Evangiles et Actes, guide de lecture

Il y a sans doute mille et une façons de les lire, mais la méthode proposée par le père Christophe Raimbault, vicaire général du diocèse de Tours, et maître de conférences à l’Institut Catholique de Paris, va sans doute plaire à tous les groupes de lecture biblique. Pour eux, il vient d’écrire : « Evangiles et Actes, guide de lecture ». Il répond à quelques questions à propos de son livre, sur le site du diocèse de Tours.

Le prêt-à-penser néolibéral

Dans son bloc-note sur La Vie, Jean-Claude Guillebaud nous présente brièvement un ouvrage qui vient de paraître aux éditions de l’Atelier : Reprendre le contrôle de la dette, par Lord Adair Turner.

Lord Adair Turner « fut longtemps le chef des « patrons » de Grande-Bretagne. L’équivalent outre-Manche de notre président du Medef, Pierre Gattaz. » Et c’est le jésuite Gaël Giraud, jésuite, économiste et docteur en mathématiques appliquées bien connu pour sa critique du modèle économique néolibéral, qui préface l’ouvrage ; un livre « explosif », selon Jean-Claude Guillebaud.Lire la suite

Radicalisons-nous !

« Avec Radicalisons-nous, un livre authentiquement politique, Gaultier Bès nous offre des  ‘variations sur la racine’. En puisant dans Simone Weil comme dans la philosophie grecque, l’auteur de Nos Limites appelle à un enracinement ‘contre l’ubérisation du monde’. Coup de poing sur la table, branle-bas de combat à quelques jours des élections. Ce petit livre doit désormais devenir votre guide  en cas d’urgence politique ».

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Le drapier d’Assise

« De la vie de Pietro di Bernardone, père de saint François d’Assise, on ne sait rien, du moins après que ce dernier l’a renié avec une radicalité surprenante. Tout au plus a-t-on conservé quelques traces de l’amère déception de ce père qui avait placé tous ses espoirs dans son fils aîné pour reprendre son florissant commerce de drap. Michel Sauquet tente de reconstituer le parcours d’un homme qui s’estime trahi, cherche à comprendre, fait espionner son fils et découvre ses propres fragilités ».

Lire la recension sur ecologiehumaine.eu

Déroutée par la volonté d’une majorité de fidèles de garder leur foi pour eux !

« Un livre qui redonne confiance et invite à oser dire notre foi…

Voici ce que dit l’auteur, en conclusion de son ouvrage : ‘Durant ce voyage en France, j’ai été déroutée par la volonté d’une majorité de fidèles de garder leur foi pour eux. Il m’aura fallu insister lourdement auprès d’eux pour qu’ils me disent si, oui ou non, ils étaient bien catholiques. […] Je pensais rencontrer des personnes, des paroisses et des communautés plus ouvertes et plus sûres d’elles’.

Un appel à devenir toujours plus des disciples-missionnaires ? »

Lire la recension de l’ouvrage de Linda Caille ‘Les Cathos’ par Lemessin

 

10 livres pour comprendre l’islam…

A lire, un article de La Croix qui propose 10 ouvrages « pour comprendre l’islam » et, comme dirait le dominicain Adrien Candiard, pour comprendre « pourquoi on n’y comprend rien ».

A ajouter donc à cette liste l’ouvrage d’Adrien Candiard, Comprendre l’islam (ou plutôt : pourquoi on n’y comprend rien), paru chez Flammarion en 2016.

Auteur de l’essentiel Veilleur, où en est la nuit ?, il vient de publier un livre de réflexion sur la vocation chrétienne, au éditions du Cerf : Quand tu étais sous le figuier… Propos intempestifs sur la vie chrétienne.

 

 

Pourquoi la vérité nous importe si peu ?

