Pauvreté en France : urgence et solidarité

rapscLe Secours catholique a publié ce 9 novembre son rapport sur l’état de la pauvreté en France. Comme sa Présidente Véronique Fayet l’indique dans une interview au journal Le Monde :

La pauvreté ne recule pas. Les personnes rencontrées disposent d’en moyenne 548 euros par mois, 3 euros de plus qu’en 2010 ! Celles qui ont un revenu – et 52 % des personnes accueillies sont actives – voient, elles, leurs ressources progresser, dans la même période, de 10 euros, bien moins que le renchérissement du coût de la vie.

Enfin, près d’un ménage sur cinq (19 %) n’a aucune ressource, soit cinq points de plus qu’en 2010, dont 53 % d’étrangers. On assiste donc à une stagnation sans amélioration, avec le risque d’une banalisation car tout semble indiquer que, depuis quatre ou cinq ans, on s’habitue à ces taux élevés d’une pauvreté qui touche par ailleurs maintenant près de 3 millions d’enfants.

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Le Conseil d’État ne fait qu’exacerber les tensions d’une société déjà fragile.

En droit, rien à redire : le Conseil d’État est habilité à demander à la mairie de Ploërmel de supprimer la croix qui accompagne la statue de Jean-Paul II sur une place publique. En droit, certes. Mais dans la réalité, on ne peut que déplorer une décision stupide, et surtout dangereusement contre-productive.
De fait, le juge du Conseil d’État a tout simplement appliqué mécaniquement la loi de 1905, et son fameux article 28, qui « interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions ». Si l’on s’en tient à une lecture littérale, le Conseil d’État a raison. La croix est bien un signe ou un emblème religieux. Et il s’agit d’une place de village, donc d’un lieu public.

Sauf qu’en l’espèce, appliquer à la lettre la loi de 1905 conduit à une situation dont on ne comprend pas comment l’absurdité a pu échapper aux sages du Palais Royal. La statue de Jean-Paul II, peut rester, rien de religieux là-dedans, assurent-ils (sic). L’arche qui la surplombe aussi, ce qui est faire peu de cas de l’Arche d’alliance, symbole religieux s’il en est. La croix, elle non. Bien qu’elle ne soit là que pour qualifier la statue du pape. Mais qu’aurait fait le Conseil d’État si la croix était au cou de la statue du pape ? Il aurait exigé qu’on lui coupe la tête ? ! ! !

[…] Cette conception si étriquée de la loi de 1905 est tout sauf une publicité pour la laïcité. Elle donne de l’eau au moulin de certains courants qui abritent leur revendication identitaire derrière une défense d’un christianisme patrimonial. […] Le Conseil d’État ne fait qu’exacerber les tensions d’une société déjà fragile.

Isabelle de Gaulmyn, La Croix

Sœur André, doyenne des Français

Soeur André – Photo doc Var Matin

Soeur André, Lucille Randon de son vrai nom, est née le 11 février 1904, à Alès. Elle est devenue, après le décès d’Honorine Rondello, disparue dans sa 114e année, la nouvelle doyenne des Français. Elle réside à l’Ehpad Sainte-Catherine Labouré, dans le quartier de Saint-Jean-du-Var, à Toulon.

Entrée dans les ordres en 1944, elle était auparavant gouvernante et institutrice dans différentes maison, dont celle de la famille Peugeot. Après la Seconde Guerre mondiale, sœur André (un nom choisi en hommage à son frère) a œuvré 28 ans à l’hôpital de Vichy, auprès des orphelins et des personnes âgées. Lors de la fête pour son 113e anniversaire, elle nous confiait: « Que l’on me donne à manger ou qu’on m’habille, ça m’énerve! Mais ce qui importe, c’est de remercier les gens qui m’aiment et m’ont aimée »

Var Matin

De l’énergie pour la reprise …

rvlfvv-HCLa reprise de l’année, qu’on ait eu la chance de partir pour les vacances ou non, est toujours un défi … Alors un peu d’énergie avec cette formidable capitaine, c’est par ICI !

Go, go, go … et, en attendant, très bon week-end !

