Il faut pouvoir encaisser les uppercuts

Chronique du Père Éric de Beukelaer :

Mon interlocuteur me fixe du regard et me lance avec un sérieux glaçant : « C’est pourquoi vous allez disparaître ». Instantanément, je saisis l’importance du moment… Ce libre-penseur vient de sortir de son rôle de mandataire public, pour me balancer le fond de sa pensée. Pour lui, il est évident que cette Église, à laquelle j’appartiens corps et âme et que lui a quittée il y a belle lurette, est un reliquat du passé, voué à la faillite. J’aurais pu lui causer du tort – politiquement parlant – en allant rapporter à d’autres ses propos. Mais non. Il faut pouvoir encaisser les uppercuts, quand les coups sont décochés avec sincérité…

J’ai quitté ma loge pour le Christ

76920_essentiels-flipoIl n’était pas concierge, mais franc-maçon. L’article est réservé aux abonnés mais il serait dommage de ne pas bénéficier d’un extrait supplémentaire.

Ma rencontre avec Dieu est venue tout chambouler. En m’affirmant chrétien, j’ai compris que je n’avais plus de raison de m’incliner devant des objets ou de faire des prières à un dieu générique sans consistance, de suivre ces rites qui ressemblent à une messe mais sans la Présence… La franc-maçonnerie ne dit pas de mal de l’Église – je parle de la loge déiste que je fréquentais – et les rituels sont d’origine biblique, mais elle y ajoute des traditions païennes qui nivellent toute conviction.

La Vie