Matignon et la CEF sont dans un bureau

L’instance de dialogue entre le gouvernement et l’Église catholique s’est réunie ce mardi 12 décembre à Matignon, comme le rapporte La Croix. Au programme, différents points techniques relatifs à des réformes engagées en 2017, et qui ont un impact sur la vie de l’Église : diplômes requis pour les aumôniers de prison, effet des futures réformes fiscales sur les dons et legs, … Surtout, la CEF a souhaité engagé un dialogue sur des questions plus politique, en droite ligne de la récente assemblée plénière à Lourdes.

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Macron : la rencontre avec les cultes reportée

Ludovic Marin/AFP

« En raison de la cérémonie d’hommage national à Jean d’Ormesson, vendredi 8 décembre, Emmanuel Macron a repoussé de quelques jours sa rencontre avec les cultes. », explique la Croix.

Une affaire à suivre, néanmoins, car la rencontre était porteuse de grands enjeux, à en croire la feuille de route adressée par le Président en septembre à Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur en charge de cultes. Lire la suite

Les yeux ouverts sur le porno

Il est trop tôt pour savoir si cela débouchera sur des mesures effectives, sans parler de mesures efficaces, mais c’est la première fois qu’une préoccupation est seulement exprimée à ce niveau.

Emmanuel Macron a ainsi indiqué qu’ « en 2018, nous devons repenser le cadre de notre régulation des contenus, en particulier les contenus audiovisuels en prenant en compte l’évolution du numérique » .

En revanche, les dénégateurs sont de sortie pour sauver leur porno. Il faudra bien du renfort là-dessus.

Macron bientôt en visite au Vatican ?

Emmanuel Marcon pourrait se rendre bientôt à Rome, pour recevoir son titre de chanoine du Latran, comme l’indique un article du Parisien. Une visite certes symbolique, pour un président cultivant l’art du symbole, mais aussi politique, une rencontre avec le Pape permettant de toucher de manière toute particulière les catholiques. Le titre de chanoine relance ainsi la possibilité d’une rencontre prochaine avec le Pape François, même si l’agenda choisi par l’Elysée sera déterminant, dans le tumulte de réformes inquiétant les catholiques, à l’instar de la PMA. Affaire à suivre.

 

 

 

Source photo : Article du Parisien.

 

 

Revoici le projet d’accès payant aux églises

Stéphane Bern a relancé samedi le débat : pourquoi ne pas rendre payante l’entrée dans les cathédrales ? En charge depuis peu de la sauvegarde du patrimoine français et nommé directement par Emmanuel Macron, l’animateur de télévision a proposé un ensemble de mesures pour gonfler les budgets attachés à l’entretien et à la restauration des monuments.

On l’a peut-être oublié, mais le débat avait déjà eu lieu en 2014, Lire la suite

Emmanuel Macron et l’enracinement catholique

Un certain esprit polémique français et une habitude catholique chagrine risquent de nous faire passer à côté de l’événement : le discours prononcé par Emmanuel Macron lors de l’hommage au Père Hamel évoquait une forme de connaturalité de la France, sa république, et du christianisme, marquant un changement radical de ton.

C’est notamment ce qu’expliquent Jean-Louis Schlegel et Philippe Portier à La Croix.Lire la suite

Deux femmes de président viennent voir la Patronne de la France

Mélania Trump et Brigitte Macron vont visiter cet après-midi Notre-Dame de Paris. Leur guide sera le P. Chauvet, recteur de la cathédrale, interrogé par La Vie.

Cette visite de Melania Trump montre naturellement que, pour les États-Unis, notre cathédrale est importante. Elle incarne l’Histoire de France, le lieu où l’on prie, où l’on rend grâce pour les joies, où l’on s’est rassemblé après les attentats qui ont ensanglanté notre pays. Les Américains sont plus religieux que nous. Pour eux, Notre-Dame est la patronne de la France. Le fait que Marie veille sur Paris et la France, cela leur parle vraiment.

Pensée complexe et communication directe

Une partie de la presse n’a manifestement pas apprécié la justification de l’Elysée de rompre avec la traditionnelle interview du chef de l’état le 14 juillet : « la « pensée complexe » du président se prête mal au jeu des questions-réponses avec des journalistes » selon une source de l’entourage présidentiel dont le Monde s’est fait l’écho. De Thomas Vampouille pour Marianne à Daniel Schneidermann pour Libération, la pilule a du mal à passer. Dès lors, il n’en fallait pas plus pour moquer le verbe et la pensée complexe du président, et les commentaires de son discours devant les parlementaires à Versailles hier n’ont pas été en reste.

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Au souffle de « l’esprit Macron » ?

