Les castors sont entrés dans Paris (enfin presque)

Plusieurs castors ont été observés dans l’Essonne. / enskanto – stock.adobe.com

C’est La Croix qui nous donne cette bonne nouvelle :

Chassé pour sa fourrure, sa chair, ou à cause des dégâts qu’il commettait sur les arbres , le castor d’Europe à queue plate étroite avait disparu d’Île-de-France il y a environ deux siècles. Au début du XXe siècle, ses représentants se réduisaient à quelques dizaines d’individus dans le sud de la France. Puis le castor fut l’une des premières espèces classées et protégées au niveau national en 1968 et suivie par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (depuis 1987).

Si le castor a reconquis spontanément la vallée du Rhône, les naturalistes ont également réalisé 26 réintroductions entre 1960 et 1996 dans l’Est et le long de la Loire, près de Blois. En revanche, en Île-de-France, il vient d’arriver spontanément.

La réintroduction des castors est une réussite en termes d’écologie et de biodiversité. En octobre dernier, on observait des castors dans 53 départements, dont une petite dizaine d’individus en Essonne et Seine-et-Marne.

Fête de Jeanne d’Arc

A l’occasion de la fête de sainte Jeanne d’Arc, le 30 mai 2015, jour de sa naissance au ciel, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, prononçait un panégyrique de la patronne secondaire de la France. Il a ainsi invité à « entendre la leçon de Jeanne d’Arc », « à l’heure où tant de nos contemporains ne voient dans le bien commun qu’un patrimoine économique à répartir entre les différentes catégories sociales », et « quand beaucoup mettent leurs intérêts particuliers, même les plus légitimes, au-dessus de toute considération des enjeux collectifs ».

Il y a 70 ans, le Séminaire des Barbelés fermait ses portes.

La messe au Séminaire des Barbelés

Ce séminaire, ouvert initialement à Orléans au printemps 1945, puis installé au Coudray, à la sortie de Chartres, d’août 1945 à juin 1947, avait été créé pour regrouper les séminaristes parmi plus d’un million de prisonniers allemands en France. […] Au total, 939 prêtres, religieux et séminaristes allemands sont passés au Coudray et 630 en sont sortis comme prêtres. Le supérieur du séminaire des barbelés, le Père Georges Le Meur, ancien prisonnier politique de Fresnes, avait insisté pour que son recteur soit le prêtre allemand Franz Stock, qui avait été, pendant toute la guerre, aumônier des prisons de Fresnes, de la Santé et du Cherche-Midi et qui avait accompagné avec un dévouement sans faille plus d’un millier de futurs fusillés au fort militaire de Suresnes.

C’est la fermeture de ce séminaire particulier qui a été célébrée ce samedi 27 mai à Chartres, en présence d’une trentaine de séminaristes allemands, accompagnés de quelques autres « Chartrenser » – anciens séminaristes allemands à Chartres – lui-même ancien du séminaire, Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres, et Mgr Éric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris. (La Croix)

Découvrir la vie de Franz Stock et lire son discours pour la fermeture du séminaire.

Un festival…

« Un festival… » C’est comme cela que La Vie décrit le point de vue de Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, sur la laïcité et le féminisme.

« La question de la laïcité et du féminisme sont liés intrinsèquement dans la mesure où la lutte contre les radicalités religieuses et extrémistes religieux sont des luttes pour défendre le droit des femmes. »

« Les religieux savent parfaitement bien s’unir entre eux et s’entendre pour défendre un certain nombre de choses qui construisent l’oppression des femmes et qui construisent le contrôle de la religion, du fait religieux et des doctrines religieuses sur le corps des femmes. »

« Sur la question de l’IVG, on oppose au droit des femmes le pseudo « droit à la vie » et on voit que toutes les religions monothéistes connues en France s’unissent et se mettent d’accord sous un pseudo « vivre ensemble » bienveillant, s’unissent pour contrer le droit des femmes et pour avoir de l’influence sur le modèle de ce qui se fait depuis des siècles avec la Doctrine sociale de l’Église. »

 

Dimanche et les jours d’après …

indexForce est de constater que les échéances électorales, et en particulier l’entre deux tours de la Présidentielle, auront suscité une belle diversité de réactions et prises de positions dans l’Église catholique. On peut s’inquiéter de la gravité du moment, on peut tout de même se réjouir de cette pluralité d’engagements dans nos rangs, tout en regrettant parfois l’acidité des échanges entre frères et soeurs en Christ, en particulier sur les réseaux sociaux …

La Vie nous propose une recension de ces contributions, utile pour nourrir son discernement avant d’aller voter.

