La vie consacrée : un témoignage d’amitié

sans-titreTous les 2 févriers, l’Eglise catholique célèbre la vie consacrée. Dans un très bel édito sur RCF, Véronique Margron nous explique comment les religieux et religieuses forment le visage d’un Dieu de consolation au milieu du monde, à l’instar des 19 témoins d’Eglise en Algérie qui seront prochainement béatifiés.

 À travers les plus de 30. 000 religieux et religieuses de notre pays, et tous les autres consacrés, se dit la vérité de l’engagement pour une « humanité plurielle » et plus juste. Ils ne sont pas là pour se faire remarquer, pas plus que ne le voulaient les 19 témoins de l’Église en Algérie. Ils sont des femmes et des hommes ordinaires, cabossés. À travers un art de vivre, initiés par des pionniers – fondateurs et fondatrices des Instituts religieux- Ils désirent seulement dire par leur chair qu’il est heureux – gravement heureux – de faire de l’Évangile du Christ, doux et humble de cœur, son destin et sa force.

Merci à elles et à eux, belle fête en ce jour ! Soyons « gravement » heureux ! Le texte de Véronique Margron à retrouver ICI

Le seul vrai forum de nos vies

Le 19 janvier dernier se tenait les « forums du Centre Sèvres », moment de découverte et de partage dans cette université catholique jésuite à taille humaine. Voici un extrait de la belle prière qui y fut lue. 

« C’est vers toi, Seigneur, que nous nous tournons, pour te confier ce qui chaque matin nous réveille et nous met debout, cette intelligence qui cherche du sens, cette sensibilité à ce monde complexe que tu as créé et que tu portes, cette volonté de retrouver les frères et sœurs qui nous manquent. Tout ce désir vient de toi et tu y œuvres en secret. Apprends-nous à l’accueillir avec respect.

Et tiens notre intelligence en éveil pour aller au-delà de ce que nous maîtrisons. Ramène-nous vers ce qui est simple, vers ce qui se donne gratuitement. Reconduis-nous, à travers les tours et détours de la création, vers toi qui seul peux tout embrasser, parce que tu sais vraiment aimer. »

P. Etienne Grieu, s.j.  dans ce billet

Un missionnaire ne parlerait pas du Christ ?!

sans-titreEn tous cas, pas tout de suite ! C’est ce que le théologien jésuite Christoph Theobald affirme dans une interview à Radio Notre Dame reprise par Croire.com, en marge de la sortie de son livre « Urgences pastorales : comprendre, partager, réformer » (éditions Bayard).

Il ne faut donc pas parler de Jésus ?
C. T. : Surtout pas ! Il faut d’abord que l’autre sente que je suis là devant lui, pour lui, de manière gratuite. Quand aura lieu une conversation d’une véritable profondeur, je pourrai peut-être à tel ou tel moment me présenter comme chrétien, mais c’est parce que nous serons sur un terrain sur lequel l’autre pourra m’entendre.

La priorité est à donner à la proximité – notre quotidien est terre de mission – et à la qualité de la relation avec l’autre. C’est très intéressant et à retrouver ICI.

 

On a volé la Lune !

220px-Lunar_libration_with_phase2Levant les yeux au ciel cette nuit, vous pourriez vous étonner de ne pas voir la Lune… C’est normal puisque c’est soir de nouvelle Lune, ce qui ouvre la possibilité si le temps s’y prête d’observer les astres sans son encombrante luminosité.

L’occasion de se poser tout un tas de questions, par exemple y a-t-il de la vie dans l’univers ? Que voit-on dans le ciel : Dieu, le paradis, … ? Le jésuite Guy Consolmagno, ancien Directeur de l’Observatoire du Vatican, y revient dans une fort intéressante interview :

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Jacques Hamel, Thomas, Benoît, … : confiance et espérance !

Samuel-Lieven_0_729_486Le Journal La Croix nous en informe, le premier prix Jacques Hamel a été décerné à Samuel Lieven, journaliste en sa rédaction. Ce prix a été créé en 2017, après l’assassinat du père Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray pour «distinguer un travail journalistique, quel que soit le support (presse écrite, radio-télévision, multimédia), qui met en avant les initiatives de paix et les démarches de dialogue interreligieux». L’article primé porte sur Thomas et Benoît, deux frères élevés dans une famille catholique. L’un va penser devenir prêtre, l’autre se convertit à l’islam. C’est le récit d’une déchirure familiale mais aussi de retrouvailles, fortes d’un apprivoisement progressif, d’une acceptation et d’une compréhension qui vont prendre du temps.

