Pour reconstruire la société : engageons-nous !

FB-Event-500x262Notre société était déjà pétrie de fragilités avant l’arrivée du Covid, elle va s’en relever encore plus difficilement ! Comment ne pas imaginer la sollicitude du Christ encore plus aiguisée pour la situation de notre monde ? Mais que faire ? Au nom de quoi ? Comment ? C’est pour tenter de répondre à ces questions que les Semaines Sociales de France vous invitent à leur rencontre fin novembre (en ligne et localement) sur le thème « Reconstruire la société : engageons-nous ! ».

La sortie de la pandémie est un défi immense. Comment ne pas créer de nouveaux fossés, entre générations par exemple : retraités épargnés économiquement par la crise, jeunes confrontés au chômage et au poids de la dette contractée ? Comment ne pas sacrifier l’environnement à la volonté de faire repartir vite l’économie ?
Les catastrophes peuvent être des moments de transformations profondes, de nouveaux commencements.
Nous, Semaines sociales de France, voulons nous engager pour cette transformation. Malgré la complexité des sujets, malgré la faiblesse de nos moyens, nous croyons que chacun peut peser sur les événements : des intervenants, acteurs, experts et témoins
nous en convaincront. Nous élaborerons et proposerons ensemble des pistes de solution ; nous les travaillerons en ateliers ; nous les présenterons à ceux qui détiennent le pouvoir, les pouvoirs ; nous les interpellerons au cours de tables-rondes. Ces engagements doivent aussi être personnels : qu’allons-nous inscrire comme changement dans le quotidien de nos vies ?

Une quinzaine d’intervenants en plénière (parmi lesquels Mgr Eric de Moulins-Beaufort, Cynthia Fleury, Véronique Fayet, Eric Salobir, Grégoire Catta, Dominique Quinio, Bertrand Badré), huit ateliers thématiques, la possibilité de rejoindre des groupes locaux qui travailleront – dans le respect des gestes sanitaires – à partager et débattre, … Une rencontre pour retrouver de l’énergie et des perspectives à nos engagements, quelques résolutions concrètes, à partager de manière démocratique, et l’occasion de se retrouver à beaucoup – même en ligne – pour partager nos engagements au service d’un monde qui en a besoin !

Le programme est ICI, pour s’inscrire c’est par LA !

Un Prix Nobel dans la paix

téléchargerJohn Hume, artisan de la réconciliation entre catholiques et protestants en Irlande du Nord, est décédé il y a quelques jours.  Figure des négociations de « l’accord du Vendredi saint », en 1998, il avait reçu le prix Nobel de la paix la même année. Son décès a suscité de très nombreux hommages, notamment au sein de l’Église irlandaise, comme nous le rapporte Vatican News.

«L’un des plus grands artisans de la paix et défenseurs de la justice sociale de notre temps»: c’est ainsi que dans une note signée par Mgr Donal McKeown, évêque de Derry, l’Église catholique irlandaise fait mémoire de John Hume, rappelé à Dieu aujourd’hui à l’âge de 83 ans. […] «Bâtisseur de ponts, Hume avait passé quelques années au séminaire et avait toujours maintenu ce fort sentiment chrétien de se sentir appelé à être un artisan de paix», poursuit la note. «Il a suscité l’espoir dans la communauté, et pour cette raison, il restera dans les mémoires comme l’une des grandes figures de sa génération, tant au niveau local que mondial»

Qu’il repose en paix et que son exemple continue à susciter des vocations !

Quelle vie après ?

capture_decran_2020-04-04_a_11.34.05_5e885a6988a7aNous ne sommes pas sortis de la crise, le déconfinement n’est pas là et il sera long… Difficile pourtant, alors que nous nous apprêtons à célébrer la Vie qui triomphe de la Mort, de ne pas imaginer qu’il y aura un après et de ne pas souhaiter qu’il profite des leçons de la douloureuse période que nous vivons. C’est ce à quoi un groupe de parlementaires invite en ouvrant la plate-forme #LeJourdAprès :

Notre priorité absolue est de préserver la santé de toutes et tous et de limiter les drames humains. Le confinement de la population est la seule solution, tout en soutenant au maximum notre système de santé et en reconnaissant mieux le travail admirable des femmes et des hommes qui le font tenir. […] Mais, au-delà de l’urgence de court-terme et malgré l’incertitude à moyen-terme, il est aussi de notre responsabilité de penser collectivement, dès à présent, au jour d’après.  […] Pour y arriver, il nous faudra de la rupture, de l’audace, de l’ambition, de nouvelles règles, des moyens décuplés. Il nous faudra réapprendre la sobriété, la solidarité et l’innovation. Un simple plan de relance ne suffira pas.