Mais sans doute notre énergie et notre espérance doivent se placer dans l’après : les législatives et, au-delà encore, notre présence citoyenne sur les grands enjeux de société qui ont du prix à nos yeux, par nos engagements associatifs, médiatiques, etc.

C’est le sens de la tribune de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France :

Combien auront la volonté de suivre la réalisation des programmes et de s’engager, eux-mêmes, dans l’arène politique ou dans les associations pour faire avancer leurs convictions ?
Les grands rendez-vous électoraux rétrécissent notre champ de vision politique, laissant penser que notre devoir citoyen s’arrête après le vote, aussi crucial soit-il.

« Le plus facile : dire de voter pour tel ou tel ou inviter à la réflexion et au discernement ? »

Interview de Mgr Pontier entre les deux tours de la présidentielle :

On vous reproche de ne pas orienter clairement le vote des catholiques pour tel ou tel candidat. Que répondez-vous ?

Je constate que ces reproches viennent de tous côtés, des soutiens des deux candidats en lice pour le deuxième tour qui aimeraient que l’on choisisse leur candidat. Il y a aussi les partisans de l’abstention ou du vote blanc qui voudraient que l’on soutienne ce choix. Je comprends que l’on puisse être désorienté face à la tournure qu’ont pu prendre les débats. Il faut reconnaître qu’il est difficile de se forger une opinion dans ce climat hystérisé. Mais qu’est-il plus facile : dire de voter pour tel ou tel ou inviter à la réflexion et au discernement ? Dans cette ambiance, il me semble que le rôle de l’Église est, plus que jamais, de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre candidat mais de rappeler à chaque électeur ce que notre foi nous invite à prendre en compte. […]

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Les jours d’après …

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Combien sont convaincus que tout n’est pas à attendre d’ « en haut », de ces élites conspuées, parfois coupables certes, mais qu’il est parfois facile d’accuser de tous les maux ? Combien auront la volonté de suivre la réalisation des programmes et de s’engager, eux-mêmes, dans l’arène politique ou dans les associations pour faire avancer leurs convictions ?

Une dernière contribution de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France, avant de participer à une élection majeure pour notre pays, à découvrir ICI

En complément, on peut aussi relire les contributions de la même Dominique Quinio et du Père Bertrand Auville, Délégué aux relations avec le monde politique pour le Diocèse de Nanterre, sur le thème « Elections 2017 : un vote pour quelle société ? » et c’est à retrouver PAR LA.

Le monde autrement, contre les peurs

JOC93_2009À la veille du grand rendez-vous démocratique qu’est l’élection présidentielle, dans un contexte de discrédit grandissant de la parole publique et de sentiment d’impuissance face à l’état du monde, des mouvements d’Église lancent un appel, qui fait écho à celui lancé par le pape François aux jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse à Cracovie en juillet 2016 : « Voulez-vous changer le monde ? »

Une tribune utile à lire et partager, signée par de nombreux mouvements dont le CCFD, la DCC, les Semaines Sociales de Frances, le MCC, les EDC, l’Ordre de Malte, Pax Christi, les Scouts et Guides de France, le Secours catholique.

Et c’est à découvrir en cliquant ICI

Voter en conscience …

Logo_CVX_elections_2017-300x300La Communauté de Vie Chrétienne (CVX) propose une démarche en cinq étapes pour choisir son bulletin « en pleine conscience » aux scrutins de l’élection présidentielle, les 23 avril et 7 mai 2017. Pas de consigne de vote mais des textes, des questions et des événements pour nourrir sa réflexion.

