Mossoul libérée

« D’abord – et avec quelle évidence ! – un immense soulagement, un cri de joie, et pourquoi pas un Te Deum ou un alléluia. La libération de Mossoul en Irak, avant celle de Raqqa en Syrie, marque la fin du califat de Daech, ce cauchemar politique, idéologique et religieux, ce diabolique empire établi au nom de Dieu, cet énorme blasphème ».

Jean-Pierre Denis, dans La Vie

Des poulets pour Qaraqosh (aussi)

Fidèle à son habitude de soutenir les initiatives locales, au lieu de les remplacer, Fraternité en Irak vous propose de soutenir des projets entrepreneuriaux concrets dans Qaraqosh libérée. Et quand on dit concret, il s’agit :

  • d’aider ces deux frères, Sedi et Salam, en photo à racheter des poussins et de l’équipement pour redémarrer leur élevage de poulets;
  • d’aider Zihad et Deaa à reprendre leur activité de menuiserie en PVC;
  • d’aider Rudi Salam pour sa menuiserie également

… ainsi qu’un boulanger, un coiffeur, un imprimeur. Qaraqosh a besoin d’aide pour retrouver son activité, proposer des emplois, se reconstruire, et Fraternité en Irak nous explique concrètement comment y contribuer.

Un « couloir humanitaire » entre le Liban et la France

Quelque 250 Syriens et Irakiens vont arriver en France d’ici à neuf mois, rapatriés depuis le Liban par des communautés religieuses. C’est une première. En passe d’être signée par le ministère de l’intérieur, la Communauté de Sant’Egidio, la Fédération protestante de France, la Fédération de l’entraide protestante et la Conférence des évêques de France, cette opération européenne a été baptisée « Couloirs humanitaires ».

Les communautés religieuses vont signer un protocole avec la Place Beauvau. Elles choisiront leurs candidats à la réinstallation sur des critères de « vulnérabilité », ou sur les « liens familiaux ou culturels forts avec la France ». Ensuite, elles paieront le transport des réfugiés et assureront leur logement et leur prise en charge en France durant un an.

Le cas de ces 250 personnes réactivera l’usage du « visa humanitaire », puisque c’est ce document qui leur sera délivré. En 2016, la France en a délivré 2 745 à des Syriens et 1 369 à des Irakiens, mais la baisse d’octroi de ce laissez-passer aux Irakiens (– 45 % en 2016) inquiète les autorités religieuses. En conclusion de leur assemblée de printemps à Lourdes, les évêques français avaient en effet demandé aux autorités « de ne pas relâcher leurs efforts pour aider les minorités vulnérables, comme les yézidis et les chrétiens ».

A lire dans Le Monde

Le Carême en Irak, avec Mgr Sako

En Irak, le conflit se poursuit entre les forces irakiennes, appuyées par la coalition internationale, et les jihadistes du groupe Etats islamique. A Mossoul, la bataille fait désormais rage dans la partie Ouest de la ville. Dans les zones libérées de la plaine de Ninive, les habitants reviennent très progressivement, à Qaraqosh en particulier, et dans leurs villages. Et parmi eux les chrétiens–chaldéens, syriaques catholiques et orthodoxes, membres des Eglises arméniennes. Des chrétiens d’Irak qui sont entrés eux aussi, depuis dimanche dernier, en Carême.

Interview de Mgr Sako pour évoquer le quotidien des chrétiens d’Irak :

Désormais, c’est aux chrétiens de choisir librement ce qu’ils souhaitent faire.

Monseigneur Pascal Gollnisch
Monseigneur Pascal Gollnisch – Photo PND

Mgr Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, est interviewé dans Paris Notre-Dame :

Vous revenez tout juste d’Irak, après avoir passé dix jours, fin janvier, dans la plaine de Ninive, au nord du pays. Pourquoi ce voyage ?

