« L’espérance est audace »

SSF2020

C’est par cette citation du Pape François dans Fratelli Tutti que Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France, a conclu leur 94e rencontre annuelle. 100% en ligne, elle a accueilli en fin de semaine sernière plus de 2.500 participants, dont 1.300 lors de huit ateliers thématiques, sur « Une société à reconstruire – Engageons-nous ! ».

Je le disais en ouverture, il émane de notre rencontre une énergie mobilisatrice incroyable, qui refuse de dire que rien n’est possible, que le changement espéré ne viendra pas. Il ne s’agit pas de manquer de lucidité ou d’enjoliver la réalité mais de croire qu’ensemble il est possible d’agir.

50 conférenciers, responsables associatifs et témoins ont nourri la rencontre de leurs contributions, dont Mgr Eric de Moulins-Beaufort, Véronique Fayet, Eric Salobir, Cynthia Fleury, Dominique Lang, Agnes von Kirchbach, Grégoire Catta, Alice Le Moal, Mgr Celestino Migliore avec l’aide d’animateurs comme Dominique Seux, Philippine de Saint-Pierre ou encore Isabelle de Gaulmyn.

A l’issue de la rencontre, « un Manifeste de l’engagement » a été mis en partage, préparé avant et nourri pendant la rencontre. On le retrouve ICI. Et par LA, les conclusions de Dominique Quinio, le message que la Pape François a fait parvenir aux participants et tout un tas d’autres éléments intéressants.

Pour reconstruire la société : engageons-nous !

FB-Event-500x262Notre société était déjà pétrie de fragilités avant l’arrivée du Covid, elle va s’en relever encore plus difficilement ! Comment ne pas imaginer la sollicitude du Christ encore plus aiguisée pour la situation de notre monde ? Mais que faire ? Au nom de quoi ? Comment ? C’est pour tenter de répondre à ces questions que les Semaines Sociales de France vous invitent à leur rencontre fin novembre (en ligne et localement) sur le thème « Reconstruire la société : engageons-nous ! ».

La sortie de la pandémie est un défi immense. Comment ne pas créer de nouveaux fossés, entre générations par exemple : retraités épargnés économiquement par la crise, jeunes confrontés au chômage et au poids de la dette contractée ? Comment ne pas sacrifier l’environnement à la volonté de faire repartir vite l’économie ?
Les catastrophes peuvent être des moments de transformations profondes, de nouveaux commencements.
Nous, Semaines sociales de France, voulons nous engager pour cette transformation. Malgré la complexité des sujets, malgré la faiblesse de nos moyens, nous croyons que chacun peut peser sur les événements : des intervenants, acteurs, experts et témoins
nous en convaincront. Nous élaborerons et proposerons ensemble des pistes de solution ; nous les travaillerons en ateliers ; nous les présenterons à ceux qui détiennent le pouvoir, les pouvoirs ; nous les interpellerons au cours de tables-rondes. Ces engagements doivent aussi être personnels : qu’allons-nous inscrire comme changement dans le quotidien de nos vies ?

Une quinzaine d’intervenants en plénière (parmi lesquels Mgr Eric de Moulins-Beaufort, Cynthia Fleury, Véronique Fayet, Eric Salobir, Grégoire Catta, Dominique Quinio, Bertrand Badré), huit ateliers thématiques, la possibilité de rejoindre des groupes locaux qui travailleront – dans le respect des gestes sanitaires – à partager et débattre, … Une rencontre pour retrouver de l’énergie et des perspectives à nos engagements, quelques résolutions concrètes, à partager de manière démocratique, et l’occasion de se retrouver à beaucoup – même en ligne – pour partager nos engagements au service d’un monde qui en a besoin !

Le programme est ICI, pour s’inscrire c’est par LA !

Des pasteurs selon mon Coeur

PartJean Marie Vianneyout, le besoin est criant de pasteurs capables de peindre une vision du futur, de gouverner pour la faire advenir et de faire émerger de nouveaux responsables au service d’une Église de disciples-missionnaires. Faute de formation adéquate, nombre de prêtres vivent leur responsabilité de gouvernement comme une souffrance, une tâche épuisante ou avec une ambition si limitée qu’elle bride la croissance de l’Église.

Comment laisser se déployer la formidable dynamique de croissance de l’Église ? Comment faire rayonner nos paroisses pour une plus grande fécondité ? Comment passer d’une pastorale de conservation à une pastorale de la mission ? Comment faire émerger la prochaine génération de disciples missionnaires ? … En fait, comment éviter de laisser perdre le don que Dieu veut nous donner ?

La finalité du parcours « Des pasteurs selon mon cœur » est de préparer les prêtres et des pasteurs au gouvernement de leur communauté pour y susciter des disciples-missionnaires dans une dynamique de croissance de l’Eglise. Il s’inscrit dans le cadre ecclésiologique et ministériel du « Munus regendi » inséparable des fonctions prophétique et sacerdotale.

Après une formation qui dure toute une année, les prêtres qui ont participé à ce parcours sont invités à un week-end avec des chrétiens engagés dans leur paroisse, les 14 et 15 janvier à Ars, village du saint Curé. Ce sont 120 prêtres et un millier de laïcs qui s’y retrouveront, pour découvrir l’esprit des « Pasteurs selon mon Coeur » et insuffler une dynamique missionnaire dans leur communauté.