En union avec ceux que l’on persécute

Où trouvons-nous de l’espérance et la confiance dans les persécutions ?

Certes, elles sont toujours là, même dans l’épreuve puisque, ultimement, ce n’est pas au monde qu’on les consacre et en lui qu’on les place. Mais, à vue d’Homme, qu’en est-il ? A vue d’Homme, on ne peut rester dans la bonne nouvelle sans solidarité avec ceux qui vivent les persécutions. Mais surtout, à vue d’Homme, si l’on vous dit que tant le Sacré-Cœur que la grande mosquée que la synagogue de la rue de la Victoire et la cathédrale orthodoxe russe seront illuminés en rouge, couleur du martyre, afin de faire mémoire de ceux qui ne peuvent vivre librement leur foi, ne les percevez-vous pas un peu plus, cette confiance et cette espérance ?

 

Comment ne pas associer cette double tragédie à la Passion du Seigneur ?

« Notre Semaine sainte, qui rassemble cette année l’Église indivise, protestants, catholiques et orthodoxes, s’est trouvée endeuillée le dimanche des Rameaux, par deux attentats cruels qui ont touché deux églises coptes en Égypte. Comment ne pas associer cette double tragédie à la Passion du Seigneur que nous célèbrerons vendredi, dans l’espérance de la résurrection de Pâques ? La douleur est bien là, même si elle a un sens que nous associons à la dramatique divine. Nous savons aussi que nos frères coptes égyptiens vivent sous la menace constante d’un terrorisme qui a déjà fait de nombreuses victimes et qui conspire particulièrement à les chasser en ce moment de la province du Sinaï ».

Gérard Leclerc sur france-catholique.fr