L’histoire n’est pas l’écriture de ce qui aurait dû arriver

« Le Général Lee était un homme d’un caractère et d’un courage exceptionnels. Bien que, cela va sans dire, il n’ait pas été parfait. C’est surtout dans les églises catholiques (à La Nouvelle-Orléans et ailleurs) qu’on trouve des statues en l’honneur du seul homme parfait. Aucune autre statue ailleurs ne représente un homme ou une femme qui n’ait pas été un pécheur, même si cette personne est devenue un saint par la suite.Lire la suite

Marine Le Pen, Richelieu : même combat ?

richelieuUtile et fort à propos mise au point du Pasteur James Woody après la sortie de Marine Le Pen sur Richelieu et nos frères protestants :

“Il n’a pas été très amical avec les protestants”. En utilisant un euphémisme (Lors du siège de La Rochelle entre 1627 et 1628 seuls un peu plus de 5.000 personnes auront la vie sauve, sur les 27.000 habitants que comptait la ville), le journaliste pousse Marine Le Pen à en dire plus sur le rapport de Richelieu à la communauté protestante et sur ce qu’elle admire chez cet homme d’Etat : “c’est peut-être les protestants qui avaient des exigences à l’époque, qui allaient à l’encontre de la Nation.”

L’ensemble de l’article est à lire ICI.

Il y a 70 ans : Mit Brennender Sorge

Il y a exactement 70 ans, alors que les nazis étaient au pouvoir en Allemagne depuis 1933, Pie XI rédigeait une encyclique dénonçant le nazisme.

Écrite dans le plus grand secret par Pie XI et son Secrétaire d’État Eugenio Pacelli, avec l’aide de plusieurs évêques allemands, l’encyclique Mit brennender Sorge (Avec une brûlante inquiétude) paraît le 10 mars 1937. Ce document est une charge contre le nazisme, désigné comme clairement incompatible avec la foi de l’Évangile. L’encyclique est publiée en allemand, fait exceptionnel, et imprimé à plusieurs milliers d’exemplaires distribués clandestinement dans les paroisses allemandes. Elle est lue en chaire le 21 mars, dimanche des Rameaux, suscitant la surprise du pouvoir nazi […]. Nombreux sont alors les hommes politiques qui pensent que l’on peut s’accommoder avec les nazis, et que quelques concessions suffiront à sauver la paix européenne, comme la compromission de Munich l’illustrera en 1938. Pie XI et Mgr Pacelli ne sont pas de ceux-là.

Lire la suite sur Aleteia

Regard de spécialiste sur le nouveau papyrus mentionnant Jérusalem

La première mention de Jérusalem en hébreu découverte sur un papyrusAnnoncer ce qui semble être une bonne nouvelle au plan archéologique, quand elle vient de l’AFP est une chose. Pouvoir bénéficier du regard d’un spécialiste en est une autre.

Sur son blog, Michael Langlois, docteur ès sciences historiques et philologiques, maître de conférences à l’université de Strasbourg, membre de l’Institut universitaire de France, chercheur associé au CNRS / Collège de France et auxiliaire de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (oui, c’est un peu long, comme ça, mais il faut avouer que ça claque comme CV), propose son analyse de cette « découverte » récente présentée la semaine dernière à la presse par l’Autorité Israélienne des Antiquités.

Il fournit notamment des indications précieuses quant à la datation proposée, la lecture des inscriptions, et met particulièrement en garde contre le sensationnel de cette présentation, dans un contexte politique par ailleurs particulièrement tendu. A lire ici.

Découverte d’un papyrus de 2700 ans sur lequel Jérusalem est mentionnée

La première mention de Jérusalem en hébreu découverte sur un papyrusIl s’agit d’un papyrus, sauvé du pillage d’une des grottes du désert de Judée, datant du 7e siècle avant l’ère chrétienne (époque du Temple de Salomon), où est clairement écrit le nom de Jérusalem. Il s’agit de la pièce la plus ancienne, non biblique, qui mentionne le nom de la ville éternelle. Après une longue enquête, la découverte a été présentée ce mercredi par des chercheurs de l’Office national des Antiquités lors d’une conférence de presse à Jérusalem.

