Télégramme du Pape après l’attentat de Trèbes

Il n’y a pas de plus grand amour…

« Franz Stock, ce n’est pas un nom, c’est un programme ! »

Il y a 70 ans, le 24 février 1948, l’abbé Franz Stock mourait à 43 ans à l’hôpital Cochin à Paris.

Recteur de la mission catholique allemande de Paris avant la guerre, il est nommé aumônier des prisons de La Santé, Fresnes et Le Cherche-Midi ; à ce titre, il accompagna des milliers de condamnés à mort jusqu’au peloton d’exécution.

A la Libération, il devient prisonnier de guerre à Cherbourg, puis à Orléans. L’Aumônerie Générale des prisons souhaite permettre aux séminaristes allemands prisonniers de continuer leurs études pour accéder au sacerdoce. L´Abbé Stock est choisi pour diriger ce « séminaire des barbelés », qui est installé dans un camp près de Chartres. De 1945 à 1947, 949 prêtres et séminaristes passent par ce séminaire. Le Nonce apostolique, Mgr Roncalli – futur saint Jean XXIII – visite à plusieurs reprises ce camp. Epuisé, il meut quelques mois après la fermeture du séminaire. Son procès de béatification est en cours.

Pour célébrer les 70 ans de sa mort, une cérémonie aura lieu cet après-midi à Chartres où il est enterré, et son Journal de Guerre vient d’être publié.

#Carême et #JeuxOlympiques

Le rapport entre le Carême et les Jeux Olympiques ? C’est le P. Rimaz qui nous le rappelle !

Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. (Première Lettre aux Corinthiens, 9, 24-25)

D’ailleurs, la France a remporté un troisième titre olympique ! Et vous, vous visez l’or pour ce Carême ?

« Les miracles viennent des Pyrénées ! »

Revue de presse sur Radio Classique

Destins croisés : une médaillée d’or, et une miraculée.
Toutes deux à la Une des journaux…
Perrine Laffont, « la bosseuse », comme dit Le Monde, a apporté à la France sa première médaille des JO. La Pyrénéenne a remporté la finale de ski de bosses à 19 ans… 19 ans, c’était l’âge de sœur Bernadette Moriau, lorsqu’elle est entrée au couvent dans une congrégation de franciscaines… Et c’est retour d’un pèlerinage dans les Pyrénées (Lourdes, évidemment) qu’elle a été soudainement guérie de sa paralysie…
« Lève-toi et marche » : une voix intérieure a révélé le miracle à sœur Bernadette, aujourd’hui âgée de 79 ans ! (Dans la grotte, elle avait ressenti la présence mystérieuse de Marie et de la petite Bernadette…)

Perrine la bosseuse, et sœur Bernadette sont donc les deux bonnes nouvelles du jour…

 

Des cartons pleins pour la solidarité

84412_agir-solidarite-carton-plein-650x380À Paris, Carton plein 75 collecte les vieilles boîtes réutilisables et organise des déménagements. Un projet de réinsertion sociale mais aussi écologique : recyclage de cartons et de matériau destinés au déménagement, auquel a été décerné le Prix Initiatives Laudato Si par le Ceras

Dans l’atelier-boutique du XVIIIe arrondissement, plusieurs personnes s’affairent autour de cartons usagés. Ces « valoristes », comme on les appelle dans l’association Carton plein 75, collectent des emballages en bon état, les revendent et organisent aussi des déménagements. Un emploi qui permet à ces salariés en insertion de restructurer leur vie. « Travailler permet de lever certains freins sociaux et personnels. Nous guidons les valoristes dans leurs projets et préparons leur avenir », explique Julie, l’une des accompagnatrices socioprofessionnelles de l’association. L’important est que chacun puisse se réinsérer à son rythme. « On adapte la tâche à la personne. Chacun prend son temps selon ses besoins », précise-elle.

C’est le journal La Vie qui nous en parle et c’est à retrouver ICI et le site de l’association c’est par LA.

En Ehpad, du cœur et de la tendresse

Le-temoignage-fort-d-une-infirmiere-dans-un-Ehpad_articleEn marge des protestations des personnels et « familles usagères » des Ehpad, on découvre par ce très beau témoignage dans Pèlerin le quotidien de celles et ceux qui accompagnent nos aînés :

Une bonne journée, c’est quand vous passez à côté d’un résident et qu’il vous caresse la main, sans qu’il soit besoin de mots. Ça, c’est une belle journée. Mais cela tient aussi aux relations professionnelles, à la qualité de la vie d’équipe.

