Le christianisme social est une question plus qu’une réponse !

 

_0_487_348Le week-end prochain se tient à Nogent-sur-Marne la nouvelle rencontre des Semaines Sociales de France (SSF). Cette année, une perspective toute particulière, « Chrétiens et engagés – Rencontres du christianisme social », et au cœur de celle-là une réflexion sur les prochaines années / décennies d’utilité sociale et pastorale des SSF et au-delà la question de l’engagement des chrétiens dans la société. Elena Lasida, une des actrices de la rénovation des SSF, partage quelques repères dans La Croix :

Le christianisme social peut être défini comme un processus toujours ouvert, comme un chemin toujours en train de se faire, en direction d’une « terre promise » dont on ne connaît ni la forme ni l’emplacement. […] Le chemin du christianisme social vient de très loin. Des hommes et des femmes, des groupes et des mouvements sont depuis longtemps dans ce chemin. Avec les balises données par la pensée sociale de l’Église, ils ont ouvert des chemins et des espaces qui ont permis, au cours de l’histoire, de mettre en cohérence l’être-au-monde et l’être-chrétien. Ces espaces ont répondu aux besoins d’une époque. Mais le monde est aujourd’hui en pleine mutation, et de nouveaux espaces sont à inventer pour vivre cette cohérence. C’est le moment d’entendre et de mettre en application l’invitation du Pape à « initier des processus plutôt que posséder des espaces ».

Un espace ouvert à la réflexion et à l’engagement de chacun … Le programme de cette belle rencontre à venir (dépêchez-vous, les places deviennent très chères !), c’est par ICI. A découvrir (vite !…) et partager largement (vite aussi!)

Une lueur d’espoir


C’est l’AFP qui rapporte cette initiative, en Côte d’Ivoire :

Pour la rentrée, l’ONG Yiwo Zone a récolté de l’argent pour offrir des cartables solaires aux enfants. Le principe est simple: le cartable est équipé d’une plaque solaire qui charge une batterie pendant les trajets aller-retour vers l’école. Chargée à plein, cette batterie peut alimenter une lampe LED pendant trois heures. L’idée vient d’Evariste Akoumian, un vendeur de matériel informatique, victime d’une panne de voiture qui a changé sa vie…

Éduquer par le cinéma

Recension du livre de Sabine de La Moissonnière par Jean-Baptiste Noé :

Les adultes disposent de guide permettant de discuter du film avec les enfants. Cela a l’avantage d’aller au-delà de la projection et de proposer une véritable réflexion. Les films analysés sont très variés (français, américains, européens), d’époques différentes (des années 1940 à nos jours) et classés par thèmes. Ainsi, en fonction des goûts de chacun ou des envies du moment, il est facile de trouver le film que l’on souhaite.

Instituteur et agriculteur, il découvre sa vocation au MRJC

A lire sur le site Reporterre, la belle histoire d’Antoine, instituteur et agriculteur. Fils d’agriculteur, il dit s’être reconnecté à la terre… grâce au MRJC ! Un beau choix de vie, qui allie activité manuelle et intellectuelle.

« Entièrement géré et animé par des jeunes âgés de 13 à 30 ans, le MRJC favorise les expériences d’engagement et de citoyenneté pour les jeunes ruraux », explique Antoine Gomel. En effet, c’est au travers de nombreux projets comme l’animation des fêtes de villages, l’organisation d’échanges internationaux ou encore l’accompagnement à l’installation agricole que le MRJC est devenu, selon ses initiateurs, un outil d’émancipation et de transformation de la société. « Grâce à cette association, je me suis reconnecté au monde rural.

Exclusions en ZEP : espérer malgré tout

ZabouPetit récit, par Zabou, d’un moment difficile : « Quoi ? Trois conseils de discipline d’élèves ayant commis des actes graves lors d’un récent voyage scolaire que j’accompagnais, les trois qui se sont soldés par des exclusions définitives. »« je fais partie de ceux qui ont voté pour leur exclusion alors que je considère foncièrement toute exclusion définitive comme un échec. Et que, j’avais beau penser que c’était la meilleure chose à faire, je déteste cela »

Toujours, garder l’espérance :

« Seigneur de l’espérance des profs et des élèves,
Sois avec nous pour que nous continuions, inlassablement, à jardiner de concert en banlieue, parce qu’il paraît bien que Ta parole s’y plaît tout autant qu’ailleurs mais on y a bien besoin de Toi ! »

 

Le catholicisme, une contre-culture ?

