Une bonne nouvelle pour la politique

5035476_6_07b7_2016-11-21-34d4919-15496-sn4pvj-y9v2rtqpvi_07fa08ca37d809bf0fb5102d09ddd96cSans se prononcer sur les programmes (le libéralisme de l’un ou les positions sociétales de l’autre, leur discrétion commune sur l’environnement titillent), le résultat de la primaire de la droite et du centre reste porteur d’une bonne nouvelle – notamment au regard des préoccupations avancées par les évêques dans leur dernière lettre – et c’est Alain Wieviorka, pourtant proche du parti socialiste qui le souligne dans Le Monde :

Le succès de François Fillon, dimanche, vient dire deux choses, complémentaires : que la démocratie libérale n’est pas condamnée, et qu’une droite classique peut exister en France, dynamique, capable de se doter d’un leader incontestable et d’une vision pour l’avenir. (…) Après le Brexit, qui a suscité en France bien des critiques sur le fond, mais aussi sur la santé de la démocratie britannique, et après les carences du système politique américain mises en lumière par l’élection de Donald Trump – avec ses deux grands partis incapables de se doter de candidats incontestables –, on pouvait craindre qu’une vague mondiale submerge aussi notre pays, sinon sur un mode extrémiste, du moins sur le mode du mensonge, de la vulgarité, de la corruption morale, du complotisme et de l’irrationalité : la primaire de la droite et du centre, et pas seulement son résultat, montre que cette voie est résistible.

Qui convaincra les catholiques (de droite) ?

Vous êtes catholique et vous passez le week-end de la Toussaint en famille ? La Vie, Pascale Tournier et Jérôme Fourquet vous proposent quelques accroches pour ouvrir le débat et ambiancer le déjeuner.

Sur François Fillon,

Quand on regarde son parcours et ses propos, il marque des points. Il y a des liens avec sa Sarthe natale et l’abbaye de Solesmes, un haut-lieu du catholicisme. Il s’est rendu souvent au Kurdistan pour soutenir les Chrétiens d’Orient. Dans la sphère identitaire et celle de la Manif pour tous, c’est une cause qui parle.

Sur Alain Juppé,

En prônant la modération, il a dans sa manche toute une partie de l’électorat catholique, notamment à l’Ouest.

Sur Nicolas Sarkozy,

Son style clinquant, lors de son dernier quinquennat, a heurté. Le meeting de Sens commun puis sa volte-face sur le mariage pour tous a causé beaucoup de dégâts. Il n’a pas remonté la pente depuis.

Sur Jean-Frédéric Poisson,

À noter d’abord que l’électorat catho ultra est réduit numériquement. (…) De plus, celui qui se revendique uniquement du catholicisme rafle rarement la mise. Les dernières élections européennes, où le parti de Christine Boutin a présenté des candidats, l’ont montré.

Nous vous souhaitons une belle fête de la Toussaint et un bon repas familial.

Vous nous raconterez.

(lire le reste de l’article pour étayer un minimum)