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#Fakenews : les Français en phase avec le Pape

adobestock-50828321_3_729_674Le Pape dans son message en vue de la prochaine journée mondiale des communications sociales parle de la vérite et critique durement  les fake news. Les Français interrogés par La Croix dans un sondage sur la confiance qu’ils accordent aux médias semblent porter les même préoccupations.

Les Français attendent avant tout une information fiable, très loin devant un journalisme engagé ou porteur de solutions. Le clivage éducatif et social s’est accentué dans la façon de s’informer et la perception de certains événements. Dans ce climat de confusion accentué par les réseaux sociaux, les Français plébiscitent une éducation aux médias, notamment pour démasquer les « fake news ».

Nous continuerons néanmoins au Samaritain à tenter de mettre en valeur des solutions, à défaut de se réclamer d’un « journalisme engagé » ! Et en attendant, on peut lire les résultats de cette intéressante enquête ICI.

Le Samaritain a enfin son appli mobile !!

StayingAliveAh bah non en fait mais l’application Staying Alive permet néanmoins de devenir un Bon Samaritain ! Comme l’indique Philippe Chapleau sur son blog Lignes de défense hébergé par Ouest-France :

Utilisée depuis un an par la BSPP [Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris], l’application pour smartphone nommée Staying alive permet de géolocaliser les sauveteurs volontaires se trouvant à proximité d’une victime en arrêt cardiaque (3 par jour sur l’espace public parisien) et de leur proposer d’intervenir en attendant l’arrivée des pompiers.

Pour retrouver l’appli à télécharger c’est par ICI, pour savoir comment vous former aux premiers secours c’est par LA ou encore LA.

55 ans d’amitié !

Ou, en tout cas, le traité d’amitié franco-allemand fête aujourd’hui ses 55 ans : si, aujourd’hui, cela peut sembler un acte banal, ce traité fut tout de même un véritable acte d’espérance dans une Europe autrefois désunie et ennemie. Pour l’occasion de cet anniversaire, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont réalisé une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

 

 

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Des ponts, pas des murs

Image-1024-1024-3656399On se souvient de l’appel du Pape François à l’occasion du 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin en 2014 :

Que se développe toujours plus une culture de la rencontre, susceptible de faire tomber tous les murs qui divisent encore le monde, et pour que jamais plus des innocents soient persécutés et parfois tués pour leurs croyances ou leur religion. Nous avons besoin de ponts, pas de murs !

Et bien voilà que le trublion Boris Johnson propose de construire un pont reliant la France à la Grande-Bretagne. « Chiche! » aurait répondu Emmanuel Macron, sans que l’on sache à quel degré. Pour autant, Ouest France nous propose un article passionnant sur les contraintes d’un tel projet, en reprenant en illustration quelques unes des plus impressionnantes constructions au Monde … On ne sait si cela rapproche les peuples mais on en reste bluffé par le génie humain ! A retrouver par ICI.

 

 

RIP Paul Bocuse

imagesAlors que l’une des figures majeures de la gastronomie française nous quitte, Twitter nous rapporte une de ses citations :

Il n’y a pas de bonne cuisine si au départ elle n’est pas faite par amitié pour celui ou celle à qui elle est destinée.

Nous n’avons pas tous son talent mais, forts de cette invitation, nous pourrons œuvrer à faire vivre sa mémoire ! Nos prières l’accompagnent ainsi que les siens.

Les migrants en France : synthèse et perspective

SERBIA-EUROPE-MIGRANTSAu lendemain de la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié (#JMMR), animée au sein de l’Eglise en de très nombreux endroits, on peut rechercher de l’information pour comprendre les tenants et aboutissants du débat sur les migrants en France, des décisions politiques aux prises de position des associations. Et de fait, ce n’est pas simple !

Sur le blog des Anciens du Secours catholique, on trouve un excellent article de synthèse qui peut nous y aider, signé Daniel Druesne.