2018-observ-modernC’est une des problématiques dont se saisit « l’Observatoire de la Modernité », programme de conférences de février à juin 2018, au sein du Collège des Bernardins à Paris, et c’est Louis Manaranche, ami du Samaritain et responsable de ce cycle, qui en parle (voir vidéo ci-dessous).

Ce cycle se propose d’explorer la place du catholicisme dans la société française contemporaine en tant que phénomène minoritaire. Sans perdre de vue l’évident ancrage de celui-ci dans notre aire culturelle, il interrogera, en croisant histoire contemporaine, sociologie, théologie et philosophie, la manière dont la recomposition du rôle des catholiques peut être décrite.

Toutes les informations à retrouver ICILire la suite

À quoi servent les universités catholiques ?

Les universités catholiques ont du pain sur la planche, à en croire le récent discours du Pape François à la conférence des universités catholiques, le 4 novembre dernier. L’occasion d’insister sur l’importance de former des esprits critiques et d’encourager les universités dans leur travail de réflexion sur les migrations et d’action auprès des migrants. « Depuis un peu moins d’un siècle, la Fédération internationale des universités catholiques, avec la devise Sciat ut serviat, se propose de promouvoir la formation catholique au niveau supérieur, en se servant de la grande richesse qui dérive de la rencontre de tant de réalités universitaires différentes. Un aspect essentiel de cette formation vise la responsabilité sociale, pour la construction d’un monde plus juste et plus humain ».

Lire le discours du pape dans La Croix

Une nation éducatrice ?

« À travers une vision globale et percutante, toute entière inspirée de notre vocation à tous, Marc Vannesson propose une nouvelle alliance, une alliance éducative, indispensable et fondatrice pour répondre aux enjeux économiques, sociaux, ou sécuritaires du pays.

C’est un prisme, c’est une disposition d’esprit, c’est une nécessité : nous devons tous être éducateurs. Plus qu’une start-up nation, faire de la France une nation éducatrice, voilà bien le socle d’une refondation enthousiasmante ».

Koz, chez koztoujours

Du rififi à l’Éducation Nationale

Savoureuse évocation de l’école jésuite !

« ‘Je crois qu’une partie de la gauche a été défaite culturellement par ceux qui ont réussi à crédibiliser l’idée qu’une école démocratique est forcément une école de faible qualité’. Amer, il lâche : ‘C’est Jean-Michel Blanquer’. Dans le JDD du 23 juillet, le ministre a, en effet, consacré une diatribe à la lutte contre l’égalitarisme, qu’il décrit comme ‘le vrai ennemi du service public’. Une déclaration très politique qui n’a pas échappé à Michel Lussault… ‘J’aimerais que le modèle de l’école de la République ne soit pas celui de l’école jésuite’, tance encore l’enseignant ce mardi sur France Inter ».

Lire sur Marianne

L’Institut libre de formation des maîtres

« Cette ancienne enseignante de lettres au collège, lassée de batailler sans soutien dans le public avec des enfants à qui manquent toutes les bases en grammaire, a décidé de devenir institutrice dans l’établissement Espérance Banlieues de Saint-Étienne. Ici, elle vient chercher une bonne remise à niveau en maths et en histoire. Malgré la charge impressionnante de travail – mère de cinq enfants, institutrice à plein temps et étudiante –, elle est très heureuse de son choix ».

Pauline Quillon sur famillechretienne.fr

A quoi sert de regarder les étoiles ?

ob_41e2bb_eglise-bon-pasteur-ciel-etoiles-nz« Pourquoi se soucier des Lunes de Jupiter quand il y a des gens qui meurent de faim sur Terre ? » : c’est une des questions que pose le Frère jésuite, Guy Consolmagno, astronome à l’Observatoire du Vatican, dans une interview qu’il a donnée à Aleteia.

Le frère Consolmagno voit dans la taille vertigineuse de l’Univers, l’expression de l’immensité du pouvoir créateur de Dieu. Et malgré cette immensité, l’humanité, si petite est précieuse aux yeux de Dieu ! « C’est une vieille histoire, il suffit de relire le psaume 8« , dit-il en se référant aux versets : « Quand je considère tes merveilles, le travail de tes doigts, la lune et les étoiles, que tu as placées au firmament, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? »

Alors si d’aventure on avait des doutes, on peut se ruer sur le site l’Association française d’astronomie pour profiter seul ou accompagné de la 27e Nuit des Etoiles ! En particulier, on peut cliquer ICI.

La femme adultère, un texte misogyne

La Vie a interrogé l’avocat de l’instituteur suspendu dans l’Indre pour avoir trop fait étudier la Bible à ses élèves.