Sans prise de position partisane, cette initiative ouvre des voies d’espérance à partager. On peut s’inscrire à la plate-forme pour y contribuer ICI.

400 étudiants se réunissent pour refaire société !

Affiche 56[5780]-page-001 (1)A Rueil-Malmaison, ce vendredi 24 janvier, 400 étudians en BTS et classes préparatoires en Ile-de-France vont se réunir, malgré les grèves, pour une rencontre intitulée « Cohérence et fractures sociales ». Accompagnés par leurs enseignants depuis plusieurs mois, certains ont travaillé de manière pratique le sujet, en allant observer les fractures sociales dans leur environnement proche, les acteurs qui essaient d’y remédier et ce en quoi cela les interpelle.

Coordonnée par les Semaines Sociales de France, cette rencontre va leur permettre d’échanger leurs expériences et points de vue, découvrir la Pensée sociale de l’Eglise et recevoir le témoignage de 50 acteurs de la solidarité et du lien social, engagés sur le terrain. Une journée pour regarder le monde et imaginer son propre engagement. Une journée pour construire des ponts et non des murs. Une Bonne Nouvelle, en somme !

A suivre sans doute sur les réseaux sociaux et par vos pensées et prières !

Jeunes chrétiens et musulmans à Taizé

34494151336_d9eae40b4a_o-880d9La communauté de Taizé n’en est pas à son coup d’essai mais réitère ! Du 8 au 12 juillet 2020, elle invite jeunes chrétiens et musulmans de 18 à 35 ans à « Se mettre en route pour se rencontrer, vivre la fraternité et agir ensemble ». Les personnes qui ont l’habitude de venir à Taizé sont appelées à transmettre cette invitation à leurs amis musulmans. En plus de la vie commune telle qu’elle est vécue d’ordinaire sur la colline, auront lieu des rencontres et des ateliers ayant trait à la connaissance réciproque entre chrétiens et musulmans.

Une belle expérience d’espérance, de dialogue et de fraternité, à retrouver ICI et partager largement !

Dialogue interreligieux et Thaïlande

Alors que le pape, en voyage apostolique, a désormais quitté la Thaïlande pour le Japon, Vatican News propose le témoignage d’un prêtre des Missions étrangères de Paris sur le dialogue interreligieux dans ce pays. En effet, « François s’est entretenu avec le Patriarche suprême des bouddhistes, pour faire grandir, non seulement le respect, mais aussi l’amitié entre leurs communautés, pour montrer que la culture de la rencontre est possible dans un monde pourtant «enclin à générer et à propager des divisions et des exclusions». » À lire pour élargir notre esprit aux réalités d’ailleurs >>

Marcher (1) avec des personnes en précarité

IMG_0112-kim-1_largeur_articleLa fin des vacances sonne et certains d’entre vous ont peut-être fait le choix de marcher durant cette trève estivale, de diverses manières. Comme vous, d’autres ont marché vers Compostelle mais avec des personnes en situation de précarité, à l’initiative du Secours Catholique. Et comme nous le rapporte Pelerin, la marche a des effets étonnants :

Le chemin de Compostelle m’a permis de me retrouver moi-même, de m’interroger sur ma foi, sur mes projets, de profiter des paysages, de vivre un vrai contact humain entre nous, en toute simplicité », témoigne Kaddour qui, après avoir traversé une longue période de soins, se forme pour devenir à son tour travailleur social. « Ce chemin, complète Mustapha, c’est le remède à toutes mes angoisses. Chaque jour, j’en prends une goutte !

Belle initiative que celle-là, qui remet des personnes en marche, certaines revenant de loin ! Une invitation à marcher encore et en invitant à nos périphéries, peut-être … le prochain été ?