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Soyons prophétiques !

St. John the Baptist on Charles Bridge.

Dans une époque où l’on plaide plus volontiers pour sa propre cause que pour des valeurs universelles, l’engagement des chrétiens pour des causes dans lesquelles on ne peut soupçonner aucun intérêt personnel provoque parfois frictions ou incompréhension, comme on le voit depuis quelques années sur des débats dits sociétaux. […]  Le moins que l’on puisse dire est que le christianisme n’a pas cessé et ne peut cesser d’être engagé et altruiste. […] Je sais que beaucoup d’entre vous agissent pour de belles et multiples causes. Au moment de vous adresser mes meilleurs vœux personnels de santé et de bonheur pour vous et pour vos proches, je me permets d’ajouter un autre souhait : en 2018, soyons tous prophétiques !

L’édito de Nouvel An plein d’allant de Jean-Pierre Denis dans La Vie, à retrouver ICI

Hyper Cacher, trois ans après : des raisons d’espérer

trois-ans-apres-la-vie-normale-de-l-employe-de-l-hyper-cacherIl y a trois ans, dans quelques heures, un fou va s’attaquer à un magasin Cacher Porte de Vincennes, faisant des morts et ponctuant la morbide litanie des attentats en France … Dans le « feu de l’action », un homme ordinaire émerge, Lassana Bathily, employé du magasin, étranger en demande de papiers de régularisation, qui va tenter d’aider les otages et livrer des renseignements précieux aux forces de l’ordre. Ouest France revient sur son histoire et son vécu, fait d’humilité, de courage et de foi aussi :

Sensible au sort des migrants qu’il croise régulièrement porte de la Chapelle, et dont il déplore les conditions de vie, il raconte son parcours d’immigré, arrivé en France à 16 ans. À tous, il dit de « s’accrocher ». Avec ses deux CAP de peintre et carreleur, lui a enquillé : plonge, nettoyage, commerce… On lui demande aussi « pourquoi il a mis sa vie en danger pour sauver des gens ? ». Et « pourquoi certains tuent au nom de l’Islam ? ». Le jeune musulman leur répond que « la religion n’a rien à voir là-dedans ».

C’est à retrouver par ICI.

En 2018, je bosse ma foi !

738_000_sapa990202188600Allez, hop hop hop, se remettre au sport, manger mieux, être de meilleure humeur, … : de belles et bonnes résolutions pour cette nouvelle année ! Et si on travaillait aussi à notre foi ?

La Doctrine sociale de l’Eglise : on commence par son pan économique, avec cette émission de France Culture avec Jérôme Vignon, ancien Président des Semaines Sociales de France, et le jésuite Gaël Giraud sur « Et Dieu créa l’économie / La doctrine économique de l’Eglise catholique ».

C’est en podcast aussi, donc aucune excuse, dans les transports ça marche bien, et c’est à retrouver par LA.

Un peu de poésie pour alléger la galette …

2608181467Nous voilà heureux de cette fête de l’Epiphanie mais notre intestin de ne voit pas nécessairement en quoi la frangipane peut constituer une « manifestation de Dieu » … Le Diocèse d’Annecy heureusement nous propose un peu de légèreté, avec ce conte qui pose une question cruciale : que va faire le concierge du ciel après que l’étoile eut guidé les rois-mages …

C’est à retrouver par ICI.

Migrants : les Eglises aux avants-postes

hollenbach-rtx1wjf5_jpgAlors que le Figaro annonçait pour Noël les résultats inquiétants d’un sondage en ligne sur l’immigration, divers médias mettent en valeur le rôle actif des Eglises dans l’accueil des migrants en Europe, voire le caractère promordial de leur contribution.

Le Monde ainsi, avec l’interview de la sociologue Mathilde Pette, insiste sur le rôle centrale de l’Eglise dans l’accueil des migrants en France.

