Sauver les eaux

En Ariège comme partout en France, la FNSEA veut déclasser de nombreux ruisseaux en ravines ou fossés, pour pouvoir construire des retenues collinaires ou épandre des pesticides à proximité. Pour éviter ce désastre, des passionnés de nature effectuent un immense travail de terrain, inventoriant arbres des zones humides, insecte typiques et batraciens pour obliger l’Etat à protéger ces écosystèmes si fragiles.

Un reportage passionnant à découvrir sur Reporterre.

Vous êtes plutôt forêt ou décharge ?

1.350 hectares dans le Val d’Oise, longtemps utilisés par la Ville de Paris pour y déverser ses eaux usées. Elle a un nouveau projet : toujours aux bons soins pour sa banlieue, elle envisage d’en faire une décharge.Lire la suite

Le coup de gueule du chef

On pourrait ajouter qu’en plus du danger pour la santé des consommateurs, les « salopards de lobbyistes » dénoncés par le chef triplement étoilé Marc Veyrat, nous font aussi assumer un coût social non négligeable. Cf. Laudato Si, 134.

Le nouvel an des arbres

Ce soir débute la fête de Tou Bichvat. Ce quinzième jour du mois de Chevat est le nouvel an des arbres (roch hachana la’ilan), le temps où, en Terre Sainte, apparaissent les premiers bourgeons des arbres les plus précoces. C’est qu’après le repos hivernal, un nouveau cycle commence. On parle aussi de fête de la circoncision des arbres.Lire la suite

Un label pour une conversion écologique

Catholiques, protestants et orthodoxes ont décidé de créer ensemble un label Eglise Verte,; pour encourager les communautés à vivre une véritable conversion écologique :

Le label est un outil à destination des paroisses et Églises locales ainsi que des oeuvres, mouvements, monastères et établissements chrétiens qui veulent s’engager pour le soin de la création.

Vous voulez vous engager dans cette démarche ? Rendez-vous sur le site egliseverte.org !

Aucun mort en avion de ligne en 2017

C’est une première dans l’histoire de l’aviation, et une excellente nouvelle : le transport aérien commercial de passagers n’enregistre aucun décès à bord des avions de plus de 20 sièges, rapporte Le Point. « Si des blessés sont à déplorer lors d’une centaine d’accidents en 2017, le transport aérien commercial de passagers n’enregistre aucun décès l’année passée à bord des avions de plus de vingt sièges. » Il faut avoir en tête le fait que la moyenne annuelle de ces dix dernières années est de 32 accidents avec 676 morts, faisant déjà du transport aérien le moyen de déplacement le plus sûr !

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Merci Morris (CO2)


Via La part du Colibri, cette nouvelle pour un avenir peut-être moins sombre que nous le prédisent certains : Paris teste une nouvelle forme de colonne Morris, qui devrait capturer le CO2 de l’air, via des micro-algues. L’information n’est certes pas de toute première fraîcheur puisqu’elle était développée dans un article de Sciences et Avenir d’avril dernier, mais il n’y a pas d’heure limite pour espérer.

Dieu ose la limite !

« Il faut se méfier des ingénieurs : ça commence par la machine à coudre et ça finit par la bombe atomique » ! Avec humour, Marcel Pagnol pointe du doigt une vraie question : ces formidables progrès techniques qui nous permettent d’avoir tout, tout de suite, partout, sont-ils toujours de vrais progrès ? Quelles limites devons-nous nous imposer et dans quels domaines ?

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Max et Jeremy… à la poursuite de demain

 

Max et Jérémy se sont lancés dans un périple de plusieurs mois autour du monde, pour apprendre, et pour faire découvrir. Quoi ? La diversité des communautés humaines contribuant par leur engagement et leur génie propre à l’élaboration d’un futur soutenable, et à la préservation de notre maison commune. Leur site est ici.

Qui a dit que les prières ne servaient à rien ?

Vous vous souvenez que le diocèse de Gap invitait à prier pour la pluie ? 3 jours de prière, les 8, 9 et 10 décembre, à cause d’un épisode de sécheresse particulièrement long dans le département…

Au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte par vous même, voici une carte des précipitations aujourd’hui, 11 décembre, à 19h15.