Un océan caché de Bien

0-4Le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar ont signé en février dernier une Déclaration commune, intitulée Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, un comité de suivi est mis en place et le Pape s’en réjouit, comme nous le rapporte Zenit.

Même si malheureusement ce sont souvent le mal, la haine, la division qui font la une de l’actualité, il y a un océan caché de bien qui grandit et qui nous fait nourrir de l’espérance pour le dialogue, la connaissance réciproque, pour la possibilité de construire, avec les croyants d’autres religions ainsi qu’avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, un monde de fraternité et de paix.

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Spider-Man et la paix à Hong-Kong

French urban climber Alain Robert climbs the Cheung Kong Center building in Hong KongOn connaît les heurts dramatiques opposant manifestants et forces de l’ordre sur la question de l’indépendance de Hong-Kong vis-à-vis de la Chine. Dans ce contexte trouble, Le « Spiderman » français Alain Robert a escaladé vendredi 16 août au matin un gratte-ciel de Hongkong avant d’y déployer une « banderole de la paix »

Avant de commencer à escalader le bâtiment, il a rendu public un communiqué pour expliquer que cette action était « un appel urgent à des consultations entre les Hongkongais et leur gouvernement. Peut-être que ce que je fais fera baisser la température et provoquera des sourires. C’est en tout cas ce que j’espère »

Le Monde nous parle de cette initiative de paix ICI.

Des chrétiens par centaines au service de la Paix au Proche-Orient

jeunes-reunis-autour-thematique-depend-votre_0_729_486Aujourd’hui s’achève la 5e édition des Journées Régionales de la Jeunesse au Liban, qui aura réuni 350 chrétiens jordaniens, libanais, irakiens, égyptiens et syriens. La Croix nous parle de ce remarquable rassemblement :

Les JRJ ont été lancées en 2006 pour être « le pendant des JMJ pour les chrétiens orientaux qui ne peuvent y assister ». […] Après les multiples tragédies vécues par les chrétiens de la région, la thématique « De sa paix dépend votre paix » (Jérémie 29,7) prend tout son sens. « L’engagement dans la cité, c’est l’expression de notre foi. Même si nous sommes alertés par l’hémorragie des chrétiens de la région qui s’est accélérée depuis 2012, nous ne devons pas être dans le regret, mais avoir la paix comme projet pour l’avenir ». […] « Nous ne devons pas construire une fausse paix en nous isolant, mais construire avec nos concitoyens d’autres religions une société viable. Notre identité se maintient quand nous entrons dans un dialogue fécond avec l’autre ».

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Merci au Scoutisme !

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Hier comme aujourd’hui, le Scoutisme construit la confiance et l’espérance ! Une très belle contribution vidéo sur le sujet, en marge de la journée mondiale du Scoutisme tout récemment :

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Le Grand Débat National, une Bonne Nouvelle ?!

20190208_BD1282Après l’appel des Evêques de France en décembre et le lancement du Grand Débat National en janvier, les paroisses et Semaines Sociales à Rueil-Malmaison ont organisé la semaine dernière deux soirées « Prendre notre part au Grand Débat National ». 250 participants de tous bords, croyants ou non, plus de 240 contributions ! Et le témoignage que débattre dans l’écoute et le respect avec des inconnus est non seulement possible mais aussi agréable et utile !

Que deviendront toutes ces contributions ? Nul ne le sait aujourd’hui. Mais oui, débattre peut être une Bonne Nouvelle ! Des éléments de synthèse de ces soirées à retrouver ICI.

Donner et gagner la confiance

rawpixel-597440-unsplashLes 16 et 17 novembre, les entretiens de Valpré organisent à côté de Lyon leur nouvelle rencontre sur le thème « QuestionS de confiance : pouvoir la donner, savoir la gagner ». Dans les colonnes des Acteurs de l’économie / La Tribune, leur Président François Morinière revient sur le choix de ce thème :

La confiance est fondamentalement l’affaire de tous : il peut y avoir un élan collectif pour construire plus de confiance entre nous, nos organisations, nos associations, nos communautés humaines, économiques, sociales, politiques … pour redonner sens et espérance à notre vie en commun.