Recension de deux ouvrages universitaires intéressants : Énigme de la raison et L’illusion de la connaissance : pourquoi nous ne pensons jamais seul. Notre raison comporterait encore plus de biais que ce que nous pouvions imaginer. Ces biais de confirmation et d’auto-assurance co-existent, dans les textes universitaires, avec un biais de non-transcendance…

« Doit-on pour autant désespérer, se retirer loin des hommes – et donc des réseaux sociaux – pour penser juste ? Je ne crois pas. Et pour deux raisons : les sciences cognitives ne sont pas normatives, elles sont descriptives. Pour le dire autrement, elles disent ce qui est, pas ce qui doit être. Les choses peuvent aller autrement. Et ceci pour une deuxième raison : l’homme évolue en fonction de son environnement et de son milieu, les chercheurs le disent bien. Internet et les réseaux sociaux sont un milieu trop nouveau pour que notre cerveau s’y soit adapté. Donc, on peut espérer que dans 10 000 ans, ça ira mieux ».

Lire plus sur franceculture.fr

Vous cherchez votre vocation ? Asseyez-vous et ouvrez ce livre

« Trouver sa vocation c’est d’abord écouter son désir profond qui n’est pas autre chose que la volonté de Dieu pour chacun d’entre nous. De nombreux désirs peuvent mener à l’essentiel, même s’il faut parfois y faire le tri. Il faut aussi renoncer au confort, à une vie spirituelle en forme de forteresse qui empêcherait quiconque d’y entrer. Accepter d’être dérangé, sans cesse. La difficulté, ou plutôt le péché, serait de croire qu’il y a deux personnes en nous : celle qui s’écoute et celle qui écoute Dieu parler en elle. L’appel, selon Adrien Candiard, ne se fait pas entendre dans le lieu sans tempête, il résonne aussi dans la vie pleine et absolue, dans le combat. Sous le regard de Dieu, la vie n’est plus affaire de mauvais choix ou d’erreurs, elle est la vie, c’est tout. La vie est un périple où notre vocation s’épanouit. C’est cela être ‘un véritable fils d’Israël' ».

Quand tu étais sous le figuier d’Adrien Candiard, op : lire la critique de Louise Alméras

Onfray, entre monstre conceptuel et contrefaçon spéculative

onfray-380x600Parce qu’il prophétise sombrement le déclin inéluctable de notre civilisation, Michel Onfray recueille soudain l’intérêt coupable de ceux que les suicides hypnotisent, du suicide français à celui de la civilisation européenne. Rien de plus paradoxal lorsque cela concerne des chrétiens, dont Michel Onfray n’a de cesse de calomnier les convictions.

Le professeur Philippe Capelle-Dumont, Doyen honoraire de la Faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris, publie une recension passionnée de son ouvrage : « Michel Onfray et le « judéo-christianisme » : la confusion des esprits« .

Est-il vraiment nécessaire de s’infliger la lecture de cet ouvrage ? Est-il encore honorable de le citer lorsqu’on lit les ridicules fadaises pointées par M. Capelle-Dumont ?Lire la suite

Leçons sur le Christ, d’Yves de Montcheuil

Capture« Ce livre reprend une série de conférences que le P. Yves de Montcheuil (1900-1944) avait données à des étudiants catholiques lors de la Seconde Guerre mondiale, peu avant de mourir en héros, fusillé en août 1944 à Grenoble, avec des Résistants du plateau du Vercors. Jusqu’alors, assez bizarrement, il n’existait guère d’ouvrage accessible présentant aux croyants la personne du Christ. De plus, celui-ci ouvrait aussi aux théologiens de l’époque de nouvelles pistes en christologie. Il devint d’ailleurs une référence incontournable pour tous ceux de la seconde moitié du XXe, jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs ».

Lire plus dans La Croix

Un chemin vivifiant vers Pâques

Capture« Couvrant les trois années liturgiques A,B et C, l’auteur commente l’évangile de chaque jour, du Mercredi des Cendres jusqu’à Pâques et achève la méditation proposée par une courte prière quotidienne.
Il engage le lecteur à revenir au texte (reproduit en entier pour plus de commodité) et à faire le lien avec sa propre vie, pour formuler sa prière personnelle à partir de ce qu’il vit et de ce qu’il sent, selon la méthode d’Ignace de Loyola.
Vécus au fil des jours, ces exercices proposent un chemin vivifiant vers Pâques ».