Inaugurer une nouvelle église : une bonne nouvelle !

saint-jacques-la-premiere-eglise-du-siecle-dans-le-diocese-de-rennesPour la première fois depuis 1970 et donc dans ce siècle, une nouvelle église va être inaugurée dans le Diocèse de Rennes. Comme le relate Ouest France, les travaux ont démarré en novembre 2015. L’édifice est d’une remarquable pureté, ses traits sont soignés. Composée de deux salles paroissiales et d’un presbytère, il présente la particularité d’avoir son lieu de culte à l’étage.

Une bonne nouvelle, aboutissement de la volonté d’une communauté vivante qui souhaitait avoir un lieu de culte à proximité.

« Il y a une communauté catholique et une demande à Saint-Jacques », assure Jean-Pierre Pranlas-Descours à l’occasion en faisant découvrir la nouvelle église. « Le quartier est cosmopolite, je suis frappé par la joie des croyants issus du monde entier. Le lieu était attendu », complète le Père Joseph Lecoq, curé de la paroisse Saint-Jacques.

C’est un événement pour le Diocèse de Rennes, certes, mais qui est aussi remarquable à l’échelle de l’Eglise de France. Si notre pays compte environ 42.000 lieux de culte catholiques (les estimations divergent), moins de 2.000 appartiennent à l’Eglise (ie construite après la loi de 1905) et seule une poignée s’est construite depuis 2000. Donc, oui, une bonne nouvelle !

Emmanuel Macron au Père Jacques Hamel

16008438-21008439Le Président de la République Emmanuel Macron a participé ce jour aux commémorations de l’assassinat du Père Jacques Hamel, il y a un an. On peut prendre le recul de rigueur face aux paroles d’un homme politique, dont on ne peut douter de l’intelligence de situation. Pour autant, ses paroles sont suffisamment rares pour qu’on les lise :

Car elle est là, elle est là aussi la force de notre nation, dans cette capacité à entendre et faire siennes les paroles de fraternité et de charité que l’Eglise de France prononça voici un an ; dans cette capacité à réunir autour du corps supplicié d’un prêtre l’imam, le pasteur et le rabbin.

A découvrir in extenso ICI

A lire aussi l’homélie de Mgr Lebrun (par LA) :

Le Père Hamel parle encore. Sa vie, sa mort parlent bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Sa vie, sa mort, parlent, inspirent mais aussi crient. Sa vie, sa mort s’adressent à chacun d’entre nous selon sa propre vie, selon ses propres questions ou ses convictions.

 

 

 

« Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu pour avoir un curé noir ? »

12503354_xlNon, ce n’est pas le titre d’un film mais d’un documentaire diffusé tout récemment sur France 3 et aussi la citation d’une lettre de protestation adressée à l’Archevéché de Strasbourg après la nomination d’un prêtre togolais dans la campagne alsacienne … On peut craindre au début un traitement journalistique caricatural (les cathos, les Alsaciens, …) ou un hors-sujet (pourquoi les campagnes alsaciennes votent Front National ? …). Et pourtant, ce portrait croisé de deux cousins togolais, l’un prêtre, l’autre pasteur, nommés dans la ruralité alsacienne, nous disent beaucoup de leur engagement, de ce qu’accueillir l’étranger veut dire et ce que cela veut dire pour lui, et plus concrètement des efforts que nous faisons plus ou moins dans nos propres paroisses, que notre prêtre soit noir, nouveau ou non … Un beau travail de journalisme aussi, au passage, ouvert, à l’écoute et qui donne pour une fois un beau visage de nos églises !

A découvrir et partager … vite car le replay devrait être fermé dans cinq jours !

 

 

Les castors sont entrés dans Paris (enfin presque)

Plusieurs castors ont été observés dans l’Essonne. / enskanto – stock.adobe.com

C’est La Croix qui nous donne cette bonne nouvelle :

Chassé pour sa fourrure, sa chair, ou à cause des dégâts qu’il commettait sur les arbres , le castor d’Europe à queue plate étroite avait disparu d’Île-de-France il y a environ deux siècles. Au début du XXe siècle, ses représentants se réduisaient à quelques dizaines d’individus dans le sud de la France. Puis le castor fut l’une des premières espèces classées et protégées au niveau national en 1968 et suivie par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (depuis 1987).

Si le castor a reconquis spontanément la vallée du Rhône, les naturalistes ont également réalisé 26 réintroductions entre 1960 et 1996 dans l’Est et le long de la Loire, près de Blois. En revanche, en Île-de-France, il vient d’arriver spontanément.

