieu de la tristesse et de la colère, les responsables du lieu de pèlerinage appellent malgré tout à l’espérance ».

Mahaut Herrmann sur lavie.fr

Miséricorde pour les hommes, miséricorde pour la terre

« Heureuse coïncidence que la célébration de la fête de la divine miséricorde le jour d’une élection capitale et le lendemain d’une mobilisation mondiale pour une cause, l’écologie, qui n’est plus au cœur des débats publics. L’amour infini du Seigneur, qui ne se lasse jamais de donner son pardon et d’attirer les hommes vers lui, nous rappelle que les ténèbres n’auront pas le dernier mot ; que, même au plus fort du désespoir d’Israël, Dieu n’a pas abandonné son peuple. Le soin de la maison commune nous semble un engagement bien vain face à la menace terroriste ? La peur nous semble devenir le critère ultime de discernement dans l’isoloir ? Ce sont des réflexes humains bien compréhensibles. Mais s’il est une force particulière du christianisme, elle n’est pas dans le poids électoral des catholiques, des protestants, des orthodoxes au moment de dépouiller les votes. Elle est dans la bonne nouvelle de Pâques au plus fort du doute ».

Mahaut Herrmann sur lavie.fr

Faut-il hâter l’effondrement futur de la société ?

Capture« Henri Pérouze aborda le thème de la cité face au gigantisme. Peut-on encore parler de cités pour nos villes, alors que nous vivons dans des mégalopoles ? Le  même gigantisme gagne aussi, note Henri Pérouze, des associations au départ mutualistes, comme Groupama ou le Crédit Agricole. Face au fétichisme de la démesure, comment revenir à une société plus humaine ? Et Henri Pérouze de poser une question cruciale à Olivier Rey : faut-il pour cela hâter l’effondrement futur de la société ? Olivier commença par revenir sur les problèmes humains fondamentaux relevés par Hegel : avoir de quoi manger, avoir un toit sur la tête, être reconnu par ses semblables.  En ce sens, le système de consommation n’est, pour Olivier, pas matérialiste mais sémiotique. Les objets possédés nous permettent de nous situer à intérieur de la société. Plutôt que de faire s’effondrer les sociétés, il faudrait arriver à ringardiser le système de reconnaissance actuel et faire en sorte que ce soit celui qui a une Rolex à cinquante ans qui ait raté sa vie ».

Une journée de réflexion autour d’Olivier Rey : lire le compte-rendu de Mahaut Herrmann dans Limite