« Le Temps du Carême » par Jacques Fédry, sj

L’idée de détruire ce qui vous exclut

Capture« Mon père, qui était professeur d’école primaire, venait de la classe ouvrière et était animé d’une forme de res­sentiment envers les classes supérieures, la bourgeoisie. Mais il gardait au fond de son cœur l’idéal romantique d’une Angleterre paisible, où subsistaient des liens com­munautaires et fraternels, une certaine beauté du paysage qui transcendait la mythologie du conflit de classe. C’est cela que j’ai hérité de lui : le désir de défendre ce que j’aime, d’en faire un héritage commun. Mais je n’aimais pas en lui ce ressentiment, ce sentiment d’être exclu, cette idée de détruire ce qui vous exclut ».

Entretien avec Roger Scruton, dans Limite

Prendre la parole, est-ce diviser l’Eglise ?

débat-sur-lidentité.pdf 01-02-2017 à 10-18-51La Revue Limite revient sur le débat actuel concernant la place de l’identité chez les chrétiens. Mahaut Herrmann y signe une recension affutée du livre de Koz, Identitaire – Le mauvais génie du christianisme.

Extrait :

Un des autres reproches fait à longueur de tribunes au livre de Koz est de défendre un catholicisme bourgeois, un catholicisme de salon où on cultiverait l’entre-soi. C’est à se demander si ceux qui formulent cette critique ont tous lu le livre. Car Erwan Le Morhedec combat explicitement la tentation d’un embourgeoisement du christianisme. Il n’hésite pas à poser quelques questions qui fâchent. Si la pratique religieuse se transmet principalement dans des milieux bourgeois, est-ce, demande-t-il, par transmission de la foi ou par un goût marqué pour l’héritage et la transmission ? Bien plus, « ne peut-on pas craindre que les paroisses dans lesquelles la pratique reste forte soient trop souvent celles dans lesquelles elle est, précisément, teintée de conventions sociales » (p 38) ? « Ce serait un triste visage que celui d’un catholicisme bourgeois ou réservé à une élite sociale », ajoute-il plus loin (p 106). Cela le conduit à affirmer qu’il faudrait que les chrétiens mènent à nouveau, comme ils ont su le faire par le passé, des « combats pour le bien commun … au lieu de la seule spécialisation morale, bioéthique et parfois communautaire que nous entretenons » (p 84)

Lire la suite, chez Limite.

Chut !

Capture« La définition du silence comme absence de bruit entraîne aussi une mutation de la parole, puisque celle-ci émerge du silence, comme l’écriture émerge de la page blanche. On ne sait plus regarder les tableaux de Rembrandt, qui sont des peintures de silence, c’est-à-dire qu’il faut savoir faire silence en les regardant pour gouter et retrouver le silence d’autrefois.

Le silence est aujourd’hui considéré comme un ennui puisque nous avons perdu le sens de l’approfondissement de soi, du retour sur soi et de l’introspection. Nous avons perdu le sens de l’aventure qui est d’être à l’écoute de soi et de ce qui vient à soi ».

Alain Corbin, dans Limite

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Je rêvais d’épouser un homme grand, beau, aux yeux clairs

Capture« Philippe est infirme moteur cérébral, très dépendant, agité de soubresauts incontrôlés. Cloué sur son fauteuil roulant, il a aussi une élocution qui le rend très difficile à comprendre… et en plus il est sans le sou !

C’est donc lui que Martha va épouser dans une sorte d’évidence progressive : ils sont faits l’un pour l’autres et appelés à fonder une famille. Philippe n’avait pas toutes les qualités du rêve de Martha, loin s’en faut, mais il était un homme avec un cœur, une intelligence, une foi, un humour, une détermination exceptionnels. Il n’était pas pour autant sans défaut, précise Martha, mais il avait une immense capacité à répandre une sérénité réconfortante autour de lui ».