Le soutien aux migrants n’est pas le fait de toute l’Eglise mais il n’en reste pas moins qu’elle est l’un des soutiens les plus systématiques à cette population. Cela passe par exemple par l’engagement de prêtres, par des collectes organisées dans les paroisses, par la Journée mondiale du migrant et du réfugié ou par la mise à disposition des locaux, à l’occasion par exemple de grèves de la faim d’étrangers sans-papiers. Les édifices ecclésiastiques apparaissent alors comme des lieux de refuge et de protection.

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« Une formidable mutation pour le christianisme »

sans-titreLe Monde des Livres du 22 décembre propose un dossier sur « Jésus donne de ses nouvelles ». En son sein, une très intéressante interview croisée de l’historienne Valentine Zuber et du théologien jésuite Christophe Theobald, à l’occasion de la parution de leurs livres respectifs. Quelques extraits marquants notamment du propos de Christoph Theobald :

[La méfiance des chrétiens au sujet des nouveaux droits touchant par exemple à l’éthique familiale ou au vivant] paraît aboutir de plus en plus, aujourd’hui, depuis la Manif pour tous, à une crispation …
C. T. J’ai l’impression que c’est lié à certains milieux. Mais cela ne couvre pas l’ensemble du catholicisme français, qui fait preuve d’une grande créativité. Il y a des gisements, des émergences, qui n’arrivent simplement pas à se relier entre eux. D’où le danger de tomber, d’une autre manière, dans le même travers que les premiers : l’esprit de citadelle assiégée. L’enjeu, par rapport à cela, c’est de définir ce qu’est la mission chrétienne. Le christianisme qui vit uniquement pour lui-même, qui n’est plus présent dans la société, n’est plus le christianisme. Le pape François parle de « disciples missionnaires ». Sur ce point, j’aimerais qu’il soit mieux écouté par les évêques français, qui ont tendance à centrer les questions éthiques sur ce qui concerne le début et la fin de la vie. C’est comme si tout le reste n’existait pas ! Il est naturel, dans les questions politiques, de laisser chacun se décider en conscience. Mais, jusque-là, on établissait au moins des limites. Aujourd’hui, tout semble devenir acceptable, y compris que des chrétiens votent Front national. L’épiscopat n’a pas fait de geste significatif pendant un an et demi de combat électoral, alors que tout le monde annonçait Marine Le Pen au second tour. […]

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Pour Noël, offrez-vous le Mont Saint-Michel !

plongez-dans-le-labyrinthe-du-mont-saint-michel_0En exclusivité pour Ouest-France, Arte nous fait découvrir « Le Labyrinthe de l’archange », un passionnant documentaire sur le Mont-Saint-Michel que la chaîne diffusera le 23 décembre. Il retrace l’histoire du monument en s’appuyant sur les récentes découvertes des nombreux chercheurs qu’il fascine.

L’originalité du « Labyrinthe de l’archange », film de Marc Jampolski co-écrit avec Marie Thiry, est qu’il s’aventure dans ses entrailles pour retracer son histoire. Une histoire d’hommes et de religion, racontée à travers des passages de dessins animés, dans une délicate veine de manga. L’histoire, aussi, d’un fascinant bricolage architectural. Il est à découvrir en avant-première sur Ouest-France.fr.

C’est très bien fait et c’est à retrouver ICI.

« Heureux les sobres ! … »

sans-titre« … vivre l’espérance de Laudato Si » : c’est le titre de la session 2018 du Ceras, qui se tiendra du 29 janvier au 1er février 2018 au Centre Sèvres à Paris.

Le changement climatique fait déjà son œuvre, les liens sociaux se fragilisent : face à de tels défis, chacun peut éprouver une certaine impuissance. Pourtant, « nous chrétiens, avons les meilleures raisons de nous mobiliser : non pas la peur mais l’espé­rance qui jaillit de notre regard sur la Création », plaide Fabien Revol théologien. Entrer dans une dynamique d’espérance en analysant la complexité de la situa­tion, en partageant des expériences de sobriété heureuse, en visitant des lieux où s’inventent des réponses aux défis sociaux et environnementaux : voilà ce que pourront vivre les participants à cette session du Ceras.

Le programme et toutes les infos pratiques en cliquant ICI

Le catholicisme, une contre-culture ?