« Comment vais-je voter en 2017 ? Comme d’habitude ? Selon mes préoccupations personnelles ? Selon mes impressions sur les candidats ? Selon l’avis de mon entourage ? »

CVX propose à ses 6.000 compagnons une façon de se préparer aux votes à venir. Il s’agit pour les membres de la communauté de spiritualité ignatienne de mener un véritable travail de discernement, car ce choix engage.

La suite est à découvrir ICI.

« Sens commun » est-il vraiment le centre de la campagne électorale ?!

sens-commun-2-jpg-150x150« Non, Sens commun n’est pas une dangereuse officine d’extrême droite. Mais non, Sens commun n’a pas le monopole de la représentation catholique. […] Il n’y a pas une seule manière de voter catholique. Ce que l’on appelle un peu faussement la « doctrine sociale » de l’Église permet au contraire de comparer différents critères, de poser des jugements divers, et d’organiser un débat. »

Une réponse utile et intelligente d’Isabelle de Gaulmyn face à une campagne « d’information » néfaste ! … à lire ICI.

En complément, on peut aussi découvrir les contributions de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France, et du Père Bertrand Auville, Délégué aux relations avec le monde politique pour le Diocèse de Nanterre, sur « Elections 2017 : un vote pour quelle société ? » et c’est à lire PAR LA.

Réactions aux attentats en Egypte

«Je prie pour les morts et les victimes», a déclaré à la fin de la messe des Rameaux le Pape François, qui se rendra en visite en Egypte les 28 et 29 avril.

Kundera : un amour angoissé, têtu, nostalgique pour la France

« La culture ne peut pas diviser, au contraire : ce n’est qu’en elle que nous pourrons puiser des raisons d’aimer la France, sans  chauvinisme sectaire, mais pour partager largement son aventure singulière. Pourquoi sinon être français, et pourquoi le devenir, si la France n’existe pas ? Car la France est une culture. L’un des plus grands écrivains à l’avoir épousée, Milan Kundera, l’expliquait ainsi : ‘L’ambiance spirituelle de toute ma jeunesse tchèque fut marquée par une francophilie passionnée’. Et si cette passion résiste encore, dans le monde entier, même aux erreurs et aux fautes de notre pays dans l’histoire, c’est parce que ‘l’amour de la France ne résidait jamais dans une admiration des hommes d’État français, jamais dans une identification à la politique française ; il résidait exclusivement dans la passion pour la culture de la France : pour sa pensée, sa littérature et son art’. Kundera avertissait déjà : une mondialisation qui nie les cultures ne pourra qu’aboutir à l’effacement de la France, ‘et l’indifférence à la France deviendra francophobie’.

Toute culture est fragile, nous le savons, et celle que nous avons reçue l’est plus que jamais aujourd’hui – comme l’écrivait Kundera : ‘Une raison de plus d’aimer la France ; sans euphorie ; d’un amour angoissé, têtu, nostalgique' ».

François-Xavier Bellamy, sur fxbellamy.fr

« Un homme, 50 ans environ, en octobre » : hommage aux morts de la Rue

En 2016, le Collectif Les Morts de la rue a compté 501 décès de SDF. Ils avaient en moyenne 49 ans. On compte parmi eux 46 femmes, 11 mineurs, dont 6 enfants de moins de 5 ans.

Nous prions pour eux.


2016 Janvier

Anthony T., 30 ans, le 1er janvier à Dôle.

Gaetan PAYET, 63 ans, le 1er janvier à Paris 16e.

Un homme, 45 à 55 ans, le 1er janvier à Paris 10e.

Suzanna M., 67 ans, le 3 janvier à Lille.

André dit Dédé, 80 ans, le 4 janvier à Marseille.Lire la suite

Prier l’angélus pour la France

Du 25 mars au 15 août, 16 sanctuaires en France et en Europe proposent de prier l’angélus, à midi, pour l’avenir de notre pays.

Nous croyons à l’Écoute Divine d’un peuple qui crie vers son Seigneur. Quoi de mieux puissant être offert que la réponse de la Vierge Marie au plan de Dieu sur l’humanité à la voix angélique qui l’annonce. […] Implorons le secours divin avec force chaque jour du 25 mars au 15 août 2017 pour notre pays. Redoublons de ferveur, la veille de la fête de l’Assomption, par une nuit de prière pour la « fille aînée de l’Eglise ».

