A genoux… vers la conversion

C’est le constat de notre ami Koz dans sa chronique hebdomadaire : « Nous avions un genou à terre. De nouvelles révélations nous ont fait fléchir le second, de force. Pour tout dire, ce n’est pas une attitude incongrue pour un chrétien. Si, d’aventure, nous lavons les pieds des autres, c’est à genoux. Si nous prions, c’est à genoux.  »


Mais cette posture de prière ne nous enseigne-t-elle par le chemin de notre conversion à tous ? Une chronique à découvrir dans La Vie

Parlons peu, mais parlons fesse

Chronique de notre contributeur Koz :

Tout ne va pas toujours plus mal. Voyez le porno. Cela ne va que lentement mieux, mais la prise de conscience progresse. Pour n’être pas le premier, le coup de gueule annuel des gynécologues et obstétriciens français a, cette fois, rencontré plus d’écho. Et alors qu’il y a 25 ans, Jack Lang déclarait qu’on avait « tort de décrier et de mépriser » le porno, après Laurence Rossignol, Agnès Buzyn s’inquiète désormais de sa diffusion auprès des mineurs. La question est ainsi passée – ce n’est pas un maigre signe – de la Culture à la Santé.

Femmes, il vous aime

Belle décla de Koz dans La Vie !

Aussi loin que mon esprit m’entraîne, je vois des femmes, leurs mains et leurs visages. Mains du service et visages de la grâce. Mains qui nous ont un jour accueillis à la lumière. Mains qui nous lavent et qui nous sèchent, mains qui nous tendent à notre mère. Les mêmes mains qui nous soignent, nous toilettent, mêmes mains qui nous changent et qui nous pansent, mains qui caressent et nous apaisent quand vient le temps de partir, vers la nuit, une autre lumière peut-être. Dans la matière, les odeurs, les plaies et le sang. Elles sont là pour nous recueillir du sein de nos mères, elles sont encore là pour sauvegarder nos derniers jours.

Une nation éducatrice ?

« À travers une vision globale et percutante, toute entière inspirée de notre vocation à tous, Marc Vannesson propose une nouvelle alliance, une alliance éducative, indispensable et fondatrice pour répondre aux enjeux économiques, sociaux, ou sécuritaires du pays.

C’est un prisme, c’est une disposition d’esprit, c’est une nécessité : nous devons tous être éducateurs. Plus qu’une start-up nation, faire de la France une nation éducatrice, voilà bien le socle d’une refondation enthousiasmante ».

Koz, chez koztoujours

Un débat national… ou jégonal ?

« Cent quarante caractères, et pourtant ce tweet d’Yves Jégo est incroyablement riche : ‘il est indispensable d’ouvrir un vrai débat national sur le droit à mourir dans la dignité afin d’avancer sur ce sujet de société majeur’. En quelques mots, un condensé de la novlangue actuelle et de son art de la dissimulation ».

Koz chez Koz

Au milieu de la nuit, un cri se fait entendre

« Jean Vanier propose un chemin de paix, de rencontre, de dialogue, de reconnaissance de notre humanité commune. Ce cri doit être entendu, quand il semble que le monde ait plus à cœur de se séparer, de se distinguer, de se dissocier.

Née dans une petite commune française de l’Oise, Trosly, l’Arche est aujourd’hui présente sur tous les continents, dans 37 pays, au Nicaragua, au Bangladesh, à Bethléem. Sans bruit, sans tintamarre, comme une brise légère.

Au milieu de la nuit, un cri se fait entendre ».

Koz chez Koztoujours

Serviteur du peuple fidèle

« Serviteur du pueblo fiel (le peuple fidèle), le pape a montré son sens pastoral par le passé. C’est aussi ce que souligne le livre d’Austen Ivereigh. Quand le cardinal Jorge Bergoglio, au conclave, avance la vision d’un Jésus qui, contrairement à celle de l’Apocalypse, frappe à la porte non pour entrer mais pour sortir, il a déjà mis en pratique ce qu’il prêche. Austen Ivereigh montre ainsi comme la vision de l’Église et de la foi du pape prend sa source dans le peuple – ‘Il croit que l’Esprit Saint se révèle au sein du dialogue qui s’établit entre le pueblo fiel et l’Église universelle’ – et combien de fois il a posé l’aide concrète au peuple comme un préalable de toute action pastorale.

Koz chez Koztoujours

L’abandon de la compassion et de la fraternité

« Cette progression du domaine de la mort est l’abandon concomitant de la compassion et de la fraternité. L’empathie affichée envers la revendication légitime de dignité masque notre terreur devant un sort qui pourrait être le nôtre, et le soulagement de voir abrégée l’épreuve de l’autre – cette épreuve que nous ne supportons pas de voir. C’est la progression de la société individualiste, personnelle, éclatée. Plus l’euthanasie avance, plus recule le souci du respect de la dignité humaine dans la vie, dans le soin. La mission de l’Homme est pourtant là : dans la préservation ou la restauration de la dignité ressentie par le soin, l’estime, l’amour ».