Philippe de Lachapelle, sur le site de l’OCH

Jésuites et ouvriers

Capture« Le livre de Noël Barré est passionnant à plus d’un titre. Au plan historique, il raconte dans le détail, avec une grande précision documentaire et une rigueur remarquable, l’histoire de la mission ouvrière jésuite dans les cinquante années de son existence, plus particulièrement l’histoire de la deuxième génération des prêtres ouvriers (1965 et après), dont l’étude n’a pas vraiment été faite. Jésuite lui-même, l’auteur fit le choix du travail en usine en 1965 quand il fut à nouveau possible de le faire, après l’interdiction de 1954 ».

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Les papes et l’écologie

Capture« Cet épais volume rassemble une anthologie de cinquante textes pontificaux sur le thème de l’écologie. C’est un utile instrument de travail qui complète le Compendium de la doctrine sociale (qui rassemble aussi des textes non pontificaux). C’est aussi un utile rappel du fait que les papes n’ont pas attendu 2015 pour manifester une sensibilité à ces questions. La doctrine est ancienne. Une longue introduction rappelle les principales étapes et propose une analyse de l’encyclique du pape François. Elle propose aussi une présentation d’une spiritualité écologique, selon une inspiration dominicaine. L’intérêt de l’ouvrage est aussi de rassembler des textes peu connus (comme un entretien de Benoît XVI avec des astronautes) ».

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Les Pères de l’Eglise à l’écoute du peuple

Sensus FideliumLa fin 2016 a vu venir une nouvelle publication particulièrement intéressante pour tous les passionnés de théologie et de patristique. Et Ô combien actuelle ! Présentation :

Tout au long de l’antiquité chrétienne et tardive, on rencontre sous des formes variées sinon l’expression, du moins l’idée du sensus fidelium, ce sens aiguisé qui agit au sein de la communauté comme un flair, un instinct pour repérer l’authenticité de la foi. Dans un mouvement d’adhésion plein et entier à la « Tradition qui vient des apôtres », le sensus fidelium peut d’abord jouer un rôle de conservation et de préservation. Mais les circonstances ne manquent pas pour lesquelles le sensus fidelium joue également un rôle de discernement : au sujet du contenu de la foi mise en question, et de sa transmission dans son intégrité. En outre, le souci de rechercher des voies toujours nouvelles d’actualisation et d’inculturation peut manifester aussi un sensus fidelium soucieux d’entrer en dialogue avec le monde contemporain.

Comment cette catégorie a-t-elle émergé et selon quel vocabulaire grec, syriaque, latin… ? Comment les figures d’autorité ecclésiale, les Pères, font-ils écho à ce flair du peuple, dans ses trois dimensions réceptive, active et prospective ? Quel statut lui confèrent-ils, alors qu’ils sont eux-mêmes profondément engagés dans l’élaboration du discours théologique ? Loin de s’identifier à l’expression d’une démocratie d’opinion, qui l’emporterait simplement par le nombre, cette perspicacité s’est même fréquemment exercée au sein de minorités : comment les Pères l’ont-ils accueillie, consultée, soutenue ou contestée ?

La rencontre des Pères avec cette réalité touche à l’articulation de la foi spontanée et de la foi éclairée, aux rapports entre foi, théologie et Magistère, à la question du dialogue ecclésial, mais aussi au processus d’émergence d’une orthodoxie : autant de questions que ce colloque a cherché à approfondir afin de mieux évaluer l’impact de ce sensus fidelium.

ML Chaieb (ss la dir. ), Les Pères de l’Eglise à l’écoute du peuple, Sensus Fidelium et discours autorisés dans l’Antiquité tardive, Actes du VIIè colloque de la Rochelle, Caritaspatrum, La Rochelle, 2016. Télécharger la fiche descriptive complète.

