La crise écologique se dessine comme une crise de la limite

Une réflexion du groupe de travail Laudato si’, dans Limite :

La crise écologique se dessine comme une crise de la limite. Cela vaut en particulier des limites temporelles de la vie humaine. De manière assez révélatrice, notre époque vient ainsi interroger les extrémités de la vie, avec les débats sur l’avortement et l’euthanasie. Le récit transhumaniste propose de mettre fin à la mort. Dans ces réflexions est totalement évacuée la pensée des fins dernières et de l’éternité. Or celles-ci offrent à notre temps sur terre un perspective et une qualité nouvelles.

L’écologie et nous : encore du travail !

mgr_benoist_de_sinety_495x290_sept2018_rcfEn ce Week-end de Marche pour le climat, l’édito récent de Mgr Benoist de Sinety sur les ondes de RCF doit résonner à nos oreilles :

Or c’est bien de cela qu’il s’agit : en nous persuadant que nos actions ne sauraient changer la face du monde, nous exigeons capricieusement que les Etats bougent tout en contestant à l’avance le bien-fondé de leurs décisions. Mais les Etats ne pourront faire mieux que nous : comme si les lois changeaient la face du monde ! Il serait temps que le citoyen post moderne de nos pays riches apprenne à devenir adulte dans sa manière de vivre, de jeter, de consommer et de produire. Qu’il accepte d’entendre que tout a un impact : les gestes les plus quotidiens, les plus anodins et que de ceux-là il en est le seul responsable.

Il y parle de Nicolas Hulot, de l’urgence de la situation mais aussi de Simon & Garfunkel et c’est à retrouver ICI.

En complément, nous devons changer nos modes de vie, oui, mais sans doute aussi, comme citoyens, faire pression sur nos élus pour que les choses changent. C’est le message de 700 scientifiques français dans les colonnes de Libération que l’on peut retrouver LA.

Se motiver pour la sauvegarde de la Création

En cette Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, nous sommes appelés à penser nos modes de vie. Et si nous sommes convaincus en théorie, dans la pratique il nous est parfois difficile de mettre en œuvre les comportements adaptés. C’est sur cet écart que le psychologue norvégien Per Espen Stoknes a travaillé comme nous le rapporte la revue Usbek & Rica :

Pourquoi sommes-nous incapables d’agir pour éviter les catastrophes climatiques que nous voyons venir ? Dans un Ted talk, le psychologue norvégien Per Espen Stoknes répond que les principales barrières sont dans notre tête. Mais aussi que les solutions pour nous sortir du déni et changer enfin nos comportements existent.

Des perspectives à retrouver ICI

Et la forêt avance …

En cette « Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création », une bonne nouvelle : la forêt française va bien !

La forêt française va bien et augmente même en superficie ! Riche de 138 essences d’arbres différents, sa surface a doublé en l’espace de 200 ans.

Un article intéressant de l’Office national des forêts à retrouver ICI.

Conversion écologique et sauvegarde de la Création

Par Mahaut & Johannes Herrmann :

Ce que nous retenons surtout, ce sont les paroles d’encouragement à l’assemblée réunie dans la salle Clémentine. « Votre présence ici est le signe de votre engagement à mettre en œuvre des mesures concrètes pour sauver la planète et la vie qu’elle supporte », a-t-il déclaré. « J’exprime ma gratitude sincère pour vos efforts au service de la création et d’un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits-enfants. » Nous étions plus de quatre cents, et le Pape a tenu à prendre le temps nécessaire pour que chaque participant vienne le saluer et lui offre ce qui représentait sa propre action. La joie de la rencontre se lisait sur les visages de François, mais aussi de Delio Siticonatzi, de Joe Moeono-Kolio et de tous les écologistes rassemblés pour se fortifier dans leurs actions. C’est avec le souvenir du bonheur de ceux qui sont trop souvent oubliés que nous repartons de Rome, prêts à continuer à agir pour la conversion écologique et la sauvegarde de la Création.

Et à la place du poisson, que vous sert-on ?