Alors chers habitants des Hautes-Alpes, nous espérons de tout cœur que les nappes phréatiques se sont remplies. Et maintenant, vous pouvez arrêter de prier !

3 jours de prière pour la pluie dans les Hautes-Alpes

Notre département connaît depuis six mois une sécheresse terrible. Certes, pour parler de la beauté de notre région, chacun est fier de mentionner ses 300 jours par an de beau temps. Mais en réalité, la situation est dramatique pour chacun d’entre nous.

Je vous invite donc à trois jours de prière pour « demander la pluie », les 8, 9 et 10 décembre prochain.

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Tchip ! tchip !

Un moineau domestique. si vous voulez mieux le connaître, cliquez sur l’image !

 

Zero déchet et sobriété heureuse

Un entretien intéressant à lire, publié sur le site Reporterre, sur le mode de vie zéro déchet. Reporterre a interrogé Béa Johnson, leader du zero waste, et qui a publié en 2013 un livre synthèse : Zero déchet. Si l’information ne manque pas actuellement sur cette démarche qui séduit toujours davantage, l’article a au moins l’avantage de la présenter sous un angle non moralisateur, comme un moyen d’habiter autrement le monde, une forme de sobriété heureuse. En droite ligne de l’encyclique du Pape François. Lire la suite

Pierre Rabhi : « L’argument démographique est une imposture pour sauver la planète »

« Je n’ai pas attendu la proclamation des 15 000 scientifiques pour tirer la sonnette d’alarme, qui n’est pas simplement une alerte climatique mais sociale, explique Pierre Rabhi.

Moins d’un cinquième de l’humanité collecte les 4/5 des ressources de la planète, surconsomme et jette, alors qu’un enfant meurt de faim toutes les 7 secondes.

L’argument démographique est une imposture. Il y a bien longtemps que je combats cette idée. Il y a largement de quoi nourrir tout le monde. La question est celle de l’équité, de la répartition des ressources. »

Source : La Croix.

Natalité : Gaël Giraud avocat du Pape

Une séquence de l’émission d’Arte « 28′ » était consacrée mercredi dernier aux questions de natalité et d’environnement (à partir de 12:57). Invité de l’émission, le jésuite Gaël Giraud, chef économiste de l’AFD, a débattu de la nécessité ou non d’intervenir sur la natalité pour l’avenir de la planète. Interrogé notamment sur les positions du Pape, il a dénoncé l’hypocrisie consistant à demander aux pauvres de faire moins d’enfants sans changer le mode de vie des plus riches, principaux pollueurs à l’échelle mondiale.

Vers l’apocalypse écologique ?

« Une étude publiée le 18 octobre dans la revue PLoS One estime que le déclin des insectes volants en Allemagne en moins de trente ans est de 76% (et jusqu’à 82% au milieu de l’été). […]

Que se passerait-il si les insectes venaient à disparaître entièrement ? Tout simplement le pire. ‘Il apparaît que nous rendons de vastes étendues de terre inhospitalières à la plupart des formes de vie et que nous sommes en route vers une apocalypse écologique’, a déclaré au Guardian Dave Goulson, un des auteurs ».

Mahaut Herrmann dans La Vie

A quoi sert de regarder les étoiles ?

ob_41e2bb_eglise-bon-pasteur-ciel-etoiles-nz« Pourquoi se soucier des Lunes de Jupiter quand il y a des gens qui meurent de faim sur Terre ? » : c’est une des questions que pose le Frère jésuite, Guy Consolmagno, astronome à l’Observatoire du Vatican, dans une interview qu’il a donnée à Aleteia.

