Pensée du jour

En mettant un terme à son intervention créatrice, Dieu ouvre pour l’humanité, pour l’homme et la femme un espace de liberté où agir en responsabilité, où être créateurs à leur tour en exerçant une réelle maîtrise.  (…) La vocation humaine est plutôt celle-ci : dans l’espace d’autonomie que Dieu lui ouvre en se retirant, assumer sa responsabilité face au créé et être lui-même créateur d’un monde vraiment humain par la douce puissance de sa parole. C’est ainsi que l’être humain devient ce qu’il est, l’image de Dieu.

André Wénin, L’homme biblique

Indissolubilité du mariage (Questions pour l’Evangile du 27° dimanche du Temps ordinaire B)

En ce 27° dimanche du temps ordinaire B, Jésus a quitté Capharnaüm (9,33) et la Galilée pour la Judée et la Transjordanie (10,1) montant vers Jérusalem. C’est là qu’il enseigne la foule et que des pharisiens viennent l’interroger (Marc 10, 2-16).

Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
– Quand m’est-il arrivé de vouloir piéger quelqu’un avec une question?
– Quand je sens qu’une question est piégée, comment est-ce que j’y réponds? par une réponse claire? en changeant de sujet? par une autre question ?
– Dans quelle(s) circonstance(s), est-ce que je m’accorde un régime de faveur, un régime dérogatoire? Quelle(s) conséquence(s) cela peut-il alors avoir dans mes relations avec les autres?
– Comment puis-je passer d’une morale légaliste (permis / défendu) à une éthique du sens et de la relation fondée sur l’amour?

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Genèse I-IV par Pierre Cormary

À lire sans ‘pudeur de gazelle’ cette belle vue littéraire de ce fondement anthropologique et religieux :

À cet instant, il exulte :
Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair !
Celle-ci sera appelée femme car elle fut tirée de l’homme, celle-ci !
Et c’est le second poème de l’humanité. Celui du bonheur de l’homme d’avoir une femme.
Au fond la situation s’est répétée. Même s’il ne dit pas image, on y pense tout de même : l’homme a été fait à l’image de Dieu et la femme à l’image de l’homme. La différence entre les deux est que l’homme a été tiré de la poussière (du néant) alors que la femme a été tirée de la chair, du sang, de la viande – du vivant.
Impossible dès lors de ne pas considérer que la femme est plus proche du vivant que l’homme et que si ce dernier est le premier existant, elle est la première vivante.