« La destruction de l’environnement humain est très grave, parce que non seulement Dieu a confié le monde à l’être humain, mais encore la vie de celui-ci est un don qui doit être protégé de diverses formes de dégradation. Toute volonté de protéger et d’améliorer le monde suppose de profonds changements dans « les styles de vie, les modèles de production et de consommation, les structures de pouvoir établies qui régissent aujourd’hui les sociétés ». Le développement humain authentique a un caractère moral et suppose le plein respect de la personne humaine, mais il doit aussi prêter attention au monde naturel et « tenir compte de la nature de chaque être et de ses liens mutuels dans un système ordonné ».Par conséquent, la capacité propre à l’être humain de transformer la réalité doit se développer sur la base du don des choses fait par Dieu à l’origine. »

Pape François, Laudato si, §5. 

Nu comme un ver, est-ce Laudato si compatible ?

On les connaît rampants dans nos jardins, utilisés comme appâts à la pêche et quand même pas très ragoûtants, avouons-le. Eux, ce sont ceux qu’on appelle communément les « vers de terre ». Pourtant, au-delà de notre mépris plus ou moins affiché, ils sont indispensables à notre terre.

C’est pourquoi France Culture leur consacre toute une émission rappelant leur rôle crucial : « Ainsi, ce sont des centaines de tonnes de terre à l’hectare qui, chaque année passent par le tube digestif de ces animaux. Ce travail assidu du sol permet de l’aérer, d’en améliorer la structure par le mélange intime des minéraux et de la matière organique, et de recycler des quantités considérables de carbone, d’azote, pour féconder des sols ainsi naturellement dotés de fertilité. »

Un évêque très « Laudato si », pour une Guyane pleine de vie !

Mgr Lafont, évêque de Cayenne, a fait paraître le 28 mai une lettre pastorale sur « la protection de la création en Guyane ». Si celle-ci reprend de nombreux aspects de Laudato si, elle se situe également sur le chemin de préparation du « synode pour l’Amazonie » qui aura lieu en 2019. Une lecture intéressante pour mieux percevoir les enjeux écologiques profonds de ce département d’outre-mer.

« C’est d’un changement dans notre style de vie que nous avons tous besoin, bien plus que d’une course effrénée dans une croissance économique et financière sans limites qui, en réalité, nourrit la crise. Les peuples de la forêt peuvent nous en apprendre beaucoup sur le véritable bonheur, inséparable d’une saine sobriété de vie. Le pape François nous y invite lorsqu’il parle de spiritualité écologique. Nous avons besoin, dit-il, d’une conversion écologique qui implique de laisser jaillir toutes les conséquences de notre rencontre avec Jésus-Christ sur les relations avec le monde qui nous entoure. « Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne ». »

Cathos et écolos, en coloc

Ils sont cinq jeunes à vivre en colocation près de Nantes. « Nous sommes un peu entre deux mondes ici, entre les écolos et les cathos ». Ils travaillent dans des secteurs différents mais un point les réunit : l’écologie intégrale. Les piliers de la coloc ? « Une vie de prière, une vie fraternelle, une vie d’accueil et de partage et une vie respectueuse de l’environnement. » D’autres, ailleurs, ont choisi l’ « habitat partagé ». L’Encyclique Laudato si a été pour eux un déclic pour « un mode de vie respectueux à la fois de l’environnement et de la « société humaine » ». Un article à lire dans La Vie

Les catholiques appliquent Laudato Si’ !

Éditorial de Jean Merckaert sur RCF :

On ne devrait pas s’en étonner : le pape François a clairement écrit, dans son encyclique Laudato Si’ que “la technologie reposant sur les combustibles fossiles très polluants a besoin d’être remplacée, progressivement et sans retard” (§165). Mais, au risque d’être taquin, c’est peut-être justement cela, l’événement : l’Église, face au défi climatique, commence à faire ce qu’elle prêche ! Et croyez-moi, si tous les catholiques prennent au sérieux tout ce que dit cette formidable encyclique Laudato Si’, il ne s’agira plus d’un événement, mais bien d’une révolution. Pour l’Église, et pour le monde. Et franchement, j’espère être là pour voir ça !

As-tu déjà écouté le son d’une coquille Saint-Jacques au petit matin ?

C’est vendredi alors n’hésitez pas à lire cet article original et très « Laudato si » sur la fameuse coquille !

Gaspillage de vêtements invendus : c’est fini !

C’est ce que rapporte le site Novethic :

C’était une des demandes d’Emmaüs : appliquer les grands principes de gaspillage alimentaire au secteur textile pour interdire aux marques de jeter leurs vêtements invendus et les obliger à nouer des partenariats avec des associations. C’est ce que propose désormais le gouvernement dans sa nouvelle feuille de route sur l’économie circulaire.