Le frère Consolmagno voit dans la taille vertigineuse de l’Univers, l’expression de l’immensité du pouvoir créateur de Dieu. Et malgré cette immensité, l’humanité, si petite est précieuse aux yeux de Dieu ! « C’est une vieille histoire, il suffit de relire le psaume 8« , dit-il en se référant aux versets : « Quand je considère tes merveilles, le travail de tes doigts, la lune et les étoiles, que tu as placées au firmament, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? »

Alors si d’aventure on avait des doutes, on peut se ruer sur le site l’Association française d’astronomie pour profiter seul ou accompagné de la 27e Nuit des Etoiles ! En particulier, on peut cliquer ICI.

Les castors sont entrés dans Paris (enfin presque)

Plusieurs castors ont été observés dans l’Essonne. / enskanto – stock.adobe.com

C’est La Croix qui nous donne cette bonne nouvelle :

Chassé pour sa fourrure, sa chair, ou à cause des dégâts qu’il commettait sur les arbres , le castor d’Europe à queue plate étroite avait disparu d’Île-de-France il y a environ deux siècles. Au début du XXe siècle, ses représentants se réduisaient à quelques dizaines d’individus dans le sud de la France. Puis le castor fut l’une des premières espèces classées et protégées au niveau national en 1968 et suivie par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (depuis 1987).

Si le castor a reconquis spontanément la vallée du Rhône, les naturalistes ont également réalisé 26 réintroductions entre 1960 et 1996 dans l’Est et le long de la Loire, près de Blois. En revanche, en Île-de-France, il vient d’arriver spontanément.

La réintroduction des castors est une réussite en termes d’écologie et de biodiversité. En octobre dernier, on observait des castors dans 53 départements, dont une petite dizaine d’individus en Essonne et Seine-et-Marne.

Marche pour la justice et les droits de l’homme

« L’initiative est inédite : des prêtres vietnamiens, du diocèse de Vinh, sont actuellement en Europe pour alerter l’opinion publique internationale sur la situation des provinces du centre de leur pays. Celles-ci ont été touchées, il y a un peu plus d’un an, par la plus grave catastrophe écologique de l’histoire récente du Vietnam.

En avril 2016, le rejet en mer de Chine de substances toxiques par l’aciérie taïwanaise Formosa a causé une pollution dramatique de l’espace maritime ; par centaines de tonnes, des poissons et des crustacés sont venus s’échouer sur les plages. L’événement a suscité une émotion considérable au sein de la population et, depuis lors, les protestations n’ont pas cessé ».

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Des faucons sur une église

Un nichoir à faucon pèlerin a été installé sur le clocher de l’église de l’Annonciation de Vaise, à Lyon. Interview de Cyril Frey

Quand le cardinal Barbarin a lancé la délégation diocésaine à l’écologie, l’idée était de proposer des mesures concrètes. La pose de ce nichoir est une illustration. Elle a pu se faire grâce à un travail commun de la délégation à l’écologie, de la paroisse Saint-Gabriel de Vaise et de la LPO du Rhône. Pour le diocèse, il s’agit d’une action modeste mais concrète en faveur de la création, en réponse à l’appel formulé par le pape François dans l’encyclique Laudato Si’.

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Un système durable, respectueux de la nature et qui crée de l’emploi

« ‘Un modèle d’hier qui inspire une ferme de demain, assure l’agriculteur. Mes collègues en conventionnel sont en crise, constate-t-il. Il y a des gens qui produisent 5 000 cochons par an et qui ne gagnent pas d’argent, à un moment il va falloir qu’on arrête ! Je pense qu’on est plus dans la réalité avec notre système diversifié que dans la course à l’agrandissement, la productivité, la compétitivité internationale qui nous conduit droit dans le mur’.

Il raconte que, la veille, des politiques sont venus visiter sa ferme. Il espère les avoir un peu bousculés. ‘On leur montre que l’on a un système durable, respectueux de la nature et qui crée de l’emploi, se félicite-t-il. On est une expérience parmi d’autres, il y a plein de gens qui créent des expériences. On est des petites bulles dans l’océan et actuellement, on n’est pas tous en respiration, mais je pense que le jour où toutes ces expérimentations diverses vont se mettre à respirer ensemble, on aura de vraies propositions alternatives pour une société du futur' ».