La Vie publiait le 22 juin un billet d’Anne Soupa : « Et si l’Eglise s’essayait à la méthode Macron ? ». « L’Église, par exemple, tirerait-elle profit de ces aspirations essentielles : refus des clivages partisans, mise à l’écart de structures obsolètes afin de libérer les potentialités empêchées, préjugé du bien plutôt que du mal, désir de dialogue et refus de la polémique et enfin assomption du principe de compétence ? Le tout avec « en même temps » audace et prudence. », questionne ainsi l’auteure.

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Déo et débats : les catholiques en débat

Si vous avez manqué l’édition du 19 mai mai de l’emission Déo & Débats, diffusée sur KTO, vous pouvez la revoir ici :

Autour de Philippine de Saint-Pierre, Erwan le Morhedec, François Huguenin, Jean-Louis Schlegel, Jean-Marie Andrès et Guillaume de Prémare ont croisé leurs points de vue de laïcs sur le climat politique de la France en ces premiers jours de mandat d’Emmanuel Macron.

L’Évangéliaire de Reims : ce surprenant cadeau de Poutine à Macron

« L’Évangéliaire de Reims convoque à la fois l’imaginaire rémois, celui du sacre des rois, d’une France royaume catholique depuis la conversion de Clovis ; mais aussi l’imaginaire de la Rus’, principauté orthodoxe depuis la conversion de Vladimir 1er, et le règne de son successeur Iaroslav le Sage, père d’Anne de Kiev, une filiation dans laquelle s’inscrit Vladimir Poutine. C’est donc un cadeau symboliquement complexe qu’a offert le président russe à Emmanuel Macron, une sorte de kaléidoscope diplomatique, à multiples messages, à l’image des relations entre les deux pays ».

Marie-Lucile Kubacki dans La Vie

Appel de la revue ESPRIT en faveur d’Emmanuel Macron

La revue Esprit, fondée en 1932 par Emmanuel Mounier, publie un appel sans ambiguïté pour un vote au second tour en faveur d’Emmanuel Macron, dont voici la conclusion :

La position d’Esprit est donc claire : pour la sauvegarde des libertés fondamentales, il importe, ce dimanche 7 mai, d’apporter massivement nos voix à Emmanuel Macron, et de ménager la plus large défaite possible à la candidate Marine Le Pen. Nous vivons un moment ou plutôt une épreuve historique : se comporter en simples spectateurs, sans engagement, serait le pire des comportements.

A lire en intégralité ici.

Foi de politiques

Ils ont eu une vie de foi, enfants. Ils sont candidats à la présidentielle. La Croix revient dans un article publié ce lundi sur le parcours de foi des principaux candidats, depuis Jean-Luc Mélenchon jusqu’à Marine Le Pen. Il est intéressant de noter la manière dont chacun se situe vis à vis de son héritage familial ou de ses choix de jeunesse, vis à vis de l’Eglise et de la pratique religieuse.

Il est plus intéressant encore de se demander quels candidats mobilisent aujourd’hui un imaginaire chrétien dans leur campagne. La palme revient alors sans nul doute au « christique » Emmanuel Macron, suivi de près par Jean-Luc Mélenchon, candidat du « sel de la Terre », véritable prophète de la VIe République. Contrairement à François Fillon, candidat désireux d’incarner des « valeurs catholiques », ces candidats croient que la politique rejoint le religieux à travers une dimension sacrée qui consiste à conduire une peuple vers un horizon qui le transcende. La politique n’est ainsi pas dépourvue de religiosité, de dévots, de pharisiens et de Judas. Certes, le Royaume n’est pas de ce monde et il importe de remettre la politique à sa juste place, mais il est intéressant de se demander si cet afflux de religiosité électorale n’est pas le signe d’un univers politique en quête de salut, espérant toucher l’âme des électeurs à défaut de pouvoir séduire leur raison, le signe de Temps politiques à bout de souffle, qui se défendent d’être les derniers ?

Macron, démocrate-chrétien ?

Emmanuel Macron serait-il un héritier, plus ou moins lointain, de la Démocratie-chrétienne ? C’est ce que laissent entendre plusieurs personnalités clairement issues de cette famille de pensée comme le professeur Jean-Dominique Durand, et c’est ce qui a conduit la rédaction de Famille Chrétienne à définir Emmanuel Macron comme “Démocrate post-chrétien”. Le concept est original, nouveau, pertinent.

Lire la suite de l’article de Charles Vaugirard sur les Cahiers Libres

 

Le premier grand débat : antidote ou poison de la campagne ?