2018-observ-modernC’est une des problématiques dont se saisit « l’Observatoire de la Modernité », programme de conférences de février à juin 2018, au sein du Collège des Bernardins à Paris, et c’est Louis Manaranche, ami du Samaritain et responsable de ce cycle, qui en parle (voir vidéo ci-dessous).

Ce cycle se propose d’explorer la place du catholicisme dans la société française contemporaine en tant que phénomène minoritaire. Sans perdre de vue l’évident ancrage de celui-ci dans notre aire culturelle, il interrogera, en croisant histoire contemporaine, sociologie, théologie et philosophie, la manière dont la recomposition du rôle des catholiques peut être décrite.

Toutes les informations à retrouver ICILire la suite

Le Pape et Twitter, les chrétiens et les réseaux sociaux

CNS-BISHOP-TIGHE-ORDINATION_jpgComment le Pape Benoît XVI a-t-il accepté d’ouvrir un compte Twitter ? Au-delà, quelle place utile de celles et ceux qui croient en Jésus-Christ sur Internet, … : une excellente interview dans la revue jésuite américaine de Mgr Paul Tighe, Secrétaire du Conseil pontifical pour la Culture, baptisé « l’homme le plus agréable du Vatican ». [Les traductions qui suivent sont de l’auteur !]

Comment le compte Twitter du Vatian a-t-il été ouvert ? Le Pape Benoît me dit : « Etes-vous en train de me dire que c’est quelque chose qui me permettra d’atteindre des gens que je ne pourrais pas atteindre autrement, avec des messages courts et porteurs d’espoir, et que cela ne va pas me demander beaucoup de travail ? » « Oui » « Alors allez-y ! Je n’ai pas besoin d’autres explications. »

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Beaucoup de footballeurs prient pour avoir du succès…

Quand Ivan Santini, l’attaquant du SM Caen marque, ce sont toujours les mêmes gestes. La course est joyeuse, les coudes à l’angle droit, les deux index vers le ciel et le regard perdu dans les nuages. « Pour montrer que ce n’est pas mon œuvre, mais celle de Dieu. C’est une façon de le remercier, détaille le Croate. Il n’y a pas de chance, ou même d’accident dans la vie. » Des galères, pourtant, le Caennais en a connues. […]

« Beaucoup de footballeurs prient pour avoir du succès, parce que c’est ce qu’ils veulent de plus important au monde. Mais pour moi, ce n’est pas ça qui importe. »

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D’Ormesson et les religions : l’ouverture en héritage

imagesM406RRZ4Un grand homme nous quitte et nos réseaux sociaux cathos ne cessent de bruisser de son catholicisme. Homme spirituel, ouvert au catholicisme et à Dieu, Jean d’Ormesson n’en fut pas moins un homme ouvert aux autres religions aussi, comme le rappelle justement le site SaphirNews :

« J’appartiens à l’Eglise catholique, apostolique et romaine et j’espère mourir dans cette Église mais, vous savez, je suis ravagé par le doute », avait-il déclaré à France Info en janvier 2016. L’intellectuel, qui croyait en « un Dieu d’amour », ne cachait pas son admiration pour la civilisation musulmane. Dans un entretien au Monde des Religions en août 2016, il rappelle avoir écrit que l’islam est « une civilisation magnifique » est « une grande religion ».

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Lune et étoiles de décembre : regarder vers le ciel

decouvrez-les-couleurs-des-nuits-decembre_width1024« Le frère Consolmagno voit dans la taille vertigineuse de l’Univers, l’expression de l’immensité du pouvoir créateur de Dieu. », c’est ce que nous partagions avec vous en ces colonnes en juillet dernier. Mais voilà que Décembre nous offre de belles possibilités pour regarder le ciel et la terre ensuite …

D’abord, tout récemment, des images de la Lune la plus éblouissante de l’année que Le Monde nous proposait ce week-end via le blog de Guillaume Cannat. Enregistré dans le Parc national des Cévennes, le « time-lapse » mis en ligne et que l’on retrouve ci-dessous est étonnant …

Et en complément, la revue Science & Vie nous propose de découvrir « les couleurs de décembre dans le ciel » :Lire la suite

« Quand j’écoute Bach ou Mozart, Dieu existe, c’est clair ! »

sans-titreC’est ce que la star du chant lyrique Cecilia Bartoli confie au Monde dans une interview tout à fait intéressante :

Quand survient le moment de grâce, l’instant sacré, c’est prodigieux. Le temps est suspendu. Comme le souffle du public. On est tous transportés. Et c’est encore plus perceptible entre deux mouvements de musique, dans ce qu’on appelle la « pause musicale ». Public, chanteurs et musiciens sont à l’unisson. Oui, on est tous dans un état de grâce.