 

 

Délit d’entrave à l’IVG : la loi est validée mais…

Jeudi 16 mars, le Conseil Constitutionnel a déclaré que la loi relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse était conforme à la Constitution. Cependant, il a émis deux réserves qui limitent la portée du texte, au nom de la liberté d’expression.

La seule diffusion d’informations à destination d’un public indéterminé sur tout support, notamment sur un site de communication au public en ligne, ne saurait être regardée comme constitutive de pressions, menaces ou actes d’intimidation au sens des dispositions contestées, sauf à méconnaître la liberté d’expression et de communication.

D’autre part, sauf à méconnaître également la liberté d’expression et de communication, le délit d’entrave, lorsqu’il réprime des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse, ne saurait être constitué qu’à deux conditions : que soit sollicitée une information, et non une opinion ; que cette information porte sur les conditions dans lesquelles une interruption volontaire de grossesse est pratiquée ou sur ses conséquences et qu’elle soit donnée par une personne détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière.

En  bref, les sites internet pro-vie» ne devraient a priori pas tomber sous le coup de cette loi (voir les articles du Monde et du Figaro).

 

Cérémonie de signature du protocole d’accord pour l’accueil des réfugiés

Pour revoir en vidéo la cérémonie de signature du protocole de ce mardi 14 mars à l’Elysée entre le ministère de l’Intérieur, celui des affaires étrangères, la Communauté de Sant’Egidio, le Secours catholique – Caritas France, la Conférence des évêques de France, la Fédération protestante de France et la Fédération de l’Entraide protestante (cf. notre article de ce matin).

La France met en place des couloirs humanitaires pour les Syriens

Voilà une grande nouvelle ! « C’est à l’Elysée qu’a été signé, le 14 mars 2017, le protocole qui permettra à 500 Syriens de quitter les camps de réfugiés au Liban », annonce la Conférence des Évêques de France. « Ils gagneront la France par avion et seront répartis sur tout le territoire. L’opération, qui doit durer 18 mois, mobilise cinq institutions chrétiennes, dont la Conférence des évêques de France, représentée par Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis et vice-président de la CEF. Les premiers arriveront d’ici un à deux mois. » Lire l’article en entier…

En effet, le protocole, fruit d’une initiative œcuménique, a été signé entre le ministère de l’Intérieur, celui des affaires étrangères, la Communauté de Sant’Egidio, le Secours catholique – Caritas France, la Conférence des évêques de France, la Fédération protestante de France et la Fédération de l’Entraide protestante.

Jusqu’alors, l’accueil de réfugiés en France reposait essentiellement sur l’Etat. « Là, nous ne demandons pas un centime », explique Valérie Régnier, responsable France de la Communauté Sant’Egidio, au journal La Croix. « Bien sûr l’argument financier a joué pour convaincre le gouvernement, mais c’est ce que nous voulions dès le départ. La solidarité ne doit pas toucher que le contribuable. Nous voyons notre initiative comme un acte de résistance à la culture de l’indifférence », poursuit-elle. L’article est à lire en entier pour bien comprendre les tenants et aboutissants de cet important protocole. Radio Vatican, qui rapporte aussi la nouvelle, a également interviewé Valérie Régnier à cette occasion :

 

A lire aussi, le communiqué de presse de la Fédération Protestante de France.

Ce qui manque aux responsables politiques, c’est une vraie liberté

Et si les hommes et les femmes politiques étaient enfermés dans un système qui les empêche d’être vraiment libres ? Et si la crise actuelle, cruellement exposée dans la campagne présidentielle, ne pouvait se résoudre qu’en leur permettant de redevenir vraiment libres dans le débat public ? James Woody, pasteur, […] lance le débat.

Le divorce entre les responsables politiques et les Français ne date pas de cette campagne électorale. Cela fait des années que je visite des personnes qui, au gré de nos discussions, me confient non seulement leur désintérêt de la politique, mais aussi leur défiance à l’égard des personnels politiques qu’elles jugent « pourries » et sans soucis de l’intérêt général. […] Comment se fait-il qu’il n’y ait toujours pas eu la moindre prise de conscience de nos élus ? Comment se fait-il qu’ils aient continué à faire comme si de rien n’était, comme s’il n’y avait aucun problème majeur de ce côté-là ?

