Pour rebâtir et restaurer ce qui peut l’être

A minima la confiance et, si possible, les traces de notre culture. « Une mission exploratoire composée de membres de L’Œuvre d’Orient, d’historiens et d’experts de la Bibliothèque nationale de France s’est rendue en Irak, au Liban et en Syrie. L’occasion de dresser un bilan des premiers efforts entrepris pour préserver les richesses du patrimoine de ce «berceau de l’humanité». »

C’est ce que narre un article du Figaro : « Proche-Orient : après le chaos, rebâtir et restaurer » 

La dernière messe d’Ashti

Le camp d’Ashti à Erbil dans le Kurdistan irakien a accueilli pendant 3 ans, les déplacés de la plaine de Ninive après l’invasion de la région par Daech en 2014. Jusqu’à 1200 familles, plus de 5000 personnes ont vécu dans des préfabriqués. Aujourd’hui la plupart sont rentrés dans leur village, Qaraqosh, Bartella, Karemlesh… Le camp va donc bientôt fermer ses portes. Reportage KTO/Sybille Delaître lors de la dernière messe célébrée dans l’église.

https://www.youtube.com/watch?v=dRtKa04QdYU

Emmanuel Macron reçoit l’archevêque de Mossoul

La Vie nous informe qu’Emmanuel Macron a reçu ce matin Mgr Petros Mouche, archevêque syriaque catholique de Mossoul, sur l’avenir des chrétiens d’Orient et de l’Irak.

La rencontre n’était pas inscrite à l’agenda officiel. Elle a même été organisée à la dernière minute. Vendredi 15 juin, vers 9h, Emmanuel Macron a rencontré l’archevêque de Mossoul et de Qaraqosh, Yohanna Petros Mouche, dans son bureau.

En cadeau, l’archevêque de Mossoul a offert à Emmanuel Macron une page tirée d’un livret de messe retrouvé dans les ruines d’une église de la ville de Sinjar et que les islamistes n’avaient pas brûlée. Visiblement touché, Emmanuel Macron lui a demandé de lui lire ce qui y était écrit en arabe. Il s’agissait de la prière du Notre Père. Puis il a enlacé Mgr Petros Mouche.

Reconstruire après Daech

« Naseer, artisan chrétien, a ouvert son propre atelier il y a 15 ans quand il a eu assez de moyens après avoir été salarié pendant cinq ans.

À la libération de la plaine de Ninive en octobre 2016, il a retrouvé une maison et un atelier entièrement détruits et saccagés. Naseer n’avait plus de machines, et pas d’argent pour en racheter et relancer sa ferronnerie… »

Sur fraternite-en-irak.org

Familles chrétiennes revenues à Qaraqosh

« ‘Nous n’en espérions pas tant, il y a déjà un millier de familles chrétiennes qui sont revenues à Qaraqosh’, se réjouit auprès d’Aleteia Roger Kairallah, responsable des projets Moyen-Orient pour la Fondation Raoul Follereau. Il faut beaucoup de courage à ces chrétiens pour revenir dans leurs demeures, qui portent souvent les stigmates de quatre ans de guerre contre Daesh ».

Sylvain Dorient sur aleteia.fr

Irak : Les derniers premiers chrétiens

« Désormais, ceux qui ont choisi de rentrer tentent de ramener la vie dans les localités comme dans les lieux de culte. Ils luttent pied à pied pour reconstruire leur foyer et se bâtir un avenir auquel beaucoup ne croient plus. Ils étaient un million et demi en 2003, ils ne sont plus que 250 000 aujourd’hui et l’exode vers une nouvelle terre promise en Europe ou aux États-Unis se poursuit. Le CSCO (Comité de soutien aux chrétiens d’Orient), une association belge créée en juin 2014 et qui regroupe toutes les Églises orientales représentées en Belgique, tâche de leur venir en aide pour faire en sorte que les descendants des premiers chrétiens ne soient pas les derniers sur la terre d’Irak ».

Voir la vidéo sur parismatch.be

US : un juge bloque l’expulsion des chrétiens d’Irak

Nous l’évoquions il y a dix jours, l’administration Trump est en voie d’expulser près de 200 Chaldéens vers l’Irak, arguant de leur passé délinquant (souvent fort ancien ou bien léger). Une situation de détresse pour ces personnes et leur famille.

Un juge vient de bloquer l’expulsion de 114 d’entre eux, le temps d’examiner sa compétence. Les avocats des Irakiens se félicitent de disposer ainsi du temps de constituer les dossiers nécessaires, avant toute expulsion.

A lire sur Crux.

Des poulets pour Qaraqosh (aussi)

Fidèle à son habitude de soutenir les initiatives locales, au lieu de les remplacer, Fraternité en Irak vous propose de soutenir des projets entrepreneuriaux concrets dans Qaraqosh libérée. Et quand on dit concret, il s’agit :

  • d’aider ces deux frères, Sedi et Salam, en photo à racheter des poussins et de l’équipement pour redémarrer leur élevage de poulets;
  • d’aider Zihad et Deaa à reprendre leur activité de menuiserie en PVC;
  • d’aider Rudi Salam pour sa menuiserie également

… ainsi qu’un boulanger, un coiffeur, un imprimeur. Qaraqosh a besoin d’aide pour retrouver son activité, proposer des emplois, se reconstruire, et Fraternité en Irak nous explique concrètement comment y contribuer.