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Nourriture : pas gaspiller mais pas donner non plus ?!

a02c7ca9440dd88bff135313d7fd38b9287d945eCourrier International rapporte un article du Christian Science Monitor qui félicite la France pour ses progrès en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire, notamment via la loi promulguée en la matière il y a peu :

L’hebdomadaire américain consacre même le pays “leader mondial de la lutte contre le gaspillage alimentaire”. Pour cela, la publication se base notamment sur le 2017 Food Sustainability Index, un classement international établi par la fondation BCFN (Barilla Center for Food and Nutrition). D’après cette étude, chaque Français gaspille en moyenne 106 kilos de nourriture chaque année, “ce qui est considérablement mieux que dans les autres pays”. […] L’hebdomadaire basé à Boston attribue cette performance à la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire, votée en février 2016.

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« Une formidable mutation pour le christianisme »

sans-titreLe Monde des Livres du 22 décembre propose un dossier sur « Jésus donne de ses nouvelles ». En son sein, une très intéressante interview croisée de l’historienne Valentine Zuber et du théologien jésuite Christophe Theobald, à l’occasion de la parution de leurs livres respectifs. Quelques extraits marquants notamment du propos de Christoph Theobald :

[La méfiance des chrétiens au sujet des nouveaux droits touchant par exemple à l’éthique familiale ou au vivant] paraît aboutir de plus en plus, aujourd’hui, depuis la Manif pour tous, à une crispation …
C. T. J’ai l’impression que c’est lié à certains milieux. Mais cela ne couvre pas l’ensemble du catholicisme français, qui fait preuve d’une grande créativité. Il y a des gisements, des émergences, qui n’arrivent simplement pas à se relier entre eux. D’où le danger de tomber, d’une autre manière, dans le même travers que les premiers : l’esprit de citadelle assiégée. L’enjeu, par rapport à cela, c’est de définir ce qu’est la mission chrétienne. Le christianisme qui vit uniquement pour lui-même, qui n’est plus présent dans la société, n’est plus le christianisme. Le pape François parle de « disciples missionnaires ». Sur ce point, j’aimerais qu’il soit mieux écouté par les évêques français, qui ont tendance à centrer les questions éthiques sur ce qui concerne le début et la fin de la vie. C’est comme si tout le reste n’existait pas ! Il est naturel, dans les questions politiques, de laisser chacun se décider en conscience. Mais, jusque-là, on établissait au moins des limites. Aujourd’hui, tout semble devenir acceptable, y compris que des chrétiens votent Front national. L’épiscopat n’a pas fait de geste significatif pendant un an et demi de combat électoral, alors que tout le monde annonçait Marine Le Pen au second tour. […]

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Je porte les visages des enfants disparus dans mon cœur de prêtre

Témoignage de l’Abbé Benoît de Roeck, curé de Saint-Féliu-d’Avall, où a eu lieu l’accident de car jeudi soir.

En tant que curé de la paroisse, j’ai été très affecté dès que j’ai appris la nouvelle parce que je savais déjà que des enfants que je connais, que nous avons au catéchisme, comptaient parmi les victimes de ce tragique accident. Alors je me suis rendu sur place immédiatement pour aller auprès des familles, pour les soutenir, être au milieu d’elles et les accompagner en tant que pasteur.

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Quel avenir pour les Poissons Roses ?

Extraits de la dernière newsletter des Poissons Roses

Un nouveau parti se créé. Il se nomme Refondation. Il se définit en faveur d’une société du lien et du partage. Il prend acte de l’effondrement des appareils politiques, d’une soif nouvelle qui parcourt la société et des impasses des réponses actuelles…
A l’opposé, Refondation, veut ouvrir des perspectives en s’appuyant sur trois axes : un socle qui est l’écologie humaine, un moteur qui tient en l’économie de la réciprocité et une nouvelle méthode qui consiste à proposer des communautés de projets. 

Que deviennent par conséquent les Poissons Roses ?

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Les saints dans l’Armée de Terre

Jolie publication sur la page Facebook de l’Armée de Terre, qui nous présente les saints patrons des militaires :

Dans l’armée de Terre, les saints patrons sont nombreux : Barbe, Michel, Georges et bien d’autres. Ils s’inscrivent dans les traditions et participent à l’esprit de corps. Cela peut sembler paradoxal dans une république définie comme laïque par l’article premier de la Constitution de 1958. Le temps long de l’histoire est souvent nécessaire pour comprendre ces situations contemporaines.