Disparition du cacozèle, de l’écrenne et du gibelet

Capture« Une idée simple et efficace consiste à ouvrir un dictionnaire ancien, et à cocher les mots qui sont complètement ignorés de nos jours. Les pertes, les oublis, les changements de sens que l’on constate alors témoignent à l’évidence de la marche de la langue au fil des siècles. C’est l’exercice auquel s’est brillamment livré Jean-Marc Mandosio avec le Dictionnaire universel d’Antoine Furetière publié pour la première fois en 1690, sous le règne de Mme de Maintenon. Le résultat s’intitule Les Mots obsolètes ; il marque clairement, avec humour, le chemin parcouru par le lexique français au cours de ces tumultueux trois cents ans ».

Claude Duneton, dans Le Figaro

J’étais étranger…

Capture« Au moment où l’Italie devient terre d’immigration et où l’Europe veut choisir ses immigrés, Enzo Bianchi, le prieur de la communauté de Bose, nous invite, dans une vigoureuse exhortation spiri­tuelle, à méditer sur l’accueil de l’étranger et l’hospitalité. Au coeur de cette lecture biblique, une très belle et riche médita­tion de l’apparition à Mambré articule les deux grandes parties de ce petit livre ».

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La condition des chrétiens dans le monde

capture« Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde, un livre accusatoire de 800 pages écrit par plus de soixante-dix contributeurs français et étrangers, historiens, experts, journalistes, religieux, représentants d’ONG, est paru en France aux éditions XO le 23 octobre. Il est déjà en voie de traduction dans de nombreux pays et appelé à un grand retentissement. Ce document sans précédent, bourré de chiffres, de témoignages et d’analyses, est accablant.

Selon le recensement établi par ses auteurs, de 150 à 200 millions de chrétiens sont actuellement discriminés dans environ 140 pays et la religion chrétienne serait la plus persécutée au monde ».

Sous la direction de Timothy Radcliffe, Andrea Riccardi et Jean-Michel di Falco

Le Pape François, les catholiques et l’identité

dandrieu-koz Suite à la parution ce mois de janvier du livre d’Erwan le Morhedec Identitaire, le mauvais génie du christianisme, le débat paraît lancé dans le monde catholique sur le rapport de l’Eglise et des baptisés à l’identité, à la nation et à l’immigration (voir articles du Monde et de la Vie). Il faut dire que paraît, dans le même temps un ouvrage de Laurent Dandrieu intitulé Eglise et immigration, le grand malaise. Le pape et le suicide de la civilisation européenne, qui prend lui aussi position – à l’opposé – sur les déclarations du Pape concernant les migrants.

Une figure semble bel et bien surplomber le débat : celle du Pape François. Symbole pour les uns d’un discours pro-immigration dans lequel il embarque l’Eglise catholique, il est pour les autres un acteur direct de la doctrine sociale, accomplissant une mission d’actualisation et de mise en acte de l’évangile et de la parole des papes précédents.

Ce n’est donc pas un hasard s’il sera placé au centre d’un débat organisé par la Procure, à Paris, avec les deux auteurs concernés, le 1er février prochain : soirée « autour du Pape François » et, à n’en pas douter, autour de la notion d’identité. L’occasion de rappeler que la doctrine sociale de l’Eglise n’est pas un corpus lisse fournis une fois pour toute par l’Institution mais bien une pensée vivante qui se nourrit des débats entre croyants.

Identitaire, le mauvais génie du christianisme

Identitaire, le mauvais génie du christianismeQuelques extrait de l’ouvrage à paraître d’Erwan Le Morhedec publiés sur La Vie en avant-première. A découvrir !