Et que permet-il ? Il permet de dire que Dieu existe.

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A-Dieu, Frère Henri

img_0871Le Père Dominicain Henri Burin des Roziers est mort avant-hier. Depuis 1978 comme prêtre mais aussi comme avocat, il s’est battu au service des « sans-terres » au Brésil, notamment aux confins de la forêt amazonienne. En 2002, le journal La Vie, avant et après tant d’autres, lui consacrait un portrait :

Sa tête a été mise à prix mais cela ne semble nullement l’émouvoir. À 71 ans, Henri Burin des Roziers ne redoute qu’une chose : l’injustice. Installé depuis dix ans dans le sud du Para, au nord-est du Brésil, cet avocat, religieux dominicain, est devenu la voix des plus démunis : les petits paysans sans terre chassés par les grands propriétaires fonciers. De sa trajectoire qui l’a conduit à braver les pistoleiros et autres ripoux aux confins de l’Amazonie, Frère Henri, comme on l’appelle ici, ne parle qu’à contrecœur : « Ce qui se passe ici est plus important que mon histoire. »

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Accueil des pauvres : la Diaconie, kezako ?

 

wdp_logo_fre_0Au lendemain de la Journée mondiale des Pauvres, voulue par le Pape François sous le thème « N’aimons pas en paroles mais par des actes », nous pouvons (re-)découvrir utilement ce qu’est la Diaconie. Dans une très intéressante contribution préparatoire à l’Université de la Solidarité et de la Diaconie, qui s’est tenue tout récemment à Lourdes, le Père Etienne Grieu nous propose quelques éléments :

Si vous interrogez des chrétiens en leur posant la question, pour vous c’est quoi l’Église, comment la définissez-vous ? Lire la suite

Prière pour l’Europe

imagesNTNYF3IPAlors que se rassemblent plusieurs milliers de participants à la 92e session des Semaines Sociales de France sur le thème « Quelle Europe voulons-nous ? », on peut partager la prière pour l’Europe proposée par feu le Cardinal Martini :

Père de l’humanité, Seigneur de l’histoire,
Regarde ce continent auquel tu as envoyé des philosophes, des législateurs et des sages, précurseurs de la foi en ton Fils mort et ressuscité.
Regarde ces peuples évangélisés par Pierre et Paul, par les prophètes, les moines et les saints.
Regarde ces régions baignées par le sang des martyrs et touchées par la voix des réformateurs.
Regarde les peuples unis par de multiples liens et divisés par la haine et la guerre.
Donne-nous de nous engager pour une Europe de l’Esprit, fondée non seulement sur les accords économiques mais aussi sur les valeurs humaines et éternelles : une Europe capable de réconciliations ethniques et œcuméniques, prompte à accueillir l’étranger, respectueuse de toute dignité.
Donne-nous de regarder avec confiance notre devoir de susciter et promouvoir une entente entre les peuples qui assure pour tous les continents la justice et le pain, la liberté et la paix.

Toutes les infos sur la session des SSF, c’est par ICI, la possibilité de suivre les débats via la Wikiradio de l’Université catholique de Lille, c’est par LA.

L’Europe, Taizé : l’enthousiasme !

Portrait du Frère Aloïs, prieur de la communauté de TaizéAlors que s’ouvre demain la 92e session des Semaines Sociales de France sur le thème « Quelle Europe voulons-nous ? », Frère Aloïs, Prieur de la Communauté de Taizé, qui sera responsable du « fil rouge théologique » du rassemblement, évoque dans les colonnes de La Vie son approche de l’Europe.