La réintroduction des castors est une réussite en termes d’écologie et de biodiversité. En octobre dernier, on observait des castors dans 53 départements, dont une petite dizaine d’individus en Essonne et Seine-et-Marne.

Fête de Jeanne d’Arc

A l’occasion de la fête de sainte Jeanne d’Arc, le 30 mai 2015, jour de sa naissance au ciel, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, prononçait un panégyrique de la patronne secondaire de la France. Il a ainsi invité à « entendre la leçon de Jeanne d’Arc », « à l’heure où tant de nos contemporains ne voient dans le bien commun qu’un patrimoine économique à répartir entre les différentes catégories sociales », et « quand beaucoup mettent leurs intérêts particuliers, même les plus légitimes, au-dessus de toute considération des enjeux collectifs ».

Il y a 70 ans, le Séminaire des Barbelés fermait ses portes.

La messe au Séminaire des Barbelés

Ce séminaire, ouvert initialement à Orléans au printemps 1945, puis installé au Coudray, à la sortie de Chartres, d’août 1945 à juin 1947, avait été créé pour regrouper les séminaristes parmi plus d’un million de prisonniers allemands en France. […] Au total, 939 prêtres, religieux et séminaristes allemands sont passés au Coudray et 630 en sont sortis comme prêtres. Le supérieur du séminaire des barbelés, le Père Georges Le Meur, ancien prisonnier politique de Fresnes, avait insisté pour que son recteur soit le prêtre allemand Franz Stock, qui avait été, pendant toute la guerre, aumônier des prisons de Fresnes, de la Santé et du Cherche-Midi et qui avait accompagné avec un dévouement sans faille plus d’un millier de futurs fusillés au fort militaire de Suresnes.

C’est la fermeture de ce séminaire particulier qui a été célébrée ce samedi 27 mai à Chartres, en présence d’une trentaine de séminaristes allemands, accompagnés de quelques autres « Chartrenser » – anciens séminaristes allemands à Chartres – lui-même ancien du séminaire, Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres, et Mgr Éric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris. (La Croix)

Découvrir la vie de Franz Stock et lire son discours pour la fermeture du séminaire.

Un festival…

« Un festival… » C’est comme cela que La Vie décrit le point de vue de Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, sur la laïcité et le féminisme.

« La question de la laïcité et du féminisme sont liés intrinsèquement dans la mesure où la lutte contre les radicalités religieuses et extrémistes religieux sont des luttes pour défendre le droit des femmes. »

« Les religieux savent parfaitement bien s’unir entre eux et s’entendre pour défendre un certain nombre de choses qui construisent l’oppression des femmes et qui construisent le contrôle de la religion, du fait religieux et des doctrines religieuses sur le corps des femmes. »

« Sur la question de l’IVG, on oppose au droit des femmes le pseudo « droit à la vie » et on voit que toutes les religions monothéistes connues en France s’unissent et se mettent d’accord sous un pseudo « vivre ensemble » bienveillant, s’unissent pour contrer le droit des femmes et pour avoir de l’influence sur le modèle de ce qui se fait depuis des siècles avec la Doctrine sociale de l’Église. »

 

Dimanche et les jours d’après …

indexForce est de constater que les échéances électorales, et en particulier l’entre deux tours de la Présidentielle, auront suscité une belle diversité de réactions et prises de positions dans l’Église catholique. On peut s’inquiéter de la gravité du moment, on peut tout de même se réjouir de cette pluralité d’engagements dans nos rangs, tout en regrettant parfois l’acidité des échanges entre frères et soeurs en Christ, en particulier sur les réseaux sociaux …

La Vie nous propose une recension de ces contributions, utile pour nourrir son discernement avant d’aller voter.

Mais sans doute notre énergie et notre espérance doivent se placer dans l’après : les législatives et, au-delà encore, notre présence citoyenne sur les grands enjeux de société qui ont du prix à nos yeux, par nos engagements associatifs, médiatiques, etc.

C’est le sens de la tribune de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France :

Combien auront la volonté de suivre la réalisation des programmes et de s’engager, eux-mêmes, dans l’arène politique ou dans les associations pour faire avancer leurs convictions ?
Les grands rendez-vous électoraux rétrécissent notre champ de vision politique, laissant penser que notre devoir citoyen s’arrête après le vote, aussi crucial soit-il.