« La France est une et indivisible, elle garantit les mêmes droits à tous sans distinction, droits qu’elle considère même attachés à tous, et pas exclusivement aux citoyens français, et c’est cela qu’elle choisit de mettre en avant dans son texte fondamental. Voilà peut-être ce à quoi porte atteinte le réflexe identitaire, du seul point de vue politique : finalement, au génie et à l’élan de notre pays. Parce qu’il fracture et fragmente une France qui se veut une et indivisible. Parce qu’il racornit une France qui, elle, aspire à l’universel sous l’influence conjointe, quoique parfois concurrente, du christianisme et des Lumières. Et ce réflexe politique identitaire s’accompagne d’un rapt auquel nous devons nous soustraire et que nous devons dénoncer et combattre : l’accaparement et la récupération du christianisme à des fins étrangères. In fine, sa trahison et sa subversion. »

Et aussi, à lire dans la même revue, l’excellent édito de Jean-Pierre Denis, Catholiques et tentation identitaire : deux visions, un débat.

A paraître !

Identitaire, le mauvais génie du christianismeIdentitaire, le mauvais génie du christianisme, c’est le titre du nouveau livre de l’ami Erwan Le Morhedec alias Koz, publié le 13 janvier prochain aux éditions du Cerf.

Sur son blog, il explique le pourquoi de ce livre, pourquoi en tant que catholique s’affronter à la question de l’identité et comment il convient de ne pas laisser la foi chrétienne être réduite par certains groupuscules à une affirmation identitaire. Vous pouvez d’ores et déjà en lire la quatrième de couverture () et le précommander chez votre libraire ou sur ces divers sites :

Vous pourrez aussi assister à la présentation de l’ouvrage et le faire dédicacer par son auteur à la libraire La Procure de la rue de Mézières (place Saint Sulpice) à Paris le jeudi 12 janvier de 18h30 à 19h30.

Un livre qui devrait faire du bruit. Du moins on l’espère, et pas seulement pour son auteur. A lire ! Alors on y va, hop hop hop !

La religion excommuniée

capture« C’est cette déviance de la laïcité, principe pourtant sain de séparation du temporel et spirituel, que l’auteur raconte et dénonce. En s’appuyant sur l’exemple de nombreux autres pays, il montre comment la laïcité à la française, plutôt que de se durcir, doit se réinventer et apporter des réponses aux enjeux d’aujourd’hui ».

La religion excommuniée, Pierre de Charentenay, sj

Pour une écologie intégrale

capture« Cet ouvrage est donc un appel à appréhender l’invisible, non pas d’un point de vue théorique, mais bien concrètement en replaçant l’action de l’homme au cœur de cette démarche. L’atteinte des objectifs de l’écologie intégrale dépend donc avant tout de la reconnaissance par l’homme de sa responsabilité dans la conduite du monde. Le témoignage de ces quatre spécialistes provenant de secteurs différents illustre bien le caractère universel de l’écologie intégrale, de sa composante transcendantale, et nous rappelle l’impératif d’œuvrer rapidement à son avènement ».

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Salon du livre et des médias chrétiens à Dijon

Salon du livreLe samedi 10 décembre aura lieu à Dijon un Salon régional du livre et des médias chrétiens. Il réunira 60 auteurs ainsi que les principaux médias chrétiens (dont La Croix, le Pèlerin, la Vie, Famille chrétienne, Panorama, etc.). 3 grands prix seront décernés dans les catégories bible, jeunesse et témoignages. Le salon aura lieu salle Devosge (5 rue Devosge, Dijon), de 10h à 19h.

A-t-on encore le droit de ne pas avoir de religion ?

A-t-on encore le droit de ne pas avoir de religion ?C’est la question que se pose le journaliste Joseph Mace-Scaron dans le journal Marianne, dont il est le directeur éditorial, à l’occasion de la sortie de son dernier livre « L’horreur religieuse » (Plon, 2016).

Comme dans cet article, l’auteur a l’air un tout petit peu vénère après les religions, nous voulions tout simplement répondre à sa question : Oui ! Tu as le droit, monsieur. Tu as le droit de ne pas avoir de religion, et Dieu t’aime quand même ! Que tu crois ou que tu ne crois pas, que tu l’aimes ou que tu ne l’aimes pas, Il t’aime et croit en toi. Ce n’est pas une bonne nouvelle, ça ?