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La véritable écologie est intérieure

« C’est ce qui change dans mon cœur profond qui détermine le changement du monde. Les sobres ne sont pas des frustrés : ils ont appris à s’aimer tels qu’ils sont, à accepter de transformer leur vie lentement en cessant de juger leurs contemporains et en renonçant à la violence, qui est souvent tournée contre soi-même dans une exigence mal placée ou orgueilleuse ».

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Soutenir et faire connaître les Water Protectors

IMG_7671-1488130657Nous vous en parlions récemment : Etienne Marchadier, un ami de la maison, et Anne Goyer se sont pris d’intérêt pour la cause des Lakotas, qui opposent la sauvegarde de la Création, la préservation de l’eau et le respect des peuples autochtones aux intérêts du lobby pétrolier, soutenu par la nouvelle administration américaine. Cette vidéo explique bien comme les pipelines, par nature, connaissent des incidents en nombre impressionnant. La pollution des terres et de l’eau est presqu’une donnée acquise et ce, d’autant plus que le pipeline qui doit traverser les terres du Dakota sera construit d’une telle manière (notamment par son enfouissement) qu’il sera aussi impossible de détecter que de réparer des fuites.

Etienne Marchadier expliquait fort bien les enjeux, et la mobilisation de nombreux pasteurs et prêtres, dans cet entretien pour Radio Vatican.Lire la suite

« Paix, prière et unité » : le combat spirituel et écologique des Lakotas

REUTERS1990401_ArticoloAux Etats-Unis, dans le Dakota, se mène un combat pour le respect de la Création, pour la viabilité des sols, et pour la dignité de la personne. Les Lakotas se battent contre le lobby pétrolier et, désormais, contre l’administration Trump, pour préserver la viabilité des quelques terres qui leur restent. Leur action pacifique se heurte à des chiens d’attaque, des Humvees, et des fusils d’assaut.

Etienne Marchadier a passé une semaine à leurs côtés, avec Anne Goyer – artiste plasticienne qui entend réaliser une galerie de portraits pour faire connaître ce combat. Il a expliqué le sens de ce combat au micro de Radio Vatican, et notamment les risques manifestes de contamination des eaux et de la terre compte tenu du manque de fiabilité des pipelines.

Il a encore rappelé la prise de position du pape, celle des Jésuites américains ainsi que celle du pasteur John Floberg qui explique simplement son engagement :

Je n’aurais plus pu parler du Christ à ces gens-là si je ne me tenais pas à leurs côtés dans ces combats

L’entretien, sur Radio Vatican.

Le site d’Anne Goyer

La page Facebook d’Anne Goyer

Moines, charançons, brebis et vers de terre….

Frère Cyril avec les animaux de l’élevage de l’abbaye Notre-Dame de Maylis. / Laurent Ferriere pour La Croix
Frère Cyril avec les animaux de l’élevage de l’abbaye Notre-Dame de Maylis. / Laurent Ferriere pour La Croix

Une poignée de terre dans chaque main, Frère Joseph s’extasie de voir des dizaines de vers de terre travailler le sol de ces toutes nouvelles buttes sur lesquelles, bientôt, poussera la tisane que produisent depuis 1956 les moines de l’abbaye Notre-Dame de Maylis. « Regardez toute cette vie, c’est extraordinaire ! »

Dans le sud-est des Landes, cette communauté de vingt moines olivétains vit depuis trois ans une véritable conversion écologique et spirituelle : abandonnant les produits chimiques, ils se sont tournés vers la permaculture, une méthode qui cherche à reproduire le fonctionnement naturel de l’écosystème.

A lire dans La Croix

Du local au global : et si l’énergie citoyenne n’était plus « alternative » ?

Ils s’associent pour produire l’énergie renouvelable - et ça marche !Depuis bientôt un an, la revue Reporterre a démarré une série d’enquêtes consacrées aux alternatives qui peuvent changer la société, en se demandant chaque fois ce qui se passerait si les solutions n’étaient pas alternatives, mais appliquées à grande échelle. Pour la septième enquête, il est question d’associations citoyennes fondées pour créer des sociétés de production d’énergie renouvelable. Leur but : échapper aux intérêts privés et à la spéculation. Des dizaines de projets ont déjà été réalisés. Pour la revue, on pourrait généraliser la démarche en levant les freins législatifs et en donnant plus de pouvoir aux régions.