« Le plus facile : dire de voter pour tel ou tel ou inviter à la réflexion et au discernement ? »

Interview de Mgr Pontier entre les deux tours de la présidentielle :

On vous reproche de ne pas orienter clairement le vote des catholiques pour tel ou tel candidat. Que répondez-vous ?

Je constate que ces reproches viennent de tous côtés, des soutiens des deux candidats en lice pour le deuxième tour qui aimeraient que l’on choisisse leur candidat. Il y a aussi les partisans de l’abstention ou du vote blanc qui voudraient que l’on soutienne ce choix. Je comprends que l’on puisse être désorienté face à la tournure qu’ont pu prendre les débats. Il faut reconnaître qu’il est difficile de se forger une opinion dans ce climat hystérisé. Mais qu’est-il plus facile : dire de voter pour tel ou tel ou inviter à la réflexion et au discernement ? Dans cette ambiance, il me semble que le rôle de l’Église est, plus que jamais, de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre candidat mais de rappeler à chaque électeur ce que notre foi nous invite à prendre en compte. […]

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Les jours d’après …

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Combien sont convaincus que tout n’est pas à attendre d’ « en haut », de ces élites conspuées, parfois coupables certes, mais qu’il est parfois facile d’accuser de tous les maux ? Combien auront la volonté de suivre la réalisation des programmes et de s’engager, eux-mêmes, dans l’arène politique ou dans les associations pour faire avancer leurs convictions ?

Une dernière contribution de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France, avant de participer à une élection majeure pour notre pays, à découvrir ICI

En complément, on peut aussi relire les contributions de la même Dominique Quinio et du Père Bertrand Auville, Délégué aux relations avec le monde politique pour le Diocèse de Nanterre, sur le thème « Elections 2017 : un vote pour quelle société ? » et c’est à retrouver PAR LA.

Le monde autrement, contre les peurs

JOC93_2009À la veille du grand rendez-vous démocratique qu’est l’élection présidentielle, dans un contexte de discrédit grandissant de la parole publique et de sentiment d’impuissance face à l’état du monde, des mouvements d’Église lancent un appel, qui fait écho à celui lancé par le pape François aux jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse à Cracovie en juillet 2016 : « Voulez-vous changer le monde ? »

Une tribune utile à lire et partager, signée par de nombreux mouvements dont le CCFD, la DCC, les Semaines Sociales de Frances, le MCC, les EDC, l’Ordre de Malte, Pax Christi, les Scouts et Guides de France, le Secours catholique.

Et c’est à découvrir en cliquant ICI

Voter en conscience …

Logo_CVX_elections_2017-300x300La Communauté de Vie Chrétienne (CVX) propose une démarche en cinq étapes pour choisir son bulletin « en pleine conscience » aux scrutins de l’élection présidentielle, les 23 avril et 7 mai 2017. Pas de consigne de vote mais des textes, des questions et des événements pour nourrir sa réflexion.

« Comment vais-je voter en 2017 ? Comme d’habitude ? Selon mes préoccupations personnelles ? Selon mes impressions sur les candidats ? Selon l’avis de mon entourage ? »

CVX propose à ses 6.000 compagnons une façon de se préparer aux votes à venir. Il s’agit pour les membres de la communauté de spiritualité ignatienne de mener un véritable travail de discernement, car ce choix engage.

La suite est à découvrir ICI.

« Sens commun » est-il vraiment le centre de la campagne électorale ?!

sens-commun-2-jpg-150x150« Non, Sens commun n’est pas une dangereuse officine d’extrême droite. Mais non, Sens commun n’a pas le monopole de la représentation catholique. […] Il n’y a pas une seule manière de voter catholique. Ce que l’on appelle un peu faussement la « doctrine sociale » de l’Église permet au contraire de comparer différents critères, de poser des jugements divers, et d’organiser un débat. »

Une réponse utile et intelligente d’Isabelle de Gaulmyn face à une campagne « d’information » néfaste ! … à lire ICI.

En complément, on peut aussi découvrir les contributions de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France, et du Père Bertrand Auville, Délégué aux relations avec le monde politique pour le Diocèse de Nanterre, sur « Elections 2017 : un vote pour quelle société ? » et c’est à lire PAR LA.

