Pastora Mira Garcia, la force du pardon

« Elle s’appelle Pastora Mira Garcia. Vendredi 8 septembre, dans la ville de Villavicencio en Colombie, elle a retourné une immense salle de 5000 personnes – dont le pape François – par son témoignage bouleversant sur sa vie, quatre fois brisée par la guerre civile: son père a été assassiné par la guérilla quand elle était enfant. Puis son mari… Sa fille a ensuite été enlevée. Au prix d’une recherche désespérée, elle n’a retrouvé que son cadavre, sept ans plus tard. Puis ce fut le tour de son autre fils qui a été assassiné par la même guérilla, après avoir été torturé. Ce qu’elle a appris en soignant sans savoir qui il était, puis en l’apprenant l’un des… assassins de son fils! Pastora Mira Garcia s’occupe aujourd’hui de victimes de cette guerre d’un demi-siècle en Colombie ».

Jean-Marie Guénois, sur lefigaro.fr

Colombie : la lutte pour la paix n’est pas perdue

Le président colombien Juan Manuel Santos a annoncé lundi une nouvelle phase de dialogue avec la guérilla des Farc […] « Cela ne signifie pas que la bataille pour la paix a été perdue« , avait affirmé plus tôt Timoleón Jiménez, leader de la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), depuis La Havane, où se sont tenus les pourparlers de paix pendant près de quatre ans. […]

Admettant sa disposition à « rectifier » l’accord de paix rejeté, il a assuré que la guérilla resterait « fidèle à ce qui a été accordé » et maintiendrait « le cessez-le-feu bilatéral et définitif afin de soulager les victimes du conflit et respecter l’accord avec le gouvernement« . De son côté, le président Santos a convoqué tous les partis politiques au palais Casa de Nariño « pour les écouter, ouvrir des espaces de dialogue et décider du chemin à suivre ».

« Je ne me rendrai pas et continuerai à rechercher la paix jusqu’au dernier jour de mon mandat car c’est le chemin pour laisser un pays meilleur à nos enfants« , avait-il sobrement déclaré dimanche, dès l’annonce des résultats montrant un échec cuisant pour ce dirigeant dont la paix est le fer de lance depuis son arrivée au pouvoir en 2010.

Le Point.

Colombie : « Je continuerai à rechercher la paix »

Alors que les sondages donnaient le camp du « oui » en tête, ce sont leurs adversaires qui l’ont emporté dimanche 2 octobre, d’une courte tête. 50,22 % des Colombiens ont refusé l’accord conclu entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Faute de solution de rechange, le pays se trouve plongé dans l’incertitude la plus totale. […]

Pour rassurer l’opinion publique, Juan-Manuel Santos, le chef de l’État, est intervenu rapidement à la télévision colombienne dimanche soir. Prenant acte de sa défaite, il a toutefois annoncé que le cessez-le-feu resterait en vigueur. « Je ne me rendrai pas et continuerai à rechercher la paix », a-t-il déclaré dans une déclaration solennelle, annonçant un dialogue avec le camp du « non », emmené par l’ancien président Alvaro Uribe, son ancien mentor.

La Croix

Pour mesurer l’importance de cet accord de paix entre le gouvernement colombien et les Farc, on peut rappeler les propos du Pape François au président colombien Juan Manuel Santos Calderón, en 2015 :

« Vous êtes la personne pour laquelle j’ai le plus prié. »

Continuons nous aussi à prier !