Découvrez Maurice, Eloi (bonne fête aux Eloi !), Jeanne d’Arc, Clotilde, Ambroise et les autres… Ne manque que Charles de Foucauld (bonne fête aussi !), qui est certainement le seul soldat de l’Armée de Terre a avoir été béatifié ! 

 

Pauvreté en France : urgence et solidarité

rapscLe Secours catholique a publié ce 9 novembre son rapport sur l’état de la pauvreté en France. Comme sa Présidente Véronique Fayet l’indique dans une interview au journal Le Monde :

La pauvreté ne recule pas. Les personnes rencontrées disposent d’en moyenne 548 euros par mois, 3 euros de plus qu’en 2010 ! Celles qui ont un revenu – et 52 % des personnes accueillies sont actives – voient, elles, leurs ressources progresser, dans la même période, de 10 euros, bien moins que le renchérissement du coût de la vie.

Enfin, près d’un ménage sur cinq (19 %) n’a aucune ressource, soit cinq points de plus qu’en 2010, dont 53 % d’étrangers. On assiste donc à une stagnation sans amélioration, avec le risque d’une banalisation car tout semble indiquer que, depuis quatre ou cinq ans, on s’habitue à ces taux élevés d’une pauvreté qui touche par ailleurs maintenant près de 3 millions d’enfants.

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Le Conseil d’État ne fait qu’exacerber les tensions d’une société déjà fragile.

En droit, rien à redire : le Conseil d’État est habilité à demander à la mairie de Ploërmel de supprimer la croix qui accompagne la statue de Jean-Paul II sur une place publique. En droit, certes. Mais dans la réalité, on ne peut que déplorer une décision stupide, et surtout dangereusement contre-productive.
De fait, le juge du Conseil d’État a tout simplement appliqué mécaniquement la loi de 1905, et son fameux article 28, qui « interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions ». Si l’on s’en tient à une lecture littérale, le Conseil d’État a raison. La croix est bien un signe ou un emblème religieux. Et il s’agit d’une place de village, donc d’un lieu public.

Sauf qu’en l’espèce, appliquer à la lettre la loi de 1905 conduit à une situation dont on ne comprend pas comment l’absurdité a pu échapper aux sages du Palais Royal. La statue de Jean-Paul II, peut rester, rien de religieux là-dedans, assurent-ils (sic). L’arche qui la surplombe aussi, ce qui est faire peu de cas de l’Arche d’alliance, symbole religieux s’il en est. La croix, elle non. Bien qu’elle ne soit là que pour qualifier la statue du pape. Mais qu’aurait fait le Conseil d’État si la croix était au cou de la statue du pape ? Il aurait exigé qu’on lui coupe la tête ? ! ! !

[…] Cette conception si étriquée de la loi de 1905 est tout sauf une publicité pour la laïcité. Elle donne de l’eau au moulin de certains courants qui abritent leur revendication identitaire derrière une défense d’un christianisme patrimonial. […] Le Conseil d’État ne fait qu’exacerber les tensions d’une société déjà fragile.

Isabelle de Gaulmyn, La Croix

Sœur André, doyenne des Français

Soeur André – Photo doc Var Matin

Soeur André, Lucille Randon de son vrai nom, est née le 11 février 1904, à Alès. Elle est devenue, après le décès d’Honorine Rondello, disparue dans sa 114e année, la nouvelle doyenne des Français. Elle réside à l’Ehpad Sainte-Catherine Labouré, dans le quartier de Saint-Jean-du-Var, à Toulon.

Entrée dans les ordres en 1944, elle était auparavant gouvernante et institutrice dans différentes maison, dont celle de la famille Peugeot. Après la Seconde Guerre mondiale, sœur André (un nom choisi en hommage à son frère) a œuvré 28 ans à l’hôpital de Vichy, auprès des orphelins et des personnes âgées. Lors de la fête pour son 113e anniversaire, elle nous confiait: « Que l’on me donne à manger ou qu’on m’habille, ça m’énerve! Mais ce qui importe, c’est de remercier les gens qui m’aiment et m’ont aimée »

Var Matin

De l’énergie pour la reprise …

rvlfvv-HCLa reprise de l’année, qu’on ait eu la chance de partir pour les vacances ou non, est toujours un défi … Alors un peu d’énergie avec cette formidable capitaine, c’est par ICI !

Go, go, go … et, en attendant, très bon week-end !

