Kundera : un amour angoissé, têtu, nostalgique pour la France

« La culture ne peut pas diviser, au contraire : ce n’est qu’en elle que nous pourrons puiser des raisons d’aimer la France, sans  chauvinisme sectaire, mais pour partager largement son aventure singulière. Pourquoi sinon être français, et pourquoi le devenir, si la France n’existe pas ? Car la France est une culture. L’un des plus grands écrivains à l’avoir épousée, Milan Kundera, l’expliquait ainsi : ‘L’ambiance spirituelle de toute ma jeunesse tchèque fut marquée par une francophilie passionnée’. Et si cette passion résiste encore, dans le monde entier, même aux erreurs et aux fautes de notre pays dans l’histoire, c’est parce que ‘l’amour de la France ne résidait jamais dans une admiration des hommes d’État français, jamais dans une identification à la politique française ; il résidait exclusivement dans la passion pour la culture de la France : pour sa pensée, sa littérature et son art’. Kundera avertissait déjà : une mondialisation qui nie les cultures ne pourra qu’aboutir à l’effacement de la France, ‘et l’indifférence à la France deviendra francophobie’.

Toute culture est fragile, nous le savons, et celle que nous avons reçue l’est plus que jamais aujourd’hui – comme l’écrivait Kundera : ‘Une raison de plus d’aimer la France ; sans euphorie ; d’un amour angoissé, têtu, nostalgique' ».

François-Xavier Bellamy, sur fxbellamy.fr

Europe : joyeux anniversaire grand-mère

On se rappelle les mots du Pape François au Parlement Européen à Strasbourg, puis lors de la remise du Prix Charlemagne : l’Europe est une vieille grand-mère qui doit aujourd’hui retrouver une part de sa jeunesse.

L’anniversaire du Traité de Rome du 25 mars 1957 est l’occasion de se repencher sur les liens entre projet européen et christianisme, comme nous y invite une émission de France Inter à laquelle a participé Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef adjointe du quotidien La Croix. L’occasion aussi de relire sur le blog des Cahiers Libres une synthèse sur la pensée de Schuman : « l’Europe selon Robert Schuman ».

Surtout, il faut lire le discours du détenteur du Prix Charlemagne, le Pape François, prononcé lorsqu’il a reçu, ce vendredi 24 mars, des dirigeants européens inquiets de la montée des populismes pour leur donner une nouvelle leçon d’Europe. Lire la suite

S’enraciner dans une culture, pour un monde de paix…

capture« On les a fait rentrer dans une dynamique de découverte sensorielle de l’environnement et de la région. Partir du corps, des sensations, de la beauté, pour arriver à une certaine compréhension intellectuelle de la culture présentée. Par exemple : la couleur des pierres dans l’architecture, comment sont fait les maisons, comment était construite l’église, qu’est-ce que ça voulait dire. Et les femmes remarquaient les diverses spécificités de chaque bâtiment, les couleurs automnales, les comportements des habitants, la nourriture vendue sur place. Les 5 sens permettent de mieux écouter, regarder, comprendre mes voisins, mon environnement et le pays dans lequel j’habite. À partir de là, on a pu raconter l’histoire de ce pays dans lequel elles vivaient ; transmise de façon charnelle, incarnée, il était beaucoup plus facile pour elles de se l’approprier ».

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La musique : un chemin vers le sacré ?

Un mardi des Bernardins, enregistré le 29 novembre dernier, dédié à la musique sacrée, avec : Michel Onfray, Philosophe et essayiste ; Louis Pernot, Pasteur, théologien et musicien et Éric Tanguy, Compositeur, lauréat des Victoires de la musique classique. Egalement avec France Culture.

La musique est-elle un art à part ? D’où vient l’émotion que nous procure la musique ? Parce qu’on ne peut la voir ou la toucher, permet-elle de dire le divin, l’indicible ?

D’où vient le sacré ? De l’intention du compositeur ? De la perception par l’auditeur ? Pourquoi, et comment composer de la musique sacrée aujourd’hui ?

Castel Gandolfo ouvert au public !

Deux ans après avoir ouvert aux touristes ses magnifiques jardins, le pape François a décidé d’ouvrir au grand public les appartements privés de la grande résidence d’été des papes à Castel Gandolfo, renonçant ainsi définitivement à aller s’y reposer comme faisaient ses prédécesseurs. À compter du 21 octobre prochain, les visiteurs pourront découvrir ces lieux aux tentures damassés de pourpre et d’or, à la décoration fidèle au Palais apostolique du Vatican. Un havre de paix que le pape Benoît XVI chérissait particulièrement. Le pape émérite s’y était d’ailleurs retiré après sa renonciation, le 28 février 2013, le temps que les cardinaux élisent son successeur et que les travaux de son logement définitif, au monastère Mater Ecclesiae, dans les jardins du Vatican, soient terminés.

