Dans la famille des précurseurs de l’écologie, je demande…

… saint François d’Assise bien sûr !

Il a été ce 3 décembre le sujet d’une émission de France Culture à l’occasion de l’ouverture de la COP 24. « D’après Thomas de Celano, contemporain du Saint, François d’Assise prêchait aux… oiseaux. Il demandait à ses disciples de respecter la nature, de laisser une partie de leur jardin potager non cultivé, de ne ramasser que le bois mort, etc.  Il défendait l’idée que la Terre “prend soin de nous” et que l’homme de doit pas la dominer. » Retrouvez la totalité de l’émission par ici >>

Marcher avec les philosophes

Sur France Culture, un parcours salutaire :

Respirer l’espace en reprenant son souffle, une opération qui, si l’on y prête attention, résume ce plaisir mesuré que procure la marche en montagne et qui ne doit rien au divertissement, lequel n’est jamais satisfait et déjà se hâte vers d’autres buts. La marche au contraire est opiniâtre et concentrée sur un même objectif. La maîtrise du souffle participe et même se paie en retour de cette concentration. Le moi s’absente, c’est l’âme qui prend les commandes, cette « étincelle de la quintessence des étoiles », disait Héraclite.

RIP Jean !

« Je tiens à prévenir les générations qui sont nettement plus jeunes que moi que plus on vieillit, moins c’est inquiétant. J’ai passé ma vie d’homme mûr à penser à autre chose que la mort cinq ou six minutes par jour. Le reste du temps je ne pensais qu’à ça, et quand elle approche, on commence à s’en foutre. Donc je rassure tous les jeunes, vivez tranquillement ! c’est moins angoissant à 81 ans qu’à 40 ou 50 ans ».

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De la véracité à l’authenticité

« Dans un article donné cet été au Wall Street Journal, Mark Lilla fait part de son désarroi de professeur : ‘Je suis frappé par la différence de plus en plus sensible qui existe entre mes étudiants conservateurs, qui se montrent capables d’entrer en dialogue, parce qu’ils font référence à des principes généraux et les étudiants de gauche, qui s’expriment en tant que ceci, ou en tant que cela, bref au nom de leur appartenance. De ce fait, ils éprouvent beaucoup de difficultés à entrer en dialogue avec quiconque n’appartient pas à leur groupe d’appartenance’. Les positions ne peuvent plus être évaluées en fonction de leur véracité, mais de leur authenticité. On ne cherche plus à distinguer le vrai du faux, mais le pur de l’impur – le degré d’authenticité par rapport à la culture invoquée à l’origine de son identité ».

Le Tour du monde des idées, par Brice Couturier

Mar Moussa. Un monastère, un homme, un désert

« Le Père Paolo Dall’Oglio a donc voulu dialoguer avec Daech ; trois fois il est allé frapper à leur porte et, à la troisième, on ne l’a plus jamais revu…

Cet homme est quelqu’un d’unique, dit Guyonne de Montjou.

Où qu’il soit, dit-elle au micro de Sébastien de Courtois, c’est un homme dont la route a été entière… »

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Pourquoi la vérité nous importe si peu ?

Recension de deux ouvrages universitaires intéressants : Énigme de la raison et L’illusion de la connaissance : pourquoi nous ne pensons jamais seul. Notre raison comporterait encore plus de biais que ce que nous pouvions imaginer. Ces biais de confirmation et d’auto-assurance co-existent, dans les textes universitaires, avec un biais de non-transcendance…

« Doit-on pour autant désespérer, se retirer loin des hommes – et donc des réseaux sociaux – pour penser juste ? Je ne crois pas. Et pour deux raisons : les sciences cognitives ne sont pas normatives, elles sont descriptives. Pour le dire autrement, elles disent ce qui est, pas ce qui doit être. Les choses peuvent aller autrement. Et ceci pour une deuxième raison : l’homme évolue en fonction de son environnement et de son milieu, les chercheurs le disent bien. Internet et les réseaux sociaux sont un milieu trop nouveau pour que notre cerveau s’y soit adapté. Donc, on peut espérer que dans 10 000 ans, ça ira mieux ».

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