40 intervenants pour des débats riches et d’actualité … Programme et inscription à retrouver ICI

La paix dans le cyberespace

markus-spiske-771011-unsplashCent ans après la fin de la Grande Guerre, la France veut éviter les nouveaux conflits informatiques du XXIe siècle. Emmanuel Macron va, selon les informations du Monde, présenter un document destiné à donner un nouveau souffle aux négociations internationales sur la paix dans le cyberespace, lundi 12 novembre au Forum sur la gouvernance de l’Internet, un événement chaperonné par l’Organisation des Nations unies (ONU) qui se tient à Paris.Lire la suite

« J’ai une nouvelle pour toi : tu n’es pas Jésus ! »

20150424cnsbr9060.jpgEt oui, cela peut s’apparenter à une bonne nouvelle ! C’est ce que le père jésuite James Martin nous livre dans les colonnes de la revue jésuite America, dans le cadre d’un témoignage intitulé « Sept leçons pour le Ministère que j’ai apprises comme Jésuite ». Parmi celle-là, cette expérience au Kenya où il sert des réfugiés de multiples manières et frise le « burn-out ». Il rencontre son accompagnateur spirituel :

– Je ne sais pas comment je peux faire tout cela !
– Qui t’a dit que tu devais faire tout cela ?
– C’est ce que Jésus aurait fait ! Il aurait aidé tous ces gens !
– Et bien, peut-être … Mais j’ai une nouvelle pour toi : tu n’es pas Jésus !

Une belle leçon d’humilité parmi sept repères pour la vie des prêtres mais sans doute utile pour tous (Tu ne peux pas tout savoir / Tu ne peux pas tout faire / Mais tu peux faire quelque chose / Tu peux toujours apprendre quelque chose de nouveau / Tu ne peux pas être aimé de tout le monde / Tu peux être comme Jésus / Tu as été appelé par Dieu dans ce Ministère).

C’est à retrouver ICI (en anglais !).

Le christianisme social est une question plus qu’une réponse !

 

_0_487_348Le week-end prochain se tient à Nogent-sur-Marne la nouvelle rencontre des Semaines Sociales de France (SSF). Cette année, une perspective toute particulière, « Chrétiens et engagés – Rencontres du christianisme social », et au cœur de celle-là une réflexion sur les prochaines années / décennies d’utilité sociale et pastorale des SSF et au-delà la question de l’engagement des chrétiens dans la société. Elena Lasida, une des actrices de la rénovation des SSF, partage quelques repères dans La Croix :

Le christianisme social peut être défini comme un processus toujours ouvert, comme un chemin toujours en train de se faire, en direction d’une « terre promise » dont on ne connaît ni la forme ni l’emplacement. […] Le chemin du christianisme social vient de très loin. Des hommes et des femmes, des groupes et des mouvements sont depuis longtemps dans ce chemin. Avec les balises données par la pensée sociale de l’Église, ils ont ouvert des chemins et des espaces qui ont permis, au cours de l’histoire, de mettre en cohérence l’être-au-monde et l’être-chrétien. Ces espaces ont répondu aux besoins d’une époque. Mais le monde est aujourd’hui en pleine mutation, et de nouveaux espaces sont à inventer pour vivre cette cohérence. C’est le moment d’entendre et de mettre en application l’invitation du Pape à « initier des processus plutôt que posséder des espaces ».

Un espace ouvert à la réflexion et à l’engagement de chacun … Le programme de cette belle rencontre à venir (dépêchez-vous, les places deviennent très chères !), c’est par ICI. A découvrir (vite !…) et partager largement (vite aussi!)

Quel christianisme social aujourd’hui ?

LogodesSemainessocialesdeFranceC’est le thème du dossier de septembre des Semaines Sociales de France :

Au mois de septembre,  nous mettons à l’honneur le christianisme social.
Vivant dans une époque de grandes transformations sociétales, il nous appartient aujourd’hui d’en redessiner les contours, les enjeux et la vision pour demain. Ce dossier sera régulièrement enrichi tout au long du mois.

L’occasion de (re)découvrir la Pensée sociale de l’Eglise, indispensable colonne vertébrale pour vivre en chrétien dans le monde d’aujourd’hui ! C’est à retrouver ICI.

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Un LGBT catholique est … un catholique !