Parmi les péripéties révélatrices de l’analphabétisme religieux de l’Education Nationale, entre autres secteurs de nos sociétés (des responsables de la lutte contre la radicalisation, selon Mgr Justin Welby, jusqu’aux études de journalisme) et sans nous attarder sur la conception dévoyée de la laïcité dont témoigne cette procédure, relevons cette perle :

Mais on nous a accusé de tout et son contraire. Par exemple, on a reproché à mon client d’avoir fait étudier l’épisode de la femme adultère, sous prétexte que c’est un texte misogyne, parce que c’est à une femme qu’on reprochait l’adultère…

Outre le fait que Jésus y réprimandait exclusivement des hommes – dans une société qui, elle, comme d’autres, pouvaient encourir le soupçon de misogynie – faut-il suggérer à l’Education Nationale, qu’à ce compte les évangiles seraient surtout frappés de misandrie ?

Car, de vous à moi, entre Jésus et les deux larrons, ce ne sont que des hommes qui finissent en croix ! Est-ce que c’est vraiment bien tout normal des fois, dites-moi ?

10 conseils pour élever des enfants qui aiment Jésus

Capture« Être parent est l’une des fonctions de la vie les plus gratifiantes, mais aussi, l’une des plus exigeantes. S’occuper  d’enfants dans le cadre de son travail ou dans son ministère représente également une grande responsabilité. Dale Hudson est père de 2 enfants. Il a servi pendant 26 ans pour le ministère des enfants de la Christ Fellowship Church, dans le sud de la Floride. Il est considéré comme l’un des 20 ministères d’influence dans le ministère auprès des enfants.

‘En dépit de toutes les erreurs que j’ai faites le long du chemin, mes deux enfants aiment Jésus et l’Église. Je n’ai pas toutes les réponses… Mais qui les a ? J’ai vu cependant des points communs chez les parents dont les enfants grandissent dans l’amour de Jésus' ».

Lire plus…

Apprendre à instruire, c’est (aussi) une œuvre de miséricorde

capture« En cette nouvelle année, ne réduisons pas la Miséricorde au pieux souvenir d’une porte, ouverte puis refermée. Une fois que nous aurons visité les malades et les prisonniers (deux autres œuvres de miséricorde) et peut-être enseveli un proche défunt, tout en priant pour les vivants et les morts (encore deux), pensons qu’instruire les ignorants ne nécessite pas toujours de nombreux diplômes. Il suffit parfois d’offrir un jeu de sept familles… »

Henri Quantin dans La Vie

Les candidats doivent s’emparer à nouveau de l’éducation !

thCe week-end, près de 2.000 personnes étaient réunies à la faveur de la 91e session des Semaines Sociales de France, sur le thème « Ensemble, l’éducation ». De nombreuses interventions de grande qualité, comme le relate Ouest France, mais aussi un long travail de réflexion via une plate-forme en ligne a permis de faire émerger des propositions, rassemblées dans un « Livre ouvert pour l’éducation », qui sera adressé à l’ensemble des candidats aux prochaines élections.

Dans son introduction, Dominique Quinio, Présidente des SSF, évoque quelques raisons pour lesquelles ils devraient s’emparer à nouveau de ce sujet majeur qu’est l’éducation :Lire la suite

L’éducation : une vocation pour les chrétiens !

logo_bleu_2016Du Christ aux Evangiles en passant par la longue histoire de l’Eglise, les chrétiens ont eu à cœur d’éduquer : apprendre, partager, sortir des sentiers battus, aider à se construire pour construire ensuite … L’énumération serait longue aujourd’hui, de l’Enseignement catholique aux Scouts, en passant par toutes les formes de « pastorale de la jeunesse », pour illustrer comment l’Eglise partout, en France comme dans le monde, oeuvre à offrir aux jeunes générations un cadre dans lequel elles puissent grandir et se préparer à affronter les défis de notre temps et aussi de leur vie à venir …

Ce week-end, les Semaines Sociales de France, comme depuis leur fondation en 1904, vont réunir plusieurs milliers de participants – cette année sur le sujet de l’éducation – pour « voir, juger, agir », réfléchir, partager et imaginer des pistes d’espérance. Cette année, le travail se fait en particulier en vue de faire réagir les candidats aux prochaines élections.

La réflexion, alimentée par de nombreux intervenants de talent, sera nourrie parmi d’autres choses par la conviction que la solution se trouve dans la réussite d’une communauté éducative, qui réunit familles, école, associations, religions, … comme l’explique très bien Dominique Quinio, nouvelle Présidente de l’association, dans les colonnes de La Croix. Avec un bénéfice secondaire ou peut-être un objectif primaire : contribuer à construire une société plus solidaire.

