Bonnes nouvelles pour les blaireaux et les monarques !

sans-titreIl en va ainsi dans l’espèce animale comme humaine : il est de bonnes nouvelles pour les blaireaux et les monarques !

Pour les premiers, c’est le site Novethic qui nous recense une expérience heureuse en Grande-Bretagne. Depuis que des mesures ont été prises, loutres, blaireaux, renards et belettes regagnent le territoire, alors que depuis 40 ans on pouvait être inquiet à leur endroit.

Les chercheurs expliquent que ce sont bien les efforts des îles britanniques en matière de protection de l’environnement qui a permis ce retour d’espèces. « La plupart de ces animaux (…) reviennent grâce à la protection légale, à la conservation, à l’élimination des polluants et à la restauration des habitats »

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Des élèves qui cultivent leur jardin

Cela se passe au Danemark… et on se dit que c’est une super idée !

On peut aussi en profiter pour découvrir cinq belles choses que fait l’UE pour protéger l’environnement !

Des voyages à la turque

« Un projet pilote à Istanbul permet aux usagers du métro d’ajouter du crédit sur leur carte de voyage en insérant des bouteilles en plastique au lieu de billets de banque dans les distributeurs automatiques. Une mesure relativement rare pour améliorer le recyclage et la gestion des déchets dans un pays de plus de 80 millions de personnes » Un beau projet à découvrir en vidéo par ici >>

Des abeilles et des flics

Non, ce n’est pas le nom d’une nouvelle série mais bien une belle initiative pour l’environnement menée depuis fin septembre : « les abeilles de la PP » ! Ou quand les compagnies motocyclistes de Paris installent des ruches sur leurs toits… avec vue sur Notre-Dame, excusez du peu !

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Yann Arthus-Bertrand illustre Laudato Si

Le célèbre photographe, Yann Arthus-Bertrand, explique comment il en est venu à lire et illustrer l’encyclique Laudato Si’ du Pape François et comment il soutient deux religieuses qui ont un engagement fort. A écouter :

La production de déchets en forte baisse en Ile-de-France

La production de déchets est un problème environnemental majeur, mais c’est aussi une question de société. C’est ce qu’analysait bien le pape François dans Laudato Si, notamment dans ces deux paragraphes.

21. Il faut considérer également la pollution produite par les déchets, y compris les ordures dangereuses présentes dans différents milieux. Des centaines de millions de tonnes de déchets sont produites chaque année, dont beaucoup ne sont pas biodégradables : des déchets domestiques et commerciaux, des déchets de démolition, des déchets cliniques, électroniques et industriels, des déchets hautement toxiques et radioactifs. La terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir. À plusieurs endroits de la planète, les personnes âgées ont la nostalgie des paysages d’autrefois, qui aujourd’hui se voient inondés d’ordures. Aussi bien les déchets industriels que les produits chimiques utilisés dans les villes et dans l’agriculture peuvent provoquer un effet de bio-accumulation dans les organismes des populations voisines, ce qui arrive même quand le taux de présence d’un élément toxique en un lieu est bas. Bien des fois, on prend des mesures seulement quand des effets irréversibles pour la santé des personnes se sont déjà produits.

22. Ces problèmes sont intimement liés à la culture du déchet, qui affecte aussi bien les personnes exclues que les choses, vite transformées en ordures. Réalisons, par exemple, que la majeure partie du papier qui est produit, est gaspillée et n’est pas recyclée. Il nous coûte de reconnaître que le fonctionnement des écosystèmes naturels est exemplaire : les plantes synthétisent des substances qui alimentent les herbivores ; ceux-ci à leur tour alimentent les carnivores, qui fournissent d’importantes quantités de déchets organiques, lesquels donnent lieu à une nouvelle génération de végétaux. Par contre, le système industriel n’a pas développé, en fin de cycle de production et de consommation, la capacité d’absorber et de réutiliser déchets et ordures. On n’est pas encore arrivé à adopter un modèle circulaire de production qui assure des ressources pour tous comme pour les générations futures, et qui suppose de limiter au maximum l’utilisation des ressources non renouvelables, d’en modérer la consommation, de maximiser l’efficacité de leur exploitation, de les réutiliser et de les recycler. Aborder cette question serait une façon de contrecarrer la culture du déchet qui finit par affecter la planète entière, mais nous remarquons que les progrès dans ce sens sont encore très insuffisants.

Il faut donc se réjouir de l’information relevée dans le rapport annuel de l’Observatoire régional des déchets en Île-de-France (Ordif) : les franciliens ont réduit leurs déchets ménagers de 52 kg depuis le début du millénaire. Et plus encore, cette réduction s’intensifie ces dernières années.

Ainsi, en une seule année, de 2014 à 2015, la baisse à été de 10 kg par francilien. Au total, ce sont 5,48 tonnes de déchets qui ont été collectées en 2015, soit en moyenne 454 kg/habitant, contre 464 kg/habitant en 2014, et 506 kg/habitant en 2000.

Cette baisse impressionnante est d’abord due à la réduction des ordures ménagères résiduelles. Il s’agit en effet des déchets qui restent après les collectes sélectives, aussi appelés “poubelle grise”. Les déchets de produits recyclables ont quant à eux beaucoup augmenté depuis 2000, ce qui est également un excellent signe.

 

Certes, cela reste encore très insuffisant. La production de déchets en Ile-de-France, dans la France entière et globalement dans tous les pays industrialisés, reste beaucoup trop élevé. Mais cette inflexion montre que l’on peut infléchir les pratiques vers (un tout petit peu) plus d’économie de ressources. Il faut accélérer le changement !

A lire : Les franciliens ont réduit leurs déchets de 52 kg en 15 ans