Défendre les femmes intégralement

« Le féminisme intégral que nous défendons intègre tous ces combats et veut défendre les femmes intégralement, sans nier leurs spécificités et leurs vulnérabilités particulières. En effet, intègre signifie aussi bien honnête qu’entier. Le féminisme intégral considère la femme dans son entier : il n’évacue pas ses hormones et son utérus du champ politique, sous prétexte qu’ils seraient un facteur d’aliénation, ou en alléguant une égalité abstraite et désincarnée entre les sexes ».

Marianne Durano dans Le Figaro

Un festival…

« Un festival… » C’est comme cela que La Vie décrit le point de vue de Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, sur la laïcité et le féminisme.

« La question de la laïcité et du féminisme sont liés intrinsèquement dans la mesure où la lutte contre les radicalités religieuses et extrémistes religieux sont des luttes pour défendre le droit des femmes. »

« Les religieux savent parfaitement bien s’unir entre eux et s’entendre pour défendre un certain nombre de choses qui construisent l’oppression des femmes et qui construisent le contrôle de la religion, du fait religieux et des doctrines religieuses sur le corps des femmes. »

« Sur la question de l’IVG, on oppose au droit des femmes le pseudo « droit à la vie » et on voit que toutes les religions monothéistes connues en France s’unissent et se mettent d’accord sous un pseudo « vivre ensemble » bienveillant, s’unissent pour contrer le droit des femmes et pour avoir de l’influence sur le modèle de ce qui se fait depuis des siècles avec la Doctrine sociale de l’Église. »

 

La pornographie change la réalité des femmes et des jeunes filles

Manifeste pour que le féminisme s’engage dans le combat contre la pornographie.

« Les gens continueront à nier l’existence de la culture pornographique et les désastres qu’elle crée, mais la réalité est juste en face de nous. Les statistiques nous apprennent des choses au sujet de l’expérience de la vie dans un corps d’adolescente qui ne peuvent pas être ignorées. La culture pornographique est en train de changer la réalité des femmes et des jeunes filles ».

Laurie Oliva sur Ressources Prostitution

Convergence des luttes : les femmes au coeur de la lutte contre la faim

Les femmes au coeur de la lutte contre la faimA l’occasion de cette journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes, le WFP (World Food Programme, programme alimentaire mondial de l’ONU), plus grande agence humanitaire luttant contre la faim dans le monde, publie son programme en matière de problématiques hommes-femmes montrant comment la lutte contre les atteintes faites aux femmes rejoint celle contre la faim dans le monde :

Les femmes représentent un peu plus de la moitié de la population mondiale, mais dans de nombreuses régions du monde, et particulièrement en Asie et en Amérique du sud, elles sont plus susceptibles de souffrir de la faim que les hommes. C’est parce que les femmes ont souvent un accès inégal aux ressources, à l’éducation, et au revenu, et parce qu’elles participent moins à la prise de décision.

Mais les femmes sont aussi la solution la plus efficace pour prévenir et combattre la faim. Dans de nombreux pays, les femmes constituent la majorité des travailleurs agricoles et elles sont la colonne vertébrale des systèmes de production alimentaire.

Les femmes jouent également un rôle clé en garantissant la sécurité alimentaire des ménages. L’expérience montre que, dans les mains des femmes, les vivres sont beaucoup plus susceptibles de finir dans l’estomac des enfants.

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Le féminisme à l’épreuve de l’économique

Aujourd’hui, pour militer contre les inégalités salariales entre hommes et femmes, un appel est lancé aux femmes : « Travailleuses, arrêtez tout ce lundi à 16 h 34 et 27 secondes précisément. Posez les crayons. Eteignez les ordinateurs. Claquez la porte jusqu’à la fin de l’année. Car à partir de cette heure, les Françaises – qui ont un salaire de 19 % inférieur à celui des hommes environ – travaillent bénévolement. Les 38,2 jours ouvrés restants en 2016 représentent l’écart moyen de rémunération entre femmes et hommes. »

L’économie, voilà où il faut frapper, et on ne peut que les y encourager, après tout. Espérons que cette initiative, si elle est suffisamment suivie, aura un impact positif. Car s’il est bien un domaine étrangement au-delà des limites que pose normalement la morale c’est bien ce qui rapporte des sous ! Le Pape François a bien raison de parler, à un niveau plus global encore, de « terrorisme économique » et de « dictature de l’argent ». Parce que même dans notre société, de laquelle la traite humaine est normalement bannie (sic ! coucou les bons clients de la prostitution), on n’a pas fini de se voir vendre du fantasme masculin à la brouette. Et là, bien souvent, les scrupules sont partis à la plage (mâter du bikini, parce que ça libère vraiment les femmes, c’est bien connu).

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Lucetta Scaraffia : le féminisme et l’Église

« Ainsi, et c’est tout le sel de l’affaire, on se retrouve dans cette situation paradoxale où la société donne des leçons de féminisme à l’Église alors que le féminisme s’est développé dans le terreau du christianisme. »

« L’Église, affirme-t-elle, n’a pas suffisamment creusé la question de savoir en quoi consistait « la différence féminine ». Et de dénoncer l’« engourdissement de la réflexion de l’Église sur des problèmes de stricte actualité : conséquences de la séparation entre reproduction et sexualité, ou discussion sur l’identité sexuelle ». Pourquoi ? À cause d’une sorte de « blocage » vis-à-vis des femmes, dont l’institution exalte le « génie » mais qu’elle tient éloignées des grands débats ecclésiaux. »

À lire dans La Vie