Nutopiabig-1C’est en substance et parmi bien d’autres choses ce que le Père jésuite James Martin rappelle dans les colonnes de Têtu.

[Que diriez-vous à un jeune LGBT+ français qui ne veut plus avoir la foi, qui s’est détourné de l’Eglise ?] Je lui dirais : tu as été baptisé, tu fais donc autant partie de l’Église que le pape, un évêque ou le curé local. Que personne ne vienne te dire le contraire. Non seulement l’Église est ta maison, mais elle a aussi besoin de toi. Si un prêtre ou un autre membre de la paroisse ne t’a pas fait sentir comme étant le bienvenu, défie-le. Comme a dit Jésus : « Secouez la poussière de vos pieds ». Trouve une paroisse où tu te sentiras bien et accueilli. Pourquoi laisserais-tu quelqu’un te chasser de chez toi ? Mais surtout, n’en doute jamais : c’est aussi ton Église.

Très intéressant échange où il revient longuement sur l’interprétation qu’on a faite de récents propos du Pape François sur l’homosexualité … Heureux de voir que malgré les polémiques et les blessures de part et d’autre ce type de publication puisse avoir lieu ! Elle est à retrouver ICI.

Madeleine Delbrêl : l’assistante sociale mystique

madeleine-delbrel-site-0Ce dimanche, Le Jour du Seigneur rediffusait un documentaire sur Madeleine Delbrêl. Il rassemble les témoignages de ceux qui l’ont connue : chrétiens et communistes, illustrés de nombreux documents d’archives. On y voit comment elle décide de vivre de l’Evangile dans la cité « rouge », Ivry, aux trois cents usines en plein fief du Parti communiste. Elle est missionnaire là où le seul «credo» est celui du marxisme. Sans confondre l’émancipation du prolétariat avec l’idéal évangélique, Madeleine est de tous les combats, aux côtés des communistes, pour la justice et pour les pauvres.

“Seigneur, fais nous vivre notre vie, non comme un jeu d’échecs où tout est calculé, non comme un match où tout est difficile, non comme un théorème qui nous casse la tête, mais comme une fête sans fin où ta rencontre se renouvelle, comme un bal, comme une danse, entre les bras de ta grâce, dans la musique universelle de l’amour. Seigneur, viens nous inviter !”

C’est à retrouver ICI.

La vie consacrée : un témoignage d’amitié

sans-titreTous les 2 févriers, l’Eglise catholique célèbre la vie consacrée. Dans un très bel édito sur RCF, Véronique Margron nous explique comment les religieux et religieuses forment le visage d’un Dieu de consolation au milieu du monde, à l’instar des 19 témoins d’Eglise en Algérie qui seront prochainement béatifiés.

 À travers les plus de 30. 000 religieux et religieuses de notre pays, et tous les autres consacrés, se dit la vérité de l’engagement pour une « humanité plurielle » et plus juste. Ils ne sont pas là pour se faire remarquer, pas plus que ne le voulaient les 19 témoins de l’Église en Algérie. Ils sont des femmes et des hommes ordinaires, cabossés. À travers un art de vivre, initiés par des pionniers – fondateurs et fondatrices des Instituts religieux- Ils désirent seulement dire par leur chair qu’il est heureux – gravement heureux – de faire de l’Évangile du Christ, doux et humble de cœur, son destin et sa force.

Merci à elles et à eux, belle fête en ce jour ! Soyons « gravement » heureux ! Le texte de Véronique Margron à retrouver ICI

L’autre pollution

« Je crois n’être pas le seul à commencer à trouver l’air du débat irrespirable. On avait déjà suffisamment à faire en France pour améliorer la qualité de l’air, il va falloir aussi restaurer la qualité du débat. C’est un travail de titan, de Sisyphe précisément : jamais fini, toujours à faire !
Commençons par éviter les assignations à résidence idéologique ».

Gaultier Bès, dans Limite

Confiance et espérance pour l’Islam

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Virginie Larousse livre un édito dans le Monde des Religions qui aurait toute sa place dans les colonnes du Samaritain ! Partant des inquiétudes portant sur l’Islam, elle indique aussi des porteurs de renouveau en son sein dont on ne parle pas assez.