Lire la suite de cette tribune dans La Vie

Neuvaine pour la France : prions pour notre maison commune

 

« Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde comme instruments de ton affection pour tous les êtres de cette terre, parce qu’aucun n’est oublié de toi. Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence, aiment le bien commun, promeuvent les faibles, et prennent soin de ce monde que nous habitons. Les pauvres et la terre implorent : Seigneur, saisis-nous par ta puissance et ta lumière pour protéger toute vie, pour préparer un avenir meilleur, pour que vienne ton règne de justice, de paix, d’amour et de beauté. »

Neuvaine pour la France

Qui sont vraiment les catholiques ?

afficheFullPage_jspz_mediumPèlerin en partenariat avec le journal La Croix et Ipsos publient les résultats d’une enquête sur le catholicisme français dans toutes ses réalités. Parfois réducteur quand il établit des typologies, il rétablit néanmoins quelques vérités bonnes à partager.

Les unes se multiplient sur les « lobbies cathos », le « pouvoir des cathos », le « réveil des cathos »… Selon de nombreux observateurs extérieurs, le profil de ces catholiques « en reconquête » est toujours le même : ils votent à droite, tiennent un drapeau « Manif pour tous » à la main et rêvent de durcir la législation sur l’avortement ou la fin de vie. Certes, ce profil existe, mais il ne représente que 7 % des « catholiques engagés » selon notre sondage.

C’est à retrouver ICI.

 

Il n’y a pas que le Beaujolais nouveau aujourd’hui…

rapport 2016 Secours Catholique… il y a aussi, comme chaque année, le rapport du Secours Catholique sur l’état de la pauvreté en France. Et c’est hélas beaucoup moins réjouissant…

Près de 9 millions de personnes, dont 3 millions d’enfants, vivent dans la pauvreté en France. Nous constatons une précarisation croissante des familles, des femmes et des enfants, ainsi que des personnes d’origine étrangère, avec davantage de personnes sans ressources, en logement très précaire. Contrairement à ce que l’on croit cette augmentation n’est pas due à l’accroissement du nombre de migrants présents sur le territoire mais au fait que la situation de cette catégorie d’individus est de plus en plus fragile.

Depuis dix ans, cette précarisation s’accroît et nous ne parvenons pas à faire reculer la pauvreté dans notre pays. Cela mine les fondements de notre société.  La lutte contre la pauvreté, et particulièrement contre le chômage de longue durée, devrait être portée au plus haut niveau dans la campagne électorale, ce qui n’est malheureusement pas le cas.

On ne peut plus se contenter en France de petites mesures qui ne font que stabiliser la pauvreté. Au Secours Catholique, nous pensons que la solution est de transformer la société pour la rendre plus humaine et que cela passe par la mobilisation des personnes en précarité. C’est en portant leur voix qu’on parviendra à réellement agir sur les causes de la pauvreté.

#Pauvrophobie

pauvrophobie

Dans sa quête inlassable pour  élever le niveau de la télévision française M6 diffuse aujourd’hui un nouvel épisode de Rue des Allocs.

Voici ce qu’en pense une association qui travaille avec les pauvres : ATD Quart-Monde

« Les pauvres sont des profiteurs », « ils ne vivent pas si mal avec le RSA », « s’ils voulaient travailler, ils trouveraient », etc. : ATD Quart Monde est très inquiet de ces discours grandissants renforcés par des émissions comme « Rue des allocs », que M6 s’apprête à reprogrammer le 17 novembre prochain.

 On le sait, ces préjugés tenaces mais erronés ont des effets pervers dévastateurs. Ils cassent les ressorts pour s’en sortir et portent gravement atteinte à la dignité de millions de personnes. Ils les dévalorisent à leurs propres yeux et aux yeux des autres, ils découragent un grand nombre d’entre elles de recourir au droit et encouragent les discriminations qui les empêchent d’accéder au logement, à l’emploi, aux soins, etc.