Des travaux à suivre de près … On peut encore participer à la session en s’inscrivant sur place (infos : www.ssf-lasession.org). Ou encore suivre les travaux grâce à la webradio des Guides et Scouts de France.

 

 

Prier pour les jeunes

imageCe matin s’ouvre la 91e session des Semaines Sociales de France sur le thème « Ensemble, l’éducation ». L’occasion de prier pour les jeunes (et de prendre un coup de vieux ce faisant !…) à l’invite du Pape François :

Seigneur Jésus, maintenant que nous sommes personnes âgées, nous Te rendons grâce pour tous les bienfaits reçus de Toi. Nous intercédons pour les attentes des nouvelles générations :  qu’ils n’oublient pas les efforts des générations passées.
Nous intercédons pour les jeunes ambitieux,  afin qu’ils comprennent qu’une vie sans amour est une vie desséchée.
Nous intercédons pour les jeunes : permets-leur de sortir des angoisses qui habitent leur âme ;  guéris-les de la peur de l’avenir qui ne peut être vaincue  qu’avec l’aide te Ta grâce.
Nous intercédons pour les jeunes ; notre expérience peut leur apprendre qu’il y a plus de joie à se donner, à donner,  qu’à penser à son égoïsme, à ses intérêts.
Apprends-leur à Te louer, à louer sans fin ta Miséricorde !
Ainsi soit-il

Vous pouvez encore participer à la session des Semaines Sociales de France en vous inscrivant sur place (les informations sur le site www.ssf-lasession.org). Et si vraiment vous ne pouvez pas vous y rendre (mais avec un mot de votre médecin !) vous pouvez suivre la session grâce aux Guides et Scouts de France, via leur webradio.

L’éducation : un sujet pour tous et pour toi !

logo_bleu_2016Comme – presque – tous les ans depuis 1904, les Semaines Sociales de France vont accueillir à la faveur de leur session annuelle, à Paris les 19 et 20 novembre, plusieurs milliers de participants, croyants et « hommes de bonne volonté », pour réfléchir sur un thème de société majeur et proposer des pistes pour l’action. Cette année : « Ensemble, l’éducation », offert à tous bien au-delà de l’unique sujet de l’école et avec le souhait de formuler des propositions concrètes à destination des candidats aux prochains échéances électorales.

Durant deux jours, cette session permettra de débattre, avec des intervenants de tout premier plan comme des acteurs de terrain, pour faire Eglise sur ce sujet et proposer des pistes d’espérance.

On peut y participer comme bénévole (c’est même bienvenue !…), des tarifs spéciaux sont prévus pour les enseignants et les étudiants, une formule spéciale famille a été imaginée … Bref, on va voir le programme, on s’inscrit (vite, la clôture est bientôt !) et on partage largement. Et pour faire tout cela, on clique sur le lien en surbrillance sur son écran ici !

De l’autorité !

whistle of a referee« L’autorité est le pouvoir de commander, d’être obéi. Elle implique les notions de légitimité, de commandement et d’obéissance, d’un autre pouvoir qui impose l’autorité. La forme de la légitimité peut varier selon les circonstances. L’autorité est considérée comme distincte de l’autoritarisme, qui est un trait de caractère. » Vous l’aurez compris aux liens, il s’agit de la définition Wikipédia !

La vacuité de certains de nos hommes politiques, les agressions odieuses contre les forces de l’ordre parmi d’autres sinistres illustrations font de l’autorité  un objet balloté de toutes parts, utilisé de bonne et souvent de mauvaise manière notamment dans le débat public. C’est le fond de l’inquiétude voire de l’indignation de Jean-Claude Guillebaud tout récemment dans les colonnes de La Vie.

Et pourtant, on sait qu’on en a besoin, individuellement et collectivement, quand elle est mobilisée de la bonne manière. En Eglise, le Pape François nous proposait l’usage du pouvoir et de l’autorité comme un service. En famille ou à l’école, on peut relire la contribution de Jean-Marie Petitclerc sur « L’autorité : de quel droit transmet-on ? ».

« J’ai de l’acné mais je me soigne. Et toi, pour ton cerveau on va faire comment ? »

Je me défends du harcèlementLe 3 novembre 2016 ce sera la deuxième journée nationale « Non au harcèlement ». Cette journée nationale de sensibilisation au harcèlement à l’école a été mise en place en 2015. « Najat Vallaud-Belkacem a présenté la première journée nationale « Non au harcèlement », qui aura lieu le jeudi 5 novembre, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le jeudi 29 octobre 2015. La campagne et les annonces s’adressent prioritairement aux enfants de primaire et aux témoins car c’est dès le plus jeune âge qu’apparaissent les premières situations de harcèlement. La recherche et les expériences de terrain ont prouvé que c’est en rendant les témoins acteurs de la prévention, en les faisant changer de regard et de position dans le groupe que le harcèlement diminuait. » indiquait l’année dernière le ministère de l’éducation nationale.