Manipulateurs – vidéo du P. Pascal Ide

Le P. Pascal Ide est l’auteur du livre « Manipulateurs », qui vient de paraître aux Editions de l’Emmanuel. Dans cette vidéo, il répond à quelques questions sur les personnalités narcissiques.

Les grandes figures catholiques de la France

C’est un « livre du jour » un peu particulier que nous livre Bertrand Deschamps, pour La Procure, et l’on se joint bien volontiers à ce salut numérique.

L’occasion de rappeler la parution de ce livre, de François Huguenin Maillot, très beau parcours à travers les âges de la France, passant de figures françaises catholiques en figures catholiques françaises, dépeignant des saints au caractère si trempé qu’on en oublierait presque nos rigueurs. Un magnifique livre qui ne se contente pas de ce parcours historique mais nous conduit aussi à réfléchir, à travers ces personnages, au rôle politique d’un chrétien.

Benoît XVI est-il un raté ?

i-autre-26740_360x440-benoit-xvi-dernieres-conversations-ed-fayard-netCe sont certainement les dernières conversations que nous pouvons avoir avec Benoît XVI, lui qui s’en tient par ailleurs au silence. Et si ce livre d’entretiens n’est pas le « livre-événement » promis au sens de quelque déclaration fracassante que ce soit, on y retrouve avec tendresse le pape doux et humble que l’on a aimé.

Lui qui n’hésite pas à assumer certaines critiques à son égard. Lui qui n’a pas un mot qui puisse trahir une distance quelconque avec son successeur, qui va jusqu’à lui reconnaître des qualités dont il serait dépourvu. Lui qui assume sa fidélité et son obéissance comme l’évidence dont on ne pouvait douter de sa part. Comment a-t-il pu promettre une obéissance absolue à son successeur, sans le connaître ? « Le pape est le pape, quel qu’il soit ». Simple et indiscutable.

Certains peuvent lui reprocher de ne pas avoir mené à bien des réformes administratives nécessaires. Mais outre le fait qu’il n’est pas resté inactif, il le dit tranquillement : convaincu que son pontificat ne pourrait être long, il n’entendait pas se consacrer à des réformes dont il savait qu’il ne pourrait venir à bout mais il voulait se concentrer sur l’essentiel, la foi.

Ces entretiens sont aussi l’occasion de balayer des hypothèses absurdes, sur un chantage qui l’aurait poussé à la démission, sur une déprime de sa part. L’occasion de revenir sur la démondanisation nécessaire de l’Eglise, et spécialement dans son pays natal. Sur son rôle éminent lors du Concile, malgré sa jeunesse.

En tant que pape, avez-vous été un réformateur un conservateur ou, comme le prétendent vos détracteurs, un raté ?

Je ne peux pas me considérer comme un raté.

Idée absurde. Certainement parce que nous ne sommes pas au rang de ses détracteurs et que, faute d’avoir « retrouvé la foi » (cf l’intégralité de l’échange), avec lui, nous l’avons affermie, appuyée, sur le roc. Un jour pas si lointain, nous lui dirons un nouvel adieu. D’ici là, n’hésitez pas à vivre l’occasion d’une dernière conversation, bienveillante, entre lui et nous.

« J’ai de l’acné mais je me soigne. Et toi, pour ton cerveau on va faire comment ? »

Je me défends du harcèlementLe 3 novembre 2016 ce sera la deuxième journée nationale « Non au harcèlement ». Cette journée nationale de sensibilisation au harcèlement à l’école a été mise en place en 2015. « Najat Vallaud-Belkacem a présenté la première journée nationale « Non au harcèlement », qui aura lieu le jeudi 5 novembre, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le jeudi 29 octobre 2015. La campagne et les annonces s’adressent prioritairement aux enfants de primaire et aux témoins car c’est dès le plus jeune âge qu’apparaissent les premières situations de harcèlement. La recherche et les expériences de terrain ont prouvé que c’est en rendant les témoins acteurs de la prévention, en les faisant changer de regard et de position dans le groupe que le harcèlement diminuait. » indiquait l’année dernière le ministère de l’éducation nationale.