Une enquête passionnante à découvrir ici.

Nouvel an des arbres

Grand rabbin Haïm Korsia. Tou Bichvat et la modernité de l'écologieLe 10 février au soir commence la fête juive Tou Bichvat (littéralement « le 15 du mois de Chvat »), dite aussi « Nouvel an des arbres ». La Mishna enseigne en effet ceci : Il y a quatre « nouvel an ». Le 1er Nissan, le nouvel an des Rois et des Fêtes. Le 1er Elloul, le nouvel an pour la dîme du bétail. Rabbi Eléazar et Rabbi Chimon enseignent que l’année de la dîme du bétail commence le 1er Tichri. Le 1er Tichri, c’est le nouvel an pour le décompte des années, le décompte des années sabbatiques et du jubilé, pour les plantations et la récolte. Le 1er Chevat, c’est le nouvel an de l’arbre, conformément à l’avis de l’Ecole de Chammaï. L’Ecole de Hillel enseigne que c’est le quinze de ce mois. (Rosh Hashana 1, 1)

Pour l’occasion, nous pouvons lire le billet du Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, sur la modernité de l’écologie. Quelques extraits :

Il nous faut agir pour protéger la Terre que l’Eternel a créée pour nous, celle qui fut jadis travaillée par nos ancêtres, et que nous lèguerons à nos enfants. La responsabilité nous incombe de chérir cet héritage pour pouvoir le transmettre aux générations futures, avec au cœur, le respect de la vie.

L’arbre est aussi le symbole de l’éducation et de la transmission. Des racines qu’il plonge dans la terre, par lesquelles il puise dans son histoire, grâce auxquelles il s’ancre dans le passé et voit la naissance d’un projet qui s’appelle un arbre. De la solidité des racines naissent un tronc, des branches, des feuilles, des fleurs et des fruits qui regardent vers le ciel et l’avenir. Parce qu’il est si difficile de grandir sans racines, sans valeurs ni traditions, il convient toujours de se remémorer d’où l’on vient pour parvenir à aller de l’avant.

Par-delà la célébration religieuse de Tou Bichvat, il est important de savoir transmettre cette mémoire du respect de ce qui nous vient de D.ieu, de ce qui nous vient en héritage du travail de nos anciens. Et Tou Bichvat en est aussi l’écho, celui de l’enseignement du Talmud : « De même que mes pères ont planté pour moi, je planterai pour nos enfants ». (Taanit, 23a).

Lire le billet en intégralité.

Les papes et l’écologie

Capture« Cet épais volume rassemble une anthologie de cinquante textes pontificaux sur le thème de l’écologie. C’est un utile instrument de travail qui complète le Compendium de la doctrine sociale (qui rassemble aussi des textes non pontificaux). C’est aussi un utile rappel du fait que les papes n’ont pas attendu 2015 pour manifester une sensibilité à ces questions. La doctrine est ancienne. Une longue introduction rappelle les principales étapes et propose une analyse de l’encyclique du pape François. Elle propose aussi une présentation d’une spiritualité écologique, selon une inspiration dominicaine. L’intérêt de l’ouvrage est aussi de rassembler des textes peu connus (comme un entretien de Benoît XVI avec des astronautes) ».

Voir plus…

Réduire les inégalités, exigence écologique et sociale

annonce-colloque-inegalitesA l’initiative notamment de la Revue Projet, du Secours catholique, de la CFTC, d’Emmaüs, du CCFD et de la Fondation Abbé Pierre se tiendra du 16 au 18 février à Paris un passionant colloque sur un sujet central, quoique encore trop absent des débats en vue des prochaines échéances électorales.

Avec des intervenants de tout premier plan, comme Edgar Morin, Hubert Reeves, Véronique Fayet ou Nicolas Hulot, les participants pourront également débattre lors d’un « Grand oral des candidats à l’élection présidentielle » …

Des informations complémentaires par ici, l’inscription – gratuite mais obligatoire – c’est par là.