Pour répondre à ce défi, le ministère veut faire « appliquer les grands principes de la lutte contre le gaspillage alimentaire ». Il s’agit de calquer la loi qui oblige depuis février 2016 toutes les moyennes et grandes surfaces de plus de 400 mètres carrés à conclure une convention avec une association caritative pour leur donner les invendus alimentaires.

À échéance 2019, il ne veut plus d’invendus vestimentaires jetés ou éliminés.

Roule ta bille, donne ton vieux bic !

Trop de plastique dans les océans ? Trop de vieux stylos qui traînent chez vous ? « La société Plas éco est spécialisée dans la conception de mobilier urbain. En partenariat avec Bic et d’autres acteurs, après avoir  récupéré les vieux stylos jetables, elle les transforme en bancs pour  les écoles, en tour pour les arbres, en table de pique nique.  »

Une belle initiative dont le podcast est à retrouver sur France Inter.

Après le synode des jeunes, un synode pour l’Amazonie

Le 12 avril ont été ouverts les travaux pour le pré-synode sur l’Amazonie. Le synode en tant que tel ara lieu en octobre 2019.

C’est là un des signes supplémentaires de l’attention portée par le Vatican et le Pape François à la défense des peuples autochtones, pour leur accès à la terre et à un mode de vie digne.

Comme le rapporte Radio Vatican,

Lors d’un colloque sur la protection des peuples autochtones en Amazonie au siège de l’Onu, le philippin Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies à New York, est monté à la barre [ce jeudi 19 avril] pour défendre les droits et la dignité de ces indigènes d’Amérique latine.

Une attention pour les peuples d’Amazonie déjà manifestées maintes fois par le Pape lors de ses récentes visites en Amérique du Sud et inscrite dans son encyclique Laudato Si.

Laudato Si’ chez les frères

Frère Marie Benoît, du sanctuaire de Notre-Dame du Chêne à Vion (Sarthe), au micro de Radio Notre-Dame :

La communauté de Saint-Jean a reçu l’Encyclique du Pape François, Laudato Si’, comme un appel. ‘On l’a reçu comme un programme à développer sur le sanctuaire’, explique le frère Marie-Benoit. Et de préciser : ‘plusieurs frères l’ont vu comme un signe prophétique’. Il y voit un lien avec le sanctuaire où des phénomènes surnaturels sont apparus dans un chêne. Ils ont donc décidé de se lancer dans la permaculture après un an de réflexion.

Deux serial entrepreneurs américains lancent le Laudato Si’ Challenge

« Répondant à l’appel du Pape François dans Laudato Si’, Stephen Forte et Eric Harr mettent sur pied début juin 2017, en un temps record, à Rome et au Vatican, le Laudato Si’ Challenge, soit un ‘accélérateur de start-up à but lucratif et dotées d’une mission’. Pour eux, ‘les crises que nous subissons peuvent être transformées en opportunités de changement’. Le Laudato Si’ Challenge entend ‘réveiller les consciences sur le fait qu’il est urgent et important d’investir dans des entreprises qui visent le profit en servant des causes plus grandes qu’elles-mêmes' ».

« Trois-cents start-up du monde entier ont candidaté pour intégrer l’accélérateur et ont concouru dans sept catégories : l’énergie, l’alimentation, l’eau, la ville, le potentiel humain, la sauvegarde de l’environnement et l’ingénierie financière ».

Lire dans Les Échos

Des ordures faire naître de la culture

BELGAIMAGE-131590675-696x464La scène se déroule en Turquie, où des éboueurs ont récupéré pendant plusieurs mois les livres abandonnés pour ouvrir une bibliothèque. Complétée par les dons volontaires des habitants des quartiers avoisinants, elle a finalement ouvert au grand public avec l’aide des autorités locales. C’est écologique, certes, mais c’est aussi une belle histoire à découvrir ICI.

Une étoile des neiges !

« Mercredi, à 17 heures, à cause des conditions météo, un client qui avait loué notre espace de réception pour une journée de convention avec ses 70 collaborateurs jeudi, a décidé d’annuler, raconte Mathieu Bernardon (…) . On s’est retrouvé avec plein de nourriture sur les bras, notamment un cocktail lunch pour le midi et une raclette le soir avec 18 kg de pommes de terre, 11 kg de charcuterie… ». Du coup, il a décidé d’offrir tous ces repas déjà préparés à des personnes démunies ! Des précisions sur cette belle histoire à lire dans le Parisien.