Nous avons trop longtemps considéré l’Europe à travers le seul prisme économique, or nous ne pouvons pas avancer dans ce domaine si la dimension spirituelle est absente. Elle nous ouvre à l’humain, nous permet de mieux comprendre l’histoire des différents pays, et donc leurs positions actuelles. Pour donner un nouveau souffle à l’Europe, confrontée à de multiples problèmes économiques et politiques, il s’agit de faire jaillir une étincelle d’enthousiasme.

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Le commérage : « pas de ça chez moi » ?

sans-titreOn se souvient probablement d’une méditation du Pape François sur le « commérage », les ragots , les rumeurs, dans nos églises mais aussi dans le monde :

La langue, les commérages, les ragots sont des armes qui chaque jour assaillent la communauté humaine, en semant envie, jalousie et avidité du pouvoir. Avec elles, on peut en arriver à tuer une personne. C’est pourquoi parler de paix signifie aussi penser à tout le mal que l’on peut faire avec la langue.

Bien sûr, tout en comprenant voire en accueillant avec piété filiale ce propos du Saint-Père, nous pouvons nous dire facilement que ceci concerne les autres et que, bien entendu, nous n’en sommes pas les auteurs ni même les complices. Pourtant, Lire la suite

Après Simone à Lyon, Dorothy à Paris !

Dorothy-Day-fondatrice-journal-The-Catholic-Worker_0_729_554Vous connaissez peut-être Le Simone, « café culturel au cœur de Lyon », inauguré par Les Altercathos (« Les alternatives catholiques » en texte plein), « association de laïcs lyonnais qui n’a pas une vocation cultuelle mais culturelle ». L’initiative vaut le détour, d’autant qu’une de nos fidèles amies du Samaritain en est de mémoire l’une des co-fondatrices et un pilier …

Mais voilà que Simone à Lyon semble envoyer sa cousine Dorothy à Paris ! Projet de « café-atelier catholique » à venir dans la capitale, Foucauld Giuliani, son coordinateur, explique dans les colonnes de La Croix l’attachement à Dorothy Day, journaliste et militante catholique, dont le procès en béatification a été ouvert en 2000, aussi bien que l’essence du projet :

L’idée, c’est de proposer un lieu qui prenne en compte toutes les dimensions de la personne humaine : la sociabilité, le travail, la vie politique et spirituelle.
Bien que créé par des chrétiens, ce lieu ne leur sera pas réservé. Nous sommes plutôt convaincus qu’assumer nos convictions sera la base d’un dialogue sincère avec les autres clients du café.

[…] Nous avons choisi Dorothy Day car cette Américaine catholique engagée incarne des choses essentielles : le souci du bien commun, la défense des plus faibles et la vie spirituelle.

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L’Europe : un enjeu pour les chrétiens

Logo-des-Semaines-sociales-de-FranceDepuis plus d’un siècle, les Semaines Sociales de France rassemblent plusieurs milliers de chrétiens autour d’un enjeu de société, à la lumière de la Pensée sociale de l’Eglise. Cette année, « Quelle Europe voulons-nous ? » est proposé au discernement des participants qui seront en novembre à Paris.

Le projet européen a réussi la prouesse de pacifier un continent qui n’avait jamais connu plus d’un demi siècle de paix. Aujourd’hui, en France et chez nos voisins, l’anathème et le slogan tiennent trop souvent lieu de débat. Le projet européen peine à rassembler : la montée du scepticisme et du rejet, nette en Grande-Bretagne, plus variable dans d’autres pays, ne permet plus d’entendre les raisons de l’adhésion.
Les Semaines Sociales de France se rappellent que le projet européen a été bâti grâce à des chrétiens engagés, qu’elles ont travaillé périodiquement le sujet, ce qui leur donne une légitimité pour établir un diagnostic et ouvrir le débat sur le projet européen. Elles s’appuient sur une année d’échanges organisés par les antennes régionales, les travaux et témoignages d’analystes et d’acteurs français et européens, celles des réseaux partenaires dont IXE (Initiatives de Chrétiens pour l’Europe). Après les élections en France, puis en Allemagne, le moment est propice pour intervenir dans un débat refondateur.

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« La peur des migrants n’est pas une peur chrétienne »

IMG_0009Comme le relate Paris Notre-Dame, l’accueil des migrants était à l’ordre du jour, vendredi 29 septembre, du conseil élargi de l’archevêque. Cette question intervient dans un contexte tendu : devant l’exhortation incessante du pape à accueillir ceux qui fuient leur pays, certains émettent de franches réserves. Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, y revient.