En mars 2016, est paru un excellent ouvrage : E. Piquet et L. Mandel, Je me défends du harcèlement, éd. Albin Michel Jeunesse, 2016.

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La joie de vivre ma vie

capture« Ce témoignage lumineux est à prendre pour ce qu’il est : la parole simple, honnête et sensible d’un jeune homme reconnaissant et heureux. ‘Moi, je dis aux parents, occupez-vous de vos enfants, faites-leur confiance’. Il évoque sa gratitude envers les autres pour ce qu’il a reçu, mais sa gratitude également envers Dieu et lui-même pour ce qu’il peut donner ».

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Dédicace à Allen Carr

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« Son combat contre le tabac a franchi une étape décisive lorsqu’il a pu montrer que fumer ne présentait absolument aucun intérêt et que nous n’en avions pas, à proprement parler, besoin. Son idée maîtresse est que la dépendance fondamentale à la nicotine est psychologique. Qu’une prise de conscience suffit donc à s’en libérer. Que passer du statut de fumeur à celui de non-fumeur est un bonheur immense.

J’entends montrer dans ce livre non pas que l’athéisme serait inutile (quoique ce serait assez facile), ni même que Dieu est utile (ce qui serait indélicat) mais que l’incrédulité qui semble dominer le monde est d’abord liée à l’endormissement de la pensée. Qu’une prise de conscience suffit donc à s’en libérer. Que passer du statut de non-croyant à celui de croyant est un bonheur sans égal ».

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Droit et prévention de l’avortement en Europe

capture« Le tour d’horizon de ce livre est à la fois complet et précis. Il fourmille de chiffres, de références et d’analyses qui permettent un panorama et un argumentaire pour tous ceux qui cherchent à comprendre les rouages et les implications d’une machinerie dont les femmes sont aussi les victimes. Un travail inédit, qui défait bon nombre d’idées reçues, pour un ouvrage courageux qui ouvre, par des prises de positions concrètes et constructives, à l’espérance ».

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Harry Potter face aux chrétiens

Plusieurs années après le dernier tome de la saga fantasy, Harry Potter est de retour en librairie, sous la forme d’une pièce de théâtre intitulée « Harry Potter et l’enfant maudit » (Gallimard Jeunesse).

Harry Potter s’attirera-t-il de nouveau les foudres de certains milieux chrétiens ? Il y a une quinzaine d’années, au moment où la saga devenait un succès mondial, la question de savoir s’il fallait laisser les enfants lire ces romans avait en effet agité certains.

Alors, lecture saine ou infiltration insidieuse de la sorcellerie dans les jeunes esprits ? La Vie fait le point sur les arguments des uns et des autres.

« L’Histoire des Évangiles » du Père Michel Quesnel

Le site de l’Oratoire vous propose de lire en ligne le 1ère chapitre de ce livre, publié en 2009 aux éditions du Cerf.

Michel Quesnel, est recteur honoraire de l’université catholique de Lyon, après avoir été longtemps professeur à l’Institut catholique de Paris. C’est un spécialiste de la Bible et du Nouveau Testament, auteur de nombreux ouvrages d’exégèse et d’histoire religieuse.

 

Où est passé le moine albinos ?

5730449lpw-5730480-article-antoine-de-rochebrune-opus-dei-jpg_3830552_660x281Faute de moine albinos, c’est Mgr de Rochebrune, prélat de l’Opus Dei en France, qui présente l’Oeuvre, hors de sa légende noire (pour des albinos, ça se pose là), dans un livre d’entretiens. Pour Jérôme Anciberro, rédacteur en chef de La Vie, « c’est une organisation un peu particulière au sein de l’Église, mais elle est officielle, on connaît sa spiritualité, elle n’est pas fermée ». (source AFP)