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Jeunes chrétiens « assoiffés d’espérance et de vérité »

58073708cd701ccd4d7cf55dOutre Quiévrain, voilà douze jeunes chrétiens qui, citant pêle-mêle Benoît XVI, F-X Bellamy, Mère Teresa, Saint-Thomas d’Aquin dans un grand quotidien national, nous parlent de Dieu, de sens, d’espérance et de projet commun en citant leur besoin et envie de plus de lien et de transmission …

Une lecture qui impose le respect et la reconnaissance et qui nourrit l’espérance !

Ca va que c’est en Belgique, on ne peut imaginer que de jeunes chrétiens en France pensent la même chose … Ou alors on ne les entend pas ou pas assez ?

Ces jeunes voisins sont entre autres responsables d’un programme baptisé « LEAD » comme « Leaders d’espérance et ambition pour demain » -> à retrouver à cette adresse

Quand c’est dur, c’est quoi ta force ?

Journée mondiale du refus de la misère à NantesDepuis lundi, Journée Mondiale du Refus de la Misère, une caravane est partie de Nantes, pour la semaine, à la rencontre des personnes en situation de grande précarité dans la ville et son agglomération, dans le but, en particulier, de montrer le rôle primordial de la culture dans la construction du lien social. Samedi 22 octobre, le collectif nantais du Refus de la Misère invite les Nantais et tous ceux qui le souhaitent à se retrouver Place du Bouffay de 12h à 17h pour vivre ensemble un repas partagé et un temps convivial d’échanges autour de la caravane.

L’Adoration de l’Agneau mystique » surprend encore

A Gand,"L'Adoration de l'Agneau mystique" surprend encoreVia l’AFP :

« L’Adoration de l’Agneau mystique », chef-d’oeuvre de la peinture primitive flamande (1432), est l’une des oeuvres d’art les plus connues au monde après la Joconde. Et pourtant, 600 ans après, le polyptyque des frères Van Eyck réserve encore des surprises.

En témoigne sa saisissante restauration en cours à Gand, dans le nord de la Belgique.

« On peut dire que c’est l’équivalent de la redécouverte de la Sixtine après la restauration du plafond de Michel-Ange », dit à l’AFP Marie Postec, conservatrice-restauratrice à l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA) de Bruxelles.

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Une jeune fille de 90 ans

C’est le nom d’un magnifique documentaire de Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian. Au service de gériatrie de l’hôpital Charles Foix d’Ivry, Thierry Thieû Niang, chorégraphe de renom, anime un atelier de danse avec des patients malades d’Alzheimer. Par la danse, des vies se racontent, des souvenirs s’égrènent plein de regrets, d’amertumes, d’éclats de joie, de solitudes. Blanche Moreau, 92 ans, tombe alors amoureuse du chorégraphe. Ce simple fait étant en soi une chose folle, Blanche n’a plus rien de délirant et ressuscite littéralement : sa maladie est devenue tout simplement la maladie de l’amour. Le documentaire devrait prochainement être diffusé sur Arte.

Le chorégraphe Thierry Thieû Niang et la réalisatrice Valeria Bruni Tedeschi étaient les invités de l’émission L’heure bleue sur France Inter ce soir pour parler de film. Thierry Thieû Niang y présentait d’ailleurs son spectacle « au coeur » mettant en scène toujours des enfants du Grand Avignon, là encore autour de la danse. Pour réécouter cette émission si pleine de belles choses, c’est sur France Inter.

Sur Arte ce soir, ne manquez pas : Ida la nonne juive

Dans la Pologne amnésique du début des années 1960, une jeune nonne orpheline apprend qu’elle est la fille de juifs victimes du nazisme… Une quête identitaire silencieuse saisie avec une infinie délicatesse, dans un noir et blanc profond et une succession de décadrages à la beauté sidérante. Oscar du meilleur film étranger en 2015.

Arte.

Nuit Blanche 2016 dans les églises de Paris

Église Saint-Paul - Saint-Louis (4e) : Gabriel Bestion de Camboulas, Erik Satie, performance musicale.

Du samedi 1er au dimanche 2 octobre 2016, pour la 15e Nuit Blanche, une quinzaine d’églises de Paris seront ouvertes, ainsi que le Collège des Bernardins, la Galerie Saint-Séverin et le Cloître des Billettes. Ces lieux accueilleront des manifestations artistiques contemporaines visuelles ou sonores, alliant réflexion et beauté : une occasion de découvrir des églises souvent méconnues.

Demandez le programme !