Inaugurer une nouvelle église : une bonne nouvelle !

saint-jacques-la-premiere-eglise-du-siecle-dans-le-diocese-de-rennesPour la première fois depuis 1970 et donc dans ce siècle, une nouvelle église va être inaugurée dans le Diocèse de Rennes. Comme le relate Ouest France, les travaux ont démarré en novembre 2015. L’édifice est d’une remarquable pureté, ses traits sont soignés. Composée de deux salles paroissiales et d’un presbytère, il présente la particularité d’avoir son lieu de culte à l’étage.

Une bonne nouvelle, aboutissement de la volonté d’une communauté vivante qui souhaitait avoir un lieu de culte à proximité.

« Il y a une communauté catholique et une demande à Saint-Jacques », assure Jean-Pierre Pranlas-Descours à l’occasion en faisant découvrir la nouvelle église. « Le quartier est cosmopolite, je suis frappé par la joie des croyants issus du monde entier. Le lieu était attendu », complète le Père Joseph Lecoq, curé de la paroisse Saint-Jacques.

C’est un événement pour le Diocèse de Rennes, certes, mais qui est aussi remarquable à l’échelle de l’Eglise de France. Si notre pays compte environ 42.000 lieux de culte catholiques (les estimations divergent), moins de 2.000 appartiennent à l’Eglise (ie construite après la loi de 1905) et seule une poignée s’est construite depuis 2000. Donc, oui, une bonne nouvelle !

Emmanuel Macron au Père Jacques Hamel

16008438-21008439Le Président de la République Emmanuel Macron a participé ce jour aux commémorations de l’assassinat du Père Jacques Hamel, il y a un an. On peut prendre le recul de rigueur face aux paroles d’un homme politique, dont on ne peut douter de l’intelligence de situation. Pour autant, ses paroles sont suffisamment rares pour qu’on les lise :

Car elle est là, elle est là aussi la force de notre nation, dans cette capacité à entendre et faire siennes les paroles de fraternité et de charité que l’Eglise de France prononça voici un an ; dans cette capacité à réunir autour du corps supplicié d’un prêtre l’imam, le pasteur et le rabbin.

A découvrir in extenso ICI

A lire aussi l’homélie de Mgr Lebrun (par LA) :

Le Père Hamel parle encore. Sa vie, sa mort parlent bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Sa vie, sa mort, parlent, inspirent mais aussi crient. Sa vie, sa mort s’adressent à chacun d’entre nous selon sa propre vie, selon ses propres questions ou ses convictions.

 

 

 

« Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu pour avoir un curé noir ? »

12503354_xlNon, ce n’est pas le titre d’un film mais d’un documentaire diffusé tout récemment sur France 3 et aussi la citation d’une lettre de protestation adressée à l’Archevéché de Strasbourg après la nomination d’un prêtre togolais dans la campagne alsacienne … On peut craindre au début un traitement journalistique caricatural (les cathos, les Alsaciens, …) ou un hors-sujet (pourquoi les campagnes alsaciennes votent Front National ? …). Et pourtant, ce portrait croisé de deux cousins togolais, l’un prêtre, l’autre pasteur, nommés dans la ruralité alsacienne, nous disent beaucoup de leur engagement, de ce qu’accueillir l’étranger veut dire et ce que cela veut dire pour lui, et plus concrètement des efforts que nous faisons plus ou moins dans nos propres paroisses, que notre prêtre soit noir, nouveau ou non … Un beau travail de journalisme aussi, au passage, ouvert, à l’écoute et qui donne pour une fois un beau visage de nos églises !

A découvrir et partager … vite car le replay devrait être fermé dans cinq jours !

 

 

Les castors sont entrés dans Paris (enfin presque)

Plusieurs castors ont été observés dans l’Essonne. / enskanto – stock.adobe.com

C’est La Croix qui nous donne cette bonne nouvelle :

Chassé pour sa fourrure, sa chair, ou à cause des dégâts qu’il commettait sur les arbres , le castor d’Europe à queue plate étroite avait disparu d’Île-de-France il y a environ deux siècles. Au début du XXe siècle, ses représentants se réduisaient à quelques dizaines d’individus dans le sud de la France. Puis le castor fut l’une des premières espèces classées et protégées au niveau national en 1968 et suivie par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (depuis 1987).