Réactions aux attentats en Egypte

«Je prie pour les morts et les victimes», a déclaré à la fin de la messe des Rameaux le Pape François, qui se rendra en visite en Egypte les 28 et 29 avril.

Kundera : un amour angoissé, têtu, nostalgique pour la France

« La culture ne peut pas diviser, au contraire : ce n’est qu’en elle que nous pourrons puiser des raisons d’aimer la France, sans  chauvinisme sectaire, mais pour partager largement son aventure singulière. Pourquoi sinon être français, et pourquoi le devenir, si la France n’existe pas ? Car la France est une culture. L’un des plus grands écrivains à l’avoir épousée, Milan Kundera, l’expliquait ainsi : ‘L’ambiance spirituelle de toute ma jeunesse tchèque fut marquée par une francophilie passionnée’. Et si cette passion résiste encore, dans le monde entier, même aux erreurs et aux fautes de notre pays dans l’histoire, c’est parce que ‘l’amour de la France ne résidait jamais dans une admiration des hommes d’État français, jamais dans une identification à la politique française ; il résidait exclusivement dans la passion pour la culture de la France : pour sa pensée, sa littérature et son art’. Kundera avertissait déjà : une mondialisation qui nie les cultures ne pourra qu’aboutir à l’effacement de la France, ‘et l’indifférence à la France deviendra francophobie’.

Toute culture est fragile, nous le savons, et celle que nous avons reçue l’est plus que jamais aujourd’hui – comme l’écrivait Kundera : ‘Une raison de plus d’aimer la France ; sans euphorie ; d’un amour angoissé, têtu, nostalgique' ».

François-Xavier Bellamy, sur fxbellamy.fr

« Un homme, 50 ans environ, en octobre » : hommage aux morts de la Rue

En 2016, le Collectif Les Morts de la rue a compté 501 décès de SDF. Ils avaient en moyenne 49 ans. On compte parmi eux 46 femmes, 11 mineurs, dont 6 enfants de moins de 5 ans.

Nous prions pour eux.


2016 Janvier

Anthony T., 30 ans, le 1er janvier à Dôle.

Gaetan PAYET, 63 ans, le 1er janvier à Paris 16e.

Un homme, 45 à 55 ans, le 1er janvier à Paris 10e.

Suzanna M., 67 ans, le 3 janvier à Lille.

André dit Dédé, 80 ans, le 4 janvier à Marseille.Lire la suite

Prier l’angélus pour la France

Du 25 mars au 15 août, 16 sanctuaires en France et en Europe proposent de prier l’angélus, à midi, pour l’avenir de notre pays.

Nous croyons à l’Écoute Divine d’un peuple qui crie vers son Seigneur. Quoi de mieux puissant être offert que la réponse de la Vierge Marie au plan de Dieu sur l’humanité à la voix angélique qui l’annonce. […] Implorons le secours divin avec force chaque jour du 25 mars au 15 août 2017 pour notre pays. Redoublons de ferveur, la veille de la fête de l’Assomption, par une nuit de prière pour la « fille aînée de l’Eglise ».

 

 

Délit d’entrave à l’IVG : la loi est validée mais…

Jeudi 16 mars, le Conseil Constitutionnel a déclaré que la loi relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse était conforme à la Constitution. Cependant, il a émis deux réserves qui limitent la portée du texte, au nom de la liberté d’expression.

La seule diffusion d’informations à destination d’un public indéterminé sur tout support, notamment sur un site de communication au public en ligne, ne saurait être regardée comme constitutive de pressions, menaces ou actes d’intimidation au sens des dispositions contestées, sauf à méconnaître la liberté d’expression et de communication.

D’autre part, sauf à méconnaître également la liberté d’expression et de communication, le délit d’entrave, lorsqu’il réprime des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse, ne saurait être constitué qu’à deux conditions : que soit sollicitée une information, et non une opinion ; que cette information porte sur les conditions dans lesquelles une interruption volontaire de grossesse est pratiquée ou sur ses conséquences et qu’elle soit donnée par une personne détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière.

En  bref, les sites internet pro-vie» ne devraient a priori pas tomber sous le coup de cette loi (voir les articles du Monde et du Figaro).

 

Cérémonie de signature du protocole d’accord pour l’accueil des réfugiés

Pour revoir en vidéo la cérémonie de signature du protocole de ce mardi 14 mars à l’Elysée entre le ministère de l’Intérieur, celui des affaires étrangères, la Communauté de Sant’Egidio, le Secours catholique – Caritas France, la Conférence des évêques de France, la Fédération protestante de France et la Fédération de l’Entraide protestante (cf. notre article de ce matin).