Le coup de gueule du chef

On pourrait ajouter qu’en plus du danger pour la santé des consommateurs, les « salopards de lobbyistes » dénoncés par le chef triplement étoilé Marc Veyrat, nous font aussi assumer un coût social non négligeable. Cf. Laudato Si, 134.

Ecclesia Campus, à bicyclette !

Aujourd’hui commence le grand rassemblement étudiant Ecclesia Campus à Lille !

L’évêque de Moulins, Mgr Percerou, accompagnateur de la pastorale de la jeunesse à la CEF, n’hésite pas à mouiller le maillot pour l’occasion !

La production de déchets en forte baisse en Ile-de-France

La production de déchets est un problème environnemental majeur, mais c’est aussi une question de société. C’est ce qu’analysait bien le pape François dans Laudato Si, notamment dans ces deux paragraphes.

21. Il faut considérer également la pollution produite par les déchets, y compris les ordures dangereuses présentes dans différents milieux. Des centaines de millions de tonnes de déchets sont produites chaque année, dont beaucoup ne sont pas biodégradables : des déchets domestiques et commerciaux, des déchets de démolition, des déchets cliniques, électroniques et industriels, des déchets hautement toxiques et radioactifs. La terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir. À plusieurs endroits de la planète, les personnes âgées ont la nostalgie des paysages d’autrefois, qui aujourd’hui se voient inondés d’ordures. Aussi bien les déchets industriels que les produits chimiques utilisés dans les villes et dans l’agriculture peuvent provoquer un effet de bio-accumulation dans les organismes des populations voisines, ce qui arrive même quand le taux de présence d’un élément toxique en un lieu est bas. Bien des fois, on prend des mesures seulement quand des effets irréversibles pour la santé des personnes se sont déjà produits.

22. Ces problèmes sont intimement liés à la culture du déchet, qui affecte aussi bien les personnes exclues que les choses, vite transformées en ordures. Réalisons, par exemple, que la majeure partie du papier qui est produit, est gaspillée et n’est pas recyclée. Il nous coûte de reconnaître que le fonctionnement des écosystèmes naturels est exemplaire : les plantes synthétisent des substances qui alimentent les herbivores ; ceux-ci à leur tour alimentent les carnivores, qui fournissent d’importantes quantités de déchets organiques, lesquels donnent lieu à une nouvelle génération de végétaux. Par contre, le système industriel n’a pas développé, en fin de cycle de production et de consommation, la capacité d’absorber et de réutiliser déchets et ordures. On n’est pas encore arrivé à adopter un modèle circulaire de production qui assure des ressources pour tous comme pour les générations futures, et qui suppose de limiter au maximum l’utilisation des ressources non renouvelables, d’en modérer la consommation, de maximiser l’efficacité de leur exploitation, de les réutiliser et de les recycler. Aborder cette question serait une façon de contrecarrer la culture du déchet qui finit par affecter la planète entière, mais nous remarquons que les progrès dans ce sens sont encore très insuffisants.

Il faut donc se réjouir de l’information relevée dans le rapport annuel de l’Observatoire régional des déchets en Île-de-France (Ordif) : les franciliens ont réduit leurs déchets ménagers de 52 kg depuis le début du millénaire. Et plus encore, cette réduction s’intensifie ces dernières années.

Ainsi, en une seule année, de 2014 à 2015, la baisse à été de 10 kg par francilien. Au total, ce sont 5,48 tonnes de déchets qui ont été collectées en 2015, soit en moyenne 454 kg/habitant, contre 464 kg/habitant en 2014, et 506 kg/habitant en 2000.

Cette baisse impressionnante est d’abord due à la réduction des ordures ménagères résiduelles. Il s’agit en effet des déchets qui restent après les collectes sélectives, aussi appelés “poubelle grise”. Les déchets de produits recyclables ont quant à eux beaucoup augmenté depuis 2000, ce qui est également un excellent signe.

 

Certes, cela reste encore très insuffisant. La production de déchets en Ile-de-France, dans la France entière et globalement dans tous les pays industrialisés, reste beaucoup trop élevé. Mais cette inflexion montre que l’on peut infléchir les pratiques vers (un tout petit peu) plus d’économie de ressources. Il faut accélérer le changement !