En mars 2016, est paru un excellent ouvrage : E. Piquet et L. Mandel, Je me défends du harcèlement, éd. Albin Michel Jeunesse, 2016.

Lire la suite

Dans quel état est notre école ?

paris-ecole-primaire-640x468-580x424Quelques bonnes nouvelles dans la Tribune des Semaines Sociales après que diverses évaluations internationales, dont celles menées par le programme PISA de l’OCDE, ont envoyé des signaux d’alerte forts sur la capacité de notre école à transmettre des savoirs : le niveau notamment en français s’améliore, même si les enquêtes montrent comment l’efficacité des apprentissages reste trop lié aux origines sociales des élèves.

Outre cette fonction première de transmission de savoirs, notre école est questionnée de multiples manières et devrait – on peut l’espérer – faire l’objet de débats constructifs en marge des prochaines échéances électorales … Un vrai chantier, cité par nos Evêques en diverses occasions, notamment dans leur dernière production, mais dont on n’entend pas beaucoup parler pour le moment …

Si vous voulez y réfléchir et en débattre, rdv les 19 et 20 novembre pour la session des Semaines Sociales de France à Paris sur « Ensemble, l’éducation » ! Informations et inscriptions à l’adresse : www.ssf-lasession.org

 

L’un de ces profs

8Parce qu’il faut aussi, parfois, lire ceux qui travaillent « là-bas », tentent, et font vivre l’espérance, jusque dans cette Education Nationale que l’on a parfois un peu trop beau jeu de critiquer.

Je suis l’un de ces profs qui pense que l’on doit donner du bon, du beau à ceux qui, comme c’est parti, seront les silhouettes de la prochaine saison de Familles de policiers déchirées à la Grande Borne. Qui voit qu’en étant exigeant, impeccable au niveau de son cours, on peut voir B., N. et J. expliquer en mots précis pourquoi elles comprennent le traumatisme fondateur de Rousseau et que, non, ça n’a rien de ridicule, cette histoire de peigne. Et que cette victoire là est une étape, minuscule, ridicule, sur la route du changement.

Comment l’enseignement privé parvient-il à dépenser moins par élève ?

capture

« L’enseignement public coûte 34,5 milliards d’euros de plus que l’enseignement privé sous contrat en 2014 (derniers chiffres), rapporté au coût moyen par élève, ce qui représente 36% de la dépense totale en matière d’éducation (maternelles, primaires, collèges et lycées) qui s’élève, en France, à 93,5 milliards d’euros, tous financeurs confondus »

Voir plus…

 

Rachid Santali, le Bernard Pivot du 9.3

Quand un ancien cancre organise des dictées géantes dans les quartiers populaires :

Ici, il n’y a pas de perdants, il n’y a que des gagnants ! La dictée est un symbole de l’école et, pour beaucoup, de l’échec scolaire. Nous, on valorise tout le monde parce que, dans la vie, on peut faire des fautes et là, c’est pareil. Mais on en fait quelque chose d’accessible et d’amusant 

rachid-santaki-2

Le boom des écoles hors contrat : Montessori et écologie !

capture

À la rentrée 2016, ce ne sont pas moins de 93 nouveaux établissements scolaires (écoles maternelles et/ou élémentaires, collèges et lycées) qui ont ouvert leurs portes, soit 26 de plus que l’année dernière : une croissance du nombre d’établissements de 12 %, qui conforte et renforce un mouvement installé depuis plusieurs années : 7,5 % en 2014, 9,5 % en 2015.

80 % des 93 nouveaux établissements créés sont non confessionnels.

Conformément aux tendances des années précédentes, la plupart des ouvertures concernent les écoles Montessori et les écoles d’inspiration écologique.

1 création sur 4 concerne un établissement du secondaire (collège ou lycée).

Voir plus…

Remplacer les heures de colle par de la méditation

Selon cet article du HuffPost, une école américaine a décidé de remplacer les heures de colle jusqu’ici imposées aux élèves perturbateurs par des exercices de méditation. Voilà qui pourrait bien conduire plus d’un enfant à s’ouvrir aux murmures de l’Esprit Saint…

Le Seigneur dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. » À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, la voix d’un fin silence. Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau… (1R 19,11-13)