Une nouvelle Jeanne d’Arc

A la veille de ses 17 ans, Mathilde Edey Gamassou a été choisie pour figurer Jeanne d’Arc, libératrice d’Orléans, lors des prochaines fêtes de Jeanne d’Arc du 29 avril au 8 mai. « Je réalise un rêve », explique tout sourire la lycéenne en 1e ES au lycée Sainte-Croix-St-Euverte, aînée d’une fratrie de 5 enfants, escrimeuse au CEO et passionnée de chant. « Je suis extrêmement fière d’incarner les valeurs de Jeanne, le courage, la loyauté, la persévérance et la piété », détaille la cheftaine de patrouille aux Guides d’Europe, qui encadre également des jeunes dans la préparation de sacrements et participe activement à l’association « Sainte Jeanne, hier aujourd’hui et demain », qui œuvre dans la représentation des paroisses dans le cortège des festivités.

Les fêtes johanniques ont lieu chaque année à Orléans depuis 1431, et depuis 1945, un jury composé de personnalités religieuses, politiques et militaires ainsi que de plusieurs anciennes Jeanne désigne  une jeune fille pour représenter la sainte.

Péguy et Jeanne d’Arc à Cannes

On ne vous parlera pas tous les jours du Festival de Cannes… Mais quand un réalisateur se sert de textes de Péguy pour parler de Jeanne d’Arc, on se dit que ça en vaut la peine, et on vous laisse juger par vous-mêmes !

Après P’tit Quinquin, comédie policière surréaliste à se rouler par terre, après Ma Loute, film d’époque anarcho-farcesque mélangeant des stars bankables et des gueules cassées de l’ANPE locale, voilà que Dumont débarque aujourd’hui avec l’ovni Jeannette.

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Pensée du jour

Jeanne d’Arc est là pour nous dire qu’il y a toujours quelque chose de mieux à faire que de ne rien faire.

Paul Claudel

Ségolène, nouvelle Jeanne d’Arc de la Primaire ?

jeanne-darc-segoAprès avoir vertement critiqué Manuel Valls sur le 49-3 et affiché son intérêt pour Emmanuel Macron sur Europe 1 ce dimanche, Ségolène Royal semble vouloir jouer les trublions dans la Primaire de gauche. Elle qui a toujours accordé de l’importance à Jeanne d’Arc voudrait bien, au fond, devenir l’arbitre de cette Primaire et du rassemblement de la gauche – non tant pour « faire » le prochain Roi de France que pour se préparer un nouveau rôle clé, loin des bûchers de l’oubli dans lesquels pourrait l’entrainer la fin du règne de François Hollande. Cachant moins que jamais ses différends avec Manuel Valls (concurrent de l’impossible rassemblement), Ségolène Royal a reçu le 4 janvier dernier Emmanuel Macron, autre personnalité passionnée par la pucelle d’Orléans, et parti en cavalier seul dans la course à l’Elysée. Tout en montrant ainsi sa grande liberté dans le cadre de la Primaire, Ségolène Royal veut afficher sa capacité à dialoguer avec chacun (elle dit avoir été contactée aussi par Benoït Hamon) et à se poser en dernier recours pour rassembler la gauche.

Ce n’est donc aucunement un hasard si l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 exposait tout récemment ses connivences avec Jeanne d’Arc lors de l’émission « Et si c’était vous ? », elle qui a passé son enfance dans un village des Vosges « non loin de Domrémy ». Fascinée enfant par un vitrail de l’église de son village représentant Jeanne d’Arc, elle en fait lors de cet entretien une quasi sainte-patronne républicaine, figure féministe et émancipatrice, symbole en creux des échecs de la gauche :

je viens d’une famille catholique, pratiquante, donc j’allais à la messe tous les dimanche, et même aux vêpres l’après-midi, donc vous voyez… et il y avait dans cette église la seule figure féminine, à part Marie, Jeanne d’Arc qui était magnifique, avec cet oriflamme, ce drapeau…[…]

la gauche a abandonné Jeanne d’Arc, la gauche a abandonné la nation, la gauche a abandonné la valeur travail […], la gauche avait abandonné la famille [….] par fragilité idéologique ou en se laissant déborder par une réappropriation de ces symboles par la droite.

Elle dit respecter les positions de ceux qui se sont mobilisés contre le Mariage pour Tous tout en récusant les débordements qui se sont exprimés et en refusant tout affichage de la foi en politique. Cette dernière « n’a pas à venir dans le champ politique ». Le transfert du sacré est pourtant assumé, pour Ségolène Royal, de l’Eglise à la politique.