A lire : Les franciliens ont réduit leurs déchets de 52 kg en 15 ans

Un label pour une conversion écologique

Catholiques, protestants et orthodoxes ont décidé de créer ensemble un label Eglise Verte,; pour encourager les communautés à vivre une véritable conversion écologique :

Le label est un outil à destination des paroisses et Églises locales ainsi que des oeuvres, mouvements, monastères et établissements chrétiens qui veulent s’engager pour le soin de la création.

Vous voulez vous engager dans cette démarche ? Rendez-vous sur le site egliseverte.org !

Une maison de retraite qui donne le sourire

Le quotidien de l’écologie Reporterre dresse le portrait d’une maison de retraite pas comme les autres.

À Nancy, la maison de retraite Simon-Bénichou est un lieu ouvert sur son voisinage, où les pensionnaires vivent la fin de leur existence au contact notamment d’écoliers.

Dans ce lieu de vie à part entière, les résidents vivent environnés de poules, d’enfants, de ruches. Un marché, des animations et la gestion d’un compost de quartier y ont trouvé leur place.

Un beau moyen de revenir aux fondements de l’encyclique Laudato Si du Pape François, rappelant que « tout est lié », depuis l’attention portée à la Vie et à la nature jusqu’à l’importance des liens sociaux et de la transmission. Une illustration de lutte contre ce que le Pape qualifie de « culture du déchet ».

A lire pour aborder 2018 avec le sourire.

« Heureux les sobres ! … »

sans-titre« … vivre l’espérance de Laudato Si » : c’est le titre de la session 2018 du Ceras, qui se tiendra du 29 janvier au 1er février 2018 au Centre Sèvres à Paris.

Le changement climatique fait déjà son œuvre, les liens sociaux se fragilisent : face à de tels défis, chacun peut éprouver une certaine impuissance. Pourtant, « nous chrétiens, avons les meilleures raisons de nous mobiliser : non pas la peur mais l’espé­rance qui jaillit de notre regard sur la Création », plaide Fabien Revol théologien. Entrer dans une dynamique d’espérance en analysant la complexité de la situa­tion, en partageant des expériences de sobriété heureuse, en visitant des lieux où s’inventent des réponses aux défis sociaux et environnementaux : voilà ce que pourront vivre les participants à cette session du Ceras.

Le programme et toutes les infos pratiques en cliquant ICI

Le Pape François hausse la voix contre les armes nucléaires

Lors de l’angélus de ce dimanche, le Pape François a réaffirmé la position de l’Eglise contre les armes nucléaires, alors même que le Prix Nobel de la Paix était remis, le même jour, à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN). On peut lire dans un article de Courrier International que l’ICAN est une coalition regroupant des centaines d’ONG à travers le monde, ayant œuvré en faveur d’un traité d’interdiction de l’arme atomique, adopté en juillet par 122 pays, mais ratifié à l’heure actuelle par seulement 3 pays… parmi lesquels le Saint-Siège.Lire la suite

3 jours de prière pour la pluie dans les Hautes-Alpes

Notre département connaît depuis six mois une sécheresse terrible. Certes, pour parler de la beauté de notre région, chacun est fier de mentionner ses 300 jours par an de beau temps. Mais en réalité, la situation est dramatique pour chacun d’entre nous.

Je vous invite donc à trois jours de prière pour « demander la pluie », les 8, 9 et 10 décembre prochain.

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Zero déchet et sobriété heureuse

Un entretien intéressant à lire, publié sur le site Reporterre, sur le mode de vie zéro déchet. Reporterre a interrogé Béa Johnson, leader du zero waste, et qui a publié en 2013 un livre synthèse : Zero déchet. Si l’information ne manque pas actuellement sur cette démarche qui séduit toujours davantage, l’article a au moins l’avantage de la présenter sous un angle non moralisateur, comme un moyen d’habiter autrement le monde, une forme de sobriété heureuse. En droite ligne de l’encyclique du Pape François. Lire la suite

Nicole Ferroni, Pape François : même combat ?

sans-titreAprès le cri d’alarme de 15.364 scientifiques sur l’état de la planète, relayé en France par le journal Le Monde, la dernière chronique de Nicole Ferroni sur France Inter résonne en effet en écho avec un certain nombre de points de Laudato Si, l’encyclique du Pape François, de manière tonique et sincère.

On peut l’écouter ICI.