La France met en place des couloirs humanitaires pour les Syriens

Voilà une grande nouvelle ! « C’est à l’Elysée qu’a été signé, le 14 mars 2017, le protocole qui permettra à 500 Syriens de quitter les camps de réfugiés au Liban », annonce la Conférence des Évêques de France. « Ils gagneront la France par avion et seront répartis sur tout le territoire. L’opération, qui doit durer 18 mois, mobilise cinq institutions chrétiennes, dont la Conférence des évêques de France, représentée par Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis et vice-président de la CEF. Les premiers arriveront d’ici un à deux mois. » Lire l’article en entier…

En effet, le protocole, fruit d’une initiative œcuménique, a été signé entre le ministère de l’Intérieur, celui des affaires étrangères, la Communauté de Sant’Egidio, le Secours catholique – Caritas France, la Conférence des évêques de France, la Fédération protestante de France et la Fédération de l’Entraide protestante.

Jusqu’alors, l’accueil de réfugiés en France reposait essentiellement sur l’Etat. « Là, nous ne demandons pas un centime », explique Valérie Régnier, responsable France de la Communauté Sant’Egidio, au journal La Croix. « Bien sûr l’argument financier a joué pour convaincre le gouvernement, mais c’est ce que nous voulions dès le départ. La solidarité ne doit pas toucher que le contribuable. Nous voyons notre initiative comme un acte de résistance à la culture de l’indifférence », poursuit-elle. L’article est à lire en entier pour bien comprendre les tenants et aboutissants de cet important protocole. Radio Vatican, qui rapporte aussi la nouvelle, a également interviewé Valérie Régnier à cette occasion :

 

A lire aussi, le communiqué de presse de la Fédération Protestante de France.

Ce qui manque aux responsables politiques, c’est une vraie liberté

Et si les hommes et les femmes politiques étaient enfermés dans un système qui les empêche d’être vraiment libres ? Et si la crise actuelle, cruellement exposée dans la campagne présidentielle, ne pouvait se résoudre qu’en leur permettant de redevenir vraiment libres dans le débat public ? James Woody, pasteur, […] lance le débat.

Le divorce entre les responsables politiques et les Français ne date pas de cette campagne électorale. Cela fait des années que je visite des personnes qui, au gré de nos discussions, me confient non seulement leur désintérêt de la politique, mais aussi leur défiance à l’égard des personnels politiques qu’elles jugent « pourries » et sans soucis de l’intérêt général. […] Comment se fait-il qu’il n’y ait toujours pas eu la moindre prise de conscience de nos élus ? Comment se fait-il qu’ils aient continué à faire comme si de rien n’était, comme s’il n’y avait aucun problème majeur de ce côté-là ?

Lire la suite de cette tribune dans La Vie

Neuvaine pour la France : prions pour notre maison commune

 

« Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde comme instruments de ton affection pour tous les êtres de cette terre, parce qu’aucun n’est oublié de toi. Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence, aiment le bien commun, promeuvent les faibles, et prennent soin de ce monde que nous habitons. Les pauvres et la terre implorent : Seigneur, saisis-nous par ta puissance et ta lumière pour protéger toute vie, pour préparer un avenir meilleur, pour que vienne ton règne de justice, de paix, d’amour et de beauté. »

Neuvaine pour la France

Qui sont vraiment les catholiques ?

afficheFullPage_jspz_mediumPèlerin en partenariat avec le journal La Croix et Ipsos publient les résultats d’une enquête sur le catholicisme français dans toutes ses réalités. Parfois réducteur quand il établit des typologies, il rétablit néanmoins quelques vérités bonnes à partager.

Les unes se multiplient sur les « lobbies cathos », le « pouvoir des cathos », le « réveil des cathos »… Selon de nombreux observateurs extérieurs, le profil de ces catholiques « en reconquête » est toujours le même : ils votent à droite, tiennent un drapeau « Manif pour tous » à la main et rêvent de durcir la législation sur l’avortement ou la fin de vie. Certes, ce profil existe, mais il ne représente que 7 % des « catholiques engagés » selon notre sondage.

C’est à retrouver ICI.