« De tout mal sort un bien » pour Jean Vanier

Interrogé pour La Vie par les duettistes Kubacki et Christensen, Jean Vanier livre son regard sur la situation de l’Eglise aujourd’hui

La crise actuelle peut-elle paradoxalement faire du bien à l’Église ?

Quelque chose est en train de bouger. De tout mal sort un bien. Dans la façon dont l’Église a évolué vers le pouvoir au fil des années, un danger s’est fait jour : le cléricalisme et le désir de pouvoir. C’est ce que dit le pape. Il fut un temps où des princes de l’Église se faisaient baiser l’anneau… Toute cette hiérarchie est en train d’être cassée. Quelque chose nous ramène à l’humilité, à l’écoute, au sens profond : la phrase « Aimez-vous les uns les autres » signifie « Rencontrez-vous les uns les autres », sans forcément attendre que les clercs nous disent ce qu’il faut faire.

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Les partis politiques : combien de divisions ?

Compter les « membres » d’un parti politique, c’est un peu comme compter les fidèles de l’Eglise catholique. Il y a les croyants et les pratiquants, les baptisés et les « membres de cœur »… Alors, combien de divisions ?

On retiendra des récents articles de Ouest France et du Monde que le flou est davantage présent pour les récents « mouvements politiques » (France Insoumise et La République en Marche), réunissant des sympathisants (adhérant en 1 clic) plus que de véritables « encartés ». En cela, ces formations ne sont qu’un signe supplémentaire de la crise des partis politiques, dans leur forme traditionnelle, et non une voie de résolution, comme le laissent croire certains discours sur LREM, nouveau « premier parti de France ».

 

Face à la crise agricole : oser regarder autrement et s’interroger ensemble

Champ agricultureDéclaration du Conseil permanent de la CEF

Nous voulons exprimer notre attention, notre proximité et notre soutien aux agriculteurs en difficulté.

La crise agricole est toujours là, profonde, complexe et multiforme. Dans la grande diversité des réalités du monde agricole, la crise n’atteint pas chacun de la même manière mais personne ne peut se résigner à un avenir incertain pour l’agriculture et ce qu’elle représente. […]

Qui peut rester sourd au désespoir de nombreux agriculteurs qui ne nourrissent plus l’espoir de vivre de leur travail ? On ne peut rester indifférent devant les dérives d’une économie qui ne met pas l’homme au centre de ses choix. […]

Les questions et les défis qui pèsent sur les agriculteurs sont aussi les nôtres et nous interrogent tous plus profondément : quelle société voulons-nous ? Si les problèmes des agriculteurs ont leurs particularités, ils ne concernent pas seulement leur seule catégorie sociale : nous sommes tous concernés et il est urgent de nous interroger sur nos manières de consommer et de vivre. […]

Nous n’avons pas de réponse toute faite pour résoudre une telle crise. Mais nous voulons oser regarder autrement et réfléchir ensemble : comment encourager et soutenir les idées, les voies nouvelles, les initiatives qui existent dans nos territoires et qui vont dans le sens de l’innovation, de la qualité du produit et de sa production avec des circuits plus ou moins courts de transformation et de commercialisation ?