Notre société cherche en permanence à réduire notre liberté

Dans Limite, un article sur nos limites exploitées par les entreprises… et sur nos possibilités de protection

L’ennemi de la société marchande est la liberté, ou pour être plus précis, le libre arbitre de l’Homme, c’est à dire sa capacité à prendre des décisions, faire des choix en conscience. Notre société cherche en permanence à réduire notre liberté. La société moderne est une « conspiration contre toute forme de vie intérieure » nous prévenait déjà Bernanos. Cette liberté est une des caractéristiques propres à l’Homme qui fonde sa valeur et qui révèle sa dignité ; elle est « une nourriture indispensable à l’âme humaine » nous rappelle Simone Weil. Ainsi, la société moderne déteste la liberté humaine, elle veut la détruire pour n’avoir que des consommateurs guidés par leurs pulsions. La question de la liberté se pose de manière encore plus forte concernant les nouveaux appareils connectés…

Nauru, ou le mirage consumériste

Saisissante histoire de ce qui fut un petit coin de paradis, sans parapluie.

Lorsque nous nous penchons sur cette trajectoire historique qui fut celle de l’île de Nauru, il est tentant d’y voir une analogie avec nos propres sociétés. Nauru semble en effet avoir parcouru à marche forcée l’histoire séculaire de la modernité occidentale, passant en très peu de temps d’une société traditionnelle à une société de consommation.

#SansMoi. Le Black Friday irrite.

Le Figaro [bien lire « Le Figaro »] fait état de l’agacement et de l’organisation des opposants à la nouvelle foire a la surconsommation importée – avant le Single’s Day : le jour où on fait les poches des celibs.

Chacun a en tête ces vidéos dans lesquelles Mammon se goberge sur le dos de la dignité humaine. Or ce qui était divertissant chez les Américains franchit l’Atlantique.

Sur Twitter, le mouvement emprunte les hashtags #SansMoi, #SansNous, comme en témoigne ce tweet.

Cité du travailleur et cité du consommateur

capture« Dès lors qu’on a pris conscience que le travail humanise, que le travail libère, mais que les conditions du travail peuvent être aliénantes, on se rend compte que l’histoire des organisations humaines depuis deux siècles développe un travail de plus en plus organisé, de plus en plus éloigné des personnes, de plus en plus mécanisé, puis globalisé, puis financiarisé, et donc de plus en plus abstrait. Si bien que les personnes qui travaillent ont de moins en moins la capacité à pouvoir répondre à ces deux questions : à quoi sert ce que je fais, à quoi je sers moi-même. Nous avons été lentement privés de notre liberté de travailleurs. Mais cela a été compensé par la consommation ! C’est cette idée de la liberté par la consommation, c’est l’abbaye de Thélème : fais ce que tu veux, consomme ».

Pierre-Yves Gomez sur la Radio Suisse Romande (33′, quand même)…