Face aux migrants, la plupart des gens ressentent un danger. Ils les assimilent, je crois, à des peurs ancestrales liées à la question des invasions et à la peur de l’islam. Mais cette peur n’est pas chrétienne. Une peur chrétienne serait une peur de pécher, de ne pas vivre l’Évangile. La peur païenne, c’est la peur d’être envahi. Et celle-ci nous conduit à ne plus penser l’Évangile comme un trésor à annoncer mais comme une espèce de capital en train de se perdre pour des raisons géopolitiques. C’est triste. C’est prendre l’Évangile à l’envers.

L’intégralité de l’interview à retrouver ICI

De l’énergie pour la reprise …

rvlfvv-HCLa reprise de l’année, qu’on ait eu la chance de partir pour les vacances ou non, est toujours un défi … Alors un peu d’énergie avec cette formidable capitaine, c’est par ICI !

Go, go, go … et, en attendant, très bon week-end !

Inaugurer une nouvelle église : une bonne nouvelle !

saint-jacques-la-premiere-eglise-du-siecle-dans-le-diocese-de-rennesPour la première fois depuis 1970 et donc dans ce siècle, une nouvelle église va être inaugurée dans le Diocèse de Rennes. Comme le relate Ouest France, les travaux ont démarré en novembre 2015. L’édifice est d’une remarquable pureté, ses traits sont soignés. Composée de deux salles paroissiales et d’un presbytère, il présente la particularité d’avoir son lieu de culte à l’étage.

Une bonne nouvelle, aboutissement de la volonté d’une communauté vivante qui souhaitait avoir un lieu de culte à proximité.

« Il y a une communauté catholique et une demande à Saint-Jacques », assure Jean-Pierre Pranlas-Descours à l’occasion en faisant découvrir la nouvelle église. « Le quartier est cosmopolite, je suis frappé par la joie des croyants issus du monde entier. Le lieu était attendu », complète le Père Joseph Lecoq, curé de la paroisse Saint-Jacques.

C’est un événement pour le Diocèse de Rennes, certes, mais qui est aussi remarquable à l’échelle de l’Eglise de France. Si notre pays compte environ 42.000 lieux de culte catholiques (les estimations divergent), moins de 2.000 appartiennent à l’Eglise (ie construite après la loi de 1905) et seule une poignée s’est construite depuis 2000. Donc, oui, une bonne nouvelle !

Le Pape, les migrants : un message inédit

AFP2435621_LancioGrandeComment mieux accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés? C’est la question à laquelle répond le Pape François, dans un message publié ce lundi 21 aout, à l’occasion de la Journée mondiale du migrant et du réfugié, le 14 janvier prochain, comme le relate la presse vaticane.

Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer : quatre verbes «fondés sur les principes de la doctrine de l’Eglise», rappelle le Saint-Père, en soulignant sa «préoccupation spéciale concernant la triste situation de nombreux migrants et réfugiés» durant son pontificat.

Parmi d’autres trésors à découvrir, certaines de ses positions semblent assez inédites, notamment la suivante, relevée par de nombreux médias :

Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI (Cf. Lettre encyclique Caritas in veritate, 47), nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale.

Les débats ne manqueront pas et ce texte, comme ses prédécesseurs, a le grand mérite de nous mettre en chemin et de débattre sur un sujet compliqué. Avant toute polémique inutile, il faut donc lire ce texte, en débattre avec d’autres et se faire sa propre opinion ; on le retrouve in extenso en cliquant ICI.

A quoi sert de regarder les étoiles ?

ob_41e2bb_eglise-bon-pasteur-ciel-etoiles-nz« Pourquoi se soucier des Lunes de Jupiter quand il y a des gens qui meurent de faim sur Terre ? » : c’est une des questions que pose le Frère jésuite, Guy Consolmagno, astronome à l’Observatoire du Vatican, dans une interview qu’il a donnée à Aleteia.