 

Mettre l’évasion fiscale sur la table

Une soupe chez BNP Paribas pour mettre l’évasion fiscale sur la tableJeudi 1er décembre une action pacifique organisée par les faucheurs de chaises a transformé une agence BNP Paribas en cantine à l’heure du déjeuner. Au menu : galette de pommes de terre et soupe bio. « Certains politiques expliquent qu’une nourriture bio dans les cantines scolaires n’est pas finançable. Les militants des associations Les Amis de la Terre et ANV Cop 21 attestent du contraire. Selon eux, en se réappropriant la manne financière des évasions fiscales, la collectivité pourrait sans peine régler cette question », explique le site Reporterre.

Les clients souhaitant retirer des billets de banque étaient surpris par le spectacle auquel ils assistaient. Ils étaient invités par les activistes à déguster les mets présents sur les tables, partageant ainsi repas et idées. La plupart des clients semblaient ravis de cette initiative citoyenne, l’un disant même, la bouche pleine, « Des actions comme cela, il en faudrait tous les jours, les évasions fiscales ce n’est pas équitable ! »

Finalement, Thomas Borrell, porte-parole de l’association Les Amis de la Terre a pris la parole : « Nous sommes venus interpeller le groupe BNP Paribas, pour que l’argent qui s’évade chaque année par le biais de ses 200 filiales situées dans des paradis fiscaux serve plutôt à financer cet objectif d’intérêt général. »

A écouter aussi, toujours sur le site Reporterre, les explications de Thomas Borrell, chargé de campagne aux Amis de la Terre, sur le lien entre alimentation et évasion fiscale.

Implications du Saint-Siège dans la COP 22

COP22Pour suivre ce qui se passe un peu à la COP22, la grande conférence mondiale sur le climat à Marrakech, il faut se brancher sur Radio Vatican, qui suit de près l’événement.

D’abord, on y verra que le Pape François a transmis un message mardi dernier aux participants de la COP22. Il leur a rappelé qu’ «il est nécessaire de mettre en œuvre une réponse collective responsable visant réellement à collaborer pour construire notre maison commune». Le Vatican, très attentif au sujet, a envoyé une délégation sur place, dont fait partie le cardinal Pietro Parolin, déjà présent à la COP21, l’an dernier à Paris. Sur Radio Vatican, le Secrétaire d’État du Saint-Siège revient sur ce que représente cette nouvelle conférence climat pour le Vatican, et souligne l’importance toujours actuel du message de l’encyclique Laudato Si’. A écouter ici.

On y trouvera aussi des informations sur l’attention portée à la COP22 sur le phénomène de désertification en Afrique, et ses conséquences. On pourra également y écouter une interview de Patricia Savin, présidente de l’association Orée, qui regroupe des entreprises et des collectivités territoriales, autour de la dramatique question des déplacés climatiques, notamment à propos du fait qu’aucun statut n’existe à ce jour, pour ceux qui fuient les effets du réchauffement climatique et les catastrophes naturelles. Un sujet qui occupe particulièrement le Vatican. On pourra encore écouter les inquiétudes portées par Nicolas Hulot suite à l’élection du très climato-sceptique Donald Trump. Ou dans un tout autre genre, découvrir un reportage sur le devenir du poumon vert de Marrakech, sa célèbre Palmeraie fondée sous la dynastie des Almoravides, confrontée aux aléas du changement climatique, et à l’urbanisation avec sa partie touristique.

« Il faut que les pays aillent plus loin dans leurs plans nationaux avant 2018 » a lancé Ban Ki-Moon le secrétaire général de l’ONU. Espérons que les candidats français à la future élection présidentielle et surtout leurs électeurs, s’ils n’écoutent pas le Pape François, entendront au moins cet appel.

La terre notre maison commune: défis et espoir !