Pour les retardataires ou les consciencieux, on peut relire l’encyclique en cliquant et, pour les faignants, on peut, parmi d’autres excellentes recensions, lire la contribution de Christian Mellon sj aux Semaines Sociales de Rueil sur « Laudato Si : continuités et révolution » en cliquant ICI.

Dernières nouvelles de l’homme ?

« Le christianisme est peut-être une spiritualité, mais c’est alors une spiritualité de l’Incarnation. Insister trop sur le spirituel, en oubliant la chair, c’est conforter à la fois l’hybridation de l’homme avec la machine, mais aussi la rupture de l’homme avec les autres vivants. C’est être encore sous l’influence du paradigme technocratique, sans s’en apercevoir.
Car ce paradigme affecte aussi notre rapport au religieux : qu’il s’agisse de la mindfulness, où la méditation s’éloigne de la prière pour devenir une technique de bien-être ; du jihadisme où l’on prétend atteindre le paradis en appuyant sur un détonateur ; ou même de ce mélange de psychologisme et de pseudo-pentecôtisme où l’Esprit saint ressemble à un logiciel qui se télécharge quasi instantanément et vous confère le repos ».

Fabrice Hadjadj et Benjamin Fayet, sur Aleteia

Les castors sont entrés dans Paris (enfin presque)

Plusieurs castors ont été observés dans l’Essonne. / enskanto – stock.adobe.com

C’est La Croix qui nous donne cette bonne nouvelle :

Chassé pour sa fourrure, sa chair, ou à cause des dégâts qu’il commettait sur les arbres , le castor d’Europe à queue plate étroite avait disparu d’Île-de-France il y a environ deux siècles. Au début du XXe siècle, ses représentants se réduisaient à quelques dizaines d’individus dans le sud de la France. Puis le castor fut l’une des premières espèces classées et protégées au niveau national en 1968 et suivie par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (depuis 1987).

Si le castor a reconquis spontanément la vallée du Rhône, les naturalistes ont également réalisé 26 réintroductions entre 1960 et 1996 dans l’Est et le long de la Loire, près de Blois. En revanche, en Île-de-France, il vient d’arriver spontanément.

La réintroduction des castors est une réussite en termes d’écologie et de biodiversité. En octobre dernier, on observait des castors dans 53 départements, dont une petite dizaine d’individus en Essonne et Seine-et-Marne.

Des faucons sur une église

Un nichoir à faucon pèlerin a été installé sur le clocher de l’église de l’Annonciation de Vaise, à Lyon. Interview de Cyril Frey

Quand le cardinal Barbarin a lancé la délégation diocésaine à l’écologie, l’idée était de proposer des mesures concrètes. La pose de ce nichoir est une illustration. Elle a pu se faire grâce à un travail commun de la délégation à l’écologie, de la paroisse Saint-Gabriel de Vaise et de la LPO du Rhône. Pour le diocèse, il s’agit d’une action modeste mais concrète en faveur de la création, en réponse à l’appel formulé par le pape François dans l’encyclique Laudato Si’.

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Les évêques ont du pain sur la planche

Réunis à Lourdes à partir d’aujourd’hui, du 28 au 31 mars, les évêques vont avoir du pain sur la planche. Principaux sujets à l’ordre du jour : la pédophilie, l’approche des éléctions présidentielles et la diversité des catholiques français (avec une intervention du philosophe Pierre Manent). A noter que, d’après La Croix,

À la clôture de leur Assemblée, vendredi 31 mars, ils publieront un texte intitulé Pour de nouveaux modes de vie, l’appel de Laudato’si.

Soutenir et faire connaître les Water Protectors

IMG_7671-1488130657Nous vous en parlions récemment : Etienne Marchadier, un ami de la maison, et Anne Goyer se sont pris d’intérêt pour la cause des Lakotas, qui opposent la sauvegarde de la Création, la préservation de l’eau et le respect des peuples autochtones aux intérêts du lobby pétrolier, soutenu par la nouvelle administration américaine. Cette vidéo explique bien comme les pipelines, par nature, connaissent des incidents en nombre impressionnant. La pollution des terres et de l’eau est presqu’une donnée acquise et ce, d’autant plus que le pipeline qui doit traverser les terres du Dakota sera construit d’une telle manière (notamment par son enfouissement) qu’il sera aussi impossible de détecter que de réparer des fuites.

Etienne Marchadier expliquait fort bien les enjeux, et la mobilisation de nombreux pasteurs et prêtres, dans cet entretien pour Radio Vatican.Lire la suite