 C’est pourquoi ATD Quart Monde appelle tous celles et ceux qui veulent agir contre ces discours à soutenir la création d’une bande dessinée sur le thème « Stop aux préjugés sur les pauvres ».

Entre le 17 novembre et le 17 janvier 2017, les internautes pourront prendre leur part dans ce combat contre les préjugés en participant au financement de ce projet surwww.ulule.fr/bdideesfausses.

Prier avec le futur bienheureux P. Marie-Eugène

marie-eugeneLe Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus sera béatifié à Avignon le samedi 19 novembre.

Né en 1894, ordonné prêtre en 1922, Carme, il est le fondateur de l’Institut site de Notre-Dame de Vie à Venasque.

Avant sa béatification, vous pouvez vous associer à cet événement avec une neuvaine du 10 au 18 novembre :

Nous avons besoin de notre Pentecôte et l’Église a besoin elle aussi d’une certaine Pentecôte pour tous les temps, à tous les tournants de son histoire .

Je vous invite à faire un acte de foi en l’Esprit Saint qui est dans nos âmes. L’Esprit Saint n’est pas une pensée, c’est quelqu’un qui est la vie de notre âme, le souffle vivant, l’hôte de notre âme qui agit sans cesse en nous. C’est une Personne, intelligente, aimante, qui habite en nous.

Demandons à l’Esprit Saint, sinon de nous révéler sa présence par une Pentecôte, par des manifestations extérieures, qu’au moins il nous révèle sa présence, qu’il nous donne la foi en lui. Car, comme le dit Notre-Seigneur, celui qui croit en lui, des fleuves de vie jaillissent de son sein, l’Esprit Saint se répand par cette âme. Des flots de vie et de lumière descendent par l’Esprit Saint, mais aussi par cette âme qui a ouvert ces écluses divines par sa foi.

Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous inscrire pour prendre part à cette béatification !

NKM et la cohérence…

QG de campagne à la primaire 2016 pour présidentielle 2017. Nathalie Kosciusko Morizet dite NKM ©E.SCHNEIDER-HANSLUCAS.COM POUR FC
Nathalie Kosciusko Morizet 
©E.SCHNEIDER-HANSLUCAS.COM POUR FC

Famille Chrétienne interview les candidats aux primaires de la droite. Cette semaine, c’est le tour de NKM.

Comment vous situez-vous par rapport à l’enseignement de l’Église ?

Cet enseignement est d’une remarquable cohérence. Comme beaucoup de catholiques Français, tout en admirant cette cohérence, je prends certaines libertés. C’est ma façon personnelle de vivre les choses, comme le font d’ailleurs certains prélats… Parce que l’Église de France a toujours eu une petite distance avec les directives papales sur certains sujets. C’est historique.

 

« Sales pauvres ! »

rv3902_articolo« Pauvrophobie » ou rejet du pauvre : voilà le mot qui a été officiellement retenu par ATD Quart-Monde , après un sondage aux résultats inquiétants auprès de ses militants (quelques témoignages ici), et lancé le 17 octobre à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, voilà ce que relatent Le Monde, La Vie et d’autres médias encore …

Dans une société où nombre de nos concitoyens souffrent de bien des maux, on peut comprendre que l’amertume et la douleur dépassent la raison et cherchent à trouver des boucs-émissaires. Mais il est sans doute aux chrétiens – parmi d’autres – de rappeler que l’on juge de la solidité d’une communauté humaine à son maillon le plus faible. Parce que pour les chrétiens c’est inscrit dans leur vocation (faut-il documenter ici …) et pour les autres illustré par les sciences humaines.

Ce sujet était précisément au cœur des débats de l’Assemblée plénière des Evêques d’Europe (la Comece) fin octobre, forts du constat que 119 millions d’Européens sont menacés par la pauvreté, soit un quart de la population du continent, comme le relate Radio Vatican.