De la Cop21 de Paris à la Cop22 de Marrakech, «l’impulsion» de Laudato si’, par le card. TurksonZenit a interviewé le président de Justice et Paix, le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, à l’occasion du colloque organisé le 9 novembre 2016 à l’UNESCO, à Paris, par la Mission du Saint-Siège et le Conseil pontifical Justice et Paix, sur le thème : « La terre notre maison commune: défis et espoir! ». Dans son intervention à Paris, le cardinal Turkson a mis en évidence le « concept clé d’écologie intégrale » dont il a analysé l’évolution dans l’enseignement social de l’Église.

Il constate notamment que, de la COP 21 à la COP 22, le message de Laudato si’, encyclique sociale de l’Eglise, ne cesse d’inspirer les instances internationales, et trace un chemin: « Face à la menace d’une catastrophe environnementale à l’échelle mondiale, je suis convaincu qu’un rayon de lumière a déjà commencé à briser les nuages lourds de l’écologie et à nous apporter ce que le pape décrit comme la chaleur de l’espoir! » Il espère que la « sagesse » de Laudato si’ sera entendue.

Retrouvez son intervention à l’UNESCO traduite par Zenit.

Des cathos contre Donald Trump ?

cardinal-daniel-dinardo-nouveau-president-conference-episcopale-etats-unis-centre-mgr-jose-gomez-droite-president_0_730_499Contre, pas par hypothèse, mais vigilants à ce qu’il ne fasse pas n’importe quoi. C’est ainsi comme le rapporte La Croix que les évêques américains ont élu à leur tête, mardi 15 novembre, le cardinal Daniel DiNardo, ainsi que Mgr José Horacio Gomez, l’archevêque de Los Angeles, fervent défenseur des migrants aux États-Unis, à la faveur de leur Assemblée plénière. C’est un signal fort par rapport aux provocations migratoires qui ont pu flaire florès pendant la campagne du 45e Président des Etats-Unis d’Amérique. L’occasion aussi de constater la grande attention épiscopale outre-atlantique sur les questions du respect de la vie, et peut-être moins sur les questions de développement durable … En tous cas leur souhait dit en creux d’être une force de réaction aux initiatives que l’administration Trump pourra prendre.

Cette décision fait écho au point de vue de Patrice de Plunkett sur son blog, où notamment il dénonce tour à tour, certes certaines positions d’H Clinton, mais aussi « la machine à expulser les Latinos-Américains », le torpillage programmé de l’ « Obamacare » ou encore le climato-scepticisme de Donald Trump en campagne. A son invite, affaire à suivre …

Crédits photos :  Patrick Semansky/AP

Notre-Dame-des-Landes : Loué sois-tu, Seigneur, pour notre mère la Terre…

Naturalistes en lutte… qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes. Au-delà des enjeux politiques du projet d’aéroport, c’est le travail patient et merveilleux des écologistes de terrain qui donne envie de chanter ce cantique de louange pour la Création. Car à la Zad de Notre-Dame des Landes, il ne vit pas que des zadistes…

Lundi 14 novembre, la justice jugera la légalité de quatre arrêtés de destruction d’espèces protégées. La rapporteuse publique Christine Piltant a préconisé l’annulation de ces quatre arrêtés préfectoraux, indispensables au début des travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, car ils autorisaient la destruction des espèces protégées qui ont trouvé refuge dans les 1426 hectares de mares, de haies, de prairies et de ruisseaux de la Zad.

Le bureau officiel chargé des études d’impact a sous-évalué la présence d’animaux et de végétaux menacés, ont constaté les Naturalistes en lutte. Pendant trois ans, les botanistes, entomologistes, batrachologues et ornithologues de ce collectif ont bénévolement parcouru la zone humide et ses paysages bocagers pour réaliser leurs propres inventaires. Plus de 300 personnes se sont mobilisées pour mener à bien cette tâche. Leurs conclusions sont rassemblées dans la revue Penn ar bed (avril 2016) de l’association Bretagne vivante.

Reporterre vous emmène à la rencontre de six des « habitants » de la Zad, mis en péril par le béton et le bitume. Mais qui, finalement, pourraient faire tomber le projet de futur aéroport.

Un reportage à découvrir ici.