Quand on me parlait d’islam, je pensais calligraphie arabe, miniatures persanes, aiguières en cristal de roche, céramiques aux teintes d’or et de miel, voyages d’Ibn Battuta, danses mystiques, poésie bédouine, Maison de la Sagesse à Bagdad, jardins de Cordoue… Quelques années plus tard, stupéfaction : la religion musulmane est devenue synonyme de fanatisme, de violence, de terrorisme. […]  Il importe également de rallumer les étoiles, de renouer avec la beauté. Pour sortir de cette voie, il est plus qu’urgent de faire entendre d’autres voix.

Et de citer un proverbe africain bien connu par ici : « L’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse ». A lire in extenso en cliquant LA

La patience au service de la Paix

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Fort intéressante interview dans La Croix de Mauro Garofalo, responsable des relations internationale de la communauté Sant’Egidio. Si sa première vocation a été de prendre en charge les pauvres de quartiers déshérités à Rome, elle a aussi été un acteur majeur dans la résolution de conflits armés en Afrique. L’occasion de découvrir une foi utile au service de la Paix et aussi qu’on peut soigner les esprits, même si c’est long.

Il est important, aussi, d’insister sur notre place de croyants. Nous sommes des croyants, avant d’être des Occidentaux chrétiens. Or les conflits pour lesquels nous intervenons en tant que médiateur se déroulent, en majorité, dans des pays musulmans, comme le ­Niger ou la Guinée Conakry. Mais nous sommes perçus comme des gens de foi. Ce respect entre les religions nous protège, nous soutient. Pour discuter, nous ouvrons les portes de notre monastère, pas d’un centre des congrès.

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Un missionnaire ne parlerait pas du Christ ?!

sans-titreEn tous cas, pas tout de suite ! C’est ce que le théologien jésuite Christoph Theobald affirme dans une interview à Radio Notre Dame reprise par Croire.com, en marge de la sortie de son livre « Urgences pastorales : comprendre, partager, réformer » (éditions Bayard).

Il ne faut donc pas parler de Jésus ?
C. T. : Surtout pas ! Il faut d’abord que l’autre sente que je suis là devant lui, pour lui, de manière gratuite. Quand aura lieu une conversation d’une véritable profondeur, je pourrai peut-être à tel ou tel moment me présenter comme chrétien, mais c’est parce que nous serons sur un terrain sur lequel l’autre pourra m’entendre.

La priorité est à donner à la proximité – notre quotidien est terre de mission – et à la qualité de la relation avec l’autre. C’est très intéressant et à retrouver ICI.

 

Jacques Hamel, Thomas, Benoît, … : confiance et espérance !

Samuel-Lieven_0_729_486Le Journal La Croix nous en informe, le premier prix Jacques Hamel a été décerné à Samuel Lieven, journaliste en sa rédaction. Ce prix a été créé en 2017, après l’assassinat du père Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray pour «distinguer un travail journalistique, quel que soit le support (presse écrite, radio-télévision, multimédia), qui met en avant les initiatives de paix et les démarches de dialogue interreligieux». L’article primé porte sur Thomas et Benoît, deux frères élevés dans une famille catholique. L’un va penser devenir prêtre, l’autre se convertit à l’islam. C’est le récit d’une déchirure familiale mais aussi de retrouvailles, fortes d’un apprivoisement progressif, d’une acceptation et d’une compréhension qui vont prendre du temps.

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« Une formidable mutation pour le christianisme »

sans-titreLe Monde des Livres du 22 décembre propose un dossier sur « Jésus donne de ses nouvelles ». En son sein, une très intéressante interview croisée de l’historienne Valentine Zuber et du théologien jésuite Christophe Theobald, à l’occasion de la parution de leurs livres respectifs. Quelques extraits marquants notamment du propos de Christoph Theobald :

