En union avec ceux que l’on persécute

Où trouvons-nous de l’espérance et la confiance dans les persécutions ?

Certes, elles sont toujours là, même dans l’épreuve puisque, ultimement, ce n’est pas au monde qu’on les consacre et en lui qu’on les place. Mais, à vue d’Homme, qu’en est-il ? A vue d’Homme, on ne peut rester dans la bonne nouvelle sans solidarité avec ceux qui vivent les persécutions. Mais surtout, à vue d’Homme, si l’on vous dit que tant le Sacré-Cœur que la grande mosquée que la synagogue de la rue de la Victoire et la cathédrale orthodoxe russe seront illuminés en rouge, couleur du martyre, afin de faire mémoire de ceux qui ne peuvent vivre librement leur foi, ne les percevez-vous pas un peu plus, cette confiance et cette espérance ?

 

Liberté religieuse en Ukraine ?

« Des collaborateurs de haut-rang de la Secrétairerie d’Etat ont rencontré à plusieurs occasions l’ambassadeur d’Ukraine près le Saint-Siège et lui ont fait part de leurs préoccupations au sujet d’un projet de loi de contrôle religieux, a annoncé un communiqué de la nonciature à Kiev rapportée par l’agence d’information religieuse locale Risu le 21 mai 2017. Selon ce projet de loi, les organisations religieuses, dont les plus hautes autorités sont basées dans un “Etat agresseur”, devront être enregistrées auprès des autorités ukrainiennes. Le projet permet par ailleurs d’interdire les activités d’une Eglise sur le territoire. Ce texte est vigoureusement contesté par le patriarcat orthodoxe de Moscou, qui serait le seul à devoir s’enregistrer officiellement. Mgr Claudio Gugerotti, nonce apostolique en Ukraine, a également transmis ces préoccupations auprès du gouvernement ukrainien, précise l’agence Risu ».

Agence i.media

La laïcité peut-elle varier ?

laicite-sappliquer-toujours-lieux-facon-indifferenciee-faire-lobjet-approche_0_730_685En marge des valses-hésitations de notre Premier Ministre (sur le mode « non, je n’ai pas dit qu’on pouvait approcher la laïcité de différentes manières ! »), on peut raisonnablement se poser la question de savoir si la laïcité peut et doit s’appliquer pareillement en tous lieux et en tous temps.

C’est l’objet du débat entre Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, et Charles Arambourou, membre de l’union des familles laïques, dont La Croix fait écho.

A ceux qui militeraient pour une application univoque (oserais-je « aveugle » ?) de la laïcité, l’examen des faits montre beaucoup de contre-exemples. Dans une contribution avec le Père Jacques Anelli et l’Imam Mohamed Bechir Ould-Sass sur « Les religions : menace ou bienfait pour le vivre ensemble ? », Jean-Paul Willaime, fin connaisseur de ces sujet, notait ainsi les différences d’approche, au sein même de l’Etat, entre l’Education Nationale d’une part, les Armées ou le monde hospitalier d’autre part.

Ne peut-on imaginer collectivement et sereinement que le respect d’un principe puisse très bien accepter des applications diversifiées ? Une question d’Esprit et de Lettre sûrement … qui reste difficile à partager dans un environnement qui utilise parfois la République comme une paire d’oeillères.

Au Quebec, la laïcité s’appelle « neutralité religieuse de l’Etat »

Au Québec, le projet de loi 62, portant sur la neutralité religieuse de l’État, est défendu par le gouvernement libéral. Le terme « laïcité«  n’apparaît nulle part dans le texte du projet de loi 62. Ses rédacteurs ont plutôt utilisé l’expression « neutralité religieuse de l’État. » Les premiers mots du texte législatif qui sera débattu jusqu’au 9 novembre posent comme objet  l’établissement de mesures visant à favoriser la neutralité religieuse de l’Etat le respect. « À cette fin, elle impose notamment aux membres du personnel des organismes publics le devoir de neutralité religieuse dans l’exercice de leurs fonctions. »

Les évêques du Québec ont été reçus en commission pour expliquer leur position, axée sur la signification et la raison d’être de la neutralité religieuse de l’État, la liberté de conscience et de religion, et la valeur du pluralisme québécois actuel.

Plus d’informations sur le site du diocèse de Québec ou de l’assemblé des évêques catholiques du Québec.

Un pas supplémentaire en faveur de la liberté religieuse en Egypte

La religion ne sera plus mentionnée à l'Université du Caire

Sur TerraSanta.net on peut lire qu’à la surprise générale l’Université du Caire a annoncé, hier, la décision de supprimer la mention de la religion de tous les papiers administratifs qu’elle utilise. Dans ce pays où l’Islam est religion d’État, comme aussi à l’échelle du monde arabe, il s’agit là d’une petite révolution. En effet, l’université du Caire a été classée en 2016 la 4ème meilleure université des pays arabes. Cette mesure s’appuie sur la constitution égyptienne qui prône la liberté religieuse et selon laquelle la discrimination et la haine, notamment en rapport avec la religion ou la croyance, sont des crimes punis par la loi. La rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine, Marie-Armelle Beaulieu, commente ainsi la nouvelle sur Facebook : « En dépit des apparences, le monde arabe continue sa réflexion sur la place de la religion dans la société. »