Voilà deux ans que les chrétiens ont été chassés de ces villages par les troupes de Daesh. Grâce à la coalition et à son appui aérien, et grâce aux troupes irakiennes et kurdes au sol, ces villages ont pu être progressivement repris depuis octobre. Mais ces zones restent des zones de guerre et sont sous contrôle militaire. […]

Beaucoup d’habitants sont revenus rapidement pour revoir leur maison. Or, devant l’ampleur des destructions, certains se posent la question : que faut-il faire ? Quitter l’Irak ? Reconstruire ? Il y a quelques années, c’étaient les anciens qui s’accrochaient à leur maison et à leur terre. Les jeunes, eux, voulaient partir. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Quand les anciens ont vu leur maison détruite, ils se sont dit : « Assez ! » Mais pour les jeunes, plus question de partir dans ces conditions. On sent donc une réelle hésitation au sein de la population. […]

Désormais, c’est aux chrétiens de choisir librement ce qu’ils souhaitent faire, et pour cela, il faut qu’ils aient tous les éléments pour décider. Mais qu’ils restent ou qu’ils partent, nous sommes à leurs côtés.

Aide du Patriarcat de Jérusalem aux réfugiés en Jordanie

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Le Patriarcat latin de Jérusalem lance son nouveau programme d’aide aux réfugiés irakiens en Jordanie avec un slogan: « Dieu est miséricordieux ».

Ce sont 136 familles de réfugiés qui sont aidées à travers ce programme. Elles reçoivent ainsi des coupons de 50 dinars jordaniens pour acheter les produits de première nécessité. L’assistance concerne aussi l’éducation, avec la couverture des taxes universitaires, l’acquisition de livres et d’uniformes, la prise en charge des coûts de transports pour rejoindre les écoles et les formations.

Depuis août 2014, le Patriarcat latin de Jérusalem en Jordanie offre une aide financière pour le logement et divers services à tous les chrétiens irakiens qui ont vécu dans des caravanes, des cabanes ou des abris improvisés dans les églises. En tout, 11 325 familles de déplacés ont été assistées grâce à cette aide humanitaire qui leur donne accès à la nourriture, à des vêtements, aux centres d’accueil, à l’eau, aux médicament, aux hôpitaux, et aux transports.

Radio Vatican

Mgr Mouché, archevêque de Mossoul, en visite en France.

Mgr Petros Mouché, archevêque syriaque catholique de Mossoul et Qaraqosh, est en visite en France pour témoigner de la vie, des souffrances et de l’espérance des chrétiens en Irak, avec Fraternité en Irak. Il était le week-end dernier à Annecy, pour un concert, une messe et une conférence devant un millier de personnes.

 

Il sera ce soir à Bellegarde-sur-Valserine (Ain), mardi à Bourg-en-Bresse et mercredi 16 novembre à Genève.

Le Pape François nous invite à prier avec lui pour l’Irak

Le Pape François appelle à prier pour l'Irak et la ville de Mossoul

En ces heures dramatiques je suis proche de toute la population d’Irak, en particulier de celle de la ville de Mossoul. Nos âmes sont bouleversées par les actes de violences féroces qui sont commis depuis trop longtemps contre des citoyens innocents, qu’ils soient musulmans, chrétiens, ou qu’ils appartiennent à d’autres ethnies et religions. Je suis profondément meurtri par les informations sur ces meurtres de sang-froid de nombreux fils de cette terre aimée, parmi lesquels tellement d’enfants. Cette cruauté nous fait pleurer, et nous laisse sans parole. Aux paroles de solidarité s’adjoint l’assurance de mon souvenir dans la prière, afin que l’Irak, durement touché, soit fort et solide dans l’espoir d’avancer vers un futur de sécurité, de réconciliation et de paix. Pour cela, je demande à tous de vous unir ma prière.

Ce dimanche, quelques 50.000 fidèles se sont ainsi recueilli avec lui en silence, avant de prier un Ave Maria. A l’article sur Radio Vatican.

En Irak, la croix se dresse à nouveau

La petite ville de Bartella a été reprise sur Daech. Sitôt arrivés, les combattants chrétiens ont érigé une grande croix de bois sur le sommet de l’église, là où les islamistes l’avaient précédemment abattue. Dans l’église dévastée, ils se sont mis à genoux et ont prié.

Les cloches sonnent de nouveau en Irak

A Bartella, dans d’autres villages de la plaine de Ninive, avec l’avancée des troupes, ce sont les cloches que l’on entend de nouveau, comme un espoir de renaissance.

Mossoul : Témoignage du Père Najeeb Michel, o.p.