Si le castor a reconquis spontanément la vallée du Rhône, les naturalistes ont également réalisé 26 réintroductions entre 1960 et 1996 dans l’Est et le long de la Loire, près de Blois. En revanche, en Île-de-France, il vient d’arriver spontanément.

La réintroduction des castors est une réussite en termes d’écologie et de biodiversité. En octobre dernier, on observait des castors dans 53 départements, dont une petite dizaine d’individus en Essonne et Seine-et-Marne.

Fête de Jeanne d’Arc

A l’occasion de la fête de sainte Jeanne d’Arc, le 30 mai 2015, jour de sa naissance au ciel, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, prononçait un panégyrique de la patronne secondaire de la France. Il a ainsi invité à « entendre la leçon de Jeanne d’Arc », « à l’heure où tant de nos contemporains ne voient dans le bien commun qu’un patrimoine économique à répartir entre les différentes catégories sociales », et « quand beaucoup mettent leurs intérêts particuliers, même les plus légitimes, au-dessus de toute considération des enjeux collectifs ».

Il y a 70 ans, le Séminaire des Barbelés fermait ses portes.

La messe au Séminaire des Barbelés

Ce séminaire, ouvert initialement à Orléans au printemps 1945, puis installé au Coudray, à la sortie de Chartres, d’août 1945 à juin 1947, avait été créé pour regrouper les séminaristes parmi plus d’un million de prisonniers allemands en France. […] Au total, 939 prêtres, religieux et séminaristes allemands sont passés au Coudray et 630 en sont sortis comme prêtres. Le supérieur du séminaire des barbelés, le Père Georges Le Meur, ancien prisonnier politique de Fresnes, avait insisté pour que son recteur soit le prêtre allemand Franz Stock, qui avait été, pendant toute la guerre, aumônier des prisons de Fresnes, de la Santé et du Cherche-Midi et qui avait accompagné avec un dévouement sans faille plus d’un millier de futurs fusillés au fort militaire de Suresnes.

C’est la fermeture de ce séminaire particulier qui a été célébrée ce samedi 27 mai à Chartres, en présence d’une trentaine de séminaristes allemands, accompagnés de quelques autres « Chartrenser » – anciens séminaristes allemands à Chartres – lui-même ancien du séminaire, Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres, et Mgr Éric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris. (La Croix)

Découvrir la vie de Franz Stock et lire son discours pour la fermeture du séminaire.

Un festival…

« Un festival… » C’est comme cela que La Vie décrit le point de vue de Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, sur la laïcité et le féminisme.

« La question de la laïcité et du féminisme sont liés intrinsèquement dans la mesure où la lutte contre les radicalités religieuses et extrémistes religieux sont des luttes pour défendre le droit des femmes. »

« Les religieux savent parfaitement bien s’unir entre eux et s’entendre pour défendre un certain nombre de choses qui construisent l’oppression des femmes et qui construisent le contrôle de la religion, du fait religieux et des doctrines religieuses sur le corps des femmes. »

« Sur la question de l’IVG, on oppose au droit des femmes le pseudo « droit à la vie » et on voit que toutes les religions monothéistes connues en France s’unissent et se mettent d’accord sous un pseudo « vivre ensemble » bienveillant, s’unissent pour contrer le droit des femmes et pour avoir de l’influence sur le modèle de ce qui se fait depuis des siècles avec la Doctrine sociale de l’Église. »

 

Dimanche et les jours d’après …

indexForce est de constater que les échéances électorales, et en particulier l’entre deux tours de la Présidentielle, auront suscité une belle diversité de réactions et prises de positions dans l’Église catholique. On peut s’inquiéter de la gravité du moment, on peut tout de même se réjouir de cette pluralité d’engagements dans nos rangs, tout en regrettant parfois l’acidité des échanges entre frères et soeurs en Christ, en particulier sur les réseaux sociaux …

La Vie nous propose une recension de ces contributions, utile pour nourrir son discernement avant d’aller voter.

Mais sans doute notre énergie et notre espérance doivent se placer dans l’après : les législatives et, au-delà encore, notre présence citoyenne sur les grands enjeux de société qui ont du prix à nos yeux, par nos engagements associatifs, médiatiques, etc.

C’est le sens de la tribune de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France :

Combien auront la volonté de suivre la réalisation des programmes et de s’engager, eux-mêmes, dans l’arène politique ou dans les associations pour faire avancer leurs convictions ?
Les grands rendez-vous électoraux rétrécissent notre champ de vision politique, laissant penser que notre devoir citoyen s’arrête après le vote, aussi crucial soit-il.

