Au Chili : des vagues et un double tournant pour l’Eglise entière

La démission de l’épiscopat chilien n’en finit pas de faire des vagues. Marie-Lucile Kubacki revient sur cette affaire en cherchant à décrypter tous les enjeux de ce qu’elle appelle un « double tournant » : un article à lire dans La Vie !

Un extrait : « Avec lucidité, le pape y écrit que le renvoi des évêques dont la responsabilité a été établie est nécessaire mais « insuffisante ». Il fait notamment le lien entre l’abus de pouvoir et les abus sexuels, affirmant qu’à l’origine du scandale, il y a la tentation de l’institution de se croire meilleure que les autres : « Cette psychologie élitiste, écrit-il, finit par générer des dynamiques de division, de séparation, de “cercles fermés” qui conduisent à des spiritualités narcissiques et autoritaires où, au lieu d’évangéliser, l’important est de se sentir spécial, différent des autres, comme si ni Jésus Christ ni les autres ne comptaient vraiment. » Il ajoute : « Le messianisme, l’élitisme, le cléricalisme sont tous synonymes de perversion dans l’être ecclésial. » Cela signifie que, désormais, la désignation de responsables et de coupables ne suffit plus. C’est à tout un système qu’il s’agit de mettre fin. »

 

Démission des évêques du #Chili

Les évêques du Chili ont annoncé, vendredi 18 mai à Rome, qu’ils remettaient tous leurs démissions au pape François afin que celui-ci puisse librement disposer d’eux après leur gestion catastrophique des abus sexuels dans leurs pays. C’est « un geste collégial et solidaire pour assumer – non sans douleur – les graves faits advenus et pour que le Saint Père puisse, librement, disposer de nous tous ».

Lire l’article de La Croix