Prière et jeûne

Remi de Maindreville, sj, et Marie-Caroline Bustarret dans Christus :

Le pape François invite tous les baptisés à un « exercice pénitentiel du jeûne et de la prière » de manière à engager « une conversion de l’agir ecclésial » qui puisse mettre fin aux abus et au cléricalisme qui les encourage. À première vue, cette proposition semble largement insuffisante pour beaucoup d’hommes et de femmes de bonne volonté qui sont saisis par l’ampleur du mal gangrénant l’Église. Nous entendons d’ores et déjà des voix s’élever pour dire que ce n’est pas avec de belles paroles et des actes de piété que l’on va résoudre ce problème, car c’est aux racines du mal qu’il faut s’attaquer. Or, en dénonçant le cléricalisme, le pape François pointe les racines du mal et, en appelant à la prière et au jeûne, il propose, contre toute apparence, une piste d’action concrète. Pourquoi et comment ?

La musique, un lieu spirituel ?

Pierre Faure évoque la vision de plusieurs musiciens célèbres :

Toutes ces remarques, que l’on pourrait mul­tiplier, utilisent le mot « spirituel » pour désigner dans la musique une qualité d’intériorité, ou d’élévation qui ouvre à bien plus grand que celui qui a composé ou interprété cette musique. Dans notre culture si laïcisée et sécularisée, les mots manquent pour dire que la musique ouvre à plus grand qu’elle, ou qu’elle vient faire résonner dans l’esprit de l’auditeur une intériorité qui a goût d’origine ou de terme, une émotion ou une vibration, ressentie comme originelle ou universelle.

Et si Dieu n’existait pas ?

« À l’évidence une idée de Dieu, voire un désir de Dieu, habite aujourd’hui beaucoup de gens, et même parfois d’une façon récurrente et lancinante qui n’est pas sans évoquer la conversion de saint Augustin.

Rencontres, entretiens, témoignages font affleurer cet élan d’un désir prêt à s’en remettre totalement à cette force si vivante qui attire et appelle au-dedans de soi. Mais là justement, au moment de lâcher prise, de s’abandonner de toute sa foi dans cette relation mystérieuse et à proprement parler « consolante » dans la joie qu’elle donne, les mots et souvenirs qu’elle fait monter de la mémoire, tombe le couperet.  Question posée par autrui ou montant du plus profond de soi, peu importe, elle surgit là comme l’écran noir qui vide toute réalité : ‘Et si Dieu n’existait pas ?' »

Remi de Maindreville, sj, sur revue-christus.com

Lire et méditer la Passion est un effet de la résurrection

« Saint Ignace au début de la Passion, propose de demander la grâce d’éprouver ‘peine, douleur et confusion parce que c’est pour mes péchés que le Seigneur va à la Passion’.

En même temps, la tendresse et la lumière du cœur me sont données gratuitement, pour accueillir dans toute leur vérité les gestes, les paroles, les sentiments – peurs, lâcheté, répugnance, etc. – qui m’empêchent de suivre le Christ dans son amour pour moi. L’étendue (jusqu’à l’extrême, dit saint Jean) de son amour et mon besoin de celui-ci sont donnés dans un même mouvement, et cela me conduira peut-être à oser un geste comme celui de Véronique, ou des larmes comme celles de Pierre, ou simplement comme Jean, à user de relations et compétences pour suivre de plus près, mieux comprendre, gagner sur mes peurs et entrer davantage dans ce mystère de vie et d’amour jusqu’au pied de la croix.

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J’étais étranger…

Capture« Au moment où l’Italie devient terre d’immigration et où l’Europe veut choisir ses immigrés, Enzo Bianchi, le prieur de la communauté de Bose, nous invite, dans une vigoureuse exhortation spiri­tuelle, à méditer sur l’accueil de l’étranger et l’hospitalité. Au coeur de cette lecture biblique, une très belle et riche médita­tion de l’apparition à Mambré articule les deux grandes parties de ce petit livre ».

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