Les candidats aux prochaines échéances électorales en France feront-ils de ce sujet une priorité ? On peut le souhaiter mais on peut aussi l’encourager …

En attendant, on peut suivre @Zorrocliches sur Twitter, le robot d’ATD Quart-Monde pour en finir avec les idées fausses sur la pauvreté ! (présentation ici)

 

Lettre de François Fillon aux Evêques de France

François Fillon. / Fadel Senna/AFP
François Fillon. / Fadel Senna/AFP

Le candidat à la primaire de la droite et du centre répond dans La Croix au texte publié par les évêques en prévision des prochaines élections :

J’ai lu avec attention le texte que vous avez adressé aux habitants de notre pays : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». En prenant la parole sur des questions essentielles qui traversent notre pays, l’Eglise de France est dans son rôle. La gravité de votre propos doit nous interpeller, votre espérance aussi.

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Le « revenu universel », c’est bien ?

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(AFP)

Aucune idée mais le concept semble intéressant ! D’abord, parce que son origine au plus loin semble venir de Thomas More dans « L’Utopie » mais aussi parce qu’il intéresse des « marxistes aux ultra-libéraux », comme le dit cet article de Challenges, et encore un certain nombre d’amis comme au Secours catholique.

On peut en retenir qu’il offre une protection contre le décrochage social, dans les cas de gros coups durs de la vie, simplifie la multiplicité de demandes d’aides lorsque l’on en a besoin, et par sa présence inconditionnelle dans le cursus financier et fiscal de tous témoigne concrètement de la solidarité de tous avec chacun. Un moyen de redécouvrir que l’impôt sert concrètement …

Son caractère inconditionnel peut questionner mais son objectif ne semble pas d’encourager un assistanat aveugle : comme toute redistribution d’Etat, il serait assorti de droits et aussi de devoirs.

Concrètement, sa mise en oeuvre nécessiterait sûrement de bien nombreux évaluations et ajustements … mais les expérimentations régionales qui semblent se profiler seront à suivre avec intérêt.

Le travail peut-il être gratuit ?

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(F. Fife / AFP)

Oui et cela s’appelle du bénévolat ! Dans un article du Monde, intéressant quand il dénonce certaines hypocrisies de la nouvelle économie, l’auteur fait un paralèlle qui a fait réagir :

 

Autrefois, on l’appelait amour conjugal, celui de l’épouse qui assurait la comptabilité de son mari, commerçant ou médecin. Mais depuis qu’il est sorti de la sphère intime, on l’a maquillé sous toutes sortes de noms fleuris : bénévolat, engagement citoyen, partenariat, télé-réalité, activité, expérience client, communauté, jeu, concours, hackathon, contribution, etc.

Les Petits frères des pauvres, notamment dans une tribune toujours dans le Monde, balaient cette comparaison d’un revers de main, en rappelant que le bénévolat ne peut être considéré comme un danger pour l’emploi salarié, et insistent sur le fait que la monétarisation de la lutte contre la solidarité serait un danger pour la solidarité elle-même.

A défaut d’argent, tout travail doit être reconnu, certes, mais ne tombons pas dans un travers libéral ignoble qui consisterait à penser que le bénévolat ou l’action caritative sont une « distorsion du marché », une tentative de dumping social. Il est avant tout un formidable lieu de croissance et d’entraide et une contribution indispensable à la solidarité.

Dans quel état est notre école ?

paris-ecole-primaire-640x468-580x424Quelques bonnes nouvelles dans la Tribune des Semaines Sociales après que diverses évaluations internationales, dont celles menées par le programme PISA de l’OCDE, ont envoyé des signaux d’alerte forts sur la capacité de notre école à transmettre des savoirs : le niveau notamment en français s’améliore, même si les enquêtes montrent comment l’efficacité des apprentissages reste trop lié aux origines sociales des élèves.

Outre cette fonction première de transmission de savoirs, notre école est questionnée de multiples manières et devrait – on peut l’espérer – faire l’objet de débats constructifs en marge des prochaines échéances électorales … Un vrai chantier, cité par nos Evêques en diverses occasions, notamment dans leur dernière production, mais dont on n’entend pas beaucoup parler pour le moment …

Si vous voulez y réfléchir et en débattre, rdv les 19 et 20 novembre pour la session des Semaines Sociales de France à Paris sur « Ensemble, l’éducation » ! Informations et inscriptions à l’adresse : www.ssf-lasession.org