[La méfiance des chrétiens au sujet des nouveaux droits touchant par exemple à l’éthique familiale ou au vivant] paraît aboutir de plus en plus, aujourd’hui, depuis la Manif pour tous, à une crispation …
C. T. J’ai l’impression que c’est lié à certains milieux. Mais cela ne couvre pas l’ensemble du catholicisme français, qui fait preuve d’une grande créativité. Il y a des gisements, des émergences, qui n’arrivent simplement pas à se relier entre eux. D’où le danger de tomber, d’une autre manière, dans le même travers que les premiers : l’esprit de citadelle assiégée. L’enjeu, par rapport à cela, c’est de définir ce qu’est la mission chrétienne. Le christianisme qui vit uniquement pour lui-même, qui n’est plus présent dans la société, n’est plus le christianisme. Le pape François parle de « disciples missionnaires ». Sur ce point, j’aimerais qu’il soit mieux écouté par les évêques français, qui ont tendance à centrer les questions éthiques sur ce qui concerne le début et la fin de la vie. C’est comme si tout le reste n’existait pas ! Il est naturel, dans les questions politiques, de laisser chacun se décider en conscience. Mais, jusque-là, on établissait au moins des limites. Aujourd’hui, tout semble devenir acceptable, y compris que des chrétiens votent Front national. L’épiscopat n’a pas fait de geste significatif pendant un an et demi de combat électoral, alors que tout le monde annonçait Marine Le Pen au second tour. […]

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Le catholicisme, une contre-culture ?

2018-observ-modernC’est une des problématiques dont se saisit « l’Observatoire de la Modernité », programme de conférences de février à juin 2018, au sein du Collège des Bernardins à Paris, et c’est Louis Manaranche, ami du Samaritain et responsable de ce cycle, qui en parle (voir vidéo ci-dessous).

Ce cycle se propose d’explorer la place du catholicisme dans la société française contemporaine en tant que phénomène minoritaire. Sans perdre de vue l’évident ancrage de celui-ci dans notre aire culturelle, il interrogera, en croisant histoire contemporaine, sociologie, théologie et philosophie, la manière dont la recomposition du rôle des catholiques peut être décrite.

Toutes les informations à retrouver ICILire la suite

D’Ormesson et les religions : l’ouverture en héritage

imagesM406RRZ4Un grand homme nous quitte et nos réseaux sociaux cathos ne cessent de bruisser de son catholicisme. Homme spirituel, ouvert au catholicisme et à Dieu, Jean d’Ormesson n’en fut pas moins un homme ouvert aux autres religions aussi, comme le rappelle justement le site SaphirNews :

« J’appartiens à l’Eglise catholique, apostolique et romaine et j’espère mourir dans cette Église mais, vous savez, je suis ravagé par le doute », avait-il déclaré à France Info en janvier 2016. L’intellectuel, qui croyait en « un Dieu d’amour », ne cachait pas son admiration pour la civilisation musulmane. Dans un entretien au Monde des Religions en août 2016, il rappelle avoir écrit que l’islam est « une civilisation magnifique » est « une grande religion ».

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L’Europe a besoin de nous !

CaptureAprès la session des Semaines Sociales de France sur « Quelle Europe voulons-nous ? », qui rassembla tout récemment près de 2.000 personnes et une brochette d’intervenants de tout premier plan, le travail continue !

Nous avons également entendu l’invitation des autorités françaises à participer activement, à travers des conventions démocratiques, à l’élaboration de cet avenir renouvelé. […] Permettez-nous, donc, d’ouvrir quelques pistes pour redonner de l’élan à l’Europe, dont nous avons compris qu’elle traversait les affres d’une crise d’adolescence. Des propositions que vous serez ardemment invités à critiquer, enrichir, préciser, afin de proposer un Manifeste des Semaines sociales pour l’Europe, qui seront mises au pot commun des réflexions collectives.

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A-Dieu, Frère Henri

img_0871Le Père Dominicain Henri Burin des Roziers est mort avant-hier. Depuis 1978 comme prêtre mais aussi comme avocat, il s’est battu au service des « sans-terres » au Brésil, notamment aux confins de la forêt amazonienne. En 2002, le journal La Vie, avant et après tant d’autres, lui consacrait un portrait :

Sa tête a été mise à prix mais cela ne semble nullement l’émouvoir. À 71 ans, Henri Burin des Roziers ne redoute qu’une chose : l’injustice. Installé depuis dix ans dans le sud du Para, au nord-est du Brésil, cet avocat, religieux dominicain, est devenu la voix des plus démunis : les petits paysans sans terre chassés par les grands propriétaires fonciers. De sa trajectoire qui l’a conduit à braver les pistoleiros et autres ripoux aux confins de l’Amazonie, Frère Henri, comme on l’appelle ici, ne parle qu’à contrecœur : « Ce qui se passe ici est plus important que mon histoire. »

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Accueil des pauvres : la Diaconie, kezako ?