Kto diffuse un intéressant témoignage du Père Najeeb Michel sur la situation à Mossoul. Il explique notamment qu’un « coup d’Etat » a été tenté contre Daech ces jours-ci, mais a échoué faute d’être bien organisé, témoignant toutefois du fait que la population (ou une partie d’entre elle) essaie de se soulever. Il souligne aussi la difficulté qu’il y aura à déterminer ensuite qui était un membre forcé de Daech, et qui en était convaincu.

Bataille de Mossoul, un espoir pour les chrétiens

Oeuvre Orient MossoulCommuniqué de l’Œuvre d’Orient

Nous attendons de cette intervention une libération rapide et totale des villes chrétiennes de la plaine de Ninive, c’est-à-dire de la Rive gauche du Tigre. Cela redonnera aux chrétiens qui le souhaitent l’espoir de pouvoir rentrer chez eux. Cependant cela suppose d’assurer, sans délai, le déminage et le dépiégage de cette zone ainsi que le rétablissement des infrastructures de base.
L’Œuvre d’Orient sera aux côtés des chrétiens pour faciliter leur retour, notamment en soutenant la reconstruction ou la restauration des structures nécessaires pour la vie quotidienne (logements, écoles, dispensaires…).
L’Œuvre d’Orient demande que les autorités religieuses concernées soient consultées pour l’avenir de cette région et de la communauté chrétienne ainsi que des autres communautés.
De plus, l’Œuvre d‘Orient, désireuse depuis longtemps de la neutralisation de l’ « Etat islamique », considère que la reprise de la ville de Mossoul ne peut se faire sans actions pour la sauvegarde des populations civiles et les monuments historiques millénaires de ces villes

 

Urgence déminage

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Faraj-Benoît Camurat, président de Fraternité en Irak, répond aux questions de Cahiers Libres. Un extrait :

CL : Cela signifie qu’il ne sera pas possible pour des populations de revenir avant que le déminage soit terminé ?

Hélas, vivre au milieu de pièges aussi dangereux, même s’ils étaient tous repérés et signalés, serait suicidaire. Déjà douze membres de la minorité kakaïe, revenus prendre des meubles sont morts : ils ne sont pas revenus vivre dans le village, ils n’ont fait qu’y passer pour aller chercher des effets personnels. Le grand problème c’est que les mines classiques tuent elles aussi. C’est sur une mine enfouie dans la terre qu’un jeune chrétien de 14 ans, Eugène Salah Mikha a sauté. L’enjeu, c’est aussi de déminer les terres agricoles. La plaine de Ninive est une des régions les plus fertiles d’Irak, ses habitants vivaient en grande partie grâce à l’agriculture. Il va être nécessaire de mobiliser de grands moyens pour que les villages mais aussi toutes les terres agricoles soient déminés. Nous espérons que le projet que nous lançons actuellement va être le premier pas pour le déminage de la plaine de Ninive.

C’est un grand jour pour les chrétiens d’Irak

Libération de la plaine de Ninive : “Un grand jour pour les chrétiens d’Irak“A lire sur La Vie : les témoignages de joie des réfugiés d’Irak, depuis le début de la bataille de Mossoul ce matin, et de la libération des premiers villages de la plaine de Ninive.

Ils sont entre Karamless et Bartella, au niveau de l’usine sur la route ! Ah non, attendez, on me dit qu’ils viennent d’entrer dans Bartella, ça y est notre village est libéré !

Déminons Ninive

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Fraternité en Irak s’est engagée dans une opération de déminage, indispensable pour permettre aux minorités de revenir dans leurs villages. Si nous voulons que les Chrétiens puissent se réinstaller dans la plaine de l’antique Ninive, là où le christianisme s’est implanté bien avant qu’il ne touche nos rives, nous devons participer à cet évènement.

Déminage de la plaine de Ninive

Fraternité en Irak a toujours besoin de vous pour aider au déminage des villages de la plaine de Ninive. Le directeur de l’école d’Alqosh explique :

Daesh est aidé par des experts. Ils sont très intelligents et installent des mines là où personne ne les imagine. Par exemple, en ouvrant le réfrigérateur, en allumant la lumière, ou simplement en shootant dans une cannette restée par terre. (…) Pour redonner espoir, il faut que les chrétiens sentent à travers des actions concrètes qu’un retour dans les villages en sécurité et en paix est possible. Le déminage va dans ce sens et le fait de commencer dès maintenant accélérera le retour des habitants après le départ de Daech.