La dépêche AFP revient sur la présentation de cette pièce archéologique en pleine polémique autour de la récente résolution de l’UNESCO :Lire la suite

Archéologie : c’est d’ici que les romains ont conquis Jérusalem

C'est d'ici que les romains ont conquis JérusalemLu sur Terrasanta.net : « Des restes du champ de bataille et la destruction partiel du troisième mur, entourant la ville sainte à la fin de la période du Second Temple, a été découvert ces derniers mois dans l’enclave russe situé dans le centre-ville de Jérusalem. Les découvertes ont été faites lors d’une campagne de fouilles préventives menées par l’Autorité des antiquités d’Israël  là où le nouveau campus de l’Académie Bezalel des beaux arts doit être construit. » […] Selon le Dr Rina Avner et Kfir Arbib, les directeurs du chantier de fouilles : »

Ceci est un témoignage fascinant du bombardement intensif de l’armée romaine, dirigée par Titus, en route pour la conquête de la ville et la destruction du Second Temple. L’attaque visait les sentinelles qui gardaient le mur et servait de couverture pour les forces romaines afin d’approcher le mur avec des béliers et ainsi surmonter les défenses de la ville.

Lire la suite…

L’évêque de Pamiers demande pardon pour le massacre des cathares

Eychenne Montségur

Ce dimanche à Montségur en Ariège, un demi-millier de personnes étaient réunies autour de Mgr Jean-Marc Eychenne. Dans le cadre de l’année de la Miséricorde, l’évêque de Pamiers, Couserans et Mirepoix y célébrait une messe de pardon pour le sort extrêmement cruel réservé aux cathares, il y a bientôt huit siècles. En 1244 eut lieu à Montségur le plus important massacre de la croisade contre les Cathares, avec la mise au bûcher de plus de 200 personnes.

« En lien avec les blessures qui marquent notre temps, nous voudrions réaffirmer aussi que le pouvoir religieux et le pouvoir politique (le spirituel et le temporel) doivent impérativement être séparés si l’on veut respecter la liberté, l’intégrité et la conscience de chacun. »

Après avoir imploré la miséricorde du Seigneur à genoux devant l’autel, Mgr Eychenne a également rappelé que l’utilisation de « moyens ne respectant pas la dignité des personnes humaines », même pour « atteindre une fin juste », n’était pas acceptable.

« Je crois aux petites renaissances »

Votre livre s’ouvre avec Clovis et se referme avec de Gaulle. Une certaine idée de la France a-t-elle disparu avec ce dernier ?

Oui et avec Mitterrand qui est le dernier président à avoir eu conscience de s’inscrire dans une histoire qui a commencé avec l’aventure capétienne. Qu’elle se termine avec François Hollande est le cauchemar absolu de toute personne qui aime la France. Mais je pense profondément que la France n’est pas morte. Elle agonise, certes. Mais je crois aux petites renaissances, modestes et qui font boule de neige: recréer des solidarités, transformer nos modes de consommation, revitaliser l’amour simple de la patrie, en préférant ce qui nous unit à ce qui nous divise… les champs du possible sont infinis. Il faut avoir conscience du fait que la plupart de nos actes et de nos décisions ont un sens politique. La France se guérira avec la multiplication de ses initiatives d’en-bas. Les catholiques doivent occuper le terrain, non pour l’accaparer, mais pour y apporter leur contribution, si possible dans la joie.

François Huguenin : « le catholicisme est inséparable de notre histoire » (Figaro Vox)

CODEX, 1er numéro

En librairie le 3 octobre, CODEX est un nouveau « Mook » qui remplace Histoire du christianisme magazine. Dans un format plus agréable, il veut apporter un « regard neuf et positif sur 2000 ans d’aventure chrétienne ».

Lire la suite

Martyrs de l’Eglise

Citant la condamnation par Rome de l’Action Française (en fait celle du journal, et de certains écrits de Maurras) Jacques de Guillebon, journaliste et collaborateur de Marion Maréchal Le Pen, se lamente : « ce sont toujours les mouvances supposées réactionnaires et fortement catholiques qui ont subi les foudres de l’Eglise en France« . Réinformons : pour un unique exemple contraire, il faut compter le Sillon, sévèrement condamné par Pie X en 1910, et les prêtres-ouvriers, condamnés de façon réitérée. Et si l’on élargit le champ, la théologie de la libération a pas mal mangé aussi.