 

wdp_logo_fre_0Au lendemain de la Journée mondiale des Pauvres, voulue par le Pape François sous le thème « N’aimons pas en paroles mais par des actes », nous pouvons (re-)découvrir utilement ce qu’est la Diaconie. Dans une très intéressante contribution préparatoire à l’Université de la Solidarité et de la Diaconie, qui s’est tenue tout récemment à Lourdes, le Père Etienne Grieu nous propose quelques éléments :

Si vous interrogez des chrétiens en leur posant la question, pour vous c’est quoi l’Église, comment la définissez-vous ? Lire la suite

Migrant’scène, une autre approche

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Hier, la Cimade a lancé dans 60 villes en France le festival Migrant’scène. Jusqu’au 10 décembre, au travers de rencontres, d’une exposition, de projections de films, de débats, il a pour objectif de porter un regard différent sur les migrations.

Après le temps des actions de solidarité, dans un rapport aidant-aidé, face à l’urgence, pour pallier les manques de l’Etat, il s’agit de faire connaître la richesse des projets où chaque personne, qu’elle soit d’ici ou d’ailleurs, est actrice à part entière, force d’initiative ou de proposition, force de parole ou de réflexion, sur un pied d’égalité.
Il est temps de montrer que, même si c’est difficile, même si cela ne va pas de soi, penser ensemble, agir ensemble, malgré toutes nos différences, permet d’avancer et de construire un monde plus juste, plus ouvert, plus fort, justement grâce à nos différences.

Tout le programme à retrouver ICI.

L’Europe, Taizé : l’enthousiasme !

Portrait du Frère Aloïs, prieur de la communauté de TaizéAlors que s’ouvre demain la 92e session des Semaines Sociales de France sur le thème « Quelle Europe voulons-nous ? », Frère Aloïs, Prieur de la Communauté de Taizé, qui sera responsable du « fil rouge théologique » du rassemblement, évoque dans les colonnes de La Vie son approche de l’Europe.

Nous avons trop longtemps considéré l’Europe à travers le seul prisme économique, or nous ne pouvons pas avancer dans ce domaine si la dimension spirituelle est absente. Elle nous ouvre à l’humain, nous permet de mieux comprendre l’histoire des différents pays, et donc leurs positions actuelles. Pour donner un nouveau souffle à l’Europe, confrontée à de multiples problèmes économiques et politiques, il s’agit de faire jaillir une étincelle d’enthousiasme.

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Après Simone à Lyon, Dorothy à Paris !

Dorothy-Day-fondatrice-journal-The-Catholic-Worker_0_729_554Vous connaissez peut-être Le Simone, « café culturel au cœur de Lyon », inauguré par Les Altercathos (« Les alternatives catholiques » en texte plein), « association de laïcs lyonnais qui n’a pas une vocation cultuelle mais culturelle ». L’initiative vaut le détour, d’autant qu’une de nos fidèles amies du Samaritain en est de mémoire l’une des co-fondatrices et un pilier …

Mais voilà que Simone à Lyon semble envoyer sa cousine Dorothy à Paris ! Projet de « café-atelier catholique » à venir dans la capitale, Foucauld Giuliani, son coordinateur, explique dans les colonnes de La Croix l’attachement à Dorothy Day, journaliste et militante catholique, dont le procès en béatification a été ouvert en 2000, aussi bien que l’essence du projet :

L’idée, c’est de proposer un lieu qui prenne en compte toutes les dimensions de la personne humaine : la sociabilité, le travail, la vie politique et spirituelle.
Bien que créé par des chrétiens, ce lieu ne leur sera pas réservé. Nous sommes plutôt convaincus qu’assumer nos convictions sera la base d’un dialogue sincère avec les autres clients du café.

[…] Nous avons choisi Dorothy Day car cette Américaine catholique engagée incarne des choses essentielles : le souci du bien commun, la défense des plus faibles et la vie spirituelle.

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