« Le plus facile : dire de voter pour tel ou tel ou inviter à la réflexion et au discernement ? »

Interview de Mgr Pontier entre les deux tours de la présidentielle :

On vous reproche de ne pas orienter clairement le vote des catholiques pour tel ou tel candidat. Que répondez-vous ?

Je constate que ces reproches viennent de tous côtés, des soutiens des deux candidats en lice pour le deuxième tour qui aimeraient que l’on choisisse leur candidat. Il y a aussi les partisans de l’abstention ou du vote blanc qui voudraient que l’on soutienne ce choix. Je comprends que l’on puisse être désorienté face à la tournure qu’ont pu prendre les débats. Il faut reconnaître qu’il est difficile de se forger une opinion dans ce climat hystérisé. Mais qu’est-il plus facile : dire de voter pour tel ou tel ou inviter à la réflexion et au discernement ? Dans cette ambiance, il me semble que le rôle de l’Église est, plus que jamais, de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre candidat mais de rappeler à chaque électeur ce que notre foi nous invite à prendre en compte. […]

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Les jours d’après …

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Combien sont convaincus que tout n’est pas à attendre d’ « en haut », de ces élites conspuées, parfois coupables certes, mais qu’il est parfois facile d’accuser de tous les maux ? Combien auront la volonté de suivre la réalisation des programmes et de s’engager, eux-mêmes, dans l’arène politique ou dans les associations pour faire avancer leurs convictions ?

Une dernière contribution de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France, avant de participer à une élection majeure pour notre pays, à découvrir ICI

En complément, on peut aussi relire les contributions de la même Dominique Quinio et du Père Bertrand Auville, Délégué aux relations avec le monde politique pour le Diocèse de Nanterre, sur le thème « Elections 2017 : un vote pour quelle société ? » et c’est à retrouver PAR LA.

Le monde autrement, contre les peurs

JOC93_2009À la veille du grand rendez-vous démocratique qu’est l’élection présidentielle, dans un contexte de discrédit grandissant de la parole publique et de sentiment d’impuissance face à l’état du monde, des mouvements d’Église lancent un appel, qui fait écho à celui lancé par le pape François aux jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse à Cracovie en juillet 2016 : « Voulez-vous changer le monde ? »

Une tribune utile à lire et partager, signée par de nombreux mouvements dont le CCFD, la DCC, les Semaines Sociales de Frances, le MCC, les EDC, l’Ordre de Malte, Pax Christi, les Scouts et Guides de France, le Secours catholique.

Et c’est à découvrir en cliquant ICI

Voter en conscience …

Logo_CVX_elections_2017-300x300La Communauté de Vie Chrétienne (CVX) propose une démarche en cinq étapes pour choisir son bulletin « en pleine conscience » aux scrutins de l’élection présidentielle, les 23 avril et 7 mai 2017. Pas de consigne de vote mais des textes, des questions et des événements pour nourrir sa réflexion.

« Comment vais-je voter en 2017 ? Comme d’habitude ? Selon mes préoccupations personnelles ? Selon mes impressions sur les candidats ? Selon l’avis de mon entourage ? »

CVX propose à ses 6.000 compagnons une façon de se préparer aux votes à venir. Il s’agit pour les membres de la communauté de spiritualité ignatienne de mener un véritable travail de discernement, car ce choix engage.

La suite est à découvrir ICI.

« Sens commun » est-il vraiment le centre de la campagne électorale ?!

sens-commun-2-jpg-150x150« Non, Sens commun n’est pas une dangereuse officine d’extrême droite. Mais non, Sens commun n’a pas le monopole de la représentation catholique. […] Il n’y a pas une seule manière de voter catholique. Ce que l’on appelle un peu faussement la « doctrine sociale » de l’Église permet au contraire de comparer différents critères, de poser des jugements divers, et d’organiser un débat. »

Une réponse utile et intelligente d’Isabelle de Gaulmyn face à une campagne « d’information » néfaste ! … à lire ICI.

En complément, on peut aussi découvrir les contributions de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France, et du Père Bertrand Auville, Délégué aux relations avec le monde politique pour le Diocèse de Nanterre, sur « Elections 2017 : un vote pour quelle société ? » et c’est à lire PAR LA.