Débat politique vs dimension anthropologique

Jean-Yves Nau s’interroge sur la diabolisation des opposants à la PMA pour toutes, en citant le professeur Sicard :

J’ai avant tout été frappé par une forme de diabolisation des opposants à l’évolution de la loi dans les débats auxquels j’ai participé et dans les médias. Ceux qui ne sont pas d’accord avec l’ouverture de la PMA ou la modification de la loi sur la fin de vie sont très souvent traités de «réacs», d’obscurantistes ou désignés comme croyants. Ils sont accusés de mépris envers les couples homosexuels ou les femmes célibataires. C’est une manière de fermer le débat, de dénier à l’autre sa capacité de réflexion ou de mettre en doute son raisonnement en le considérant comme biaisé par une idéologie. J’y vois une confusion entre le débat politique et la dimension anthropologique de ces thèmes.

 

On aimerait, simplement, comprendre pourquoi

Jean-Yves Nau réagit à propos de la conclusion de l’audience du tribunal administratif du 19 avril :

On se souvient de l’essentiel du dernier chapitre de cette tragédie vieille de dix ans. Le 17 avril 2018, les parents de M. Vincent Lambert, un de ses frères et une de ses sœurs ont saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne d’un référé-liberté visant à suspendre la décision du 9 avril 2018 prise par le Dr Sanchez, médecin au centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims, à l’issue d’une procédure collégiale, « d’arrêter les traitements de maintien en vie de M. Vincent Lambert, en l’espèce la nutrition et l’hydratation artificielles, en assortissant cet arrêt de la mise en œuvre préalable d’une sédation profonde et continue ».