Le frère Consolmagno voit dans la taille vertigineuse de l’Univers, l’expression de l’immensité du pouvoir créateur de Dieu. Et malgré cette immensité, l’humanité, si petite est précieuse aux yeux de Dieu ! « C’est une vieille histoire, il suffit de relire le psaume 8« , dit-il en se référant aux versets : « Quand je considère tes merveilles, le travail de tes doigts, la lune et les étoiles, que tu as placées au firmament, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? »

Alors si d’aventure on avait des doutes, on peut se ruer sur le site l’Association française d’astronomie pour profiter seul ou accompagné de la 27e Nuit des Etoiles ! En particulier, on peut cliquer ICI.

Bob Marley doit-il tout à une religieuse ?

imagesC’est ce que l’on pourrait penser à la lecture d’un article tout récent du Pélerin retraçant la vie de Soeur Ignatius, dévouée à la jeunesse déshéritée de Jamaïque et trouvant dans l’éducation musicale un moyen d’élévation et un terrain de liberté pour les jeunes dont elle avait la charge, avec des effets qu’elle n’avait pas imaginés à l’origine :

Quelques élèves formés par sœur Ignatius découvrent le nyahbinghi et décident de le rehausser par le savoir-faire musical qu’ils ont acquis à l’Alpha Boys’ School. Ce rapprochement de style accouche du ska : mesure saccadée, fusion entre le rythm and blues d’influence américaine et le nyahbinghi, il est considéré comme la première musique purement jamaïcaine. […] À la fin des années 1960, répondant au goût du public, le ska ralentit son rythme endiablé et devient le reggae, musique engagée portée principalement par des chanteurs rastas.

De la générosité au service de l’autre, au nom du Christ, qui a marqué l’histoire de la musique ! C’est à découvrir ICI.

Les croyants sur le front de la paix

Europeancitizensprize1Le souvenir de la mort brutale du Père Jacques Hamel il y a un an nous renvoie à l’engagement de tous les chrétiens et au-delà de croyants au service de la paix dans le monde. Entre autres et par trois fois les derniers mois, leur engagement a été publiquement reconnu.

Il en est ainsi du Père Tvrtko Barun (photo), jésuite, qui a reçu mi-juillet du Parlement européen le Prix du citoyen européen, pour son engagement en faveur des réfugiés. Responsable du Service jésuite des réfugiés pour la région Europe du Sud-Est et réfléchissant sur le caractère humanitaire de la congrégation jésuite, il dit (source : JRS) :

Notre œuvre est basée sur les valeurs de l’Evangile. Je crois qu’être  ouvert aux autres et aux différents est un défi pour tout le monde, indépendamment de sa foi. Les mots du Christ nous aident certes à rendre plus facile le choix de cette ouverture.

Il est encore ainsi du rôle prépondérant des religions en faveur de la paix, reconnu par l’ONU dans le cadre du Plan d’action de Fès publié au même moment. Comme le rapporte Radio Vatican, il a été salué par Mgr Auza, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU.

Il en fut encore ainsi au printemps, quand le Quai d’Orsay, en établissant un protocole officiel de coopération avec la Communauté de Sant’Egidio, reconnaissait le rôle majeur de ces chrétiens dans la construction de la paix en CentrAfrique et dans la prise en charge des réfugiés du Proche et du Moyen-Orient.

Rendons grâce pour cela et essayons d’y contribuer là où nous sommes et à notre niveau.

Emmanuel Macron au Père Jacques Hamel

16008438-21008439Le Président de la République Emmanuel Macron a participé ce jour aux commémorations de l’assassinat du Père Jacques Hamel, il y a un an. On peut prendre le recul de rigueur face aux paroles d’un homme politique, dont on ne peut douter de l’intelligence de situation. Pour autant, ses paroles sont suffisamment rares pour qu’on les lise :

Car elle est là, elle est là aussi la force de notre nation, dans cette capacité à entendre et faire siennes les paroles de fraternité et de charité que l’Eglise de France prononça voici un an ; dans cette capacité à réunir autour du corps supplicié d’un prêtre l’imam, le pasteur et le rabbin.

A découvrir in extenso ICI

A lire aussi l’homélie de Mgr Lebrun (par LA) :

Le Père Hamel parle encore. Sa vie, sa mort parlent bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Sa vie, sa mort, parlent, inspirent mais aussi crient. Sa vie, sa mort s’adressent à chacun d’entre nous selon sa propre vie, selon ses propres questions ou ses convictions.