Koz sur koztoujours.fr

Nous n’en avons pourtant pas fini avec les clichés bistrotiers

« Pour appuyer le poncif d’une haine chrétienne du corps, Onfray ne manque pas d’imagination. Saint Paul serait frappé d’ ‘une impuissance sexuelle avec turgescence impossible’, Origène se serait émasculé, la mère de Constantin, premier empereur chrétien, serait une prostituée et sainte Marie d’Égypte, également, qui se ‘prostituait au premier venu’ dans le désert. Les hommes sont eunuques ou impuissants, les femmes sont des putes, rien que cela, et rien de plus fin. Pourtant rien ne vient étayer ces quatre affirmations, de sorte que l’on se demande qui, de l’Église ou de Michel Onfray, est névrosé et laisse la bistouquette emmener sa raison.

Inexistence de Jésus, haine du corps, nous n’en avons pourtant pas fini avec les clichés bistrotiers… »

Lire Koz sur son blogue éponyme toujours

Si vous avez manqué le débat Koz/Dandrieu

Erwan-Morhedec-Laurent-Dandrieu_0_730_409 C’est le débat de ce début d’année 2017 dans le monde catholique français. La parution des deux ouvrages d’Erwan le Morhedec (dit Koz) et de Laurent Dandrieu autour de l’identité chrétienne ne cessent d’alimenter le débat autour du lien entre foi, nation et identité (Identitaire, le mauvais génie du christianisme, publié au Cerf pour le premier, Eglise et immigration, le grand malaise, publié aux Presses de la Renaissance pour le second). Il y a même un débat sur le fait de savoir s’il s’agit d’un débat. Ici et là on répète qu’il y a toujours eu des « identitaires » et qu’il y en aura toujours, ou qu’il est inquiétant d’instiller la division entre catholiques, quand on devrait plutôt reserrer les rangs dans les débats du monde contemporains. Pourtant, deux arguments prêchent en faveur de ce débat : un argument de contexte, car il faut bien avouer que les questions d’identité n’ont rien d’anodin dans une période marquée par la crise des migrants et les multiples attentats et que les discours ont éclairement évolué chez les catholiques vers une préoccupation croissante pour ces sujets ; un argument plus ecclésial, car la pensée sociale de l’Eglise se construit aussi à partir des débats entre laïcs. La figure du Pape François – et donc la formulation de cette doctrine sociale – se retrouvent au centre du débat.

La politique est, par essence, l’espace de définition des oppositions. Faire de la politique n’implique pas pour un chrétien de nier les oppositions de fond. Il y en a précisément une, ici, dans le contexte actuel : la catholicisme n’est-il pas en train d’être happé dans une dynamique identitaire générale indexant la foi à un corpus culturel qu’il s’agirait de défendre ?

Il est possible d’avoir un aperçu de ce débat via différents medias : en podcast sur le site de Radio Notre-Dame ou en vidéo sur le site de La Croix.

Source photo : Flavien Edenne ; La Croix

Le Pape François, les catholiques et l’identité

dandrieu-koz Suite à la parution ce mois de janvier du livre d’Erwan le Morhedec Identitaire, le mauvais génie du christianisme, le débat paraît lancé dans le monde catholique sur le rapport de l’Eglise et des baptisés à l’identité, à la nation et à l’immigration (voir articles du Monde et de la Vie). Il faut dire que paraît, dans le même temps un ouvrage de Laurent Dandrieu intitulé Eglise et immigration, le grand malaise. Le pape et le suicide de la civilisation européenne, qui prend lui aussi position – à l’opposé – sur les déclarations du Pape concernant les migrants.

Une figure semble bel et bien surplomber le débat : celle du Pape François. Symbole pour les uns d’un discours pro-immigration dans lequel il embarque l’Eglise catholique, il est pour les autres un acteur direct de la doctrine sociale, accomplissant une mission d’actualisation et de mise en acte de l’évangile et de la parole des papes précédents.

Ce n’est donc pas un hasard s’il sera placé au centre d’un débat organisé par la Procure, à Paris, avec les deux auteurs concernés, le 1er février prochain : soirée « autour du Pape François » et, à n’en pas douter, autour de la notion d’identité. L’occasion de rappeler que la doctrine sociale de l’Eglise n’est pas un corpus lisse fournis une fois pour toute par l’Institution mais bien une pensée vivante qui se nourrit des débats entre croyants.