Il y a deux manières de considérer le grand debat de ce soir, entre les cinq principaux candidats à la présidentielle, comme il y a deux manières de considérer les primaires : salut ou aveux de faiblesse démocratique ? On a pu souligner la forte participation aux primaires comme on insistera demain sur le fort niveau d’audience du débat. On évoquera alors le fait que « oui, les Français s’intéressent vraiment à la politique », que l’on aura assisté à un « beau moment de démocratie » et que ce débat aura pu offrir « une séquence d’explication avec les Français, les yeux dans le yeux ». Bref, on saura se rassurer sur la stabilité retrouvée de notre système démocratique, à quelques semaines du premier tour. Vraiment ?

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L’évangile selon Macron

Macron : peut-on croire à l’Emmanuel ?A lire, cette passionnante tribune des AlterCathos : « Une personnalité politique semble vouloir endosser, plus encore que les autres, le costume de Messie national : Emmanuel Macron. Si l’on résume souvent le phénomène Macron à une « bulle médiatique » gonflée d’ambitions personnelles et de soif de renouveau – forme de divertissement médiatique dans un univers politique marqué par l’alternance –, il importe de comprendre en quoi la campagne d’Emmanuel Macron est à prendre au sérieux dans sa manière d’entrer en résonance avec la crise profonde que traverse notre pays. Surtout, il est essentiel de se demander ce que le messie Macron est réellement venu apporter en politique et vers quelle Terre Promise il souhaite nous emmener. Est-il venu pour sauver la politique ou pour la perdre ? ». Extrait de cette contribution au discernement :

Plus largement, il est essentiel de s’interroger sur la place dévolue au politique par rapport à l’économique dans le projet macronien : la politique vise-t-elle à nous projeter dans un horizon de bien commun à partir de l’analyse de la situation actuelle ou a-t-elle pour ambition d’adapter une société aux évolutions de la sphère économique ? La question est cruciale lorsqu’on la rapporte aux interrogations formulées par le Pape François dans l’encyclique Laudato Si, où il exprime ses inquiétudes concernant la soumission du politique à un « paradigme technico-économique ». Un des maux politiques actuels est, pour le Pape François, la renonciation du politique à dessiner un horizon du bien commun à partir des urgences économiques, sociales et écologiques pour se réfugier dans une fonction de chambre d’enregistrement des évolutions techniques et économiques. Emmanuel Macron semble bel et bien participer de cette défaite assumée du politique. Ses allusions à la transition énergétique ne sont d’ailleurs que l’occasion d’évoquer les opportunités à saisir en matière de green business.

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Radiographie du vote catholique à la mi-janvier

ifop FC

Famille Chrétienne expose les résultats d’un sondage Ifop sur le vote des catholiques à la présidentielle, effectué à sa demande.

Si la dynamique en faveur de François Fillon semble se confirmer, il est intéressant de constater que le vote FN des catholiques pratiquants s’est considérablement rapproché de la moyenne des Français et qu’Emmanuel Macron mobilise beaucoup moins chez les catholiques pratiquants que dans l’ensemble de la population (9% d’un côté, 17% de l’autre).

A ce stade, plusieurs facteurs amènent à prendre avec des pincettes ces intentions de vote des catholiques, comme les intentions de vote en général. Les catholiques ne sont pas plus épargnés que l’ensemble des Français par une lassitude à l’égard de la classe politique, une tendance au vote « flottant », incertain, évoluant au gré des mois et des semaines. A gauche, le champ reste encore très ouvert dans l’attente des résultats des Primaires et, plus encore, de ses suites : dans quelle mesure se dirige-t-on vers une dispersion des votes à gauche ? Les catholiques ont sans doute des positions plus arrêtées que la moyenne des Français sur les différents candidats de la Primaire de gauche, selon leur rapport au fait religieux, ce qui pourrait les amener à dédaigner le candidat socialiste, selon la personalité élue.

Emmanuel Macron : « Demanderait-on à des catholiques d’être modérés? Non! »

Emmanuel Macron, dont les idées économiques sont un peu aux antipodes de la doctrine sociale de l’Église, se met à défendre le droit dans Le Journal du Dimanche la visibilité des catholiques pour défendre celle des musulmans. À force de récupération des catholiques par ceux qui veulent que les musulmans soient discrets puis par ceux qui défendent le droit des musulmans d’être visibles, on en vient à se dire que ce qu’est être catholique n’est pas clair pour tout le monde, et ce qu’est être musulman non plus.

Reprenant les mots prononcés par Jean-Pierre Chevènement qui avait demandé aux musulmans d’être « discrets », Emmanuel Macron dit « dénoncer [ces] considérations ». « Demanderait-on à des catholiques d’être modérés? Non! On demande à des gens de faire ce qu’ils veulent avec la religion pour eux-mêmes et d’être dans un rapport de respect absolu avec les règles de la République », conclut-il.