Semaine Sainte au Kurdistan irakien

« Dans le cadre du jumelage Lyon-Mossoul, une délégation du diocèse de Lyon a passé quelques jours au Kurdistan irakien.
Parmi les moments forts du voyage : un chemin de croix à Baqofah, une messe de Pâques célébrée à Dohuk et un passage à Qaraqosh, où vient de se réinstaller l’archêveque syro-catholique de Mossoul Mgr Petros Mouché.

De retour d’Irak, Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon, tire le bilan de ce voyage avec le père Didier Rodriguez ».

Écouter Mgr Gobilliard sur RCF

Mgr Sako : les musulmans sentent qu’il faut changer

« Malgré la poursuite de la guerre et les querelles entre les différentes communautés irakiennes dans certaines zones libérées, Mgr Sako demeure optimiste. ‘Il y a un changement’, se réjouit-il. ‘Les musulmans sentent qu’il faut changer’. ‘Je crois qu’ils se rendent compte de l’importance des chrétiens ici’. Il s’est rendu récemment au Caire à l’université Al-Azhar pour une conférence sur les libertés religieuses, la nature civile de l’État, la citoyenneté et le respect de la diversité. Des représentants politiques et des différents cultes ont pu débattre sur tous ces thèmes.

Pour Mgr Sako, ce qui s’est dit durant ces quelques jours montre que les musulmans du Proche-Orient sont sur la bonne voie. ‘Il faut soutenir dans ces pays-là un gouvernement ou un État moderne, séculaire, et partager la religion de la politique, autrement, il n’y aura pas d’avenir, il y aura toujours des tensions et des conflits. La religion c’est une chose personnelle’ explique le patriarche. ‘La société est pour tout le monde’, ajoute-t-il, ‘tous sont des citoyens égaux et il faut respecter cela’. Le processus pour déconfessionnaliser les rapports politiques, notamment en Irak, est encore cependant bien long ».

Lire plus sur radiovaticana.va

Chrétiens d’Irak : entre incertitudes et espérance du retour

En Irak, dans la vallée de Ninive et autour de Mossoul, les chrétiens découvrent l’ampleur des destructions et du saccage systématique des églises, des écoles, des couvents et de leurs maisons au fur et à mesure de la libération de leurs villages. Les combattants de Daesh y ont laissé aussi des stigmates évidents de leur haine de la Croix. La joie de la libération des premiers villages et le recul de Daesh a laissé place à une profonde incertitude chez les chrétiens. Comment envisager de retrouver un voisinage parfois complice des saccages ? Quel avenir dans cette région instable d’où ils ont été chassés de manière régulière dans l’histoire ? Ces deux années de présence de Daesh ont aussi empoisonné la réalité de l’islam et les relations entre chrétiens et musulmans.

Avec une délégation de l’OEuvre d’Orient, une équipe de KTO a parcouru ces paysages désolés. Elle a accompagné des familles ou des religieux qui, pour certains, revenaient pour la première fois sur leurs lieux de vie depuis leur fuite précipitée en août 2014.

Et pendant ce temps…

capture« Ils sont en situation d’extrême minorité. Il y a 400 familles chrétiennes à Bassorah et dans les villes alentours. Ils étaient dix fois plus nombreux avant la première guerre du  Golfe en 1980. Certains ont fui la ville à cause des guerres, d’autres à cause des persécutions. 100 chrétiens ont été tués dans la région entre 2003 et aujourd’hui. Rien qu’en 2003, une quarantaine d’entre eux a été assassinée, souvent parce qu’on les a accusé de collaborer avec les américains durant la guerre contre Saddam Hussein. Aujourd’hui, nous sommes victimes du radicalisme islamique. Début novembre, un chrétien a été tué car il vendait de l’alcool… La vie quotidienne des chrétiens est marqué par cette islamisation de la ville. Sur les marchés des quartiers populaires, les femmes chrétiennes sont obligées de se voiler, tout comme dans certains villages. Du coup, nos fidèles émigrent. Depuis que je suis arrivé comme évêque en 2014, je dirais qu’en moyenne une famille s’en va chaque mois. À ce rythme notre communauté aura disparu dans quatre ou cinq ans ».

Voir plus dans La Vie…

Mgr Mouché, archevêque de Mossoul, en visite en France.

Mgr Petros Mouché, archevêque syriaque catholique de Mossoul et Qaraqosh, est en visite en France pour témoigner de la vie, des souffrances et de l’espérance des chrétiens en Irak, avec Fraternité en Irak. Il était le week-end dernier à Annecy, pour un concert, une messe et une conférence devant un millier de personnes.

 

Il sera ce soir à Bellegarde-sur-Valserine (Ain), mardi à Bourg-en-Bresse et mercredi 16 novembre à Genève.

Une messe pour les réfugiés d’Erbil vendredi 28 à Lyon

barbarin_sako_carre-273x300Les combats contre l’État Islamique font rage dans la plaine de Ninive. Les réfugiés installés à Erbil (Kurdistan irakien) ont plus besoin que jamais de prières. Chaque jour, des initiatives sont lancées au sein des communautés chaldéennes et syriaques, dans les églises et dans les camps. Une nuit d’adoration a rassemblé des centaines de personnes ce dimanche 23 octobre dans le camp d’Ashti à Erbil. Dans le cadre du jumelage entre Lyon et Mossoul, le cardinal Philippe Barbarin demande aux chrétiens et à toutes les personnes de bonne volonté de porter dans la prière ces événements terribles. Il invite ceux qui le souhaitent à participer à l’eucharistie ce vendredi 28 octobre à la cathédrale saint Jean-Baptiste à 19h.

Plus d’informations sur le site du diocèse de Lyon.